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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

25 Novembre 2010

Aujourd'hui, je l'ai fait !

Ce n'était pas l'envie qui m'en manquait, mais je n'osais pas. Ensuite, je n'ai pas pu résister à leurs avances : "Vas-y, fais-le toi aussi !"

 

Ils et elles étaient d'horizons divers, tous et toutes engagés à des degrés divers dans le mouvement sur la contre-réforme des retraites.

 

Alors, je l'ai fait. 

 

J'ai donc signé l'appel pour un référendum sur la réforme des retraites, ici même :

 

http://www.referendumretraites.org/

 

 

Allez-y pour voir.

 

Je signe mais avec réserves : depuis le 29 mai 2005 et la "votation citoyenne" sur le statut de La Poste en 2009 (dont quelques salariés suicidaires vivent les joies d'une "économie ouverte où la concurrence et libre et non faussée", article 3 A du traité de Maastricht : putain, j'oublie rien, ils le paieront, fin de la parenthèse), on connaît la manière dont l'Union pour une Minorité de Privilégiés s'assoit sur l'expression démocratique.

 

Après une dizaine de journées de grève au compteur, demander un référendum -qui n'aura pas lieu- est une initiative qui permet  d'assurer la continuité du mouvement, au moins d'opinion, en attendant le retour des grandes marées manifestantes.

 

Cette initiative n'est pas exclusive d'autres actions au long cours.

Si celle-ci me tient à coeur : Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer" ,  la raison exige également de se syndiquer par là : http://www.cgt.fr/

 

En 1945, à l'heure de la mise en oeuvre du programme du Conseil National de la Résistance, dans une France à genoux, la CGT comptait 5 millions de syndiqués.

Imaginons ce que donnerait, dans la France de 2010, le retour  à un tel ordre de grandeur en terme de luttes et de solidarités de base. 

 

En attendant Les jours heureux , demandons donc un référendum -qui n'aura pas lieu- au moins pour démontrer  à nos concitoyens le vrai visage de la démocratie, à la sauce de la construction européenne.  

 

Et ce visage, il ressemble étrangement à çà  :

 

img058.jpg

 

Vous me suivez ? Non ? N'avez toujours pas compris ?.

Alors demandez un exemplaire de Bastille République Nations sur

 

http://www.brn-presse.fr

 

Extrait d'un de leurs articles :

 

Il est parfois d’étranges coïncidences de dates. En France, la journée du 7 septembre avait ainsi été marquée par la première grande mobilisation de la rentrée contre la réforme des retraites. Le même jour, à Bruxelles, se tenait un Conseil des ministres des Vingt-sept particulièrement crucial : la procédure dite du « semestre européen » y fut officiellement décidée : dans les faits, celle-ci consiste en un transfert substantiel du pouvoir budgétaire des États vers l’Union européenne.

 

Ce qu’a parfaitement résumé le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet : « quand on a un marché unique avec une monnaie unique, il faut être sûr que les gouvernements cèdent davantage d’influence à la Commission, et à l’UE en général, pour que la surveillance soit efficace ».

 

Le chef du patronat belge, Rudi Thomaes, a immédiatement qualifié cette perspective d’« excellente chose », et précisé : « l’Europe doit nous montrer la voie ; si nous disons cela, c’est parce que nous pensons qu’on a besoin de la pression de l’Europe ». M. Thomaes a poursuivi en appelant les gouvernements nationaux à « faire preuve de courage » en matière de réformes des retraites et de la sécurité sociale.

 

Son collègue allemand, Dieter Hundt, a plaidé en faveur de la mise en place de sanctions automatiques envers les pays qui feraient preuve d’indiscipline budgétaire. Il est à noter que ce ne sont pas seulement les prérogatives budgétaires stricto sensu qui sont en passe d’être placées sous tutelle, mais également les comptes de la protection sociale de chacun des pays, de même que les indicateurs macro-économiques (compétitivité, et donc « coût » du travail, montant des retraites…).

 

Les hourrah patronaux sont donc parfaitement logiques, et devraient achever d’éclairer la lanterne de ceux qui douteraient du sens général de la tutelle bruxelloise. Comme disait M. Thomaes, « on a besoin de la pression de l’Europe ».

 

Plus singulier est en revanche le mutisme des dirigeants syndicaux : prompts à dénoncer – certes à juste titre – la responsabilité de Nicolas Sarkozy, voire à pointer la nuisance des agences de notation, ils restent muets, et comme interdits, dès lors que l’Union européenne pourrait être mise en cause. Ce n’est pas leur faire injure que de constater l’abyssal silence qui prévaut de leur part quant au chef d’orchestre des « réformes ».

 

Comme si la concomitance des attaques contre les retraites dans nombre de pays de l’UE relevait d’une pure coïncidence. Les millions de manifestants ne sont ainsi guère éclairés sur certaines clés décisives pour évaluer la cohérence et l’origine des projets qu’ils combattent. C’est en quelque sorte le point aveugle du mouvement.

 

Tant qu’il en sera ainsi, MM. Thomaes, Hundt, leur homologue française Laurence Parisot, et leur chef de file européen, le baron Ernest-Antoine Seillière, risquent d’avoir encore de beaux jours devant eux.

