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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

9 Décembre 2013

Tous Ensemble, boycottons les élections européennes!

Désolé, "Ensemble, tout devient possible", c'était pris.

Sérieusement, depuis la 1ère élection européenne en 1979, le taux d’abstention n’a cessé de croître.

2014 ne devrait pas contredire la tendance.

Les 40%-45% du corps électoral qui se déplaceront iront faire du "vote automatique" (du vote-client consommateur averti, à l'américaine, celui de ceux qui pensent à tort ou à raison avoir un intérêt particulier à voter) ou défouloir, pour exprimer un "ressentiment" (à défaut de débat de fond, restent les res-sentiments...d'abandon, d'insécurité, d'hymne à la joie etc...)

Néanmoins, ni TF1 et ses clones, ni les acteurs de cette lutte de places ne donneront de sens à l'abstention massive.

Personnellement, j'ai toujours voté.

Personne n'est parfait.

Aussi, comme je suis d'un naturel joueur, mon bulletin nul comportera un tract qui, je l'espère, ne le sera pas (nul) puisqu'il synthétisera des éléments de ce qui suit.

Même qu'on y causera peut-être en plus du traité transatlantique ...

« La situation politique au moment des élections européennes de 2014 préfigurera largement et anticipera celle qui prévaudra au moment des présidentielles et législatives de 2017. Elle sera une forme de répétition générale et sera déterminée par la situation économique et sociale. En 2014, si aucune lutte sociale majeure ne vient perturber ce scenario déjà écrit, les effets de la mise en œuvre du TSCG se feront sentir à plein. Le chômage aura augmenté, les inégalités se seront encore creusées, la désindustrialisation aura pris un tour encore plus dramatique. Le désarroi, la démoralisation, le rejet de la politique, la division de la population feront la part belle aux partis d’extrême-droite qui prospèrent sur la détresse humaine. Les conditions seront réunies pour un choc politique annonciateur d’un probable séisme en 2017. En 2014, l’avertissement sera sans frais car les élections européennes, d’un strict point de vue juridique, ne servent à rien. Le Parlement européen n’est qu’un parlement-croupion puisqu’il n’a pas l’initiative des directives qui appartient à la Commission et que c’est le Conseil des chefs d’États et de gouvernements qui décide. »

2.- Les élections européennes se dérouleront en effet dans un contexte d’aggravation de la crise de l’euro. C’est tout le projet de « construction » européenne qui doit être aujourd’hui remis en cause pour ses résultats catastrophiques dans tous les domaines : records de chômage et de pauvreté, destruction systématique des systèmes de protection sociale et des services publics, atteintes à l’environnement, liquidation de la démocratie et montée de l’autoritarisme, progression de l’extrême droite sur le continent, diminution de la place de l’Europe dans le monde...

3.- Le Parlement européen, durant la crise, a démontré une nouvelle fois son soutien total aux politiques néolibérales, et en particulier à l’euro. Quelle que soit sa majorité, le Parlement européen n’a pas les moyens de changer les politiques et le fonctionnement de l’Union européenne. Encadré par les traités européens qui sont tous d’essence libérale en matière de conception de l’économie, comment le Parlement européen pourrait-il aller à l’encontre de ces traités et proposer des mesures antilibérales dans les domaines économique et social, par exemple le contrôle des mouvements de capitaux, alors que les traités l’interdisent ? Les origines de la création du Parlement européen et de ses « pouvoirs » sont à rechercher dans la volonté des classes dirigeantes de donner une « image » démocratique à la « construction » européenne. Cependant, les procédures de décision impliquant le Parlement européen montrent le peu de pouvoirs réels de ce dernier. Le pouvoir législatif du Parlement européen est en réalité soumis à celui du Conseil. Le Parlement européen – heureusement ! - n’a pas et ne peut avoir de pouvoirs dans les domaines régaliens en matière de : politique monétaire ; politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ; politique commerciale commune ; contrôle des capitaux et paiements internationaux ; concurrence et politique économique commune ; politique agricole commune (PAC) ; coopération policière et judiciaire en matière pénale (CPJP) ; contrôle du respect des droits fondamentaux ; politique judiciaire. En outre, le Parlement européen ne pouvant intervenir sur les recettes, n’a pas le pouvoir budgétaire d’un vrai parlement. Le Parlement européen ne peut qu’être « consulté » ou donner un « avis » dans un grand nombre de domaines. Le Parlement européen est un parlement croupion et il doit le rester.

