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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

30 Mai 2012

29 mai 2005 - 29 mai 2012 : l'anniversaire oublié !

enfin par par tout le monde ...

29 MAI 2005 : L’ANNIVERSAIRE OUBLIÉ

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

http://www.m-pep.org/

Le 29 mai 2005, 54,87% des Français rejetaient le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » lors d’un référendum. Le 29 mai 2012, personne ou presque ne commémore l’évènement.

Les journaux n’en ont rien dit, ni sur leur Une, ni dans les pages intérieures. Silence, il n’y a plus rien à voir ! Le Figaro, Le Monde, Les Échos, L’Humanité sont muets. Ils le seront également le lendemain. Cependant, l’Union européenne et les turpitudes de sa monnaie unique sont en bonne place dans ces journaux. Le martien qui débarquerait sur la Terre aurait une étrange impression du continent appelé « Europe ». Dans Le Monde, on apprend que douze Parlements nationaux, dont le Sénat français, ont adressé un « carton jaune » à la Commission européenne pour exprimer leur rejet de dispositions prises sur le droit de grève. La Commission européenne, en effet, ne veut pas reconnaître le droit de grève des travailleurs détachés d’un pays à l’autre. Nous apprenons également que les déclarations de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dénonçant les Grecs de ne pas payer leurs impôts, ont provoqué un « tollé » dans ce pays. Les Échos, à leur Une, affirment : « Brutale aggravation des finances de l’État espagnol  ». À l’intérieur : « Les caisses de l’État grec se vident  ». Dans L’Humanité, deux petits articles : « La sortie de route de Lagarde » et « Banques : la panique revient ».

Ce martien se demanderait, en toute logique, pourquoi rester dans un système aussi médiocre. D’autant qu’une seconde information, qui pour l’instant n’a pas eu le temps d’être largement diffusée, montre que les Européens rejettent désormais l’euro de façon de plus en plus forte (étude menée par Pew Research Center, basé aux États-Unis).

 L’euro minoritaire dans plusieurs pays

À la question « L’euro est-il une bonne ou une mauvaise chose », la réponse « une mauvaise chose » est majoritaire dans 3 des pays étudiés : Italie 44% (30% une « bonne chose ») ; France 40% (31% une « bonne chose ») ; Espagne 41% (37% une « bonne chose »). L’Allemagne et la Grèce, étrangement, se retrouvent avec des résultats très proches : 26% seulement des Grecs considèrent que l’euro est une «  mauvaise chose  » (46% pensent le contraire), et 31% des Allemands pensent que l’euro est une mauvaise chose » (44% pensent le contraire).

La demande de retour à la monnaie nationale reste minoritaire, mais la proportion des citoyens qui le souhaitent s’accroît : 40% en Italie, 36% en Espagne, 32% en Allemagne, 31% en France, 23% en Grèce.

Demain, s’il y avait un référendum sur la sortie de l’euro, si on se fie aux résultats de cette étude, il serait gagné en Italie, en France et en Espagne. Les peuples pourraient alors coopérer en toute liberté, en dehors de la camisole de force libérale qui les étreint depuis plus de dix ans.

 Depuis le 29 mai 2005, de l’eau a passé sous les ponts

Les « nonistes » du Parti socialiste (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli et ses amis) ont rejoint le gouvernement Hollande-Ayrault et n’invoquent plus les raisons du combat de 2005.

Les « nonistes » du reste de la gauche se sont divisés entre ceux qui soutiennent désormais la monnaie unique et ceux qui, fidèles au combat de 2005, la rejettent. Car le « non » au « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » - il ne faut pas l’oublier – était aussi un « non » à la monnaie unique. Car ce traité a gravé dans le marbre les politiques néolibérales, dont les politiques monétaires néolibérales.

Il y 7 ans, donc, le peuple français a rejeté par référendum d’être mis sous tutelle. Le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » voulait donc organiser un gigantesque transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, embryon d’un État fédéral. Ce pouvoir, matérialisé par la Commission européenne pour l’aspect exécutif et législatif, et par un parlement consultatif, ne répondait ni aux critères d’une République ni à ceux d’une réelle démocratie. Ce traité était donc contraire aux intérêts des gouvernés puisque la nouvelle forme de gouvernement prévue leur enlevait le minimum de pouvoir que laisse la « démocratie représentative », à savoir la possibilité de choisir son maître. En revanche, il servait les intérêts de ceux qui l’ont rédigé (105 particuliers largement autoproclamés dont Valéry Giscard d’Estaing, promoteur de la loi scélérate de 1973 qui a enlevé à la Nation le pouvoir régalien de battre monnaie). Il prévoyait ainsi un certain nombre d’interdits économiques qui ne visaient qu’à laisser le champ libre à l’intérêt capitalistique.

Depuis la décision du peuple de dire « non » au TCE, celle-ci n’a cessé d’être bafouée. Par le gouvernent de Jacques Chirac d’abord qui, au lieu d’obéir au peuple s’étant prononcé par référendum, a maintenu notre pays dans la logique de l’Europe fédérale. Ensuite et surtout par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avec la complicité d’une grande majorité de députés socialistes et verts qui ont vidé la Constitution de la Vème République de son aspect principal : le respect de la souveraineté nationale. Il fallait en effet rendre la Constitution française « compatible » avec le traité de Lisbonne puisque les électeurs n’avaient pas accepté de transformer le TCE en Constitution. Il n’est un secret pour personne que le TCE et le traité de Lisbonne n’ont que des différences formelles mineures et répondent tous deux aux exigences de la ploutocratie.

Le « non » au TCE a été porté entre autres par la gauche de gauche qui considère encore aujourd’hui ce résultat comme une victoire. Le M’PEP constate cependant avec tristesse que la position actuelle du Front de gauche sur la construction européenne n’est plus dans la logique de la volonté populaire de 2005. Ainsi la volonté exprimée de rester dans l’euro – « l’euro nous appartient » dit Jean-Luc Mélenchon - et l’attachement à l’UE - dont le FdG propose la transformation de l’intérieur - impliquent des transferts de souveraineté qui ont clairement été rejetés lors du référendum.. Il est à craindre que la nouvelle Constitution que le FdG propose de construire, pour être compatible avec cette politique, ne garantisse plus le respect de la souveraineté du peuple et de la Nation. Cette garantie est pourtant nécessaire à « l’Autodétermination » ou droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que nul démocrate ne peut songer à remettre en question.

Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG) et sa déclinaison technique, le Mécanisme européen de stabilité (MES), répondent à la même logique, celle d’un transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, hors de portée des électeurs.

Ce transfert est d’ordre économique et le pouvoir supranational révèle sa nature par les « réformes » qu’induit son action dans notre pays : « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois ! » (Mayer Amshel Rotschild). Traité de Maastricht, TCE, TSCG, MES : un seul domaine, l’argent ; une seule fonction, garantir une rente à la ploutocratie.

Publié par Frédéric Maurin à 21:47pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Union européenne

28 Mai 2012

Protectionnisme : problème ou solution ?

En guise de suite à la question de Sortir de l'Euro : le problème ou la solution ? ... je remets cette analyse de Frédéric Lordon à "ma Une".

J'en profite pour signaler qu'elle a été, avec bonheur, republiée en mars dernier dans ce recueil aux éditions Les liens qui libèrent (et pour seulement 6,80 €, la Fête des Mères approche, compris?):

         www.editionslesliensquiliberent.fr/

La menace protectionniste, ce concept vide de sens.

Source : http://blog.mondediplo.net/2009-02-17-La-menace-protectionniste-ce-concept-vide-de-sens

Ce texte n’offre pas une analyse économique de la configuration souhaitable des échanges internationaux. Il propose le démontage d’une question mal posée — la question dudit « protectionnisme ». Quitte à répondre à des questions, autant en effet que ce soient les bonnes... Le préalable à un débat qui veut produire quelque chose n’est-il pas d’éviter les questions trop mal ficelées — où se jettent avec délice tous ceux qui agitent des « menaces » et voient partout des spectres.

« Strauss-Kahn craint le retour du protectionnisme » [1], « Menaces protectionnistes » [2], « Protégeons-nous du protectionnisme » [3], « La situation comporte deux risque majeurs : des troubles sociaux et le protectionnisme » [4]. Entre logorrhée et franche panique, on dirait une attaque de gastro. Et plus ils le disent moins ils savent de quoi ils parlent. Evidemment pour s’en apercevoir il leur faudrait prendre le temps de réfléchir un peu au sens des mots – et surtout de suspendre, si c’est possible, le réflexe spasmodique qui fait dire immédiatement « guerre », « xénophobie » et « repli sur soi », parfois même un peu baver au coin des lèvres.

Il y a bien des manières de discuter du commerce international, et notamment celles de la macroéconomie qui en envisage différentes configurations, évalue leurs mérites respectifs, leurs contributions à la croissance ou aux inégalités, etc. Cette discussion en soi a toute sa valeur, mais il n’est pas certain qu’elle traite comme elle le croit de la question du « protectionnisme ». Car la grande question préjudicielle est bien celle-là : y a-t-il quelque chose comme une question du « protectionnisme » ?...

La concurrence non distordue… au milieu des pires distorsions

Il faut y regarder à deux fois, et surtout faire l’effort de se déprendre des catégories les plus (faussement) évidentes par le truchement desquelles s’opère la construction du débat public, pour apercevoir combien ses problématisations peuvent être parfois fragiles voire purement et simplement dénuées de sens.