Publié par Frédéric Maurin à 08:38am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

23 Novembre 2010

Et maintenant, au travail !

D'abord continuer celui-ci Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer"  .

Ensuite, tirer les enseignements  des derniers mouvements de grève : on était à deux doigts du conflit social majeur qui pouvait renvoyer  l'Union pour une Minorité de Privilégiés dans les poubelles de l'histoire (à propos de poubelles, notez qu'avec leur "Karachigate", ils n'ont pas besoin de nous pour se balancer des boules puantes).

Qu'est-ce qui a marché, où est-ce que cela a raté?

De la réponse à ces questions dépendra la suite du mouvement et de son succès. Car oui, il y aura bien une suite.

 

Avec 1 jeune sur 4 au chômage, 6 séniors sur 10 hors emploi à l'âge de 60 ans, une politique orientée vers la socialisation des pertes et la privatisation des profits, une politique qui se joue "à la corbeille", il ne peut en aller autrement.

Mais, il y a un mais, lutter contre cette droite qui a oublié la patrie et l'intérêt national est et sera inutile s'il s'agit de servir les intérêts d'une gauche qui a oublié le peuple.

Attendre 2012 pour remplacer un maastrichien de droite par un(e) masstrichien(ne) de gauche, c'est changer d'acteur sans changer de scénario.

C'est ce que je crois comprendre à la lecture de ce communiqué du M'PEP ...

http://www.m-pep.org/ 

Alors, maintenant, au travail !

 

 

 

La contre-réforme des retraites a suscité un rejet très majoritaire du peuple français. Il s’est traduit par des manifestations nombreuses et massives et par des mouvements de grèves dans les secteurs publics et privés. Les citoyens qui ont participé à ces luttes doivent être salués pour leur engagement. La solidarité qui s’est exprimée par un soutien financier aux grévistes témoigne de l’accord de la population avec eux. Ce mouvement et le soutien des citoyens démontrent que trente ans de matraquage idéologique ne sont pas parvenus à tuer la capacité de révolte et la fraternité.

 Une insuffisance : la perspective politique

Cela n’a cependant pas été suffisant pour que le Gouvernement et l’Assemblée reviennent sur ce texte honni par la grande majorité des citoyens. Alors que l’action syndicale a été d’une grande ampleur, elle n’a pas encore réussi à aboutir. De son côté, le Parti socialiste, qui a participé à la casse des retraites lorsqu’il était au gouvernement, a eu une position ambigüe. Présent dans les manifestations pour leur apporter son soutien, son projet en matière de retraites reste néanmoins proche de celui de Nicolas Sarkozy. Quant à la gauche de gauche, elle n’a pas désigné clairement tous les responsables qui mènent la guerre aux salariés et à leurs acquis sociaux : Nicolas Sarkozy, certes, mais aussi l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Elle n’a pas porté de projet alternatif plausible et crédible à la politique de la droite.

La contre-réforme des retraites prend racine dans l’offensive menée par les classes dirigeantes dont le système de l’Union européenne est une pièce maîtresse. La gauche ne s’attaque pas à la question de la monnaie et au rôle néfaste de l’euro et de l’Union européenne dont il n’y a rien de positif à attendre. Le passage en force du traité de Lisbonne n’est-il pas une forme de coup d’État ? Comment conserver l’illusion de changer de l’intérieur des institutions européennes aussi antidémocratiques ? Le Parti socialiste et Europe-Écologie ont intégré ce système et jouent double jeu en permanence. Ils votent au Parlement européen des mesures contraires au discours qu’ils servent au peuple français. En désignant comme seul responsable le gouvernement français, en limitant leur action à un simple anti-sarkozysme primaire, ils mentent par omission. Ce double langage relayé par des médias aux mains de la classe la plus riche, vise à « placer » ces partis pour les futures élections. Ils alimentent le rejet de la politique et le risque de l’abstention.

 La gauche doit se confronter aux questions « dures » : la sortie de l’euro, la désobéissance et la sortie de l’Union européenne

Les récentes mobilisations soulignent l’urgence de construire une véritable perspective politique de gauche qui affronte les questions essentielles. Le rôle de la gauche est de mener un combat sans relâche pour des politiques d’égalité, contre le capitalisme, pour un socialisme du XXIe siècle. L’expérience montre sans aucune ambigüité que la mise en œuvre d’une véritable politique de gauche, reposant sur un redressement du partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et au détriment du capital (basculer dans un premier temps au moins 170 milliards d’euros, chaque année, du capital vers le travail), n’est possible qu’au prix de profondes ruptures.