4.- Des électeurs pourront considérer que les élections européennes seraient un moyen de sanctionner la politique menée par le gouvernement français PS-EELV. François Hollande, en effet, ne fait que continuer la politique de Nicolas Sarkozy, comme chacun pouvait le comprendre en lisant son programme de campagne électorale. Les socialistes disposent de tous les pouvoirs : présidence de la République, Premier ministre, majorité dans les deux assemblées, totalité des régions métropolitaines sauf une. Ils pouvaient donc agir en toute liberté. Ils ont dilapidé cette force en acceptant le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, le Pacte budgétaire a été voté, les banques sont laissées libres de spéculer, toute la politique économique repose sur le dogme absurde de l’équilibre budgétaire, le droit du travail continue à être démantelé, les retraites seront réduites, l’Acte III de la décentralisation, s’il est adopté, portera un coup mortel à la démocratie et l’éclatement du cadre national… Refusant de voir ce qui crève les yeux, les socialistes et les verts ne veulent pas accepter l’idée que le libre-échange et l’euro sont les causes principales de la crise. Ils ont alors poursuivi des politiques ultralibérales d’austérité qui plongent le pays dans la récession et le chômage. Avec une telle politique la crise va encore s’approfondir en 2014 et 2015.

5.- Dans ces conditions, le M’PEP participera dès maintenant à une campagne active en faveur du boycott de l’élection européenne afin de la délégitimer puisque cette élection ne repose pas sur la souveraineté populaire et nationale. Le M’PEP agira pour rassembler des organisations et des personnalités dans un comité pour le boycott des élections européennes. La campagne qu’il mènera sera dynamique et reposera sur le message suivant : pour sortir de la crise il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne. Aucune liste ne propose cette orientation. Alors boycottez ces élections qui ne sont qu’une mauvaise farce !

ENSEMBLE, BOYCOTTONS LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ! L’UE SUPRANATIONALE ET NÉOLIBÉRALE EST ILLÉGITIME

Communiqué de presse du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), les Clubs « Penser la France ».

Le 5 novembre 2013.

Antisociale, antidémocratique, belliqueuse et dictatoriale, l’Union européenne (U.E.) pilotée par l’axe Washington-Berlin s’acharne sur la souveraineté et sur les conquêtes sociales des peuples. Sous l’égide d’Angela Merkel, la « Troïka » (Commission de Bruxelles, FMI et BCE) martyrise les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité.

À son tour, la France en récession s’enfonce dans la crise politique et morale. La pauvreté, la précarité, la désindustrialisation et le chômage de masse plongent notre peuple dans le désarroi. Les services publics, la protection sociale, l’Éducation nationale, les retraites, la Sécurité sociale sont étranglés au nom de la funeste « monnaie unique » ; la tutelle humiliante de Bruxelles, les diktats arrogants de Berlin écrasent notre pays avec la parfaite collaboration des dirigeants du MEDEF, de l’UMP et du PS.

La trahison du PS et de l’UMP !

Bafouant le Non populaire du 29 mai 2005 à la constitution européenne, violant l’aspiration au changement exprimée en mai 2012, F. Hollande applique à marche forcée la « feuille de route » « diktée » par Bruxelles : il s’agit d’araser les spécificités françaises issues de la Révolution française et du Conseil national de la Résistance, d’imposer le tout-anglais à l’Université, de substituer à la République une, laïque et indivisible une Europe des euro-métropoles qui porte en germes la mort des statuts, des conventions collectives, des diplômes nationaux et de la démocratie communale.

Alors même que l’UE écrase les dépenses publiques et les salaires au nom du « sauvetage de l’euro », l’Europe supranationale est engagée par le biais de l’OTAN, dans la politique belliqueuse, ruineuse et impérialiste menée par l’Oncle Sam. La signature du traité d’ « Union transatlantique » entre l’Amérique du Nord et l’UE aboutirait de fait à la réduction rapide de toutes les spécificités sociales, politiques et culturelles des diverses nations d’Europe.

Le FN, parti de la collaboration !

