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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

26 Juin 2016

Un peu de "fair play"

Jean-Pierre Chevènement, plutôt volubile en ce moment, "demande aux dirigeants européens d’accueillir avec fair play et sans esprit vindicatif la décision souveraine du peuple britannique."
Mais cela va pas être facile...

Aujourd’hui, le déni démocratique se joue au niveau européen. Le non des Français et des Néerlandais en 2005 contourné par les classes politiques dans leur ensemble, les suffrages des Grecs balayés par la Troïka, les peuples qu’on a fait voter et revoter jusqu’à ce qu’ils deviennent raisonnables, tout cela va dans le même sens : jamais Bruxelles et ses fonctionnaires surpayés, surprotégés, hors-sol, n’accepteront une expression populaire démocratique qui ne leur convient pas et qui est hostile au capitalisme financier. Les grandes figures médiatiques servent quasiment toutes de relais. Fille de syndicaliste indépendantiste, Audrey Pulvar méprise les ploucs rosbifs : « Les gens qui vivent dans la modernité ont voté contre le Brexit ». L’icône aux lunettes d’écaille a raison : les prolos sans-dents (appliquée aux Britanniques, l’expression “sans-dents” est à prendre au premier degré) se nourrissent de fish and chips bien gras alors que les bobos de la Tamise se délectent de sushis. En plein abattement détumescent, l’européiste hystérique Quatremer fait dans le sadomaso : « Pour éviter l’effet de contagion, il faut que le départ soit douloureux ».

Si Obama, Wall Street et la Cité de Londres n’ont pas réellement paniqué, c’est que rien n’est acquis de par ce référendum car de nombreuses stratégies ont été mises en œuvre pour contourner le vote du 23 juin. Cameron a montré l’exemple quelques heures après sa défaite en proposant un calendrier dilatoire permettant toutes sortes de manœuvres secrètes entre Bruxelles, Merkel (accessoirement Hollande) et le Royaume-Uni. Il faut à tout prix que l’oligarchie mondiale (ceux que le discours dominant appelle « les élites ») garde la main, empêche l’enrayement d’une intégration européenne au service de ses intérêts.

Publié par Frédéric Maurin à 20:32pm
Avec les catégories : #brexit , #chevènement

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