Or c’est très clairement le cas de la question du « protectionnisme » de même que de celle, connexe, de la « concurrence non distordue », qui réussissent cette performance de donner lieu à des flots de commentaires sur des mots d’une parfaite absurdité.

Redouter le « retour du protectionnisme » n’a en effet de sens que si nous estimons vivre dans une situation de non-protectionnisme.

Dans le sabir communautaire international le non-protectionnisme a pour nom « level playing field », soit « terrain de jeu aplani », en d’autres termes : absence de toute aspérité et de toute dénivellation qui perturberait le parfait plain-pied où l’on veut jeter les compétiteurs.

Mais ce non-protectionnisme existe-t-il ?

Et même : pourrait-il jamais exister autrement qu’en fantasme ? À quelques malhonnêtes entorses près sans cesse corrigées par les bienveillantes autorités de la Commission, la concurrence non distordue règne, nous dit-on, en Europe.

Concurrence non distordue vraiment avec l’Estonie qui fixe à zéro son impôt sur les sociétés [5] ?
Avec la Roumanie où les employés de Renault-Dacia payés 300 euros par mois sont une sorte d’élite salariale ?
Avec la Pologne qui refuse toute réglementation environnementale – et les coûts qui l’accompagnent ?
Avec le Royaume-Uni qui dévalue subrepticement sa monnaie de 30% contre l’euro, et d’un claquement de doigts diminue d’autant ses prix d’export ?
Avec le Luxembourg dont la transparence bancaire fait paraître limpide une flaque de pétrole ?
Concurrence non distordue sans doute également avec la Chine, et aussi avec le Vietnam bien connu pour la générosité de sa protection sociale, ou pourquoi pas la Birmanie puisque BK Conseils nous certifie que le travail forcé y est une légende.

Tel est donc le tragique contresens de « l’anti-protectionnisme » qui s’obstine à créer les conditions formelles du marché en oubliant systématiquement toutes les protections structurelles qui rendent dès le départ l’échange inégal.

Pour que le « non-protectionnisme » ait un sens, il faudrait ajouter aux règles du libre-échange l’hypothèse de parfaite identité structurelle des systèmes socioproductifs mis en concurrence

Or cette hypothèse est évidemment délirante.

Fiscalité, protection sociale, niveaux de vie, règlementation environnementale, taux de change, droit du travail, tolérance sociale aux inégalités, préférence politique pour les coûts collectifs de services publics : les économies sont différentes en tout.

Et dès lors que le regard cesse d’être obnubilé par les seules règles de marché, il apparaît que les structures socio-productives, en tant qu’elles sont irréductiblement hétérogènes, sont des distorsions « acquises », qui plus est de long terme, qui rendent proprement chimérique un projet conséquent de level playing field.

Le « non-protectionnisme » n’existe pas autrement qu’en fantasme, car à part le délire de l’économie-un-seul-monde définitivement homogénéisée, toutes les différences restent autant de distorsions, c’est-à-dire, pour certains, de protections de fait.
Ceux qui tirent leur fiscalité vers le bas, qui ne veulent ni des coûts de la protection sociale ni des coûts de la protection environnementale, ceux qui manipulent leur change, ceux dont le droit du travail autorise toutes les pressions salariales, tous ceux-là sont à l’abri de formidables barrières et n’ont nul besoin de droits de douane ou d’obstacles non-tarifaires pour s’ébattre et prospérer dans le commerce international libéralisé.
Le monde différencié, le nôtre pour longtemps encore, est par conséquent – à savoir : en tant qu’il est différencié – protectionniste ! N’est-il pas absurde alors de hurler à la « menace protectionniste » dans un monde qui l’est nécessairement ?
À moins, focalisant jusqu’à l’hystérie le regard sur certaines protections, que ce soit pour mieux faire oublier les autres.

La concurrence non distordue, c’est le protectionnisme !

On voudrait croire qu’il n’y a parmi les enragés de la « concurrence libre et non distordue » que des cyniques – pour qui le level playing field n’est que l’instrument rhétorique et pratique d’un rebasculement du rapport de force entre le capital et le travail par régime du commerce international interposé.

Au moins ceux-ci ont-ils les idées au clair et ne se racontent-ils pas d’histoire.

Mais il y a, dans ces rangs, bien plus encore d’ahuris qui croient vraiment à ce qu’ils disent et persistent à ne pas voir que leur célébration de la concurrence non distordue dans les marchés a pour effet de faire jouer de la pire des manières – la plus déniée et la plus destructrice – la concurrence très distordue par les structures.

Par un paradoxe que jamais semble-t-il les amis des Grands Marchés de toutes sortes ne parviendront à saisir, la concurrence non distordue s’avère donc le parfait complément du protectionnisme des structures. Et puisque organiser la seule concurrence par les règles de marchés c’est feindre d’ignorer les effets de protection (ou de vulnérabilité) des structures pour les laisser jouer plus violemment, on pourrait même dire en un raccourci bien fondé que la « concurrence non distordue » [6], c’est le protectionnisme !
Car il n’y a pas moyen plus efficace de maximiser la brutalité des rencontres compétitives entre entités appartenant à des environnements structurels hétérogènes que de les plonger dans le faux level playing field des marchés grands ouverts. On peut alors donner au raccourci précédent sa formulation plus précise : la concurrence des marchés, c’est le protectionnisme (dénié) des structures.

Pareil aux scolastiques qui disputaient de la nature substantielle de la Sainte Trinité, les horrifiés du protectionnisme font un motif de scandale d’un problème qui n’a pas de sens puisque la « menace » ainsi brandie est déjà trivialement dans les faits, quoique systématiquement occultée.
C’est pourquoi l’alternative de la concurrence non faussée et du protectionnisme n’a pas plus de valeur que celle de l’unité ou de la tripartition des êtres célestes, et que le concept de « protectionnisme » est simplement absurde, dès lors qu’il est envisagé comme alternative à autre chose qui serait pure de toute distorsion. Nous vivons dans le monde de la différence, donc de la distorsion de fait, c’est-à-dire dans un monde – eh oui, c’est un aveu difficile qu’il leur faudra consentir – protectionniste.
La concurrence entre des entités qui ne sont pas strictement identiques est immédiatement faussée par leurs différences mêmes – d’où résulte que le concept de concurrence non faussée est une parfaite ineptie.
Et celui de protectionnisme avec du même coup.

Une politique des distorsions négociées pour un monde de fait protectionniste

Si donc nous vivons dans un monde de fait protectionniste et voué à le rester – sauf le fantasme de la Grande Homogénéisation du monde – il faut prendre son parti de l’inanité de la discussion qui s’obstine à opposer le protectionnisme aux bienfaits du « libre marché », et se rendre à l’idée que

le problème est tout entier plongé dans le registre du protectionnisme lui-même, qu’il n’en sortira pas, et qu’il n’y a dès lors plus qu’à choisir entre ses différents degrés et ses différentes formes – débat pour le coup plein de sens puisqu’à ce moment seront mises sur la table toutes les sortes d’hétérogénéités, de différences, de protections et d’inégalités entre lesquelles il faudra nécessairement passer des compromis – en d’autres termes envisager de corriger des distorsions par des distorsions contraires (et compensatrices).

  Evidemment il s’agit là d’une révolution copernicienne qui sera également refusée par les cyniques et par les ahuris, quoique pour des raisons fort différentes.


Et pourtant il faudra bien s’y faire : si, du fait des différences de structures, c’est la non-distorsion qui est l’inégalité, alors c’est l’égalité qui appelle la distorsion.

Si Organisation mondiale du commerce a un sens, autre que celui dévoyé de « promotion du libre-échangisme », c’est bien celui, littéralement parlant, que le commerce international nécessite d’être organisé pour que les distorsions correctrices soient instituées sur des bases stabilisées par la négociation, plutôt qu’aspirées par la spirale divergente des impositions unilatérales et des représailles qui s’en suivent.

Or c’est là un objectif en soi très atteignable, et on ne voit pas quelle objection de principe, ou de pratique, pourrait lui être opposée, en tout cas certainement pas celle des « anti-protectionnistes » qui soutiennent qu’il n’est pas d’autre base de négociation possible que l’arasement libre-échangiste, et que toute distorsion fait nécessairement tomber dans la spirale des représailles hors de contrôle.

Car contrairement à ce que ceux-ci imaginent, l’actuelle OMC ne fait finalement pas autre chose que stabiliser une certaine configuration de distorsions ! – mais des distorsions structurelles recouvertes par le level playing field commercial. Négocier des distorsions stabilisées n’a donc rien d’une chimère puisque c’est l’ordinaire de son activité !
À ceci près toutefois que ce sont les distorsions les plus problématiques qui sont stabilisées, et de la pire des manières : sans le dire et sans avoir été posées ni reconnues comme telles. À l’inverse de ceux qui, confondant, par bêtise ou par intérêt, liberté et anarchie, voient toute réelle organisation – comprendre : toute organisation d’autre chose que du chaos level playing field – comme un très grand malheur, il faut donc rappeler qu’organiser la coexistence de différences est l’objet d’une politique. Et qu’en cette matière, les plus conscientes d’elles-mêmes sont toujours les meilleures.

Notes

[1] Nouvelobs.com, 13 février 2009.

[2] Leparisien.fr, 11 février 2009.

[3] Courrier International, 2 février 2009.

[4] Christine Lagarde à Davos, 31 janvier 2009.

[5] Pour les bénéfices réinvestis ; 28% sur les bénéfices distribués.

[6] Au sens des Traités européens.