  • Décider d’un plan de relance immédiate pour sortir de la crise du mode de croissance du capitalisme néolibéral financiarisé et s’engager dans la transition vers un socialisme du XXIe siècle. Il faut une « relance » radicalement différente et investir massivement dans l’efficacité énergétique ; la santé ; le logement ; les transports publics peu émetteurs de carbone ; les énergies renouvelables ; la protection, l’entretien, la réparation de l’environnement ; l’éducation ; la culture ; les équipements et services publics ; l’agriculture soutenable… Cependant, compte tenu des contraintes européennes de toutes sortes, aucun plan de relance ne pourra trouver de financements dans le cadre de l’euro.
  • Réaliser en une législature le plein-emploi pour éradiquer la cause principale de la souffrance sociale, répondre aux besoins sociaux non couverts, alimenter le budget de la Sécurité sociale, reconstituer un rapport de force favorable au salariat. L’instauration du droit opposable à l’emploi doit en être le moyen, financé par des prélèvements sur le capital.
  • Affaiblir les positions économiques et politiques des classes dirigeantes et donner, dans un cadre laïque, des moyens à la gauche en étendant la propriété sociale et la sphère publique aux grands moyens de production, d’échange et de communication, ainsi qu’à l’ensemble du secteur bancaire, financier et des assurances.
  • Refonder une nouvelle construction européenne en sortant de l’Union européenne actuelle, car ce système monstrueux a été conçu pour empêcher toute politique de gauche dans les pays membres. Les transformations profondes proposées par le M’PEP, ouvrant la voie à un socialisme du XXIe siècle et à une véritable coopération entre États, ne sont pas réalisables dans le cadre de l’UE, sauf à subordonner un changement de gauche en France au changement préalable de l’Union européenne, une éventualité inenvisageable. Si une majorité de gauche arrivait en France (comme dans tout autre pays), il n’y aurait pas d’autre choix que celui de sortir de l’euro et de se mettre en congé de l’Union européenne, de désobéir ou d’en sortir. Rester dans le cadre actuel de l’Union européenne reviendrait à renoncer à mettre en œuvre un programme de gauche.

 L’euro aggrave tous les déséquilibres et accentue tous les problèmes

L’euro n’a atteint aucun des objectifs qui avaient été fixés par ses promoteurs. L’inflation des prix des produits de consommation courante, de moins en moins bien correctement mesurée, a connu une importante progression en dix ans. Les taux de change entre l’euro et le dollar sont particulièrement instables, alors que l’euro « fort » est devenu un paramètre structurel divisant les pays de la zone, l’Allemagne y ayant intérêt, les autres pays recherchant au contraire à le faire baisser. Ne pouvant y parvenir, ils écrasent les salaires, transformant l’euro en rouleau compresseur des politiques sociales (salaires, retraites, assurance-maladie, assurance-chômage…). Quant au niveau des taux d’intérêt, ils vont désormais du simple au triple selon les pays. L’euro n’est pas le « bouclier » promis, il attire la spéculation. Cette course effrénée à l’attraction des capitaux, dans l’espoir naïf de contester l’hégémonie du dollar, provoque une concurrence qui se manifeste par la baisse des prélèvements sur le capital. La suite est connue : diminution des recettes publiques, compression des dépenses publiques et prioritairement des dépenses sociales, plans d’austérité, accumulation des dettes et des déficits… Bouclier de carton-pâte, l’euro a accru les inégalités, les clivages, les courants nationalistes et xénophobes, les dissensions politiques entre les pays de la zone.

Il ne peut y avoir de politique vraiment de gauche avec l’euro. Ce constat, qui nécessite des révisions déchirantes, doit être accepté par la gauche. Avec l’euro, comment imaginer qu’une politique économique de gauche serait possible puisque la politique monétaire, via la Banque centrale européenne, resterait d’inspiration néolibérale ? Comment mener une politique économique de gauche, alors que l’élément le plus important de la politique économique – la politique monétaire – resterait aux mains des néolibéraux ? La gauche est muette et aveugle sur cette question, elle ne veut, pour l’instant, ni voir, ni entendre.

Il faut continuer à expliquer, à faire de la pédagogie, de l’éducation populaire, à repolitiser la population, et en premier lieu les militants de gauche, pour susciter une dynamique populaire autour de la sortie de l’euro. Sortir de l’euro est un projet de gauche, c’est sortir de l’ordre monétaire néolibéral !

En résumé, la gauche – toute la gauche – politique, syndicale, associative, doit clairement revendiquer :

  • L’annulation des plans d’austérité.
  • L’annonce du défaut de paiement et de la restructuration de la dette publique française.
  • La sortie unilatérale de l’euro et le retour aux monnaies nationales.
  • La dévaluation.
  • La reprise en main de la politique monétaire et la monétisation d’une partie de la dette publique.
  • La nationalisation des banques et des compagnies d’assurance.
  • Le démantèlement des marchés financiers spéculatifs et non leur simple « régulation ».
  • Le contrôle des changes et des mouvements de capitaux.
  • Une nouvelle politique économique fondée sur le droit opposable à l’emploi, des mesures protectionnistes dans le cadre universaliste de la Charte de La Havane de 1948 (dans le but de parvenir à un équilibre de la balance des paiements de chaque pays), et une mutation écologique du mode de production.
  • L’action pour une monnaie commune (et non unique) débordant largement le seul périmètre des Vingt-Sept pays membres de l’actuelle UE.

Telles sont les propositions mises au débat par le M’PEP pour alimenter la base politique du « Front de gauche ». Celui-ci ne doit pas hésiter à prendre comme référence le Front populaire et le programme du Conseil national de la Résistance.

Le renforcement du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) est une question clé pour accélérer la recomposition et la réidentification de la gauche.

Publié par Frédéric Maurin à 19:56pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

13 Novembre 2010

Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer"

 

L'idée est la suivante : le débat n'a pas eu lieu, les négociations non plus, les alternatives en matière de financement des régimes de retraites n'ont pas été examinées.

