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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

2 Octobre 2015

Peut-on être européiste et syndicaliste ?

Ce détail impressionnant m'avait échappé :
"le mercredi 1er juillet 2015, la GSEE (Confédération générale des travailleurs Grec), le plus important syndicat des travailleurs du secteur privé en Grèce, totalement corrompu et contrôlé par le PASOK, a demandé purement et simplement l’annulation du référendum voté par le Parlement grec, prévu le 5 juillet portant précisément sur le rejet du plan d’austérité proposé par la Troïka ! Le même jour, la CES a immédiatement proclamé son soutien à cet appel de la Confédération générale des travailleurs grecs…"

Des militants du Parti de l’émancipation du peuple, le mercredi 30 septembre, sont allés perturber la quiétude de la sieste des 500 délégués au 13e congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES). Ils ont diffusé un tract exigeant que « cesse l’imposture et que vive un syndicalisme libéré de la tutelle européenne ».


Pour accéder à ce tract, cliquez ci-dessous :

La CES en effet, qui rassemble 90 organisations syndicales de 39 pays européens, n’est pas une véritable organisation syndicale. C’est une bureaucratie, un rouage de l’Union européenne dont elle est la courroie de transmission.

À telle preuve qu’elle est financée à 75% par la Commission européenne !

Ses statuts stipulent que la « Confédération européenne des syndicats a plus particulièrement pour mandat d’agir […] dans le cadre du processus d’intégration européenne. Elle s’adresse dans son action : à l’Union européenne dont elle demande l’approfondissement sur le plan social, politique et démocratique en même temps qu’économique et monétaire ».

La CES a soutenu le Traité de Maastricht en 1992, fait campagne pour le OUI en 2005 pour faire adopter le Traité constitutionnel européen, soutient le Traité de Lisbonne... À l’ordre du jour de son congrès il y a l’adoption d’un « plan » pour sortir l’Europe du « chômage de masse ». Il n’en faut pas plus pour que le journal l’Humanité (29 septembre 2015) titre : « La CES poursuit résolument son virage anti-austérité ». C’est peut-être de l’humour, car les principaux artisans de l’austérité étaient présents à l’ouverture de ce congrès pour venir le saluer : François Hollande, président de la République française, champion toutes catégories du chômage qui bat records sur records, Martin Schulz, président du Parlement européen, qui veut accélérer les négociations du traité transatlantique (PTCI ou TAFTA), Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, ancien Premier ministre d’un paradis fiscal… Est-ce cela un syndicat indépendant ?

Par ailleurs, le mercredi 1er juillet 2015, la GSEE (Confédération générale des travailleurs Grec), le plus important syndicat des travailleurs du secteur privé en Grèce, totalement corrompu et contrôlé par le PASOK, a demandé purement et simplement l’annulation du référendum voté par le Parlement grec, prévu le 5 juillet portant précisément sur le rejet du plan d’austérité proposé par la Troïka ! Le même jour, la CES a immédiatement proclamé son soutien à cet appel de la Confédération générale des travailleurs grecs…

On ne peut à la fois être européiste et syndicaliste, il faut choisir.

Le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP) appelle les syndicalistes et tous les citoyens à signer l’appel pour exiger que la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, l’UNSA, syndicats français membres de la CES, et la FSU qui a demandé son adhésion, sortent de la CES.


Pour accéder à l’Appel et le signer, cliquez ci-dessous :
Fuir la CES serait un signal peut-être plus porteur que "Macron démission"

Publié par Frédéric Maurin à 21:39pm
Avec les catégories : #cgt , #ces , #Union européenne , #austérité , #pep

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