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Après L’Art d’ignorer les pauvres (LLL Les Liens qui Libèrent) voici le nouvel opus du monde diplomatique. Sur un thème éminement politique et définitivement actuel, il réunit cinq textes sur la question du protectionnisme. Celui du grand économiste américain Chang – fils spirituel de Stiglitz, l’un des premiers à avoir étudié le mythe du libre échange dans l’histoire, celui de Jacques Sapir, auteur de la déglobalisation qui explique pourquoi aujourd’hui le retour du protectionnisme est vital pour nos économies anémiées, celui de Frédéric Lordon, auteur notamment de D’un retournement l’autre (Seuil) qui dénonce la mauvaise foi des thuriféraires du libre échange et les dangers d’une idéologie dominante qui a créé les conditions de la crise, celui de François Ruffin qui raconte comment ce mot est devenu imprononçable alors que nos industries sont sacrifiées, et celui enfin de Serge Halimi qui réinscrit le protectionnisme à l’aube du développement des Etats-Unis.

Publié par Frédéric Maurin à 22:18pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Union européenne

26 Mai 2012

Sortir de l'Euro : le problème ou la solution ?

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J'aurais sincèrement aimé oublier ces images.

Après la rupture tranquille sarkozyste de 2007, je n'aurais pas voulu d'un changement dans la continuité.

Ni qu'un beau slogan de campagne Le changement, c'est maintenant ne se réduise au "tout changer pour que rien ne change".Mais,

Mais justement Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu ! et à sa manière l'édito du Monde du 17 mai le confirme :

"L'Europe existe. Dans la peine et la difficulté. Il fut un temps où un président français tout juste assermenté s'occupait en priorité des affaires locales - celles de l'Hexagone. C'en est bel et bien fini. A peine François Hollande, tout de sérieux et de sobriété, était-il intronisé à la tête de l'Etat, mardi 15 mai, qu'il s'envolait pour Berlin.

Pas simplement pour souligner l'importance du tandem franco-allemand en Europe. Mais parce qu'il y a urgence. La Grèce coule. Le grand malade des dix-sept membres de la zone euro connaît un nouvel accès de fièvre. Elle n'a pas de gouvernement, elle doit retourner aux urnes. Elle n'arrive pas à choisir : doit-elle rester dans l'union monétaire ?

La question sème le tourment dans l'ensemble de la zone euro, qui n'en a pas besoin. Les marchés boursiers sont à la baisse, le taux des emprunts espagnols et italiens se tend. Ce climat pèse sur des perspectives de croissance déjà anémiques. Pas étonnant que la foudre ait frappé l'avion du président Hollande : Zeus a voulu marquer à sa façon la gravité de l'heure.

Unissant le sain pragmatisme d'un social-démocrate corrézien et d'une démocrate-chrétienne brandebourgeoise, François Hollande et Angela Merkel ont prêché la sagesse. Ils veulent que la Grèce reste dans l'euro, ont-ils dit. Ils sont prêts à faire un geste pour assouplir non les conditions, mais les modalités des prêts qu'il faut à nouveau lui consentir pour qu'elle échappe à la faillite.

In fine, c'est aux Grecs de choisir. A eux seuls. Aucune majorité ne s'est dégagée du scrutin législatif du 6 mai. Les électeurs ont sanctionné les deux grands partis traditionnels, ceux qui ont accepté les conditions des créanciers du pays. Mais aucun parti n'arrive à former une coalition de gouvernement. On revotera d'ici à la fin juin.

Déjà une petite musique se fait entendre : et si la Grèce sortait de l'union monétaire... Les uns parlent d'une sortie ordonnée, les autres s'essaient à la chiffrer. Jeux délicats. Même à l'amiable, un divorce reste une inconnue, qui pourrait avoir un impact ravageur.

Pour la zone euro, d'abord. Outre d'éventuels effets de contagion, le départ d'un de ses membres solderait une terrible défaite. Celle d'une opulente zone monétaire incapable de se porter au secours d'un de ses membres représentant à peine 2 % du produit intérieur brut de l'ensemble. La Grèce, c'est le PIB des Hauts-de-Seine ! Le coup porté à l'image de l'euro serait des plus durs..."

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/16/berlin-paris-athenes-et-l-avertissement-de-zeus_1702119_3208.html

Personne n'est parfait , j'apprécie Le Monde. Mais le "Sauver l'Europe, sauver l'Euro, sauver la Grèce, rassurer les marchés boursiers: l'union du sain pragmatisme Hollande-Merkel..." il ne manque plus qu'un "t" à sain(t) pour faire catéchisme.

Allons, un peu de rationalité...que diable !!! 

"Etude sur la Grèce et la sortie de la zone euro."

Résumé introductif 

Pour lire l'intégralité de l'analyse, c'est par là :

http://www.m-pep.org/spip.php?article2598

            Le peuple grec aide tous les autres peuples

            à abattre la tyrannie monétaire de l’euro

Par Jacques Nikonoff

Porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8, auteur de « Sortons de l’euro ! Restituer au peuple la souveraineté monétaire », Mille et une nuits, 2011. Ex- président d’Attac, Jacques Nikonoff est ancien élève de l’école nationale d’administration (ENA), il a été Attaché financier à New York.

Le 26 mai 2012.

Résumé introductif

La présente étude montre que la Grèce, inéluctablement, sortira de l’euro avant la fin de l’année 2012. L’humiliation subie par le peuple grec, cette honte pour l’Union européenne et les pays qui la composent doivent cesser. La Grèce, comme les autres pays, n’a aucun avenir en restant dans la zone euro et dans l’Union européenne.

Les résultats des élections législatives du 6 mai 2012 en Grèce n’ont fait qu’accélérer un processus dont l’issue est déjà déterminée. Quel que soit le rapport des forces qui sortira des nouvelles élections convoquées le 17 juin 2012, la Grèce n’aura toujours pas les moyens de rembourser sa dette. Elle se trouvera, tôt ou tard, dans l’obligation de sortir de la zone euro. Si les Grecs se donnent une nouvelle fois à leurs bourreaux - le PASOK et Nouvelle Démocratie -, ces derniers appliqueront le « mémorandum » qui prévoit la poursuite d’une politique d’austérité effarante dont on connait le résultat : écrasement de la croissance économique, diminution des recettes fiscales, montée du chômage, délitement de la société et impossibilité de rembourser la dette. À un moment ou à un autre, même ceux qui ont mené la Grèce au précipice seront tenus de sortir leur pays de l’ornière en revenant à la monnaie nationale. Si une coalition de gauche dirigée par SYRISA l’emporte, et que celle-ci reste ferme sur son objectif de rejeter le « mémorandum », la Grèce ne pourra plus rester dans la zone euro. L’arrêt des « aides » de l’Union européenne et du FMI pourra être décidée, au motif que la Grèce ne « respecte pas ses engagements ». Il serait naïf de croire que l’absence de clauses dans les traités européens autorisant l’expulsion d’un pays de la zone euro sera un obstacle. Une situation exceptionnelle peut être invoquée pour, d’une manière ou d’une autre, contraindre la Grèce à décider de quitter la zone euro même si elle ne le souhaite pas.

Les classes dirigeantes européennes sont en train de changer de stratégie vis-à-vis de la Grèce. Jusqu’à présent, les oligarques européens avaient insisté sur le fait que la sortie de la zone euro était impensable, impossible, que la question ne se posait même pas. Maintenant, pour la première fois, ils disent que c’est envisageable, car une sortie de la Grèce de la zone euro poserait moins de problèmes qu’auparavant. Les milieux d’affaires, les banques en particulier, se préparent depuis des mois à l’explosion de la zone euro. Les logiciels informatiques sont prêts à accueillir les nouvelles monnaies nationales. La société britannique De La Rue PLC est prête à imprimer les billets en drachme. L’Union européenne elle-même a élaboré dans le plus grand secret un plan « B » au cas où la Grèce devrait quitter la zone euro. Il n’y a que les partis et syndicats pour continuer à refuser de penser à ce qui va arriver : la sortie de la Grèce de la zone euro. Comme s’il était plus efficace de réagir à chaud et dans l’improvisation, plutôt que de réfléchir à l’avance aux différentes hypothèses qui peuvent se présenter. L’euro, à gauche, reste un tabou.

L’Union européenne apparaît encore plus nettement comme un système tyrannique. Si nous étions vraiment en démocratie, ce qu’ont dit les Grecs par leur vote devrait être entendu et respecté : ils veulent mettre un terme à l’austérité tout en restant dans l’euro et l’Union européenne. C’est pour cette raison qu’ils ont fait exploser leur ancien système politique. Mais pour l’instant, les oligarques européens proposent aux Grecs le tout ou rien : accepter le « mémorandum » signé par l’ancien gouvernement, ou sortir de la zone euro, et peut-être aussi de l’Union européenne.

En procédant de la sorte, les oligarques européens encouragent eux-mêmes la sortie de la Grèce de la zone euro. D’autant que les élections du 17 juin 2012 sont l’objet d’une véritable guerre idéologique. L’establishment, terrorisé par la perspective de la sortie de la Grèce de la zone euro, veut transformer ces élections en un référendum pour ou contre la sortie de la Grèce de la zone euro.

Sur le plan technique, des modalités doivent donc être trouvées pour répondre au sens du vote du 6 mai 2012 : abandonner l’austérité tout en restant dans la zone euro.