Que tu sois proche de la CGT ou de la CFDT, lecteur d'Alternatives économiques ou de l'Humanité, militant d'Attac ou bénévole au Secours Populaire, infirmière lessivée ou cadre licencié à 55 ans, smicard de centre d'appel ou de la grande distribution,cadre sous antidépresseur ou chômeur anxieux...tu n'as pas été écouté et entendu.

Oui, tu as été méprisé :

 

Français : Sarkozy vous prend pour des cons.


Car députés et sénateurs qui ont voté ce texte ne partagent pas tes conditions de travail et surtout ne défendent pas tes intérêts.
Leur projet, on le connaît :  

 

Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance


Alors voila ce que l'on va faire, faire tous ensemble, dans notre diversité mais en gardant l'esprit d'unité qui a caractérisé les derniers mouvements sociaux.

D'abord nommer ceux qui ont voté cette réforme, c'est le premier pas que je propose aujourd'hui.

Ceci pour imposer le débat qu'ils ont confisqué.

Pas dans les médias aux ordres mais sur le terrain, leur terrain : un député, un sénateur égale une circonscription, des quartiers, des villages...avec des associations, des conseils municipaux (avec une majorité et une opposition), des entreprises (avec parfois des syndiqués, si si!), des médias alternatifs ou des localiers prolétaires comme toi.

Qui tous, oui tous, recevront les interpellations, lettres ouvertes, argumentaires que toi, citoyen camarade, va leur adresser en ton nom propre ou avec l'organisation de ton choix.

Le boulot doit commencer maintenant, pour leur faire connaître les vertus de la retraite anticipée en 2012 et au delà (et, pourquoi pas, avant?).

On peut appeler cela l'opération :
"Tu l'as votée, tu vas le payer"

Mais d'abord, les noms. Des noms !

 

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi portant réforme des retraites

Groupe UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE

( NDLR : plus connue sous le nom Union pour Minorité de Privilégiés)

 

 

 (soit 314 joyeux réformateurs) :

SOURCE
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0646.asp


Pour: 309

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, M. Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean-Claude Beaulieu, Jacques Alain Bénisti, Jean-Louis Bernard, Xavier Bertrand, Jean-Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean-Yves Bony, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Mme Claude Greff, M. Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, MM. François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, MM. Serge Grouard, Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Jacques Houssin, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Guy Lefrand, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Claude Lenoir, Jean-Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. François Loos, Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Lionnel Luca, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland-Militello, MM. Franck Marlin, Philippe-Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Mme Marie-Anne Montchamp, MM. Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, M. Daniel Poulou, Mme Sophie Primas, MM. Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Arnaud Richard, Franck Riester, Jean Roatta, Didier Robert, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mme Marie-Josée Roig, M. Jean-Marie Rolland, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Mme Françoise de Salvador, MM. Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Georges Siffredi, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie-Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller.

 

Groupe NOUVEAU CENTRE (25) :

Pour: 25

MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Christian Blanc, Hervé de Charette, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Raymond Durand, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier

Députés NON INSCRITS (8) :

Pour: 2

Mme Véronique Besse et M. Dominique Souchet.

MISES AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN (N° 646)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

M. Michel Lezeau, qui était présent au moment du scrutin ou qui avait délégué son droit de vote a fait savoir qu'il avait voulu voter "pour"

M. Jean Launay, qui était présent au moment du scrutin ou qui avait délégué son droit de vote a fait savoir qu'il avait voulu voter "contre"(ndlr : était-il absorbé par l'évolution de son portefeuille boursier quand il s'est trompé de touche? Faudra lui poser la question...)

Sénateurs :

 Source :

 http://www.senat.fr/scrutin-public/2010/scr2010-89.html

       Gilbert Barbier, Denis Detcheverry, Aymeri de Montesquiou

       Nicolas About, Jean-Paul Amoudry, Jean Arthuis, Claude Biwer, Didier Borotra, Jean Boyer, Yves Détraigne, Mme Muguette Dini, MM. Daniel Dubois, Jean-Léonce Dupont, Pierre Fauchon, Mme Françoise Férat, MM. Adrien Giraud, Joseph Kergueris, Hervé Maurey, Jean-Claude Merceron, Mmes Catherine Morin-Desailly, Anne-Marie Payet, MM. Jean-Jacques Pignard, Yves Pozzo di Borgo, Daniel Soulage, François Zocchetto

       Jean-Paul Alduy, Pierre André, Gérard Bailly, René Beaumont, Michel Bécot, Claude Belot, Pierre Bernard-Reymond, Laurent Béteille, Joël Billard, Jean Bizet, Jacques Blanc, Paul Blanc, Pierre Bordier, Joël Bourdin, Mme Brigitte Bout, M. Dominique Braye, Mme Marie-Thérèse Bruguière, MM. Elie Brun, François-Noël Buffet, Christian Cambon, Jean-Pierre Cantegrit, Jean-Claude Carle, Auguste Cazalet, Gérard César, Alain Chatillon, Jean-Pierre Chauveau, Marcel-Pierre Cléach, Christian Cointat, Gérard Cornu, Raymond Couderc, Jean-Patrick Courtois, Philippe Dallier, Serge Dassault, Mme Isabelle Debré, MM. Robert del Picchia, Christian Demuynck, Gérard Dériot, Mmes Catherine Deroche, Béatrice Descamps, Marie-Hélène Des Esgaulx, MM. Éric Doligé, Philippe Dominati, Michel Doublet, Alain Dufaut, André Dulait, Mme Catherine Dumas, M. Ambroise Dupont, Mme Bernadette Dupont, MM. Louis Duvernois, Jean-Paul Emorine, Jean-Claude Etienne, Jean Faure, André Ferrand, Louis-Constant Fleming, Jean-Pierre Fourcade, Bernard Fournier, Jean-Paul Fournier, Jean François-Poncet, Christophe-André Frassa, Yann Gaillard, René Garrec, Mme Joëlle Garriaud-Maylam, M. Jean-Claude Gaudin, Mme Gisèle Gautier, MM. Jacques Gautier, Patrice Gélard, Bruno Gilles, Mme Colette Giudicelli, MM. Alain Gournac, Adrien Gouteyron, Mme Sylvie Goy-Chavent, MM. Francis Grignon, Charles Guené, Michel Guerry, Mme Françoise Henneron, M. Pierre Hérisson, Mme Marie-Thérèse Hermange, MM. Michel Houel, Alain Houpert, Jean-François Humbert, Mme Christiane Hummel, MM. Benoît Huré, Jean-Jacques Hyest, Soibahadine Ibrahim Ramadani, Mlle Sophie Joissains, M. Jean-Marc Juilhard, Mmes Christiane Kammermann, Fabienne Keller, M. Marc Laménie, Mme Élisabeth Lamure, MM. André Lardeux, Robert Laufoaulu, Daniel Laurent, Jean-René Lecerf, Dominique Leclerc, Antoine Lefèvre, Jacques Legendre, Dominique de Legge, Jean-François Le Grand, Jean-Pierre Leleux, Philippe Leroy, Mme Christiane Longère, MM. Gérard Longuet, Jean-Louis Lorrain, Simon Loueckhote, Roland du Luart, Michel Magras, Mme Lucienne Malovry, MM. Philippe Marini, Pierre Martin, Jean-François Mayet, Mmes Colette Mélot, Lucette Michaux-Chevry, MM. Alain Milon, Albéric de Montgolfier, Philippe Nachbar, Louis Nègre, Mmes Jacqueline Panis, Monique Papon, MM. Charles Pasqua, Philippe Paul, Jackie Pierre, François Pillet, Xavier Pintat, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet, Ladislas Poniatowski, Hugues Portelli, Mme Catherine Procaccia, MM. Jean-Pierre Raffarin, Charles Revet, Philippe Richert, Josselin de Rohan, Roger Romani, Mme Janine Rozier, MM. Bernard Saugey, Bruno Sido, Mme Esther Sittler, M. André Trillard, Mme Catherine Troendle, MM. François Trucy, Alain Vasselle, René Vestri, Jean-Pierre Vial, André Villiers, Jean-Paul Virapoullé

MM. Philippe Adnot, Philippe Darniche, Mme Sylvie Desmarescaux, MM. Bruno Retailleau, Alex Türk

 

C'est un boulot qui ne se fera pas tout seul...alors, on bosse tous ensemble comme on a pu manifester tous ensemble.

 

Publié par Frédéric Maurin à 10:22am - Voir le commentaire ()
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6 Novembre 2010

Vers la bataille décisive ?

C'est le point de vue exprimé sous cette belle image. Il semblera, pour certains, relever de l'acte de foi .

Mais il doit conforter l'ensemble de la gauche et des républicains à Changer les règles du jeu   ... sauf à vouloir en être réduit à applaudir Sarkozy sous deux ans pour ses réformes "courageuses et nécessaires" . "Courageuses et nécessaires" : car il s'agira du discours dominant des médias aux ordres dans les mois à venir.

 

Les raisons de se battre n'ont pas changé. Le combat ne doit pas cesser.

 

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La bataille décisive n’a pas encore eu lieu.

 

Source :  http://www.pcf-smh.fr/

 

Le rapport de force est intact. Après les journées ponctuelles de manifestation et les grèves par procuration, passons à une forme d’action supérieure !Le pouvoir et son appareil de propagande font logiquement comme si tout était fini.

Répétons-le, en 2006, la lutte a mis en échec le CPE après son adoption par le Parlement. Quant à l’opposition du pays à la loi Woerth, elle reste toujours aussi massive. Les journées successives de manifestations en ont fait la démonstration éclatante.

Celle du 28 octobre l’a encore confirmé. En nombre de manifestants, la protestation a atteint des niveaux souvent inégalés depuis 1995 et 1968.

Mais au bout de 7 journées de manifestations depuis septembre, dont deux le samedi (sans appel à la grève), devant la surdité persistante du gouvernement, la question est posée de passer à une autre étape, à d’autres moyens d’action.

Des salariés de plusieurs branches, raffineries, nettoiement, SNCF, audiovisuel, chimie .... ont courageusement ouvert la voie à une grève nationale illimitée.

Il était bien évident pour tous dès le départ que la grève de quelques milliers de salariés, même dans des secteurs stratégiques, ne suffirait pas à gagner le retrait d’une loi qui frappe l’ensemble des travailleurs.

Il ne peut pas y avoir de grève par procuration.

Nous appelons à la solidarité financière avec l’avant-garde du mouvement dans le but de préparer la suite.

L’entrée dans l’action décisive du plus grand nombre est plus que jamais à l’ordre du jour.

Si la « base » a poussé, si des organisations sectorielles ont pris des initiatives, si les travailleurs ont exprimé leur attente d’une « radicalisation » du mouvement, la responsabilité demeure dans les mains des directions syndicales nationales, notamment de celle de la CGT, pivot du mouvement.

On voit à cette étape combien la recherche de l’unité des organisations ne doit pas être un obstacle à la construction du rassemblement décisif pour gagner.

L’existence de divergences profondes n’est un secret pour personne.

Pour ne citer que ces exemples : La CGC est favorable au report de l’âge de départ à 62 ans. La direction de la CFDT a fait passer en force à son congrès de juin l’acceptation de l’allongement de la durée de cotisation.

En parallèle, du côté des organisations politiques, le PS partage l’essentiel de l’analyse du gouvernement de droite.

Ses députés européens, comme les « écologistes » (Mme Joly et M. Cohn-Bendit), viennent d’approuver avec la droite le 20 octobre dernier un rapport préconisant le développement de la retraite par capitalisation et la restriction des systèmes de retraite publics à un niveau minimal.

Favorable à l’allongement de la durée de cotisation, à l’extension du travail après 60 ans, Mme Aubry ne se distingue du gouvernement que par son souhait du maintien du droit au départ à 60 ans pour les quelques uns qui le pourraient encore décemment.

Les socialistes se déclarent prêts à poursuivre eux-mêmes dans cet esprit la « réforme » à la date de 2013 programmée par le pouvoir actuel.

On est vraiment très loin de la colère et des revendications portés par le mouvement.

Son ampleur est telle qu’aucune des organisations précitées n’a voulu s’en couper.

Mais le rassemblement n’a aucune raison de se faire sur les positions de ce courant « réformiste », tiède et mou, refusant d’affronter les intérêts du Medef.

M. Chérèque, bien qu’il s’en défende, vient de saisir la perche tendue par Mme Parisot, en l’occurrence la proposition de « négociations » bidon sur l’emploi des jeunes et des « séniors ».

Les dirigeants du PS attendent prudemment que le mouvement se passe.

Considérant le rapport de force, nous pensons que l’heure n’est pas à attendre mais à gagner.

L’objectif immédiat, le plus rassembleur, c’est l’exigence du retrait de la loi Woerth.

Net et concret, ce mot d’ordre s’impose à toutes les organisations qui soutiennent le mouvement.

Aucune « réforme » améliorant le système solidaire par répartition, aucune « négociation réelle ou véritable » ne peut s’imaginer sans la mise en échec de la loi Woerth. C’est le préalable, plus que jamais à cette phase.

Un fait marquant des dernières semaines réside dans la convergence des luttes autour de la bataille des retraites.

La défense du système solidaire par répartition regroupe les bataille pour l’emploi, les salaires, la formation. La convergence, également du côté des jeunes, s’est faite naturellement. C’est un atout considérable pour gagner.

Une victoire sur les retraites changerait la donne et rejaillirait sur l’ensemble des luttes.

Ce formidable potentiel de rassemblement ne doit pas être réduit à « l’antisarkozysme » qui détourne le mouvement vers les objectifs institutionnels de 2012. L’antisarkozisme ne peut tenir lieu de contenu à l’ensemble des luttes.

Les revendications des travailleurs ne peuvent se réduire à quelques grands axes généraux pour une alternance politique. Nous avons notre propre expérience. Les Grecs ou les Espagnols savent aussi que l’alternance à « gauche » peut mener à la même politique.

Salariés, jeunes, retraités, nous ne pouvons pas nous permettre de patienter gentiment jusqu’en 2012.

Le pouvoir ne manquera pas d’utiliser une victoire sur les retraites pour aggraver brusquement encore sa politique. La nouvelle hausse, scandaleuse, des tarifs de l’électricité, en est un premier signe.

Le rapport de force existe toujours pour le mettre en échec. Les luttes convergent toujours vers la défense des retraites, le retrait de la loi Woerth. Dans nos entreprises, nos quartiers, maintenons haut la mobilisation ! Allons-y !

Communistes, nous soutenons et soutiendrons toute forme d’action allant dans cet objectif, non pas des actions isolées dans leur « radicalité », non pas une dilution du mouvement dans de vagues mots d’ordre pour 2012, mais une nouvelle phase de l’élargissement et de l’approfondissement des luttes.

Nous mettons notre organisation et nos propositions au service de cet objectif.

Et nous posons aussi franchement la question du renforcement de notre parti, le Parti communiste français, dont nous fêtons le 90éme anniversaire en cette fin d’année 2010 (1920-2010) !

ALORS REJOIGNEZ-NOUS, ADHEREZ AU PCF !

ET PARTICIPEZ AU BANQUET POPULAIRE DU 90éme ANNIVERSAIRE DU PCF, A ST-MARTIN-D’HERES, LE DIMANCHE 9 JANVIER 2011 :

http://www.pcf-smh.fr/1920-2010-LE-...