Face à cette entreprise de déclin national et de régression sociale, aucune des grandes forces politiques françaises en lice lors des prochaines élections européennes ne porte un projet alternatif tant soit peu radical. Bien qu’il feigne de s’opposer au « système UMPS », le FN est un élément décisif du dispositif institutionnel de l’UE : comme c’est le cas dans tout le reste de l’UE en effet, l’extrême droite xénophobe n’a d’autre but que de dévoyer la colère populaire vers le racisme tout en la détournant de la nécessaire résistance aux prédations du capital. Du reste, le FN ne veut pas vraiment, comme ce serait pourtant nécessaire et urgent, sortir unilatéralement la France de l’UE et de l’euro ; et la prétendue « sortie concertée et progressive » de l’euro prônée par Mme Le Pen perd toute portée pratique quand on sait que le FN la subordonne très officiellement au bon vouloir de l’Allemagne capitaliste, laquelle dispose avec l’euro, ce clone du Deutschemark, d’une arme monétaire décisive pour imposer l’hégémonie allemande à l’Europe du sud.

Front de Gauche et PCF dans l’impasse !

Malheureusement, la « gauche de gauche » ne s’oriente pas vers la remise en question radicale de la dictature européenne et de sa monnaie unique : J.-L. Mélenchon continue en effet de prétendre que « l’Europe est à nous » (sic) et que « l’euro est notre monnaie » (sic), pendant que Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, se prononce pour une impossible « refondation » de la construction européenne... dans le cadre de cette prison des peuples qu’est l’UE…

Un parlement européen qui trahit les peuples !

Au demeurant, le « parlement » européen n’a jamais été autre chose qu’une fiction coûteuse : sa mission est de masquer le fait que l’UE est pilotée par une poignée d’États très puissants qui n’ont d’oreilles que pour les « marchés financiers » et pour les exigences du grand patronat. Pendant ce temps, les parlements nationaux privés de tout pouvoir budgétaire réel par le Traité européen de gouvernance (TSCG), se transforment en chambres d’enregistrement des directives édictées par Bruxelles.

Pour un boycott de Résistance !

Dans ces conditions, le civisme républicain ne consiste pas à valider par son vote la farce électorale de la dictature européenne. En s’abstenant massivement, en votant blanc ou nul par millions, les peuples d’Europe ont déjà signifié par le passé leur REFUS DE VALIDER cette « construction » européenne illégitime et mortifère. À n’en pas douter, les peuples s’apprêtent à un REFUS DE VOTE PLUS MASSIF QUE JAMAIS lors des européennes de 2014. Il ne s’agit certes pas de rejeter le principe même du vote au nom d’un intemporel « élections piège à c… », car participer à des élections, quand les conditions permettent d’en faire un outil utile à l’expression des peuples, peut être un devoir impérieux. Mais quand l’ « élection » n’a d’autre but que de faire cautionner par les citoyens une politique tendant à exclure les bases mêmes d’une vie politique républicaine, le civisme commande de boycotter cette élection en trompe-l’œil et d’appeler les peuples à l’insurrection citoyenne à travers les luttes sociales nationales et internationales, les résistances civiques et tous les moyens démocratiques légitimes. C’est un devoir citoyen de voter quand le suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir citoyen de ne pas voter quand le suffrage ne permet pas la véritable souveraineté du peuple.

« Oui » à l’insurrection citoyenne !

C’est pourquoi, au nom des principes impérissables portés par le programme du CNR (indépendance nationale et coopérations internationales, progrès social, reconstruction industrielle, services publics et nationalisations, antiracisme et antifascisme…), nous appelons les républicains de toutes sensibilités, communistes, gaullistes, républicains laïques, progressistes sans étiquette, syndicalistes, croyants et non-croyants attachés à la laïcité, à s’associer pour refuser ensemble la farce de l’élection européenne ; saisissons-nous de ce boycott militant non pas pour « rester à la maison », mais pour expliquer autour de nous la nocivité de l’UE et de l’euro, impulser les résistances sociales aux contre-réformes, élaborer ensemble et démocratiquement, sur les bases de l’Appel lancé le 18 juin 2013 par le M’PEP, Penser la France et le PRCF, un programme de reconstruction sociale et républicaine de la France, pour appeler ensemble à SORTIR la France de l’euro, de l’UE et de l’OTAN par la voie progressiste.

Sur la base du présent texte, constituons partout, dans les départements, les localités, les entreprises, les universités, des collectifs républicains pour le boycott des élections au parlement européen.

Limoges, le 5 novembre 2013.

Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) Clubs « Penser la France »

Publié par Frédéric Maurin à 08:57am
Avec les catégories : #Union européenne , #Ps , #euro , #ump , #front national , #front de gauche

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