À la fin du mois de juillet ou du mois d’août 2012, la Grèce risque de ne plus avoir d’argent en caisse puisque SYRISA, si elle gagne les élections, aura refusé le « mémorandum » (l’exigence de 11,6 milliards d’euros de nouvelles économies sur les dépenses publiques) tout en refusant de sortir de la zone euro. Parallèlement, les revendications de SYRISA ont un coût immédiat : remboursement de la taxe foncière, augmentation des salaires et des retraites... comment les financer ? Seule solution dans le cadre de l’euro : que les 26 autres pays soient d’accord pour que la BCE ou un autre mécanisme particulier porte le stock de la dette publique en le sortant des comptes de la Grèce. Et que les 26 autres pays de l’Union européenne, en plus, acceptent d’imposer à la BCE de prêter sans intérêt ou à taux faible à la Grèce. Tout ceci ne pose strictement aucun problème technique.

Il est peu vraisemblable, pourtant, que les oligarques européens acceptent de mettre un terme à l’austérité en Grèce. Les obstacles politiques paraissent insurmontables et nécessitent que SYRISA et ses partenaires élaborent un plan « B » au cas, le plus probable, d’un refus de l’Union européenne d’accéder à leurs demandes. Ce plan « B » ne peut pas faire autrement que de prévoir la sortie de la zone euro. Il faudrait, pour l’éviter, que la suspension des économies de 11,6 milliards d’euros prévues par le « mémorandum » soit acceptée par les 26 autres pays membres, le FMI et la BCE. Et que des fonds étrangers provenant des mêmes sources affluent pour financer du pouvoir d’achat pour les Grecs. Les oligarques européens, pour accepter un tel revirement de doctrine, peuvent toujours mettre en avant le cas particulier de la situation de la Grèce et expliquer qu’il s’agit d’une exception. Sinon comment pourraient-ils justifier de ne pas appliquer cette nouvelle politique aux pays qui connaissent eux aussi une situation proche de celle de la Grèce, l’Irlande et le Portugal en tout premier lieu, mais aussi l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la France ?

L’Union européenne ne dispose d’aucun fonds, son budget est minuscule. Tous les fonds provenant de l’Union européenne et du FMI sont gagés par les États membres. Ces derniers devront justifier devant leur opinion publique le fait qu’ils refusent chez eux ce qu’ils font pour les Grecs. Ce n’est pas évident, et on peut raisonnablement penser que sur les 26 autres pays membres de l’UE, tous ne seront pas unanimes pour répondre favorablement à la demande de SYRISA.

On peut se demander si certains milieux des classes dirigeantes européennes n’ont pas, finalement, intérêt à sortir la Grèce de la zone euro en espérant que cela se passe mal pour dissuader les autres pays d’emprunter le même chemin. Ce sera le cas, hélas, si la gauche européenne ne se ressaisi pas et ne pense pas la sortie de la zone euro.

C’est ainsi que les médias offrent en ce moment le plaisir rare et distrayant d’un gigantesque bêtisier à propos des catastrophes que ne manquerait pas de provoquer une sortie de la Grèce de l’euro. Le plus pathétique est qu’un journal comme L’Humanité, qui a joué un rôle si éminent dans les combats contre le traité de Maastricht de 1992 et le traité constitutionnel européen en 2005 en se prononçant nettement contre la monnaie unique, ait changé aussi radicalement d’orientation en participant activement à la campagne de peur actuelle. On lira à ce propos le triste article publié dans L’Humanité du 22 mai 2012, page 9, signé par Clotilde Mathieu.

La Grèce sortira de l’euro. Mais comment : par l’extrême droite, la droite ou la gauche ? L’intérêt pour la Grèce – ou de tout autre pays – est de quitter la zone euro par la gauche. Cette étude démontre en 10 points comment y parvenir en prolongeant la réflexion débutée dans l’ouvrage « Sortons de l’euro ! Restituer au peuple la souveraineté monétaire » (Mille et une nuits) publié en mai 2011. Si la zone euro explose, comme c’est prévisible, il faudra imputer une partie de la responsabilité à l’intransigeance allemande.

Aujourd’hui, les oligarques européens considèrent que renoncer à la rigueur serait perçu comme le plus grand échec de l’histoire de la « construction » européenne. Empêcher la Grèce de sortir de la zone euro a des raisons essentiellement politiques, les mêmes, mais à l’envers, que celles qui avaient conduit à organiser la zone euro : le fédéralisme. Car avec la monnaie unique, ce qui était recherché n’était pas l’efficacité économique mais l’Europe fédérale de fait. Qu’un pays sorte, et c’est tout le projet fédéraliste qui vacille.

La sortie de la Grèce de la zone euro serait ainsi une lourde défaite politique et idéologique pour les classes dirigeantes, d’autant que ce pays représente 2% du PIB de l’UE, c’est-à-dire le PIB des Hauts-de-Seine. L’euro est un fétiche, le symbole de l’ordre eurolibéral déclinant.

Cependant, la gauche européenne rencontre quatre difficultés sur la question de l’euro.

D’abord, l’adversaire n’est pas clairement désigné. L’Union européenne, en tant que système d’aliénation, d’exploitation et de domination n’est jamais mise en cause comme tel. Certes, les marchés financiers sont largement accusés, à juste titre. Mais il n’est jamais dit que les marchés financiers ont été mis en place par les dirigeants politiques occidentaux à l’occasion de la révolution conservatrice néolibérale, et que l’Union européenne n’en est qu’un élément.

Ensuite, les origines de la crise et les moyens de la juguler ne sont pas correctement appréhendés. Les dirigeants des partis de gauche sous-estiment gravement les possibilités techniques qui s’offrent pour résoudre les problèmes. En vérité, beaucoup d’entre eux donnent l’impression de croire qu’il n’y a pas de solution, au-delà des formules rhétoriques qu’ils peuvent utiliser.

Enfin, la plupart des propositions faites par la gauche repose sur leur acceptation par l’Union européenne, rien n’est envisagé en cas de refus. Cette attitude est étrange, car pourquoi refuser d’envisager l’hypothèse – plausible – que les 26 autres pays membres de l’Union européenne, ou un certain nombre d’entre eux, refuseront d’appliquer les mesures proposées par la France ?

En dernier lieu, il existe un véritable blocage de la gauche sur la question de l’euro. La gauche ne veut pas envisager qu’un pays puisse quitter la zone euro, à plus forte raison que la zone euro explose. La gauche reprend même les arguments les plus niais diffusés par les médias pour justifier son inertie.

Un immense chantier d’éducation populaire s’ouvre afin de contribuer à pulvériser le mythe européen et sa monnaie unique.

Aller à la source :

http://www.m-pep.org/spip.php?article2597 

http://www.m-pep.org/IMG/pdf/120526_Nikonoff_etude_Grece.pdf

 

Publié par Frédéric Maurin à 22:49pm - Voir le commentaire ()
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22 Mai 2012

Boules puantes en campagne

Je m'étais promis (ici : Mélenchon le populiste ) de ne pas analyser toutes les bassesses de cette campagne électorale et de me concentrer sur l'essentiel.

Et l'essentiel, c'est cela :  Le changement, c'est maintenant

Mais il faut prendre le monde tel qu'il est.

Et la"droitisation" de l'entre-deux tours, Sarkozy pétainiste ?  qui a permis une forte remontée de Sarkozy dans les intentions de vote, m'incite à mettre en perspective des grosses ficelles utilisées par la droite.

 Signalées par des riverains de la rue 89, (http://www.rue89.com/), j'en ai choisi deux :

- les experts sont formels : "Dieu vote Sarkozy" et, dans la même veine,

- l'Apocalypse selon Sainte Maryse Joissains-Masini, député-maire UMP d'Aix en Provence

Source :

- http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/04/la-lettre-de-la-maire-daix-en-provence-sarkozy-ou-lapocalypse-231886

- http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/26/dieu-une-preference-il-appelle-voter-sarkozy-231583

 

Bonne lecture à tous. Si l'odeur vous gêne, respirez par la bouche.

Une fois de plus, je ne vais pas me fouler en commentaire de ces textes, car je pars bosser sous peu de temps (juste un rappel : après lecture, n'oubliez pas de diffuser urbi et orbi l'appel suivant : Législatives 2012 : n'oubliez pas l'UMP ! )

Nous reprendrons plus tard - ouvrages d'Emmanuel Todd en main ? - des analyses plus sérieuses de ce type :  Voter Sarkozy ?

Dieu, Père et Fils, et même La Sainte Vierge, votent Sarkozy !

Thomas a reçu un e-mail de sa tante, intitulé « Françaises, Français... priez ! », avec un long texte qui argumente la préférence du Créateur« N’ayez pas peur !"

Mais ouvrez vos yeux…

L’espérance habite les catholiques, ou chrétiens plus généralement.

Sans céder par conséquent à un catastrophisme mauvais conseiller, on ne doit pourtant pas s’interdire, au sujet de la suite des élections, d’observer l’avancée des choses avec perplexité, sinon inquiétude.

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les deux candidats attendus restent en lice. Le fait est qu’au nombre des enjeux de cette joute nationale on trouve des sujets qui, tels l’avortement, l’euthanasie, la bioéthique, le mariage et l’adoption pour les homosexuels, et autre théorie du genre, tracent une ligne qui ne peut plus, aujourd’hui, ne pas déterminer notre choix de chrétien.

Or le programme de M. Hollande constitue ici une atteinte à l’amour infini que le Créateur nous porte (“ Homme et femme Il les créa… ” etc.). S’il devait être mis en œuvre, les Français et les Françaises, sans doute les petits plus que les grands, et pas forcément loin de nos maisons, en souffriraient dans leurs corps et leurs consciences, plus encore qu’ils souffrent déjà, aujourd’hui, des méfaits d’une confusion des “ genres ” galopante.

Il nous faut appeler un chat un chat : M. Hollande, flanqué de ses alliés communistes dont Dieu sait pourquoi personne – ni à droite ni très à droite – ne rappelle le bien qu’ils ont fait à la planète au siècle dernier, a écrit un programme malfaisant. L’autre candidat, dont on peut débattre des qualités et des défauts, n’a en tout cas pas ce tort, et personne ne peut affirmer avec certitude qu’il cèdera inéluctablement à la pression du monde sur les sujets ci-dessus, d’autant qu’il n’aura pas à préparer un mandat supplémentaire. Il aura en tout cas contribué à retarder l’échéance, ce qui n’est déjà pas si mal.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre. S’abstenir, c’est laisser la porte ouverte au premier des deux candidats évoqué ci-dessus. Les enfants adoptés par des couples homos, entre autres, nous en demanderont raison lorsqu’ils seront en âge de le faire.

C’est aussi de cela que l’on doit se souvenir si, pour sacrifier demain en espérant sauver après-demain, l’on est tenté de donner sa voix, délibérément, au même M. Hollande ; accélérer résolument la marche notre société vers une sorte de chaos en spéculant sur le “ bonheur ” qui pourrait suivre, n’est-ce pas s’ériger bien aveuglément en maîtres du feu purificateur ?

On peut ne pas partager cette analyse.

Le cas échéant, on admettra au moins que Dieu a certainement une préférence... et qu’il nous revient de nous y rallier. Notre prière doit demander la lumière du très-haut, et porter dans le même élan tous nos concitoyens, quels qu’ils soient. Tous ces Français qui sont depuis trop longtemps malmenés dans leur corps et leur esprit ont besoin de nous.

Notre humble mais confiante prière doit porter jusqu’à l’échéance des élections législatives, car leur enjeu est au moins aussi important que celui des présidentielles.

Si ce n’est déjà fait décidons-nous donc à prier, l’intercession de notre sainte Mère des Cieux étant ici un puissant instrument que nous a laissé le Christ pour gagner son cœur sacré. Si des centaines, des milliers, de personnes récitent entre les deux tours des présidentielles et des législatives la neuvaine qui suit, ou une autre prière du même esprit, nous pouvons espérer que demain sera moins dur que ce que les sondages annoncent.

O Vierge immaculée, mère du Christ et notre mère bien-aimante, nous venons humblement déposer à vos pieds notre souci à l’endroit de ceux qui dirigeront prochainement notre pays.

Vous êtes la sainte patronne de la France. Vous l’avez couverte de votre tendre protection plusieurs fois, aux heures les plus angoissantes de sa longue histoire. Malgré nos manques d’amour, nos infidélités, nos oublis, nous vous supplions aujourd’hui d’œuvrer à ce que demain, notre pays soit gouverné avec le plus de sagesse possible.

Eclairez-nous, et éclairez nos compatriotes, pour que nous discernions ceux sur qui, selon votre cœur immaculé, doit porter notre choix. Nous vous le demandons pour nous-mêmes et nos proches, pour tous les Français que votre divin fils et vous-mêmes aimez malgré leurs péchés, car notre Créateur ne veut pas leur souffrance.

Nous mettons, sainte Reine de France, toute notre confiance entre vos mains, certains que notre Sauveur entendra, par Vous, notre prière, et nous nous abandonnons dès maintenant à la volonté parfaite du Père, vous demandant enfin de nous donner toujours la force de prier pour nos gouvernants, quels qu’ils soient. Amen. »

Hollande ou l'Apocalypse selon Sainte Maryse Joissains-Masini, député-maire UMP d'Aix en Provence

Aixois, voyez donc où passent vos impôts locaux...

Sur la feuille recto-verso, la députée-maire appelle à voter « sans état d’âme » pour son candidat, Nicolas Sarkozy, arrivé en tête dans cette ville au premier tour (32,8% : un score à la hauteur du prix du mètre carré?). Elle appelle ainsi à faire front face à la gauche, ceux qui ont « ruiné la France ». Car en fait « le socialisme en France, c’est le pompier pyromane ».

Le ton est donné dès la petite introduction, sous la bannière bleue jean « Présidentielle 2012 » :

« Les socialistes ont gagné tous leurs combats avec l’apport des voix marxistes et trotskystes, sans aucun état d’âme, conscients des 100 millions de morts causés par le communisme dans le monde ; en URSS, en Chine, dans les pays de l’est, à Cuba et dans toutes les démocraties de gauche des continents africains, responsables de nombreux génocides. »

S’ensuit un passage apocalyptique collector :

« Avec la présidence de la République, le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le socialisme régnerait en maître, conforté dans sa pensée unique par des médias complaisants, propriétés de la finance internationale... Il n’y a pas de hasard. »

Défendre « l’Etat français contre le pire »

Pour guider le citoyen dans le flou, Maryse Joissains-Masini donne gracieusement, pour chaque type d’électeurs, ses conseils avisés.

Avis aux électeurs de gauche et extrême gauche : « Je partage une partie de vos inquiétudes et de vos valeurs ». Idem pour ceux du MoDem. Elle ajoute pour eux :

« Si François Hollande était élu, grâce à vos voix, vous seriez doublement responsables des catastrophes à venir [...]. »

Les électeurs du Front national ont l’argumentaire le plus long :

« Etes-vous prêt à subir le vote des immigrés, l’immigration massive, la régularisation des sans-papiers, la perte de notre modèle social et surtout le piétinement de nos valeurs républicaines. »

Il faut défendre « ensemble l’Etat français contre le pire », appuie la députée-maire.

Tariq Ramadan dans « les extrêmes »

Après avoir rappelé le bilan du Président-candidat en cinq lignes, Maryse Joissains-Masini conclut.

« Electeurs Républicains, du centre, de gauche, de droite, mais aussi de ceux que l’on appelle les extrêmes ; Tariq Ramadan vous dit : votez François Hollande ! »

Mais il faut voter Nicolas Sarkozy, termine-t-elle, en dessus des logos de l’UMP, du Parti radical, du Nouveau centre et de la Gauche moderne.



Publié par Frédéric Maurin à 07:01am - Voir le commentaire ()
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20 Mai 2012

Législatives 2012 : n'oubliez pas l'UMP !

Et maintenant, Sarkozy dehors ! : c'est chose faite.

Mais, après l'Elysée, il est fondamental de terminer le boulot à l'Assemblée Nationale.

Si le problème ne se pose pas par chez moi (et chez moi, un indice, c'est ici : http://renzosulli2012.elunet.fr/), de nombreux sortants et prétendants parlementaires sarkozystes vont tenter d'occulter leurs responsabilités , voire même leur appartenance, pour continuer leur mission de  Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance

Pour que leur défaite soit parfaite, un devoir de mémoire s'impose : Fakir l'a rempli en récapitulant, circonscription par circonscription, ce qu’ont fait vos élus de l’Assemblée au cours des cinq dernières années.

Tout est là :

              http://www.fakirpresse.info/Qu-a-vote-votre-depute.html

Fakir a répertorié sept lois (dont deux refusées) et donné la position majoritaire de chaque groupe parlementaire (avec entre parenthèse le nombre de vote exact) sur une de ces sept lois :

Réforme des retraites, Traité de Lisbonne, bouclier fiscal, Mécanisme européen de stabilité,prolongement mandat militaire pour l’Afghanistan...pour les lois votées.

Interdiction gaz de schiste, Renforcement transparence financière...pour les lois refusées. 

Voici donc des éléments qui peuvent aider vos concitoyen(ne)s à faire leur choix aux législatives des 10 et 17 juin prochains en toute connaissance de cause.

 

opendocument spreadsheet - 35 ko
Cliquez sur l’icône pour télécharger le tableau

Format propriétaire : .XLS

Excel - 113 ko

Un travail salutaire donc, comme souvent avec Fakir:

Aussitôt élus, on les pousse au cul !

Mais un travail qui ne vaut que s'il est largement partagé ...

dans l'esprit de cette opération qui continue de me tenir à coeur... avec quelques millions d'autres français : Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer"

Retraites : ne pas se diviser,ne rien lacher,ne pas écouter les menteurs...

Et là, maintenant, c'est à vous...

Publié par Frédéric Maurin à 17:39pm - Voir le commentaire ()
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15 Mai 2012

Le changement, c'est maintenant

...du moins en ce qui me concerne personnellement :

Le 9 mai 2012, à l'occasion d'une journée de l'Europe (non fériée, rassurez-vous), au lendemain d'un 8 mai où François Hollande et Sarko délivraient une image d'"unité nationale"; le 9 mai 2012 donc, j'avais glissé que j'adhérais au Mouvement Politique d'Education Populaire.

Souvenez-vous, c'était ici : François Hollande : "les ennuis commencent"

Pourquoi ? Parceque le M'PEP présentait des candidats contre Marine le Pen, Gollnish and co avant même le camarade Mélenchon ? Législatives : Mélenchon candidat contre Le Pen ?

Peut-être. Mais pas seulement.

Car s'engager sur une échéance de court-terme, c'est risquer le feu de paille. Genre "Indignez-vous", un ouvrage certainement sympathique mais dont l'auteur, en première intention et avant une sombre affaire d'hôtellerie, avait soutenu DSK. Ceci n'est qu'un exemple. 