 

Publié par Frédéric Maurin à 21:36pm - Voir le commentaire ()
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6 Novembre 2010

Changer les règles du jeu

La crise financière a offert à Sarkozy une opportunité formidable pour accéler la mise en oeuvre de son programme de Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance  

Bernard Cassen le rappelle dans l'article ci-dessous. 

  

Changer les règles du jeu

 

par Bernard Cassen, lu sur Mémoire des Luttes http://www.medelu.org/



En politique comme ailleurs, il y a des problèmes sans solution si l’on ne change pas les règles du jeu. En Europe, c’est le cas du financement des services publics, de la protection sociale et des systèmes des retraites.

A un degré ou à un autre, la plupart des gouvernements sont englués dans d’énormes déficits publics largement imputables aux opérations de sauvetage des banques et aux plans de relance visant à juguler la crise économique et financière provoquée… par ces mêmes banques. Sauvées du désastre par l’argent public, elles en veulent maintenant encore davantage. Comment ? En imposant, avec la complicité des agences de notation, des taux d’intérêt exorbitants pour leurs prêts aux pays les plus vulnérables. Ce qui creuse encore plus leurs déficits publics…

Les gouvernements européens se sont pliés à ces diktats en mettant en œuvre ce qu’ils appellent des « réformes » : réduction brutale des effectifs, voire des salaires des fonctionnaires ; coupes claires dans les budgets sociaux ; report de la date de départ à la retraite des salariés. Autant d’objectifs que poursuivaient depuis longtemps les organisations patronales, les néolibéraux de toute obédience et les institutions internationales qu’ils contrôlent. Pour eux, la crise a constitué un formidable prétexte pour obtenir pratiquement du jour au lendemain ce qu’il leur aurait été impossible d’arracher en temps normal.

Ils ont d’autant plus de raisons de se féliciter que ce sont les gouvernements eux-mêmes qui se sont chargés de « vendre » aux opinions publiques la nécessité de ces « réformes ». En première analyse, on a du mal à comprendre comment, entre autres, des dirigeants se réclamant de la social-démocratie, comme George Papandréou ou José Luis Zapatero, ont pu ainsi trahir leurs engagements passés et prendre le parti des marchés contre leur propre population, et plus spécifiquement contre leur base électorale.

Loin des explications psychologiques, la question qui se pose est de savoir s’ils avaient le choix. Il est plus que probable qu’ils étaient et restent persuadés que non, et que, au prix du délabrement de leur image personnelle, ils ont « sauvé » leur pays de la faillite. En restant dans les paramètres du système - traités européens, Pacte de stabilité, rôle de garde-chiourme de la Banque centrale européenne (BCE), règles de l’OMC, conditionnalités du FMI – ils ont certainement raison.

Mais il ne leur est pas venu une seconde à l’idée que d’autres règles du jeu étaient possibles. Par exemple, la combinaison de mesures telles que la restructuration ( pour ne pas parler de répudiation…) de la dette publique ; l’obligation pour chaque banque d’en détenir un volume donné ; le contrôle des changes ; la taxation des revenus financiers au moins à la même hauteur que ceux du travail ; l’imposition du capital et du patrimoine ; la subordination des flux commerciaux à des normes sociales et écologiques ; des taxes globales, etc. En bref, une radicale redistribution des richesses et une réduction des inégalités qui, comme le rappelle régulièrement le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, sont la cause profonde de la crise qui s’est déclenchée en 2008.

On objectera que pratiquement toutes ces mesures de justice sont incompatibles avec les règles de l’Union européenne et des institutions financières internationales. C’est parfaitement exact. C’est aussi ce qui peut expliquer la panique des dirigeants à la perspective d’un saut dans cette terra incognita. Sauf à accepter que l’Europe s’enfonce dans la régression sociale, il faudra bien qu’un gouvernement fasse un jour ce premier pas. Nul doute que son exemple serait contagieux. "


Changer les règles du jeu : d'accord. 

Mais comment et avec qui ?

A cette question, une longue analyse du M'PEP, (à voir absolument ici : 

http://www.m-pep.org/spip.php?article1934 ) apporte une réponse inquiétante en posant le constat d'un "consensus européiste", existant entre la plupart des organisations progressistes.

 

Et force est de rappeler que "le libre-échangisme est une machine de guerre contre la protection sociale, et que les politiques européennes en constituent un rouage redoutable."

On en parlait dans nos Eléments pour une gauche décomplexée  on y reviendra plus tard... car je dois retourner au boulot :

 

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  A tout de suite. Dans la rue !

                          Manifestation du 6 novembre : le second souffle

 

Publié par Frédéric Maurin à 13:05pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

1 Novembre 2010

Manifestation du 6 novembre : le second souffle

Face aux gloussements de satisfaction des médias aux ordres qui prédisent la fin du mouvement et le retour à l'ordre sarkoziste où Désormais, quand il y a une grève en France...  personne ne devrait s'en apercevoir, ...grand angle du la manifestation du 6 novembre.

 

Source : http://www.cgt.fr/

 

Fait exceptionnel dans l’histoire sociale du pays, pour la 7ème fois depuis le début septembre, une journée nationale de grèves et de manifestations unitaires s’est illustrée par 270 cortèges et près de 2 millions de manifestants.

C’est un cinglant démenti pour toux ceux qui annonçaient un simple « baroud d’honneur de salariés résignés ».

La puissance de cette journée est aussi lourde de sens au lendemain du vote solennel de la réforme des retraites par le Parlement.

La forte détermination des salariés, des retraités, des jeunes est aujourd’hui, en pleine période de congés scolaires, une réponse spectaculaire au gouvernement et au patronat qui appellent à ranger les banderoles ou à passer à autre chose.

Le président de la République doit enfin entendre le message lancé par une grande majorité de la population : il faut surseoir à la promulgation de la loi et ouvrir de vraies négociations avec les organisations syndicales.

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté, la mobilisation doit et peut encore se poursuivre en définissant sur chaque lieu de travail les formes d’action les plus adaptées et unitaires pour être entendus.

La CGT se félicite de l’élan de sympathie et de solidarité financière qui s’exprime de France et d’ailleurs à l’égard des salariés en grève*.

La CGT appelle à préparer sans attendre la réussite du prochain rendez-vous interprofessionnel unitaire qui mobilisera toutes les générations le samedi 6 novembre en prenant toutes les dispositions dans chaque entreprise, chaque localité pour de nouveaux rassemblements de grande envergure.

Montreuil, le 28 octobre 2010

* Compte de la CGT mis à disposition de ceux qui veulent exprimer leur solidarité financière : « CGT solidarité luttes retraites »

Et maintenant, le 2e souffle : Par millions le 6 novembre ! Gérard Filoche

Source : http://www.comite-valmy.org/

2 millions de manifestants dans la rue ce jeudi 28 octobre

170 000 à Paris, 150 000 à Marseille, 120 000 à Toulouse (avec en tête de la manifestation, une centaine de salariés de Molex), 40 000 à Rouen, 32 000 à Lyon et Limoges, 25 000 à Tarbes, 18 000 à Orléans, 14 000 à Pau, 12 000 à Amiens…

Les manifestations, sans être de la taille des deux dernières restent énormes alors que nous sommes en pleine vacances de la Toussaint, que le bourrage de crâne du gouvernement sur le « respect de la démocratie » après le vote de la loi contre nos retraites bat son plein et son trop plein dans les principaux médias.

26,5 % de grévistes à la SNCF, un vol sur deux annulé à Roissy, la majorité des raffineries en grève et un gouvernement loin d’être rassuré sur le ravitaillement en carburant dans les semaines à venir…

Contrairement à tout ce qu’essayaient de faire croire la plupart des médias, l’unité syndicale a tenu bon et tous les syndicats appellent à la journée d’action du 6 novembre.

Le soutien de la population reste, lui aussi, énorme

Selon le dernier sondage CSA, 65 % de la population soutien la journée d’action. Là aussi, c’est énorme. Moins que lors du précédent sondage où le mouvement était soutenu par 71 % de la population. Mais les opposants à la mobilisation restent extrêmement minoritaires (19 % contre 18 % lors du précédent sondage).

Après des mois de conflits un tel soutien à la mobilisation est extraordinaire et montre à quel point le refus de la loi Sarkozy est profondément ancré dans la population.

La haine contre cette loi scélérate et contre Sarkozy s’installe durablement

Ce n’est pas parce que la loi a été votée par le Parlement qu’elle a gagné un gramme de légitimité.

Elle reste toujours aussi inique, financée à 85 % par le salariat et à 15 % par le capital. Sa principale fonction est de permettre aux profits, aux dividendes des actionnaires, de mettre la main sur la part de la richesse nationale qui devrait revenir aux retraités dans un pays dont, en 40 ans, la richesse doublera.

Cette loi est une sale loi, une loi scélérate et la grande majorité de la population en a pris conscience, ce qui constitue une défaite durable pour Sarkozy et son gouvernement au service des 1 % les plus riches de la population.

Des forces considérables restent disponibles

Nous avons tenu le choc ce 28 octobre, malgré les vacances, malgré l’outrancière propagande gouvernementale. La manifestation du 6 novembre s’annonce donc d’ores et déjà beaucoup plus importante que celle d’aujourd’hui. Il faut mettre le paquet pour en assurer le plein succès par des visites d’entreprises, porte à porte dans les HLM …

Des forces supplémentaires peuvent entrer dans la bataille et démultiplier celle des secteurs qui sont aujourd’hui en grève. Alors, Sarkozy sera obligé de faire comme Chirac pour le CPE, de ne pas appliquer sa sale loi ou de l’abroger.

Si ce n’était pas le cas, Sarkozy n’en serait pas quitte pour autant. La haine contre lui et sa loi inique persisterait et les attaques qu’il prépare (sous prétexte de résorber une dette publique dont il porte d’entière responsabilité) seront perçues comme d’intolérables agressions et la mobilisation ressurgira, sur les salaires, l’emploi, l’assurance maladie (qu’il est en train de livrer aux assurances privées), sur n’importe quel terrain car le ras-le-bol d’une politique cyniquement servile à l’égard des plus riches aiguise la colère populaire. Cette mobilisation reposera alors, inévitablement, la question de l’abrogation de cette sale loi contre nos retraites, inacceptable et inacceptée.

60 ans à taux plein ! Pas une année de plus, pas un euro de moins !

Publié par Frédéric Maurin à 08:27am - Voir le commentaire ()
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