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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Janvier 2011

Nous sommes tous des Tunisiens !

 

Enfin oui mais pas vraiment à la manière de ces deux-là :

 

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A ce propos, l' Appel à l'exclusion de DSK du Parti Socialiste connaît un vif succès.

Si vous ne l'avez pas encore signé, il n'est pas trop tard pour bien faire.

Vous ne l'avez pas fait car vous n'êtes pas encartés au PS ? Et alors ? Ce n'est pas un argument. Il vous suffit d'être socialiste ou simplement "de gauche" pour être un tant soit peu concerné par ce qui se passe dans un parti qui s'en réclame encore...

 

Tous Tunisiens d'accord, mais pas non plus à la manière

de ces deux-ci :

 

 

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Médias et justice aux ordres, kleptocratie, oligarchie, népotisme :

Ben Ali et Sarkozy avaient, toutes proportions gardées, spécificités et héritages nationaux mis à part, beaucoup de choses en commun. 

 

Petite remise en perspective, et tous nos voeux de contagion, dans le monde arabe et ailleurs :

Un jeune homme s’immole en Tunisie et le peuple tout entier est prêt à s’embraser comme une poudrière. Des milliers de manifestants descendent dans les rues pour crier leur refus de supporter encore un pouvoir despotique et corrompu qui affame le peuple. Le chômage est massif, la corruption tentaculaire ; un clan mafieux, au pouvoir depuis 23 ans, pille le pays. Il contrôle toutes les sphères de l’économie et de la politique. L’opposition de tout bord est muselée, réduite au silence, les prisons remplies de syndicalistes et de démocrates.
Malgré une centaine de Tunisiens tués par balles en l’espace de cinq semaines, la société civile continue à s’organiser et à faire pression. Étudiants et universitaires, avocats, militants syndicaux : toute l’opposition, unifiée dans un même refus du système Ben Ali, bat le pavé et formule des revendications économiques et politiques révolutionnaires qui ne se limitent pas au seul départ du tyran.

 Le rôle joué par les États-Unis

Alors que le monde s’attendait à voir des semaines d’affrontement sanglant sans conséquence politique majeure entre la rue et la police comme en juin 2009 en Iran, Ben Ali s’est enfui précipitamment. Stupeur générale ! Plus tard, on apprendra que l’armée a refusé de tirer sur les manifestants et que le chef de l’état-major a lui-même obtenu le départ de Ben Ali et de sa famille, pour calmer la rue. On sait également, grâce à WikiLeaks, que l’ambassadeur des États-Unis avait averti le chef de la diplomatie de l’imminence d’une explosion sociale, tant la haine contre la famille mafieuse de Ben Ali était grande. Il avait suggéré aux autorités des États-Unis qu’il fallait compter avec l’armée tunisienne encore populaire pour accompagner un changement politique en Tunisie. Des négociations entre les États-Unis et l’ancien ministre de la Défense auraient ainsi pu accélérer le départ de Ben Ali et sa famille, pratiquement poussé dans l’avion sans même une destination précise. L’intérêt porté par les États-Unis à ce pays de 12 millions d’habitants sans ressources pétrolières peut s’expliquer par plusieurs observations politiques et économiques. Le départ de Ben Ali affaiblirait considérablement la domination des Français, soutiens de longue date du dictateur, dans ce pays comme dans toute l’Afrique du Nord. La mise en place d’un régime politique normalisé aux allures démocratiques serait un gage de stabilité politique pour des investissements économiques des États-Unis à plus grande échelle. En effet la mise en coupe réglée de toutes les sphères de l’économie tunisienne par le clan Ben Ali couplée à une corruption caractérisée, constituaient autant d’obstacles à la pénétration de capitaux États-Uniens dans ce pays. La proximité avec le Sahara occidental et ses immenses ressources minières, est une perspective intéressante pour les États-Unis qui ne négligent certainement pas non plus, les aspects géopolitiques comme les 1 300 km de côtes sur la mer Méditerranée et les 460 km de frontières avec le voisin libyen du sud-est.

 L’hypocrisie d’une grande partie de la classe politique française

Pendant ce temps le gouvernement français sûr de la stabilité de la dictature de Ben Ali restait sourd aux dénonciations de l’intelligentsia tunisienne souvent réfugiée sur son territoire. Sa classe politique, pour l’essentiel, n’a pas voulu voir que la société tunisienne écrasée dans l’étau d’une économie malade de corruption et une répression politique accablante, glissait lentement mais sûrement vers une situation révolutionnaire.

Les gouvernements français, de droite comme de gauche (rappelons que le RCD, le parti de Ben Ali était membre de l’Internationale socialiste jusqu’au 18 janvier 2011, date de son exclusion à la demande du Parti socialiste français) ont toujours soutenu ce régime autocratique et mafieux sous prétexte qu’il serait laïc. Bien que tyrannique, il aurait ainsi le mérite d’être un rempart contre l’Islamisme ! N’ont-ils jamais compris que c’est justement ce type de régimes qui constituent le meilleur des terreaux pour les islamismes radicaux, comme dans l’Iran du Shah, comme en Algérie en 1991. Deux jours avant la fuite de Ben Ali, Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, ne voyait encore dans le soulèvement populaire tunisien qu’une situation sécuritaire et proposait à Ben Ali l’aide de la police française pour le réprimer.

 L’activité néfaste de Strauss-Kahn et du FMI

Les œillères idéologiques des institutions internationales ont aussi influencé le soutien de nos gouvernants au régime tunisien. Ainsi, dans un rapport de 2008, le Fonds monétaire international présidé par Strauss-Kahn, affichait le mépris de cette institution pour les exigences humaines et démocratiques des tunisiens : « La bonne gestion de l’économie et la politique sociale continuent de porter leurs fruits, notamment à travers une accélération de la croissance, une amélioration des indicateurs sociaux et la préservation des grands équilibres macroéconomiques. »

Certes, la Tunisie en comparaison des autres pays d’Afrique a réalisé une croissance économique non négligeable entre 3% et 5% ces dernières années. Mais le produit de cette croissance, englouti par la corruption de la classe politique, n’a pas été redistribué dans la société. La protection sociale et les autres services de l’État restaient tout à fait insuffisants pour répondre aux besoins sociaux. L’autre fait marquant est la démocratisation de l’accès à l’université, qui en en soit un bon indicateur, mais qui n’a pas été suivi de créations d’emplois suffisantes pour les jeunes diplômés. Les chiffres officiels indiquent un taux de chômage à 13%, dont 45% de jeunes, parmi lesquels 20% de diplômés.

Il est certain que l’expansion d’une classe moyenne moderne et éduquée constituant 80% de la population tunisienne, a engendré des exigences démocratiques exprimées par une société active souvent marquée par la présence des personnalités féminines de grande qualité. Les seules réponses du régime de Ben Ali à ces revendications modérées, étaient la répression et l’exil de ses porte-parole.

Mais quels sont alors ces indicateurs sociaux dont le FMI nous vante tant les mérites ?

Du reste, le FMI préconise à l’État tunisien ses recettes habituelles qui aboutissent invariablement à l’affaiblissement de la structure sociale et au chômage de masse. Toujours les mêmes obsessions : libéraliser les mouvements de capitaux, réduire toujours plus les barrières douanières, diminuer encore les investissements déjà faibles dans les services publics et privatiser encore plus cet État qui est déjà totalement au service de la famille régnante : « En matière de réformes structurelles, l’institution suggère une libéralisation du commerce extérieur plus offensive, notamment par la simplification et la réduction des tarifs douaniers multilatéraux et la simplification des procédures douanières. La Tunisie attire déjà des investissements étrangers conséquents. Toutefois, elle doit compter sur une plus grande souplesse inhérente à la libéralisation graduelle des mouvements de capitaux. »

La crise du système capitaliste mondial de ces dernières années a mis en lumière les faiblesses des structures économiques tunisiennes installées avec l’aide du FMI, a accentué le poids des difficultés économiques de la population, et baissé encore le niveau de vie de la classe moyenne qui devenait de ce fait l’alliée de la classe ouvrière tunisienne, dans ses revendications sociales.

 Le régime de Ben Ali est toujours en place

Aujourd’hui, au lendemain de son soulèvement, ce que le peuple tunisien a obtenu n’est que la réalisation de la première étape de sa Révolution. Ben Ali est parti mais son régime est toujours en place.

Le RCD – l’appareil politique du système depuis Bourguiba – qui, pendant 25 ans, a été le seul parti légal, contrôle encore aujourd’hui la quasi-totalité des sièges de la Chambre des députés (152 sièges sur les 189). Le même Premier ministre et une flopée de personnalités du régime changent de veste, s’habillent en réformateurs, forment le soi-disant gouvernement de « transition » et promettent des élections présidentielles à brève échéance.

Selon l’article 57 de la Constitution tunisienne de 1959, celles-ci doivent avoir lieu sous les 60 jours s’il s’agit de remplacer un président décédé ou se trouvant dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. De plus les candidats, dont ceux de l’opposition, doivent réunir 30 signatures de députés pour pouvoir déposer leur candidature. Or ces élus sont presque tous membres du RCD ! Dans ces conditions, qui d’autre que les membres du régime en place pourrait obtenir ces signatures, réunir les fonds nécessaires à sa campagne électorale et présenter un programme politique et économique pour son mandat en si peu de temps ? Certainement pas les leaders de l’opposition ou représentants de la société, réduits au silence, exilés ou emprisonnés depuis 53 années de règne absolu de Bourguiba et de Ben Ali. Comment peuvent-ils parler de transition alors que la question d’une nouvelle constitution n’est même pas évoquée par le pouvoir resté en place ?

 Poursuite du processus révolutionnaire

Le processus révolutionnaire doit continuer, sans relâche, pour exiger la formation d’un véritable gouvernement de coalition nationale composé d’un panel représentatif de la société, dirigé par une personnalité indépendante et respectée.

Mais malgré les tentatives de manipulation des hommes du système, le peuple tunisien veille sur sa révolution et continue à occuper la rue. Nous ne pouvons que nous réjouir de la vigilance de ce peuple à un moment crucial de son Histoire.

Il semble que la tâche principale de ce gouvernement serait non pas l’organisation d’élections présidentielles précipitées, mais le renouvellement anticipé de la Chambre des députés dans un délai raisonnable. La nouvelle Assemblée devra alors se donner pour priorité de doter le pays d’une nouvelle Constitution qui puisse structurer la souveraineté populaire contre le despotisme, garantir les libertés démocratiques auxquelles aspirent les Tunisiens, et assurer des droits égaux à toutes les représentations politiques de cette société riche dans sa diversité politique.

Ainsi pour garantir la bonne marche d’un tel processus il est nécessaire de former une coordination des forces démocratiques de toutes les composantes de la société, un large front populaire des forces politiques d’opposition qui veillerait sur la réalisation des objectifs de la révolution.

 Une révolution laïque et démocratique qui aura des répercussions dans tout le monde arabe, et au-delà notamment en France

Il est certain que cette révolution laïque et démocratique aura des répercutions dans l’ensemble du monde musulman. Déjà des revendications similaires se font entendre par des manifestants en Algérie et en Égypte.

Les Iraniens qui avaient commencé leur révolution un an et demi plus tôt, discutent sur tous les sites et blogs des raisons de leur échec à la lumière de l’expérience tunisienne. Cette phrase en persan exprime la frustration d’une révolution écrasée dans le sang : « Tounès touneste, Iran na-touneste ». La Tunisie a pu, l’Iran n’a pas pu. Beaucoup d’internautes mettent en avant la responsabilité d’un leadership mou et conservateur à la tête de leur mouvement social. D’autres soulèvent aussi la puissance de frappe des régimes idéologiques manipulant la religion comme les armes et bénéficiant des milliards de dollars de la rente pétrolière.

L’impact de la révolution tunisienne ne se limite pourtant pas aux pays musulmans. Déjà elle semble devenir, en France aussi, un nouveau mode identitaire, hors de l’islam, un nouvel idéal révolutionnaire et laïc qui pourrait prendre forme dans la jeunesse française, notamment issue de l’immigration.

Tous les peuples, du Maghreb, de l’Europe, de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie, sont attentifs à l’évolution du processus révolutionnaire tunisien.

Que partout des revendications pour des sociétés justes et démocratiques éclosent comme autant de jasmins dans un jardin ensoleillé !

Source : http://www.m-pep.org/

 

Publié par Frédéric Maurin à 07:26am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

18 Janvier 2011

Le député-maire UMP de Cannes n'est pas un antisyndicaliste primaire

Oui, vous avez bien lu :

"Le député-maire UMP de Cannes n'est pas un antisyndicaliste primaire"

...et je vais vous expliquer pourquoi .

Publiant régulièrement sur le site lepost.fr (filiale du Monde), j'ai reçu, concernant une pétition, le message suivant de la part des "modérateurs" (je dis bien modérateurs et non "censeurs" car il n'y a pas de censure en France et, a fortiori, au Monde, c'est bien connu) :

 

"Après lecture et analyse attentive de votre article du 16.01.11 20h04 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d'utilisation du Post.fr
 
Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation d'impartialité.
La neutralité de leur analyse est d'ailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur.

Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité.

Le motif de retrait de votre article est : Autre motif non précisé

Votre article ou commentaire a été jugé contraire à la charte d'utilisation du site."

 

   

 

"impartialité" , "neutralité", "courtoisie", argumentation et absence d'agressivité... voilà ce qui manquait à ce texte qui a été modéré (et pas censuré car il n'y a pas de etc...etc...ni en France ni a fortiori dans une filiale du Monde, c'est bien connu):

 

Antisyndicalisme à Cannes ?

 

Sarkozy, actuel chef de file de l'Union pour une Minorité de Privilégiés (UMP) se gargarise régulièrement de dialogue social.

Comme les directions d'entreprise, il écoute, recoit, tient compte, respecte, dialogue, cherche du consensus...avec les "partenaires sociaux" qu'ils préfère "responsables", c'est-à-dire dociles et-ou inoffensifs.

Mais, en réalité, Le dialogue social vu d'en bas.  cela ressemble à cela :

 

Sans aucune concertation, la Mairie de Cannes envisage de détruire le bâtiment de la Bourse du Travail CGT, et de réduire, de façon drastique, les moyens alloués depuis des décennies à l’Union Locale CGT.

 

Que ce soit à la libération de la ville, à la création du festival du film, ou pour soutenir les nombreux salariés en détresse, la CGT n’a plus à démontrer son implication essentielle sur le plan social ou culturel de Cannes et ses environs.

La CGT rejette la violence de la méthode employée, qui consiste à détruire, sans concertation, un bâtiment officiellement reconnu « représentatif et témoin » d’une époque de notre cité sur le plan culturel et architectural. La CGT dénonce l’attitude d’une Mairie qui a volontairement laissé se délabrer un tel bâtiment afin de trouver un prétexte pour le détruire, et ainsi nous en expulser et réduire les moyens nécessaires à notre action. Aujourd’hui, l’indignation ne suffit plus.

 

Par la présente pétition, nous exigeons l’ouverture immédiate de négociations entre la CGT et la Mairie de Cannes, concernant les moyens nécessaires pour permettre la poursuite des actions indispensables menées par la CGT, 1ère organisation syndicale du bassin cannois.

 


Signez la pétition en ligne sur :

http://www.cgt-cannes.fr/ 

 

 

... Voilà, c'est tout ce que qui était écrit.

Oui c'est agressif, ni impartial ni neutre, pas argumenté et surtout pas courtois.

Mais c'est peut-être vrai. Donc, lepost.fr coupe et censure (pardon "modère" car il n'y a pas de censure en (etc...ni...etc...).


D'où le titre de cet article :

  

"Le député-maire UMP de Cannes n'est pas un antisyndicaliste primaire"


Mais puisque je suis en outre certainement un menteur...vous n'êtes pas obligé de me croire.

Alors autant signer et faire signer cette pétition...

 

La prochaine fois, je vous parlerai de Xavier Bertrand, maire de Saint Quentin, qui lui aussi aime et respecte la CGT et autres "partenaires sociaux"

Mais surtout : ne le répétez à personne... ni en France ni a fortiori etc...

Publié par Frédéric Maurin à 20:22pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

3 Janvier 2011

Appel à l'exclusion de DSK du Parti Socialiste

 

Alors un appel à l'exclusion maintenant ?

Et pourquoi pas
 Vive le Front National !  
tant qu'on y est ?

Or, il peut exister des appels à l'exclusion républicains et, aussi, authentiquement socialistes. Mais oui !
Tenez celui-ci par exemple :

APPEL POUR EXCLURE PASCAL LAMY ET DOMINIQUE STRAUSS-KAHN DU PARTI SOCIALISTE.

par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP). Mouvement qui, outre ses positions économiques originales, (lire ici  http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique113 ) sait poser clairement les problèmes qui empêchent une vraie rupture avec l'UMP . Et, parmi ces problèmes, celui d'une opposition fantôche, faire-valoir, d'une gauche sarko-compatible... en est un de taille. 

Notez qu'il y en a d'autres, notamment L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !

 

Daté du 1er janvier, cet appel à exclure ne pouvait encore inclure Manuel Valls, primaire qui ne voit pas d'autres urgences que d'ouvrir cette année 2011 en démolissant les 35 heures

(sans même une pensée émue pour les travailleurs pauvres aux temps partiels imposés, aux précaires qui ne réalisent pas 35h/hebdo sur toute une année et les (millions de ?) salariés qui dépassent régulièrement leurs horaires légaux sans rémunérations supplémentaires.

Eh Manuel, lis au mois ton camarade Gérard Filoche avant de servir la soupe  à l'Union pour Minorité de Privilégiés, son site est là : http://www.filoche.net/ )

 

Voilà pourquoi, dit rapidement, j'ai signé cet appel, (et pourquoi je vous invite à faire de même...) :

 
Le 1er janvier 2011.
 
Considérant que les orientations de la gauche française ne relèvent pas de la « cuisine interne » des partis mais du débat public national, le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) lance un appel à tous les citoyens.
Puisque le Parti socialiste français se dit de gauche, et que deux de ses éminents adhérents pratiquent l'ultralibéralisme le plus débridé dans les institutions internationales, une clarification est nécessaire. Pour le M'PEP, on ne peut pas être de gauche et diriger l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI), piliers de l'ordre néolibéral mondial. Il faut choisir. Pascal Lamy, directeur général de l'OMC et Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI ont choisi de se mettre au service de l'ultralibéralisme.
Le Parti socialiste français doit lui aussi choisir : soit il renonce définitivement à représenter la gauche, soit il exclut Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn. À la veille des échéances politiques de 2012, la question devait être posée, et le M'PEP met les pieds dans le plat. Si vous pensez comme nous que Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn n'ont rien à faire au Parti socialiste et, en y émargeant, portent préjudice à l'ensemble de la gauche, signez cet appel pour exiger leur exclusion.
 
Pour signer l’Appel, cliquez ici :
 
http://www.m-pep.org/spip.php?article1959
 
Pour consulter
le blog de l'Appel
, cliquez ici :
http://lamystrausskahn.vefblog.net/


La déclaration de principes du Parti socialiste français débute par les lignes suivantes :

« Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, proclamées par la Révolution française.

Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits.

Il revendique le souvenir de 1848, avec l’abolition de l’esclavage, de la Commune, l’héritage de la République, de son œuvre démocratique, et de son combat pour la laïcité, les grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 68, de mai 81 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé depuis.

Il participe des grandes batailles politiques et intellectuelles pour la liberté et la justice, de l’affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Il fait sienne la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. »

Comment imaginer des actions plus contradictoires avec ces valeurs socialistes que celles de Pascal Lamy à l'OMC et de Dominique Strauss-Kahn au FMI ?

 

L'OMC

Le but de l’Organisation mondiale du commerce est de favoriser le commerce, en fait le libre-échange. Théoriquement, elle pourrait protéger le plein-emploi, les consommateurs, leur santé, la souveraineté et la sécurité alimentaires, l'environnement. Pratiquement, son action se limite à la libéralisation du commerce et à la dérégulation. Toute mesure qui entraverait les échanges commerciaux, comme les normes sociales ou environnementales, est fermement condamnée et souvent attaquée par l'OMC. Son fonctionnement est digne d’une république bananière et ses politiques ont aggravé les inégalités entre le Nord et le Sud. Plusieurs manifestations de grande ampleur ont eu lieu ces dernières années contre l'OMC, notamment à l'occasion de contre-sommets à l'initiative de mouvements altermondialistes, paysans et syndicaux.

Le FMI

Officiellement, le rôle du Fonds monétaire international est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté ».

Le FMI fournit des crédits aux pays en difficulté. Mais en contrepartie, il exige des politiques de rigueur, de libéralisation des services publics, de privatisations, de désengagement de l'Etat, nommés "Plans d'ajustement structurels".

Il dispose également d'un rôle de conseil et de formation... pour mener des politiques ultralibérales. Le FMI est dénoncé pour ses actions au niveau international par des centaines d'organisations actives dans les pays du Sud et du Nord.

Quelques faits d'armes de Pascal Lamy

1982-1983 : directeur adjoint du cabinet de Jacques Delors (ministre de l’Économie et des Finances), il pilote en France le « tournant de la rigueur », quand le Parti socialiste s’aligne sur le néolibéralisme.

1985 : directeur de cabinet de Jacques Delors (Président de la Commission européenne), il applique avec soin les propositions des grandes multinationales et impulse l’ « Acte unique » qui est l’alignement néolibéral de la « construction » européenne.

1994 : entrée au comité de direction du Crédit lyonnais. Il en devient cinq ans plus tard le directeur général et prépare la privatisation de la banque et les licenciements massifs qui l’accompagnent. Il deviendra président de la commission « prospective » du CNPF, le futur MEDEF, principal syndicat patronal en France.

1999 : il devient commissaire européen et débute son mandat en réclamant de lever l'interdiction de cultiver des Organismes génétiquement modifiés (OGM) en Europe.

2000 : il participe à la Conférence annuelle du Groupe de Bilderberg, un rassemblement des plus puissants hommes d'affaires, dirigeants et hommes de médias dans le monde. Il sera également présent lors des réunions de 2001, 2003 et 2005.

2007 : il devient directeur général de l'OMC grâce à l'appui du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et du Président de la République Jacques Chirac, avec l’accord du président des États-Unis George W. Bush.

Ses meilleures citations :

"Je crois que le monde des affaires doit aussi parler franchement et convaincre que la libéralisation du commerce et en général la globalisation sont de bonnes choses pour nos peuples"

Discours devant le TransAtlantic Business Dialogue, Berlin, 29 octobre 1999.

En réponse aux pays touchés par la crise alimentaire de 2008 qui voulaient réduire les exportations pour nourrir leurs peuples :

"Il est évident que de telles mesures entraînent une hausse supplémentaire des prix. A court terme, ce n'est pas une bonne solution économique."

Réunion des Nations-Unies à Berne, avril 2008.

Quelques faits d'armes de Dominique Strauss-Kahn

1994 : il participe à la création du "Cercle de l'industrie", lobby des industriels français au sein de l'Union européenne. Y sont représentés : Rhône-Poulenc, Lafarge, Pechiney, Elf, L'Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total…

1997 : ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de Lionel Jospin, il supervise les ouvertures de capital (France Télécom, Air France, Thomson, EADS...) et les privatisations (Crédit lyonnais, GAN, CNP, CIC, Autoroutes du Sud de la France...) qui s'enchaînent à un rythme inégalé (42 milliards par an en moyenne contre 38 pour le gouvernement Balladur et 27 pour le gouvernement Juppé). En décembre, il annonce vouloir relancer la réflexion sur les fonds de pension.

1999 : il baisse le taux d'imposition des stock-options de 40 % à 26 %, ce qui représente un bénéfice de 4 milliards de francs pour 12 000 privilégiés.

2000 : il participe à la Conférence annuelle du Groupe de Bilderberg, un rassemblement des plus puissants hommes d'affaires, dirigeants et hommes de médias dans le monde.

2003 : il co-fonde avec Michel Rocard le club de réflexion À gauche, en Europe qui soutient très tôt et de façon inconditionnelle le Traité constitutionnel européen. En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui ».

2007 : il devient directeur général du FMI sur proposition de Jean-Claude Juncker (cet homme politique luxembourgeois est l'un des architectes du traité de Maastricht) et Romano Prodi (ancien président de la Commission européenne), avec le soutien actif de Nicolas Sarkozy et avec l’accord du président des États-Unis George W. Bush.

Ses meilleures citations :

«Le FMI qui a traité 122 crises bancaires dans son histoire, depuis l’après guerre, a noté une constante : le retour à la croissance ne se fait pas tant que l’assainissement du système bancaire n’a pas été opéré. »

Interview au Figaro, 6 avril 2009

"Dix ans après sa création, la zone euro reste un club auquel on souhaite adhérer. C'est peut-être la meilleure preuve de son succès persistant et de ses perspectives favorables."

Entretiens économiques de Bruxelles, 15 Mai 2008

 

 

Publié par Frédéric Maurin à 22:09pm - Voir le commentaire ()
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1 Janvier 2011

Pour 2011, tous mes voeux de luttes et de ruptures...

...avec le sarkozysme ambiant et  de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"  (Jean Jaurès, discours d'Albi 1903).

 

Et, pour mieux se diriger cette année, autant savoir d'où l'on vient :

(prenez cela comme une carte de voeux...)

 

 

 

et savoir où l'on veut aller ...

Publié par Frédéric Maurin à 16:32pm - Voir le commentaire ()
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