Non. Si j'adhère au M'PEP c'est car il est vrai que les ennuis commencent.

Car, avec Emmanuel Todd (vous allez en souper camarade lecteur...) je pense qu'« il serait imprudent, après s’être imaginé que Sarkozy résoudrait tous les problèmes, de se figurer que son effacement suffirait à les dissiper ».

L'exigence de rupture avec l'Union pour une Minorité de Privilégiés ne doit pas faillir au prétexte que son aile droite, l'UMP, serait renvoyé dans l'opposition parlementaire.

Et, en matière d'exigence républicaine et socialiste, s'en remettre au seul "Parti Socialiste" me semble une option plus qu'hasardeuse (j'aurai certainement l'occasion de developper ce point plus tard).

Bon allez, j'écourte... si j'adhère au M'PEP, c'est ma manière de faire qu' Aussitôt élus, on les pousse au cul ! ... mais, puisqu'il y faudra tout de même du temps, c'est aussi pour ces quelques raisons :


Publié par Frédéric Maurin à 09:37am - Voir le commentaire ()
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13 Mai 2012

Pour un protectionnisme européen ?

Controverse :

UN PROTECTIONNISME EUROPÉEN EST-IL POSSIBLE ET SOUHAITABLE ?

http://www.m-pep.org/

Un appel à pétition circule dans neuf pays européens pour que la question du libre-échange soit posée au Parlement européen. Le but est que des barrières protectionnistes soient érigées au niveau de l’Union européenne. Si la mesure était adoptée, ce serait effectivement une rupture avec la politique que l’Union européenne défend à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire le libre-échange intégral aussi bien sur le plan social que sur le plan écologique.

Est-ce que cette mesure permettrait de stopper la destruction de nos emplois et de notre industrie ? Nous ne le pensons pas.

Un site roumain [1] conseille d’investir en Roumanie, pays membre de l’Union européenne : « La Roumanie est un pays de l’Europe de l’Est présentant, entre autres, deux avantages majeurs pour les sociétés et les investisseurs étrangers : un coût salarial peu élevé, mais surtout une main-d’œuvre très qualifiée souvent francophone et/ou anglophone. » Effectivement un ouvrier spécialisé ou un employé ne gagne pas plus de 200 euros par mois d’après ce site roumain. Il est alors proche de celui de l’ouvrier chinois citadin s’il faut en croire le Bureau de statistique chinois [2].

De plus, les pays d’Europe centrale et orientale (PECO), depuis les élargissements de 2004 et 2007, sont membres de l’Union européenne et ils ne peuvent réclamer les mêmes avantages que la Chine. Celle-ci achète des produits de haute technologie sous la condition que des joint-ventures soient créées et possédées à 51% par des Chinois et qu’il y ait des transferts de technologie. Les PECO sont soumis aux directives de l’Union européenne, donc au marché intérieur et ils ne peuvent avoir de telles exigences. Pour les grandes entreprises européennes, ces pays ont de plus l’avantage de la proximité géographique, de la facilité de communication linguistique, souvent d’une culture commune.

Alors que les ventes d’automobiles restent stables en France, les chiffres de la production sont éloquents : en France, PSA fabriquait 1,8 million de voitures en 2005, elle n’en fabrique plus que 1,2 en 2010, soit une baisse de 35%. Chez Renault, la production en France a baissé de 53%, d’un million de voitures en 2005 à la moitié en 2010 [3]. Renault va seulement s’implanter en Chine en 2012, surtout dans le but de conquérir une part sur le marché chinois [4], PSA nous assure que la 508 fabriquée en Chine sera vendue sur le marché chinois [5]. Mais depuis longtemps PSA fait fabriquer ses modèles en République tchèque, Renault en Slovénie et en Roumanie où les voitures sont vendues sous le nom de Dacia sur le marché roumain et sous le nom de Renault sur les marchés occidentaux [6]. Certes, Renault va faire fabriquer des Dacia au Maroc, certes le déficit commercial de 70 milliards d’euros vient pour 20 milliards du commerce avec la Chine, mais ce serait une erreur d’oublier que les délocalisations se font de plus en plus en Europe même.

On peut rétorquer que l’installation de barrières protectionnistes aux frontières de l’Union européenne serait mieux que rien. Mais il faudrait : 1° qu’un million de citoyens et 10% des députés votent l’initiative dans sept pays différents, 2° que la commission juge le texte « nécessaire aux fins de l’application des traités [7] », car le protectionnisme aux frontières est interdit par le traité de Lisbonne, et 3° que le Parlement européen vote la mesure. Ces perspectives sont totalement hors d’atteinte dans le contexte actuel.

L’initiative pourrait alors avoir pour but de créer un mouvement d’opinion en faveur du protectionnisme. Mais si tel était le cas, elle devrait clairement s’inscrire dans le cadre de la désobéissance européenne. Malheureusement les initiateurs ne font pas appel à cette notion. Le risque est donc réel, même si ce n’est pas l’intention des auteurs, de servir à légitimer une procédure jugée comme une parodie de démocratie par les partisans du « non » de gauche au traité constitutionnel européen en 2005.

De toute façon, un protectionnisme européen ne résoudrait le problème de désindustrialisation que très partiellement. En effet, la désindustrialisation est principalement due au déficit de notre balance commerciale vis-à-vis de l’Allemagne qui pratique une politique mercantiliste. Depuis dix ans, l’Allemagne a appliqué la déflation salariale, augmentant ainsi sa compétitivité par rapport aux autres pays de la zone euro. De plus les entreprises allemandes délocalisent la fabrication de pièces détachées dans les pays d’Europe de l’Est comme la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, ce qui favorise encore leur compétitivité.

À moins d’un renoncement peu probable de l’Allemagne à sa politique mercantiliste, le déficit de la France et de la plupart des pays de la zone euro par rapport à l’Allemagne continuera d’augmenter et avec lui le chômage. Ces pays pourraient rétablir leur compétitivité en dévaluant leur monnaie, mais cela leur est bien sûr interdit tant qu’ils sont dans l’euro. Au bout de quelques mois de protectionnisme européen, les opinions s’apercevraient que la désindustrialisation se poursuit et elles en concluraient que les mesures protectionnistes ne servent à rien. Le M’PEP s’oppose au libre-échange partout, hors et dans l’Union européenne. Il est pour un commerce international dont le but serait la satisfaction des besoins de tous les pays, en matière de développement, de niveau de vie et d’emploi, comme l’avait prévu la Charte de la Havane de 1948. Le moyen principal était l’équilibre de toutes les balances des paiements qui pouvait être réalisé éventuellement grâce à des mesures protectionnistes. En attendant un nouvel accord international général, une France de gauche devrait signer les accords bilatéraux avec les pays qui le voudraient dans l’esprit de la Charte de la Havane.

Vive la Charte de la Havane !

Texte original pour un Protectionnisme Européen

Source :

http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr/

L’instauration du libre-échange total entre l’Europe et les pays à bas salaires comme la Chine s’est traduit par une catastrophe économique et sociale. Avec 23 millions de chômeurs, 80 millions de pauvres, l’apparition de travailleurs pauvres, la montée du travail précaire, l’effondrement des classes moyennes, la stagnation ou la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, l’explosion des inégalités de revenus, la cohésion et la paix sociale sont menacées.
Avec la désindustrialisation et les délocalisations massives, le surendettement public, les déficits commerciaux de la majorité des pays européens et l’accumulation par certains pays émergents comme la Chine de réserves de changes colossales, l’indépendance économique de l’Europe est menacée.
Tels sont les fléaux provoqués par la concurrence déloyale régnant dans le marché mondial.
Les citoyens européens en sont maintenant bien conscients. Les enquêtes d’opinion démontrent que 2/3 des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols et des Allemands sont favorables au protectionnisme aux frontières de l’Europe. Mais la voix des citoyens n’est prise en compte ni par leurs gouvernements respectifs ni par la Commission européenne.
Ce suicide économique et social doublé d’un refus d’entendre les citoyens doit cesser ! C’est pourquoi, nous avons décidé de lancer une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) dans 9 pays ; elle demande de rétablir la préférence communautaire et une concurrence loyale, en instaurant un protectionnisme commercial aux frontières de l’Europe. Son objectif est de retrouver le plein emploi et une croissance équilibrée dans les pays européens.
Pour que les candidats à l’élection présidentielle en France s’engagent à soutenir notre proposition et qu’elle soit adoptée par la Commission, le Parlement et le Conseil Européens, il faut qu’elle soit soutenue par au moins un million de citoyens européens ! Plus nous aurons de signatures, plus nous pèserons dans ce débat.
Votre avenir et celui de vos enfants n’est pas voué au déclin. Des alternatives existent. Ce combat est le vôtre, personne ne le mènera à votre place.
Apportez votre signature à l’Initiative Citoyenne Européenne !

Ma note personnelle, avant les notes du M'PEP : pourquoi, ces réserves faites, ne pas signer pour démontrer une fois de plus le rapport très particulier que l'Union européenne entretient avec la démocratie.

Juste pour rappeler que l'Europe démocratique ou sociale est aussi notion aussi crédible qu'un crocodile végétarien.

Notes

[1] http://www.lpg-roumanie.ro/salaires.html/

[2] http://www.capital.fr/bourse/actualites/le-cout-du-travail-en-chine-augmente-plus-vite-que-prevu-300629

[3] http://www.soc-etudes.cgt.fr/e107_files/downloads/dossiers/note_economique_confederale.pdf/

[4] http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Renault-debarque-enfin-en-Chine-_3634-2069799_actu.Htm?xtor=RSS-

[5] http://www.peugeot.com/fr/actualites/2011/6/20-bis/1ere-phase-du-lancement-de-la-peugeot-508-chine-a-hangzhou-province-du-zhejiang.aspx?count=94&filterBy=1&page=24

[6] http://www.roumanie.com/Entreprises_roumaines-voiture_Dacia_L90_Renault_L90-A261.html

[7] L’article 8B du Traité sur l’Union européenne (alinéa 4) dit : « Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est. Les procédures et conditions requises pour la présentation d’une telle initiative sont fixées conformément à l’article 21 , premier alinéa, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».

Publié par Frédéric Maurin à 23:10pm - Voir le commentaire ()
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11 Mai 2012

Législatives : Mélenchon candidat contre Le Pen !

Pourquoi pas ?

De toute manière, l'interessé devrait l'annoncer, sauf surprise, demain samedi 12 mai. 

Juste une remarque : il serait dommage, et le mot est faible, qu'une concurrence (libre et non faussée ?) au sein de la gauche de gauche ait pour effet d'offrir un siège de député au Front National.

L'enjeu est de taille si l'on se souvient A quoi sert le Front National ?

En effet, le M'PEP, soutien du Front de Gauche, présente également une candidate, Michèle Dessenne, dans la 11ème circonscription du Pas de Calais, comme l'indique l'article de la Voix du Nord ci-dessous: 

 

 

Pour débattre
avec Michèle DESSENNE
cliquez ici

  • Contact presse : 07 87 71 21 40

 

MICHÈLE DESSENNE : "SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE PAR LA PORTE DE GAUCHE !

jeudi 10.05.2012 La Voix du Nord

Michèle Dessenne, et son suppléant, Jean-François Maison, 53ans, assistant social au CH Lens.

VIE POLITIQUE

L’une, Michèle Dessenne, concourt sous la bannière M’PEP*, l’autre, Jean-François Maison, sous celle du PRCF**. ...

Tous deux forment un ticket commun pour les prochaines législatives. Résidant en Seine-Saint-Denis, Michèle Dessenne, 59 ans, est originaire du Pas-de-Calais (elle est apparentée à l’abbé Dessenne dont une rue d’Hénin porte le nom). Elle, qui fit partie de l’équipe fondatrice du mouvement Attac, n’a pas choisi de se présenter sur la 11 e par hasard. « Cette campagne a une signification nationale. Notre analyse est que la France est prise en tenaille entre les européistes, - UMP, PS, MoDem -, et une xénophobie montante, de Marine Le Pen à Sarkozy. Pour le FN, c’est un test grandeur nature, on ne veut pas lui laisser le monopole d’une campagne sur la sortie de l’Union européenne et de l’euro dont on sait qu’une grande partie de la population a conscience des effets néfastes. » C’est ce qui ressort des échanges avec la population sur les marchés d’Hénin et ses environs. Car le duo et leurs soutiens (le PRCF revendique 250 militants dans la région lensoise) laboure le terrain depuis plusieurs mois, et va organiser plusieurs réunions publiques d’ici le 10 juin, date du premier tour : « Ce n’est pas une candidature de témoignage », assène Mme Dessenne.

Pour la candidate qui se réclame des idées du conseil national de la résistance, la fin de la crise ne peut passer que par la sortie de l’union européenne, « pilier de l’ordre néolibéral mondial » et le retour au franc. « Si l’on ne reprend pas la souveraineté monétaire, on est livré aux marchés et aux intérêts de la dette, et aux politiques de rigueur. Il y a eu une unanimité à réenfourcher le thème de la réindustrialisation. Si on laisse le libre échange en place, comment réindustrialiser ? On se fout de la gueule du monde ! » Le propos du ticket est de concilier les drapeaux tricolore et rouge. « Le capitalisme ne veut plus des nations, on tire le signal d’alarme », souligne Jean-François Maison. Michèle Dessenne : « Il faut forcer le débat tabou à gauche qui est la question de l’union européenne et de l’euro. »

Position claire

Sur l’échiquier politique de la 11e, la concurrence sera forte à l’extrême gauche avec (pour l’instant), Lutte ouvrière et surtout le Front de Gauche. « Notre candidature n’est pas tournée contre Hervé Poly, assure Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF.

S’il avait eu une position claire sur la sortie de l’euro, on n’aurait pas présenté de candidat. » Le PRCF reproche la dérive « droitière » du PCF depuis la mutation des années Hue-Buffet. « Le PCF a oublié la classe ouvrière et l’indépendance nationale. Jusqu’à Georges Marchais, il avait été un parti patriote ».

Michèle Dessenne et Jean-François Maison animeront une réunion publique le 14 mai au café Le Météor de Carvin, de 18 h à 20 h.

* Mouvement politique d’éducation populaire.

**Pôle de renaissance communiste en France.

Le M'Pep présente par ailleurs des candidat sur la circonscription  de Marine LE PEN (FN canal virage social, néanmoins héritière du Père) et Bruno Gollnish (du même Front National, canal révisionniste). 

Affaire à suivre de très près donc, ici et ailleurs, urbi et orbi sur http://www.m-pep.org/

Deux mots d'explication quand même :

APRÈS AVOIR DÉGAGÉ SARKOZY, VOTONS M’PEP ET FRONT DE GAUCHE LE 10 JUIN !

La défaite de Sarkozy est un soulagement pour des millions de Français. C’est la preuve que le combat électoral conserve encore un sens et que la démocratie n’a pas été totalement vidée de tout contenu.

Mais ce sont maintenant les élections les plus importantes qui se profilent les 10 et 17 juin : les élections législatives. Leur enjeu est simple : confirmer la défaite de la droite dans toutes ses composantes et assurer la victoire des trois candidats du M’PEP ainsi que du plus grand nombre possible de candidats du Front de gauche.

Une majorité socialiste à l’Assemblée nationale, avec un président de la République socialiste, fera une politique d’austérité inspirée des « socialistes » Papandréou en Grèce (balayé aux élections dans son pays), Zapatero en Espagne (balayé) et Socrates au Portugal (balayé).

Le programme de François Hollande ne comporte aucune avancée sociale majeure du type de celles connues en 1936, 1945 ou 1981. Et encore moins de réformes de structure de l’économie rompant avec le système néolibéral.

C’est pourquoi le M’PEP apporte un soutien critique au Front de gauche, seul rassemblement à la gauche du PS. Avec 11,1%, celui-ci fait certes un bon score, lié notamment à l’excellente campagne menée par son candidat Jean-Luc Mélenchon. Mais ce résultat doit être compris comme un premier rassemblement à la gauche du PS, d’ailleurs favorisé par l’absence de personnalités médiatisées comme Olivier Besancenot et Arlette Laguillier. Les 11,1% obtenus par Jean-Luc Mélenchon sont inférieurs au score réalisé par les formations à la gauche du PS en 1995 (14,1%) et en 2002 (13,8%). Mais c’est mieux qu’en 2007 (9%). Nous sommes donc dans une phase de rassemblement à la gauche du PS, mais non dans une phase de conquête de l’électorat, particulièrement de l’électorat populaire.

Pour conquérir l’électorat populaire et ne pas en rester au simple rassemblement à la gauche du PS, le Front de gauche devra revoir son programme et son organisation. Il devra aussi clairement annoncer qu’il ne participera pas à un gouvernement dirigé par le PS.

Le programme du Front de gauche devra intégrer la sortie de l’euro et de l’Union européenne. À défaut, il devra au moins proposer un plan « B » au cas où les propositions qu’il fait de changer l’Union européenne de l’intérieur ne recevraient pas de réponse positive des autres membres de l’UE. Pour le M’PEP, c’est la condition décisive pour faire basculer des millions d’électeurs qui ont compris que ces mesures sont indispensables pour recouvrer la souveraineté nationale et populaire. Aucune politique de gauche n’est possible dans le cadre de l’Union européenne et avec l’euro. Le Front de gauche devra le reconnaître et laisser sa place au courant de gauche fidèle au « non » de gauche de 2005, qui prône encore et toujours la sortie de l’euro et de l’Union européenne par la gauche. En outre, les citoyens n’étant pas membres des partis composant le Front de gauche devront y trouver leur place.

C’est dès la campagne des législatives que sa place doit être faite à ce courant. En effet, le Front de gauche, qui s’était fixé pour objectif de contenir le Front national, est en échec sur ce point : jamais le Front national n’a obtenu d’aussi bons résultats à une présidentielle.

C’est pour ces raisons que le M’PEP présente trois candidats aux élections législatives

Cette décision est motivée par le refus du Front de gauche d’accueillir le M’PEP. Notre Mouvement a appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Il appelle également à voter pour les candidats du Front de gauche aux élections législatives. Toutefois, pour présenter ses idées aux citoyens et affronter le FN en proposant une alternative de gauche à ses électeurs, notre Mouvement présentera ses propres candidates et candidats dans trois circonscriptions.

Nous choisissons celles où se trouvent les principaux dirigeants du Front national ou dans lesquelles ce parti a réalisé ses meilleurs scores. Il s’agit de circonscriptions dans lesquelles il n’y a pas de candidats du Front de gauche en position d’être élus. Nous porterons les arguments du M’PEP. Nous ne voulons pas que le FN s’arroge une sorte de monopole de la sortie de l’euro, surtout que ses propositions mèneraient au chaos. Nous voulons démontrer qu’il existe une sortie de l’euro, mais par la gauche !

