Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

17 Mai 2016

Les oublis du 17 mai

Mea culpa !
Par orgueil, j'avais cru avoir tout dit ici :

Or, un certain Clément m'informe que, je le cite, "à vrai dire, c'est surtout çà qui leur sera utile" (aux grévistes qui viendraient à manifester...) :
J'avoue que je ne m'attache pas trop ici aux questions des violences policières ou à celles des "casseurs".
Affaire de police et de justice.
En outre, quand des prolos se battent contre des prolos, on présume bien à qui cela peut profiter, non?
Les oublis du 17 mai
Et puis, j'aimerais causer politique économique et pas "fait divers qui fait diversion".
Mais c'est vrai que cela sent mauvais :

Communiqué de l’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicale

Avec l’arrestation le 28 avril dernier de Nicolas P., cheminot et syndicaliste de Sud-Rail Solidaires, et de Nicolas Jounin, sociologue à et syndiqué CGT, la répression gouvernementale contre les syndicalistes a franchi une nouvelle étape. Leur interpellation s’est faite à l’issue d’une action, qui relevait pourtant d’une mobilisation classique de blocage de l’outil de travail (l’entrée du port de marchandises de Gennevilliers) et s’inscrivait dans le cadre de la journée de grève et de mobilisations pacifiques contre la loi travail. C’est au cours d’une intervention policière que ces deux syndicalistes ont été arrêtés, placés en garde à vue et déférés devant le tribunal de Bobigny. Ils sont aujourd’hui placés sous contrôle judiciaire jusqu’au 6 octobre 2016, date prévue pour le procès.

Après s’être abattue essentiellement sur les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s, la répression policière dans le cadre du mouvement contre la Loi Travail s'étend aujourd’hui aux syndicalistes. Elle vient confirmer la tendance à la criminalisation de l’action syndicale déjà illustrée, entre autres, par le cas des Goodyear, La poste ou Air France.

La crainte d’une possible liaison entre le mouvement des jeunes et celui des salariés en est certainement à l’origine. On assiste au total à une accentuation des moyens de répression contre le mouvement social et syndical à un niveau jamais atteint ces dernières années : inculpation de près de 50 lycéens dans le 92, de syndicalistes dans le 93, garde à vue de nombreux syndicalistes partout en France (cheminots de Villeneuve St Georges, dirigeant CGT-RATP arrêté le 28 avril à la Nation), mise à sac d’un local syndical à Lille, tirs de flashball contre les militants et la camionnette de Solidaires à Marseille, sans compter les violences policières qui s’exercent contre les personnes mobilisées dans le cadre des « Nuits debout » qui ont atteint leur paroxysme le 1er mai.

C’est pourquoi nous condamnons fermement l’ensemble de ces mesures qui visent à bâillonner le mouvement syndical et avec lui l’ensemble du mouvement social. Non les syndicalistes et les jeunes ne sont pas des criminels : ils ne font que s’opposer par des voies démocratiques aux mesures de régressions sociales que le gouvernement veut imposer par la force. Nous exigeons l’abandon des poursuites judiciaires engagées envers l’ensemble des syndicalistes et des jeunes mis en cause dans le cadre des mobilisations contre la loi Travail.

Une riposte unitaire pour affirmer le droit démocratique à débattre et manifester est nécessaire. L’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales est disponible pour y participer. C’est dans cet esprit qu’il sera présent à la réunion du 4 mai convoqué par les initiateurs de l’appel « Un pouvoir qui matraque la jeunesse est faible et méprisable ».

Dans le cadre de notre travail de recension, d’analyse et de publicisation des faits de répression et d’entrave aux libertés syndicales, nous appelons toutes les structures syndicales à nous faire connaître les cas de répression dont elles ont connaissance et faire remonter ces informations à l’adresse suivante : contact@observatoire-repression-syndicale.org

Pour plus d’information, rendez-vous sur notre site observatoire-repression-syndicale.org
L’équipe d’animation de l’ORDS

et certains ont des avis tranchés sur la question :
Il faut l'avoir cela en tête.
Mea culpa, donc.
Notez qu'un oubli, cela arrive même aux meilleurs, comme le note
le PARDEM:

"Aujourd’hui, 17 mai 2016, deux grands quotidiens français, Le Monde et l’Humanité, ont mis à leur Une la question de la gauche. Le premier se demande « Peut-on encore sauver la gauche ? ». Le second donne deux pages au secrétaire national du PCF, Monsieur Laurent, qui affirme « Remettons la gauche debout ! ».


À aucun moment, les cinq universitaires interrogés par Le Monde, ni Monsieur Laurent du PCF, n’évoquent ces aspects décisifs ? Le libre-échange ? Connaît pas. La globalisation financière ? On n’y peut rien. Les traités internationaux néolibéraux ? La France ne peut pas s’isoler…

Dans les articles du Monde et de l’Humanité de ce jour, la mondialisation néolibérale, et son avatar européen, n’existe pas.

Voilà.
J'arrête là, car on va encore me reprocher d'oublier quelque chose!
Pour terminer cette belle journée de grève, je vous livre un problème statistique qui m'obsède :

(et en parler, cela devrait me faire du bien)

Les oublis du 17 mai
Merci Patron, ce chef-d'oeuvre dont on ne parlera pas s'oriente, tenez vous bien, vers les 500 000 entrées (sans compter les diffusions publiques).
Les oublis du 17 mai
Or, pour autant, il n'y a pas encore 500 000 ni même 100 000 ou même 50 000 abonné(e)s à Fakir.
N'y a-t'il pas là une contradiction à résoudre ?

Publié par Frédéric Maurin à 21:55pm
Avec les catégories : #grève , #manifestation , #répression , #fakir , #cgt , #pardem

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires