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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Mai 2013

29 mai 2005 - 29 mai 2013: cela se fête !

comme chaque année. La routine quoi.

Je ressors le cadeau de l'année dernière et, en lien le rassemblement 2013.

Il y 8 ans, donc, le peuple français a rejeté par référendum d’être mis sous tutelle. Le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » voulait donc organiser un gigantesque transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, embryon d’un État fédéral. Ce pouvoir, matérialisé par la Commission européenne pour l’aspect exécutif et législatif, et par un parlement consultatif, ne répondait ni aux critères d’une République ni à ceux d’une réelle démocratie. Ce traité était donc contraire aux intérêts des gouvernés puisque la nouvelle forme de gouvernement prévue leur enlevait le minimum de pouvoir que laisse la « démocratie représentative », à savoir la possibilité de choisir son maître. En revanche, il servait les intérêts de ceux qui l’ont rédigé (105 particuliers largement autoproclamés dont Valéry Giscard d’Estaing, promoteur de la loi scélérate de 1973 qui a enlevé à la Nation le pouvoir régalien de battre monnaie). Il prévoyait ainsi un certain nombre d’interdits économiques qui ne visaient qu’à laisser le champ libre à l’intérêt capitalistique.
Depuis la décision du peuple de dire « non » au TCE, celle-ci n’a cessé d’être bafouée. Par le gouvernent de Jacques Chirac d’abord qui, au lieu d’obéir au peuple s’étant prononcé par référendum, a maintenu notre pays dans la logique de l’Europe fédérale. Ensuite et surtout par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avec la complicité d’une grande majorité de députés socialistes et verts qui ont vidé la Constitution de la Vème République de son aspect principal : le respect de la souveraineté nationale. Il fallait en effet rendre la Constitution française « compatible » avec le traité de Lisbonne puisque les électeurs n’avaient pas accepté de transformer le TCE en Constitution. Il n’est un secret pour personne que le TCE et le traité de Lisbonne n’ont que des différences formelles mineures et répondent tous deux aux exigences de la ploutocratie.
Le « non » au TCE a été porté entre autres par la gauche de gauche qui considère encore aujourd’hui ce résultat comme une victoire. Le M’PEP constate cependant avec tristesse que la position actuelle du Front de gauche sur la construction européenne n’est plus dans la logique de la volonté populaire de 2005. Ainsi la volonté exprimée de rester dans l’euro – « l’euro nous appartient » dit Jean-Luc Mélenchon - et l’attachement à l’UE - dont le FdG propose la transformation de l’intérieur - impliquent des transferts de souveraineté qui ont clairement été rejetés lors du référendum.. Il est à craindre que la nouvelle Constitution que le FdG propose de construire, pour être compatible avec cette politique, ne garantisse plus le respect de la souveraineté du peuple et de la Nation. Cette garantie est pourtant nécessaire à « l’Autodétermination » ou droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que nul démocrate ne peut songer à remettre en question.
Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG) et sa déclinaison technique, le Mécanisme européen de stabilité (MES), répondent à la même logique, celle d’un transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, hors de portée des électeurs.
Ce transfert est d’ordre économique et le pouvoir supranational révèle sa nature par les « réformes » qu’induit son action dans notre pays :
« Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois ! » (Mayer Amshel Rotschild). Traité de Maastricht, TCE, TSCG, MES : un seul domaine, l’argent ; une seule fonction, garantir une rente à la ploutocratie.
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Rassemblement le 29 mai 2013 - 18H30 - Jardins des Tuileries
en face du 228 rue de R
ivoli

Les conséquences du 29 mai 2005 apparaissent de plus en plus évidentes.
Le rejet du Traité Constitutionnel européen par les citoyens français n’admettait aucune contestation. C’est donc par un véritable coup d’État que le traité de Lisbonne, jumeau du précédent a été imposé au peuple.
C’est en ce jour de commémoration qu’il faut rappeler ce qu’est la souveraineté populaire. L’Association pour une Constituante appelle donc à des rassemblements dans tous les départements pour cette commémoration.

À Paris, ce sera à 18h30 dans les jardins des Tuileries en face du 228 rue de Rivoli (métro Tuileries ou Concorde), à l’endroit où siégeait la Convention qui, le 22 septembre 1792, proclama la République.
Une plaque rappelle cet évènement. L’Association appelle les citoyens à s’y retrouver.

Le Comité Valmy soutient cette initiative de l’Association pour Constituante.

29 mai 2005 - 29 mai 2013: cela se fête !

Publié par Frédéric Maurin à 19:37pm
Avec les catégories : #ue , #Union européenne , #tce , #sarkozy , #front de gauche , #m'pep

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