Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

18 Mars 2015

Islande : non à l'Union Européenne !

L'Islande ne sait pas ce qu'elle rate...
L'Islande ne sait pas ce qu'elle rate...

Il n' y a pas que mauvaises nouvelles...même si, pour les trouver, il faut parfois regarder ailleurs qu'en France ...

Islande : l’UE ? Non merci !

Ce n’est pas une surprise – plutôt une confirmation : l’Islande a annoncé le 12 mars de renoncer définitivement à intégrer l’Union Européenne.
« Le gouvernement n’a pas l’intention de reprendre les négociations d’adhésion », a précisé le ministre des affaires étrangères de l’Etat insulaire.
La candidature du pays avait été déposée en juillet 2009 par le gouvernement rouge-vert alors au pouvoir. Sociaux-démocrates et écologistes espéraient qu’une entrée dans le giron de l’UE allait améliorer le sort de l’île, balayée par une crise financière particulièrement violente. Une grande banque du pays, en particulier, avait fait faillite, laissant une colossale ardoise à ses créanciers, essentiellement britanniques et néerlandais. Sur les pressions de ceux-ci, la prise en charge du remboursement de cette dette par les finances publiques avait été préparée par le premier ministre, la sociale-démocrate Johanna Siguroardottir. Mais la loi organisant le sauvetage bancaire par des générations de contribuables, encouragée par Bruxelles, avait été massivement rejetée par les citoyens à deux reprises (mars 2010 et avril 2011).

Cette colère citoyenne avait contribué à balayer la coalition de gauche lors des élections de mai 2013. Le scrutin fut remporté par le parti de l’Indépendance, opposé à l’adhésion du pays à l’UE. Une fois au pouvoir, les négociations furent donc suspendues. Les médias étrangers – français notamment – rappellent aujourd’hui que différents dossiers constituaient des pierres d’achoppement, en particulier celui de la pêche. Reykjavik refuse que les autorités européennes réglementent et limitent l’exploitation d’une des principales ressources économiques islandaises, a fortiori dans le contexte d’un pays lessivé par les illusions mortifères d’un développement tourné vers la finance.

Les mêmes médias étrangers sont plus discrets sur d’autres raisons quant au manque d’enthousiasme des Islandais pour l’Europe. Parmi ces petits détails qui ne cadrent pas avec l’emprise bruxelloise : le processus qui avait permis aux citoyens d’élaborer à partir de la base des propositions pour une nouvelle constitution, en 2011. Sans parler de cette manie de soumettre au peuple des décisions relatives au remboursement de la dette…

La Troïka ne se rendra donc pas à Reykjavik.
Cela tombe bien, car elle a à nouveau fort à faire avec la Grèce.

Sous un nouveau nom (« le groupe de Bruxelles » qui représente « les institutions » – l’UE, la BCE, le FMI), elle a repris son examen attentif des réformes en cours à Athènes. Et ses experts reviennent ce 13 mars sur place pour éplucher les détails des finances helléniques. Tout refus unilatéral, même partiel, de remboursement de la dette grecque exclurait évidemment de rester au sein de la zone euro. Or le nouveau premier ministre grec entend y rester.
Bref, la monnaie u…nique la Grèce.
Pas l’Islande.

D’ici la parution du premier numéro de Ruptures, le 29 mai, ce site vous propose chaque jour – gratuitement ! – une info commentée.
Mais pour assurer son lancement, Ruptures a besoin de votre participation financière, et vous propose en échange un préabonne
ment.

Ne remettons pas à demain ce qu'on peut faire aujourd’hui !

Publié par Frédéric Maurin à 23:04pm
Avec les catégories : #Islande , #ue , #Union européenne , #grèce , #souveraineté nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires