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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

29 Octobre 2011

Le Bal des vampires

 

Cela devait s'appeler la Nuit des Gens Pires, ce sera celle des rapaces.

 

Si les médias aux ordres veulent faire passer l'ordre économique actuel comme naturel, où le bien se confond avec des cours boursiers et le juste avec l'avis d'agences de notation, cet ordre procède en réalité d'une construction idéologique, politique et juridique volontaire. Une volonté portée par des hommes qui savent où ils vont et qui disposent pour cela de moyens bien supérieurs à nos cartes syndicales et bulletins de vote.

 

Il importe de mettre des noms la-dessus : on va commencer par y consacrer une soirée. Mettre des noms sur la La concurrence libre et non faussée  comme ultime horizon, sur les délocalisations, les licenciements boursiers, les dérives inégalitaires... forcément inéluctables.

Ce soir-là, on ne va plus se laisser faire. Nous allons mettre des visages sur « les marchés ». Pour que, pas tout de suite mais bientôt, la peur change de camp…


Là-bas si j’y suis et Fakir vous invitent à

La Nuit des rapaces

Le mercredi 9 novembre
à 19 h 00
à la salle Olympe de Gouges
15, rue Merlin, Paris 11ème
M° Père Lachaise

Depuis la crise, le Programme alimentaire mondial a été divisé par deux : de 6 milliards de $ à 3 milliards. Pendant ce temps, cent fois plus, 680 milliards de $ ont été consacrés à sauver les banques européennes. L’Europe a diminué de 75 % ses aides alimentaires aux plus démunis – de 480 millions à 113 millions. Pendant ce temps, la rémunération des banquiers français a bondi de 44,8% en 2010. Ils mettent des pays à genoux.

Et qui devrait réduire les « déficits » ? C’est nous.

Ce soir-là, on ne va plus se laisser faire. Nous allons mettre des visages sur « les marchés », les sortir de leur paisible anonymat.

On a tous notre rapace préféré.
Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s’est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n’a cessé de vanter les bienfaits du marché – contre des « ménages » bien rémunérés.

Nous, notre chéri, c’est Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, ancien dirigeant de Moulinex, grand libérateur de la Finance dans les années 80. Qui fuit nos questions en Assemblée générale.

Mais y a de la concurrence, chez ces gens pires ! Gérard Mulliez, Marc Ladreit de Lacharrière, Bernard Arnault, Alain Minc, etc. Tous peuvent prétendre au titre. Tous nos invités viendront présenter leurs chouchous. Ils amèneront sa photo, pour qu’on imprime bien qui c’est. Et ils dresseront le CV de leurs forfaits.

Au « ouhouh-mètre », vous désignerez le plus pire.

Y a un autre enjeu, aussi. Plus personnel. Pour nos incursions parmi ses actionnaires, Jean-Charles Naouri nous a intenté deux procès. Un contre Fakir, l’autre contre Là-bas si j’y suis. Avec 80 000 € de réclamés dans chaque affaire. L’objectif, c’est de nous faire taire. Qu’on n’y revienne plus, dans ses AG. Qu’on ait trop peur. Mais nous n’avons pas peur, ni de lui ni des autres. Parce qu’on sait que vous êtes là, derrière nous, en masse, pour nous soutenir.

Entrée libre et gratuite. Venez nombreux. Parce qu’à la fin...

Lire le résumé de nos aventures avec Jean-Charles Naouri

Réécouter l’émission Là-bas si j’y suis à l’Assemblée générale des actionnaires

 

 

Parmi tous les rapaces qui seront démasqués, j'aurais, pour des raisons personnelles une petite préférence pour Michel Bon.

Portait de celui qui a sonné, tout sourire, la cloche d'ouverture de Wall Street lors de l'introduction en bourse de France Télécom. Bien avant "la mode des suicides", évoquée par son successeur sarkozyste Didier Lombard.

Portrait que l'on doit à l'ancètre du Plan B, l'inoubliable PLPL...

Bonne lecture et bon appétit à tous et toutes !

Capital

Nul ne rappellerait que Michel Bon, responsable de l’endettement le plus massif du monde en tant que PDG de France Télécom, est aussi, depuis 1991, administrateur de la Société des lecteurs du Monde, une société actionnaire du QVM. Le président de cette société se nomme Alain Minc, conseiller du principal actionnaire privé du QVM, François Pinault, et « plagiaire servile » (jugement du tribunal de grande instance de Paris, 28 novembre 2001, lire PLPL n° 8).

Nul ne rappellerait qu’avant d’avoir ruiné les contribuables français Michel Bon avait été PDG de Carrefour puis directeur général de l’ANPE (nommé à ce poste par Édouard Balladur grâce à une intervention d’Alain Minc, alors balladurien frénétique, comme Le Monde). Michel Bon avait également, à la demande du Plagiaire Servile et de Jacques Lesourne, économiste ultralibéral et prédécesseur de Ramina [Jean-Marie Colombani] à la direction du QVM, échafaudé avec El Paìs, La Repubblica et The Independent un projet de quotidien du matin destiné à concurrencer Libération.

Nul ne rappellerait que, directeur général de l’ANPE, Bon déclara, en octobre 1994, au cours d’un colloque sur l’exclusion, qu’il existait « des personnes avec lesquelles on a du mal à se sentir de plain-pied, les étrangers, et plus la couleur est foncée, plus on a du mal à se sentir de plain-pied ». Précisant son propos humaniste, ce « fervent catholique » (Stratégies, 30.11.01) avait fustigé « les gens qui ont des problèmes personnels un peu lourds, parce que toutes les sociétés en ont : notre lot de débiles légers, notre lot de neurasthéniques et d’acariâtres, d’alcooliques, etc. ». Le MRAP avait poursuivi Bon pour « discrimination raciale ». Tout en le relaxant en février 1996, le tribunal de grande instance de Paris – décidément spécialisé dans les procédures intentées à des administrateurs de la société des lecteurs du QVM – avait tenu à préciser que, pour Bon, « le seul fait d’appartenir à la race noire rendrait difficile, aux yeux des employeurs, dans les activités de service, une relation aisée et naturelle avec le client ». Pour le tribunal, de tels propos contenaient une « connotation raciste manifeste. […] En semblant reprendre à son compte l’explication, voire la justification d’une telle discrimination, le prévenu tient un discours qui […] n’apparaît pas exempt de tout mépris ».

Nul ne rappellerait qu’à peine un an après ses propos à « connotation raciste manifeste », Michel Bon était réélu, pour un nouveau mandat de six ans, administrateur de la Société des lecteurs du Monde, lors d’une réunion à laquelle participèrent Ramina [Jean-Marie Colombani] et le Roi du téléachat [Edwy Plenel]. Également administrateur à Air Liquide, Bull, GrandVision, Lafarge, Sonepar, Michel Bon était particulièrement qualifié pour défendre l’indépendance de la presse contre les prédateurs de l’industrie et de la finance…

Si PLPL n’existait pas, nul ne rappellerait que l’hebdomadaire des publicitaires, Stratégies (30.11.01), a décerné à Michel Bon le titre d’« Homme de l’année » 2001, sans doute parce que, cette année-là, France Télécom avait été le plus gros annonceur de France (353 millions d’euros). Une telle manne explique d’ailleurs en partie l’adulation qui a nimbé Michel Bon dans les médias.

Nul ne rappellerait que, interrogée sur l’entrée en Bourse de France Télécom, la journaliste de France Inter Brigitte Jeanperrin expliquait le 12 novembre 1998 à un auditeur sardon excédé par La Peste France Inter (lire PLPL n° 7) : « Soit on garde notre vieille deux-chevaux, soit on ouvre le marché et on va chercher de l’argent sur le marché – c’est-à-dire vous les Français, les salariés de France Télécom, les institutionnels et l’international – pour créer des alliances stratégiques dans certains secteurs de France Télécom et ainsi faire progresser notre petite voiture française pour qu’elle devienne une vraie Porsche, une vraie voiture de compétition capable de rester dans les leaders mondiaux. C’est pour ça qu’on le fait. » Eh bien, Brigitte, c’est très réussi !

Michel Bon aurait voulu aller plus loin que Brigitte Jeanperrin. En 1999, il fanfaronnait : « Le 20 septembre 1997, France Télécom est devenue une entreprise cotée. Quatre millions de Français – et les trois quarts de ses salariés – ont acheté ses actions. Plus qu’un événement, c’est un symbole : la reconnaissance que le marché est devenu le meilleur moyen de servir ses clients. J’espère que cette réalité touchera bientôt les services non marchands, comme l’éducation et la santé. » (Capital, décembre 1999) Depuis « le 20 septembre 1997 », l’action de France Télécom a perdu les deux tiers de sa valeur…

Nul ne rappellerait que Frédéric Lemaître, journaliste du Monde fanatique des privatisations, réclamait, lui, la destruction de l’entreprise publique dès 1995 : « L’introduction de la concurrence apparaît inévitable dans la plupart des secteurs, en particulier les transports et les télécommunications. Autant l’organiser pour qu’elle bénéficie aux consommateurs et aux contribuables davantage qu’aux actionnaires et aux opérateurs. » (12.10.95)

Nul ne rappellerait que, grâce à Juppé qui l’a nommé, Jospin qui l’a confirmé, le PPA qui l’a léché, Michel Bon a réussi à transformer France Télécom en l’entreprise la plus endettée du monde. Et que, pendant que Bon nous ruinait, Le Monde faisait comme tout le monde : il enquêtait sur les sujets d’importance : Lady Di, Loft Story, etc.

Une leçon de journalisme qu’on n’oubliera pas. Puisque PLPL existe.

Publié par Frédéric Maurin à 08:46am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

21 Octobre 2011

Appel aux locavores : alimentons les régions !

Si le circuit-court en matière de distribution peut contribuer à court-circuiter ce genre de requins: Avec Carrefour, je positive ! alors je signe avec plaisir l'appel suivant :

                    http://www.alimentons2012.fr/

...et je ne doute pas que vous ferez de même !

C'est aussi cela, en attendant le grand soir, lutter contre l'Union pour une Minorité de Privilégiés.

 

A ce sujet, une petite page de publicité personnelle, passez voir ici :

http://tart-en-pion.blogspot.com/

(ils ont du très bon vin...et même de l'Alp'Cola, certifié agriculture bio, mais j'évite les bulles. De plus, ce qui ne gache rien, je suis coopérateur ma religion m'interdisant d'être actionnaire. Alors, si vous ne le faites pas pour la planète...faites le au moins pour moi! Ou l'inverse.)

Bon, je vous fais confiance : cela ne passera pas sur TF1 donc signez, faites signer et surtout "Faites parler les actes dès maintenant". Urbi et Orbi.

Alimentons 2012 Commençons localement dès maintenant

document en format PDF

Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d'un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d'exploitations ou de l'urbanisation. La France compte environ 8 millions d'obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.

Faire de l'alimentation une priorité est un projet de «haute nécessité» démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.

En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c'est sortir de l'agriculture pétrochimique, c'est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l'économie plus équitable.

Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.

Reconquérir notre rapport à l'alimentation c'est :

  • peser sur les plans et les pratiques d'aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l'environnement.

  • remettre en cause les schémas d'urbanisation, qui dissocient l'espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.

  • permettre aux paysans, artisans et commerçants d'ici et d'ailleurs de vivre dignement de leur travail.

  • offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.

  • aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison

  • prévoir d'installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d'habitation pour s'y rendre sans avoir besoin d'utiliser une voiture.

  • donner aux paysans la possibilité d'écouler l'essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.

  • garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d'échanger et de commercialiser des semences paysannes.

  • participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.

  • améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.

  • réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.

  • faire avancer l'idée de lier au droit au logement un droit d'accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.

  • lancer le débat sur l'aménagement du temps de travail pour manger mieux.

Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d'agir localement dès maintenant.

En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

Parce que nous prenons l'engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d'installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

Faire parler les actes dès maintenant, c'est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le site www.alimentons2012.fr

 

Le 10 octobre 2011.

Minga, Nature et Progrès,

Je signe

Premiers signataires :

organisations :

Alliance Provence, réseau régional des AMAP de PACA, Comité National de Liaison des Régies de Quartier, Réseau Semences paysannes, Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Frères des Hommes, Bio Consomm’acteurs, Bio Consomm’acteurs Provence, Association filière paysanne, RECIT (Réseau des écoles de citoyens),
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (Chambre d'agriculture du Pays basque),
CFSI - Comite francais pour la solidarite internationale,
MIRAMAP (Mouvement Inter-Régional des AMAP), FADEAR (Fédération des Associations pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural), RES (Réseau Environnement Santé), Confédération Paysanne, SUD Rural-Équipement, Collectif No-Palme,Les Jardins Familiaux Lorguais, APEAS (agence provençale pour une économie alternative et solidaire),  Réseaux citoyens de St-Etienne, Alliance pour la Santé, Souffleurs d'Ecume / Ecoscience Provence, Collectif de Défense des Terres Fertiles, Amis de la Terre, Aspro-Pnpp (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants),



Personnalités :


Jean Gadrey (professeur d’économie), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et professeur à AgroParisTech), Edgar Morin (philosophe), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement), Jacques Testart (chercheur biologie), Bernard Perret (ingénieur et socio-économiste), Pr Henri Joyeux (Chirurgien-Cancérologue, spécialiste international des relations "Alimentation et Maladies de Civilisation"- Faculté de Médecine de Montpellier), Christian Vélot (Enseignant-Chercheur en génétique-Docteur en biologie), Christian Jacquiau (économiste), Pierre Besse (paysans, membre du conseil d'orientation du Miramap),
Dr Jean-Loup Mouysset (cancérologue oncologue fondateur de l'association RESSOURCE), Denis Lairon (Docteur ès sciences, Directeur de recherche à l'INSERM),

Publié par Frédéric Maurin à 22:21pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

18 Octobre 2011

Enfin: la contre-offensive de l'UMP !

(si si regardez la télévision ce soir : l'UMP, si longtemps privée de médias, passe à l'offensive !)

on peut penser que l'UMP (Union pour une Minorité de Privilégiés) a déjà gagné en faisant élire un candidat Sarko-compatible.

N'oubliez jamais !

Mais elle vient en plus donner quelque leçons de rigueur gestionnaire.

Amusant.  Pathétique. Ridicule.

Car, en matière de rigueur, au moins intellectuelle, autant faire confiance à des professionnels

Par exemple...

 

Tribune de Martine Aubry dans Le Monde du samedi 13 août 2011 : Contre la dette, pour l’emploi : ma « règle d’or »

 

En pleine crise de l'endettement et de la spéculation, M. Sarkozy réclame une limitation constitutionnelle des déficits. Le sérieux en matière financière est une révélation tardive pour celui qui, à quelques mois du jugement des Français, cherche d’abord à faire oublier sa responsabilité, celle d’un endettement qui aura doublé au cours des 10 dernières années de gestion UMP.

La « règle d’or » qui est proposée, bien peu contraignante en vérité, est d’abord un exercice de communication dont le procédé n’est pas nouveau et le discours classique : la gauche pousserait au déficit des finances publiques tandis que la droite les ramènerait à l’équilibre. Dispendieux contre sérieux, poches percées contre caisses remplies, c'est la fable de l’UMP pour 2012. Hélas pour la droite, cette fiction se heurte aux faits, d'autant plus têtus qu'il s'agit de chiffres incontestables.

Les précédents sont accablants pour les conservateurs d'ici et d'ailleurs. Aux Etats-Unis, Reagan et Bush ont creusé les déficits que Clinton dut résorber, et c'est désormais Obama qui doit faire face à l’irresponsabilité des Républicains. En France, c’est Edouard Balladur Premier ministre secondé par son ministre du budget Nicolas Sarkozy, qui augmenta la dette de 50 % entre 1993 et 1995. Alain Juppé parla à l'époque d'une gestion « calamiteuse » et c’est la gauche qui fit baisser le poids de la dette dans le PIB entre 1997 et 2002. Sur l'ensemble de la période 1981-2011, la dette est passée de 21 % à 82 % du PIB : 75 % de la hausse s'est produite sous une gouvernance de droite !

Les résultats récents sont plus implacables encore pour l'actuelle majorité. Depuis 2002, les deux tiers de l'endettement sont dus aux cadeaux fiscaux accordés à une minorité de privilégiés comme l’a établi la Cour des comptes. Même en retranchant les 100 ou 150 milliards d'euros de dette liée à la crise financière de l'automne 2008, les années Sarkozy resteront celles de l'explosion historique de la dette. Autre point noir : le déficit de la Sécurité sociale. Lorsque j'ai quitté le ministère des Affaires sociales fin 2000, les comptes sociaux étaient non seulement rétablis, mais en excédents. Deux présidents et sept ministres UMP plus tard, le seul déficit de la Sécurité sociale atteint 25 milliards d'euros !

La prétendue « règle d'or » révèle l’aplomb de son initiateur : non content de l'avoir négligée depuis qu'il préside le pays, lui-même se garde bien d’en appliquer la logique dès à présent ! Bien sûr, le Gouvernement a adressé à la Commission européenne un programme de retour des déficits sous l'étiage des 3 % en 2013. L'ennui est que personne – ni à Bercy, ni à Bruxelles, ni à Berlin – n'estime crédibles les hypothèses qui fondent cette promesse. La hausse « spontanée » des rentrées fiscales de l’Etat affichée à 7 % en 2013, alors même ne sont prévus ni changement de taux ou d’assiette, ni aucune remise en cause des cadeaux aux plus hauts revenus ou aux très grandes entreprises ? Irréaliste, évidemment ! Quant à une croissance de 2,5 %, faute de politique économique favorable à l’emploi, à la consommation des ménages et à l'investissement des entreprises, elle est désormais improbable comme en témoignent, hélas, les mauvais résultats enregistrés au deuxième trimestre.

La vérité est que la politique actuelle est une impasse. Sans croissance, dette et déficits ne se réduiront pas ; sans ressources nouvelles, les coupes aveugles dans les dépenses aggraveront la crise. Même si la situation n’est pas la même, le scénario grec l’enseigne à tous les pays européens. Les résultats en France sont mauvais parce que la politique est mauvaise. Il faut en changer. Et il y a urgence.

Si le président sortant a le souci sincère de l'intérêt national, si pour une fois il joint les actes à la communication, il lui faut prendre plusieurs décisions positives, et cela dès maintenant et pour le budget 2012. J’en propose trois, qui pourraient relancer la croissance et l’emploi tout en réduisant les déficits. Tout d’abord, supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires, véritable hérésie économique qui bloque les embauches -comme vient de le montrer un rapport parlementaire-, pour financer immédiatement un grand plan de création d’emplois pour les jeunes dans les secteurs de l'innovation sociale et environnementale. Deuxième mesure, abaisser à 20% l’impôt sur les sociétés des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices, et l’augmenter sur celles qui privilégient les dividendes : l’investissement s’en trouvera dynamisé principalement dans les PME, sans coût pour les finances publiques. Et, enfin, engager un premier train de réduction véritable des niches fiscales. Députés et sénateurs socialistes ont fait de nombreuses propositions, chaque fois repoussées par le gouvernement : la niche Copé sur les plus-values de cessions de filiales pour les holdings, la réduction de l'impôt sur la fortune, le rapprochement de l'imposition des revenus du capital avec ceux du travail… plus de dix milliards d'euros peuvent être, dès 2012, utilement récupérés pour les comptes publics sans impact négatif pour les classes moyennes et pour l'économie réelle.

Au-delà de l’urgence, il faudra aller plus loin. ll y a un chemin pour sortir notre pays de la crise. Il consiste à s'attaquer en même temps aux trois déficits dont la France souffre : déficit des finances publiques, déficit d’emploi, déficit de compétitivité. C’est en agissant rapidement sur l’emploi et l’investissement que nous rétablirons la confiance et la croissance. C’est par une action continue en matière d’innovation et par une nouvelle ambition industrielle que nous nous imposerons dans la compétition mondiale. Et c’est par une croissance durable associée à une gestion sérieuse de l’argent public que nous réduirons dette et déficits. Concrètement, comment y parvenir ?

Forte du soutien des Français, je procéderai à une profonde réforme de la fiscalité qui l’adapte aux exigences de justice, de modernité et d’efficacité. Pour les particuliers, la réforme sera conduite avec une idée force: à revenu égal, impôt égal, ce qui signifie que les revenus du capital cesseront d’être moins taxés que ceux du travail, et que le caractère progressif de l’impôt sera rétabli, restaurant ainsi la justice sans laquelle les efforts ne sont que bénéfices pour quelques-uns et sacrifices pour la majorité des Français.

Ces mêmes principes, nous conduiront à supprimer nombre de niches fiscales – comme le Fonds monétaire international (FMI) nous y invite. Soixante-dix milliards de cadeaux fiscaux ont été accordés depuis 2002, qui n’ont rien apporté à notre pays et souvent contribué à creuser les inégalités. Nous annulerons 50 milliards de ces dépenses inefficaces économiquement et injustes socialement. J'allouerai ces ressources pour moitié à la baisse du déficit et pour moitié aux financements des priorités qui sont les miennes, au premier rang desquelles l’emploi, l'école et la sécurité.

Oui, il faudra assumer que certaines politiques, essentielles pour la croissance, ou malmenées par M. Sarkozy, reçoivent des moyens nouveaux. Mais –c’est un engagement que je prends–, il ne s’agira pas le plus souvent de dépenses additionnelles, mais de nouvelles approches qui rendent plus performante l’action publique. Ainsi, je réorienterai vers la construction de logements sociaux et l’accession sociale à la propriété les marges dégagées par la réduction les avantages fiscaux qui ne font qu’alimenter la spéculation immobilière.

Pour stimuler la compétitivité, au-delà des mesures d’urgence, je ré-hausserai l’effort de recherche publique et privée ; j’engagerai enfin la transition énergétique du pays ; je créerai une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux qui soutiendra filières d’avenir, industries stratégiques et PME ; je défendrai la création d’un gouvernement économique européen, d’une politique commerciale imposant la réciprocité des règles et des sauvegardes et ainsi que d’une régulation ferme du système financier.

La règle pour les 50 milliards de niches fiscales, je l’appliquerai aussi aux fruits de la croissance : 50% pour le désendettement, 50% pour les investissements du futur, voilà ma règle d'or, celle que je suivrai avec constance et détermination si je suis élue présidente. Et c’est ainsi que je respecterai l’engagement européen de la France d’un retour de ses déficits en dessous de 3% en 2013. Et c’est ainsi que notre pays renouera avec la croissance, l’emploi et le progrès.

Parce que la situation de notre pays est grave, et parce que des dégâts considérables peuvent à nouveau lui être causés dans les mois qui viennent si l’on continue à faire fausse route comme aujourd’hui, je dis à M. Sarkozy de ne pas perdre de temps dans de faux débats sur une pseudo règle qui ne règle rien. Il est temps de passer aux actes pour réduire les déficits et pour soutenir la croissance et l’emploi. Dans une démocratie, le débat avec l’opposition doit être naturel. C’est ma conception de la politique. Je fais aujourd’hui des propositions précises. Discutons-en dans l’intérêt de notre pays !

 

 

 

 

Publié par Frédéric Maurin à 18:39pm - Voir le commentaire ()
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15 Octobre 2011

N'oubliez jamais !

Sarkhollande?

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Le candidat issu des primaires socialistes ne sera pas mon choix de premier tour lors de l'élection présidentielle.

Aussi, j'avais même appelé ici à un vote nul :  Du bon usage des primaires socialistes

Néanmoins, François Hollande me semble être particulièrement préféré, sinon adoubé, par le "camp d'en face" : l'écoute récente de divers médias aux ordres m'en a convaincu.

Les points de vue des commentateurs "autorisés", entendez ceux qui disposent de la grosse Bertha audio-visuelle, étaient élogieux sur son"réalisme"...Méfiance : leur réalisme à eux se confond souvent avec le portefeuille de leurs employeurs. 

Donc c'est inquiétant.

Une gauche qui ne répondrait au besoin de rupture progressiste aboutirait, dans les années à venir, à cela :
Vers une conjonction Front National - UMP  

 

Maintenant, faites ce que vous voulez.

Mais réfléchissez avant de voter François Hollande.

Et allez chercher éventuellement ailleurs...
Sortir de l'eurolibéralisme

 

Publié par Frédéric Maurin à 20:23pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

4 Octobre 2011

Faut-il soutenir Fakir ?

Question idiote pour qui a entendu cet appel : Il faut sauver Fakir !

 

Mais, si je la pose, c'est pour apporter de nouveaux éléments de réponse.

 

 

 

Voici le texte de l'appel signé, entre autres, par la CGT du secteur...

A soutenir et signer ici : http://www.fakirpresse.info/petitions/

 

Citoyens, salariés, journalistes, nous formulons trois exigences à l’endroit de Jean-Charles Naouri, PDG du groupe Casino :

1 - Entre 1984 et 1986, Monsieur Jean-Charles Naouri exerçait comme directeur de cabinet au ministère de l’Economie. C’est lui qui a opéré le « big-bang de la finance ». De son propre aveu, il a mis en œuvre cette « révolution », non pas dans la transparence, mais de façon cachée. Et jamais Monsieur Jean-Charles Naouri n’a accepté de débattre, publiquement, de cette orientation. Nous lui demandons aujourd’hui de s’expliquer, en toute transparence cette fois, devant des députés, des journalistes, des citoyens, des caméras.

2 – Lors de son passage comme actionnaire de Moulinex, Jean-Charles Naouri a – selon sa propre estimation - retiré une plus-value de 25 millions d’euros. De leur côté, les anciens ouvriers de l’entreprise ont tout perdu. Dix d’entre eux se sont même suicidés.
Nous demandons donc à Monsieur Jean-Charles Naouri une chose très simple : qu’il rende aux anciens salariés de Moulinex les 25 millions d’€ de bénéfices (sa propre estimation) qu’il a retirés de cette débâcle.

3 – Lors de son Assemblée générale, dans sa « présentation des résultats financiers », Monsieur Jean-Charles Naouri ne dit pas un mot de Jacqueline Geissbuhler, de Joël Anres, de Christophe Léger, de Monsieur et Madame Louis, et de centaines d’autres, tous gérants de Petits Casino, tous au bord de la déprime. Maître Jorquera, avocat à Grenoble, témoigne ainsi : « Les gens que je reçois sont dévastés. Ils ont travaillé six jours sur sept, voire sept jours sur sept, pour même pas le SMIC. Et à l’arrivée, ils sont virés de leur emploi, de leur logement, pour de soi-disant déficits de gestion. Je suis atterré par ces méthodes. »
Nous demandons donc à Monsieur Jean-Charles Naouri de requalifier tous les « gérants non-salariés » et autres « franchisés » qui le souhaitent en « contrats de travail salariés », avec 35 heures hebdomadaires et au-delà, des heures supplémentaires majorées.

Ces trois demandes, assez simples, des anciens salariés de Moulinex, des gérants de Petit Casino, des reporters du journal Fakir et de l’émission Là-bas si j’y suis les avaient déjà formulées en Assemblée générale des actionnaires. Plutôt que de répondre, Jean-Charles Naouri avait préféré la fuite.  

Cette année, ne fuyez plus, Monsieur Naouri !

Fakir a de plus le bon goût de citer, à chacune de ses parutions, le mensuel Bastille République Nations.

(www.brn-presse.fr/ )

Morceaux choisis

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Démocratie maintenant ! scandent les « indignés » de Madrid. « Un gouvernement économique maintenant ! » ont répliqué, en forme de bras d’honneur, les eurodéputés (1). Jamais l’exigence des seconds n’est apparue aussi frontalement contradictoire avec l’aspiration des premiers, une aspiration qui monte dans la plupart des pays de l’UE.

 

« Gouvernement économique » ? Les dirigeants européens expliquent en substance : dès lors que des pays partagent une monnaie unique, il n’est plus concevable que les décisions économiques et sociales soient prises par des gouvernements nationaux dispersés. D’autant que, entend-on mot pour mot, ces derniers souffrent d’une tare impardonnable : ils sont soumis aux pressions politiques des électeurs. Il est vrai qu’avant d’être un outil économique, la monnaie est avant tout un rapport social ; effectivement, elle ne peut exister sans une autorité politique unique. Les concepteurs de l’euro ne l’ignoraient pas – c’était même leur objectif : ils comptaient bien que l’abolition des monnaies nationales conduirait doucement vers le chemin d’une intégration fédérale sans retour.

 

Ils n’avaient cependant pas prévu que la démonstration (par l’absurde) se ferait aussi brutalement. Le rejet de la greffe « euro » constitue désormais une perspective qui n’est plus taboue. Il est vrai que tous les clignotants sont au rouge vif. Dans le contexte d’une économie mondiale qui semble rechuter, l’ombre de la récession plane à nouveau sur le Vieux continent. Les coupes budgétaires plombent toujours plus les économies. La croissance est d’ores et déjà en berne : en France (0% au second trimestre), en Allemagne (0,1%), et a fortiori dans les pays étranglés et sous tutelle. Dans ces conditions, nul ne voit comment la Grèce pourrait éviter la faillite, première étape possible de réactions en chaîne. Une perspective qui sème l’effroi parmi les banques, gorgées d’emprunts jugés désormais douteux. Au point que la patronne du FMI vient de sonner l’alerte en affirmant que les établissements financiers européens sont dangereusement sous-capitalisés au point de faire surgir le risque d’un effondrement global.

 

A Paris, l’Assemblée nationale a voté le plan Fillon et ses 12 milliards d’euros d’« économies »… mais, dans la foulée, validé la « garantie » de la France à hauteur de 159 milliards pour des dettes probablement irrécouvrables. Dès aujourd’hui, cela représente un endettement supplémentaire de 15 milliards, a avoué le premier ministre. Mais curieusement, dans leur texte commun d’appel à une journée d’action le 11 octobre, les dirigeants de cinq syndicats réussissent l’exploit… de ne pas souffler un mot de l’Europe.

 

En revanche, c’est bien contre le paquet préparé à la hâte par Silvio Berlusconi sous pression de Bruxelles (59,8 milliards de coupes, qui s’ajoutent à 48 milliards décidés… en juillet) que la CGIL a mobilisé ses troupes. A Rome, on a pu entendre des slogans mettant en cause l’UE. Une première en Italie. De son côté, comme l’exigent Berlin et Paris, José-Luis Zapatero a opéré un coup de force surprise avec l’aide de son adversaire de droite : il a fait inscrire la quasi-interdiction des déficits dans la constitution espagnole – une soi-disant « règle d’or » qui vise en réalité à retirer d’avance aux peuples le droit de choisir une autre politique. Ce faisant, il a provoqué une colère considérable ; la revendication d’un référendum prend de l’ampleur.

 

Les dirigeants européens sont engagés dans une double fuite en avant : misant sur une stratégie « choc et effroi », ils espèrent imposer un court-circuit vers une intégration fédérale – une tentative totalement surréaliste au regard du rejet croissant dont l’UE est aujourd’hui l’objet. Et ils ânonnent cet obsessionnel mantra : ce qui n’a pas marché avec l’austérité marchera avec plus d’austérité encore.

 

L’UE est désormais synonyme de course à l’abîme, dont nul ne peut prévoir le rythme et l’issue. Le remède est en revanche connu : démocratie maintenant !


PIERRE LÉVY

  

(1) http://www.europolitique.info/



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4 Octobre 2011

Du bon usage des primaires socialistes

L'avis qui suit n'engage que son auteur.
Et l'auteur est ici  : http://prcf-38.over-blog.net/

Aussi, pour les injures ou les félicitations, je vous prie de vous adresser à l'intéressé.

 

En revanche, contraîrement à cette analyse, qui mérite néanmoins d'être entendue, je pense que cette "escroquerie" sera un succès : aussi, j'appelle à voter à la primaire socialiste en glissant un bulletin de ce type :


CE 2005/ Lisbonne 2008/ Règle d'Or 2013 :"Maastricht 1992 / T

pour la vraie gauche, c'est toujours NON !"

Ou je vous invite à glisser la pétition suivante :

Appel à référendum

Ou ou ... ce que vous voulez mais, en bref, se saisir de l'évènement pour faire avancer vos idées. J'attends vos suggestions.

Bon voici l'article en question

Sur les primaires socialistes :

« Progrès démocratique » ou escroquerie ?

Sans conteste escroquerie. Pourquoi ?

Prenons les choses dans l’ordre.


1. Pourquoi le candidat d’un parti ne serait il pas désigné par les militants de ce parti ?

Soit parce qu’on considère que les militants sont de sombres imbéciles, des sous-citoyens parce qu’ils consacrent leur temps, leurs loisirs à se battre pour leurs idées, coller des affiches, distribuer des tracts, animer des discussions, s’informer et se former plus que les citoyens non militants.

On voit bien que les « Primaires » sont une insulte aux militants. On dépossède ceux-ci du choix de leur candidat alors qu’ils ont eux une légitimité par l’investissement de travail et d’intelligence consacré à leur parti.

2. D’où vient cette mode ?

Des Etats-Unis, le pays où à peine un électeur sur deux participe aux élections. Un pays où sans des milliards de dollars il est impossible de se faire entendre. Un pays où règne une oligarchie capitaliste sans partage, un pays où les travailleurs n’ont pas d’organisation politique autonome. C’est cela la « démocratie » qu’ils veulent pour la France ?

3. A quoi répond cette lumineuse idée ?

A l’incapacité pour le PS de trouver sans déchirements, magouilles et tricheries un candidat pour les présidentielles. On externalise le problème pour le faire trancher par n’importe qui et éviter les déchirements coutumier de ce parti d’arrivistes et de carriéristes. Et il faudrait cautionner une telle dégénérescence du PS en participant à sa mascarade ?

4. Est-ce pour « légitimer » un candidat qu’on le fait désigner  n’importe comment ?

Ou comme en 2007 en créant des adhérents bidon à 20 Euros ? Cette fois-ci, c’est pire, il suffit d’un Euro !… Quel respect pour les militants et pour les citoyens ! Et en quoi cette fausse votation crédite-t-elle un candidat ? Celui-ci est légitimé par son projet, son programme et le vote aux vraies élections de tous les citoyens !

En Italie il y a eu des « Primaires » en 2005. Une primaire de confirmation puisque la gauche avait tellement dégénérée que son candidat fut Romano Prodi l’ancien président de la Commission européenne ! Résultat ? Le retour du sinistre clown fascisant Berlusconi.

Quelle efficacité ces primaires !

Et ne parlons pas des manipulations des sondages, des médias qui sont, faut-il le rappeler, la propriété du grand capital. Signe de dégénérescence, remplacement des partis qui devraient contribuer à la vie démocratique par des écuries présidentielles, concours de Miss remplaçant le débat d’idées, nivellement par le bas du débat politique et démocratique, c’est ça les primaires !

Alors pour que les médias bourgeois ne s’engouffrent dans cette opération de communication aussi éloignée de la confrontation d’idées (ils ont tous les mêmes sur les grands sujets !) qu’Orion l’est de la Terre, les travailleurs et le peuple français doivent se désintéresser de ce qui n’est qu’une tromperie de plus et révèle un profond mépris pour le peuple.

Eux (UMPS et médias) qui hurlent au populisme ne devraient-ils pas se regarder dans un miroir ?

Antoine Manessis  29 SEPT 2011

 


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4 Octobre 2011

Appel à référendum

Si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».

Pour imprimer ou signer cet Appel, cliquez ici

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SORTONS LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE

Signez l’Appel à référendum lancé par le M’PEP !

Le 29 mai 2005, lors d’un référendum, le peuple français rejetait à 54,68% le projet de traité constitutionnel européen. Ce traité visait à graver dans le marbre du droit européen la doctrine néolibérale : priorité absolue à la « concurrence libre et non faussée » ; libéralisation des services publics pour les privatiser ; libéralisation du commerce international pour faire du libre-échange un système de mise en concurrence entre les nations, les systèmes sociaux, les peuples et les travailleurs ; libéralisation du « marché » du travail pour organiser la précarité et la soumission du salariat ; libéralisation des marchés financiers pour placer les finances publiques sous la domination de la finance ; monnaie unique placée sous le contrôle d’une Banque centrale européenne « indépendante », retirée des prérogatives de la puissance publique.

Le 4 février 2008, le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs) votait à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés une révision de la Constitution française, grâce à la plupart des parlementaires socialistes et verts qui ont soutenu la droite. Le titre XV de la Constitution était modifié et stipulait, notamment : « La République […] participe à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne… ».

Ce traité avait été signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 entre les vingt-sept États membres de l’Union européenne et entrait en vigueur le 1er décembre 2009. Le traité de Lisbonne a modifié les deux traités fondamentaux de l’Union européenne : le traité instituant la Communauté européenne (traité de Rome, 1957, qui est rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), et le traité sur l’Union européenne (traité de Maastricht, 1992).

En réalité, le traité de Lisbonne n’est qu’un résumé du projet de traité constitutionnel européen. Toutes les tares qui avaient été dénoncées au moment du référendum de 2005 se retrouvent dans le traité de Lisbonne. Dans ces conditions, ce traité interdit toute politique de gauche. En effet, un gouvernement de gauche qui voudrait s’opposer, par exemple, à des directives européennes de libéralisation en pratiquant la désobéissance européenne, ne le pourrait pas. La droite saisirait immédiatement le Conseil constitutionnel au motif que refuser d’appliquer une directive européenne n’est pas conforme à la Constitution puisque celle-ci, désormais, a intégré le traité de Lisbonne. Il ne fait aucun doute que le Conseil constitutionnel annulerait de telles décisions prises par une majorité de gauche.

Pour mener des politiques de gauche, il faut donc sortir de l’Union européenne ou pratiquer ce que le M’PEP nomme la « désobéissance européenne » en ôtant de la Constitution française toute référence au droit européen en général et au traité de Lisbonne en particulier.

C’est la raison pour laquelle, si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».

Septembre 2011 

Mouvement politique d’éducation populaire

 

 


Publié par Frédéric Maurin à 21:49pm - Voir le commentaire ()
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