Nous présentons nos candidats dans les circonscriptions suivantes :

  • 11e circonscription du Pas-de-Calais où Michèle Dessenne, porte-parole du M’PEP, fera face à Marine Le Pen, n° 1 du FN.

  • 3e circonscription du Var ou Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, fera face à Bruno Gollnisch.

  • 9e circonscription de l’Hérault où Waldeck Moreau, secrétaire national du M’PEP fera face à un FN à la très forte influence.

Pour accéder aux informations concernant ces 3 circonscriptions, cliquez ici :
http://www.campagne2012.m-pep.org/


 

Publié par Frédéric Maurin à 22:31pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

10 Mai 2012

Aussitôt élus, on les pousse au cul !

Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu !  , c'est pourquoi, après 5 ans de mauvais film ( Merci Sarkozy! Bravo l'UMP!), voici 10 minutes de vrai journalisme:

Va trouver 10 minutes de journalisme sur un journal télévisé...


Le plan de bataille des financierspar fakirpresse

Reste à définir les meilleurs moyens de "pousser au cul", comme le suggère si élégamment Fakir.

Je pense que cela peut se discuter ici les 26 et 27 mai 2012 : tous au plateau des Glières !  ou encore là, fin juin, avec de vrais travailleurs :

Affiche Fête du Travailleur Alpin 2012

http://www.travailleur-alpin.fr/  

"La Fête du Travailleur Alpin, exprime depuis 1929, avec le journal de la fedération de l'Isère du Parti communiste Francais, les luttes sociales, les solidarités avec le monde du travail et de la création, et la solidarité internationale.

Le Travailleur Alpin est donc le nom d'un journal et aussi celui d'une grande fête populaire incontournable en Isère. Cette mini Fête de l'HUMANITE se déroule fin juin ou début juillet dans une localité de l'agglomération Grenobloise.

Depuis plusieurs années, elle se elle se déroule à FONTAINE au parc de la Poya."

... la suite sur le site des organisateurs : http://www.travailleur-alpin.fr/


Bien évidemment, cette liste n'est pas exhaustive...et vous avez bien d'autres idées d'ici aux élections législatives :

Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer"

Publié par Frédéric Maurin à 22:58pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Union européenne

9 Mai 2012

Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu !

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Point d’orgue de la campagne électorale, le débat télévisé du 3 mai entre Hollande et Sarkozy.

Après avoir affirmé leur « souci de stricte équité » entre les candidats, les journalistes (2 présentateurs de journaux télévisés TF1et France 2) ont été beaucoup moins équitables dans leur représentation du monde.

 

On touche ici à l’évidence du discours néolibéral ***

Je ne reviendrai pas ici sur les propos des candidats mais uniquement sur les questions et les relances  posées et imposées par les journalistes.

 

J’en ai relevé 12, notées en rouge, mes commentaires en noirs.

Notées après une journée de « vrai travailleur », il peut y avoir des erreurs sur la forme, des formulations mal retranscrites… mais je pense être resté fidèle au fond. Au fond de la pensée que je leur prête.

Peut-être à tort ?

A vous de voir. Car je ne passerai pas plus de 2 nouvelles heures à regarder cela une seconde fois.  

 

Donc, petit cours de verrouillage de débat électoral en 12 questions.

 

1/Pujadas, Ferrari :  « Qu’est-ce que vous attendez de ce débat ? Dans quel état d’esprit êtes-vous ? »

Il faut bien sûr mettre les prétendants à l’aise mais l’ouverture est pour le moins complaisante (par intérêt, souci de carrière?). Vu l’enjeu, un mot sur ce que les français sont en droit d’attendre de ce débat aurait été bienvenu. On ne manque pas pourtant pas d’indicateurs sur les inégalités d’avoir, de savoir, de pouvoir, sur les difficultés d’accès aux soins, aux droits…

http://www.inegalites.fr/

2/  « Comment peut-on relancer l’emploi en France ? » et donc « Comment renouer avec la croissance ? »

Le lien croissance – création d’emplois est incontestable MAIS on laisse de côté beaucoup de variables de créations d’emplois : on note qu'un ambitieux programme emploi-jeunes, la réduction du temps de travail offensive, un plan Marshall des banlieues, un new deal... peuvent être déliés de la stricte question de croissance.
L’emploi n’est pas qu’une résultante de la croissance mais aussi une question de règles, d’institutions, politiques et sociales. Donc de volontarisme politique. 

La faute aux 35 heures

Les objecteurs de croissance et autres sarkophages ont également un point de vue intéressant là-dessus. http://www.ladecroissance.net/ Debout les Sarkophages ! Place au peuple !  

3/ « Il faut que l’on parle du pouvoir d’achat »

C’est gentil de s’intéresser au bon peuple. Mais le pouvoir d’achat de qui, du leur, celui de leurs mandants, de leurs conseillers, de Bettencourt ? La manière dont il est obtenu, sa légitimité ? On a quand même des études sérieuses sur le sujet: Que faire du Président des riches ?

Là encore, là aussi, impasse sur tout débat, à fortiori d'inspiration socialiste...  Non à l'augmentation des salaires !

4/  « Est-ce que l’on parle des comptes publics, des déficits ? » « Vous êtes d’accord tous deux pour réduire les déficits, comment y parvenir ? » « Comment on la réduit cette dette ? »

Nous voilà rassurés, un sujet de consensus. Dit autrement, cela peut donner : « de quelle manière allez-vous mettre en œuvre une politique d’austérité ? »

On se demande bien pourquoi le comité pour un audit citoyen de la dette se décarcasse.

Pour un audit citoyen de la dette publique

5/  «…réponse de Nicolas Sarkozy et on parle de l’Europe et du Pacte de stabilité »… Relance du journaliste : « Et on passe à l’Europe »

Et L’Europe, nous glisse un journaliste par ailleurs titulaire d’une Laisse d’or, c’est évidemment et cela ne peut rien n’être d’autre qu’un pacte de stabilité (d’austérité).

Vite la question suivante !

6/ Parlons de la zone euro mise en danger par la crise de la dette » « Vous êtes d’accord tous les deux pour sauver l’euro mais divisés sur le pacte de stabilité » « Quel rôle entendez-vous donner à la BCE ? »

Tiens, encore un sujet de consensus…sur un sujet si évidemment consensuel.

Si j’en avais les moyens, et s’ils en avaient l’envie  (mais ils n’y ont pas d’intérêts), j’offrirais 2 ouvrages à ces journalistes :

-          Faut-il sauver l’euro ? de Jacques Sapir au Seuil et, en forme de réponse :

-          Sortons de l’Euro ! de Jacques Nikonoff aux Mille et Une Nuits

Et puis, vive la gratuité : puisqu’il s’agit de sauver l’Europe et l’euro…autant savoir de quoi on parle :

http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/

Bon, les candidats sont donc au moins divisés sur le Pacte de stabilité ? Mais si ce pacte était soumis au suffrage des Français, comme le traité constitutionnel européen, il n’y aurait pas de sujet de division…il aurait été massivement rejeté. 

7/ « ça fait une heure et demie qu’on parle d’économie, il faut qu’on parle de questions de société »

et LA QUESTION de société, vu leurs questions suivantes, c’est l’immigration. Il n’y a effectivement pas d’handicapés en France, pas de domination masculine ni surconsommation médicale, pas de surpopulation carcérale ni détention préventive inutile, pas de crise du lien social ni de souffrance au travail.

Les questions de société, c’est l’Immigration et le droit de vote des étrangers aux élections locales. Point.  Mettez-vous bien cela dans la tête !

8/ « Immigration…vous (Sarkozy) souhaitez réduire les flux migratoires, vous (Hollande) dites que ce n’est pas le problème » nda : je ne suis plus très sûr de la formulation, je m’endormais…vérifiez par vous-mêmes si vous en avez le courage…là, ils m épuisent ! 

Surtout ne pas poser cette question sous cet angle : sur la question des flux migratoires, une étude, reprise la CGT dans sa lutte contre le Front National indique qu'il il ressort d’une étude parue en 2010 d’une équipe de l’université de Lille, réalisée pour le compte du ministère des Affaires sociales que les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. En 2009, les immigrés ont reçu de l’Etat 47,9 milliards d’euros, via les retraites, les aides au logement, le RMI, les allocations chômage et familiales, les prestations de santé,… Dans le même temps, ils ont reversé au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; CRDS et CSG, 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros. Soit un total de 60,3 milliards, et par conséquent un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques.

http://www.cgt.fr/-Le-Front-national-ou-l-imposture,1406-.html

9/ « Il y a un sujet qui vous divise …le droit de vote des étrangers extra-communautaires »...« sur les centres de rétention »

 Mes premiers ronflements.

10/ « …Monsieur Hollande rapidement et on parle du nucléaire »

…mais surtout pas de politique énergétique ! Ni des scénarii Négawatt ou Négatep, dont les citoyens devraient être saisis pour se prononcer en toute connaissance de cause dans le cadre d’un référendum.

 http://www.sauvonsleclimat.org           http://www.negawatt.org/

11/ « Quel Président serez-vous ? »

Anaphore d’Hollande et épiphore de Sarkozy. Mais si c’est pour prendre un cours de rhétorique, il y a des professeurs pour cela. Je sais que TF1 a été privatisé au prétexte, à l’époque, de mieux-disant culturel mais faut pas  quand même pas pousser !

12/ « Aborder 1 ou 2 points de politique étrangère » …les 2 points cela sera sur l’Afghanistan avec le « désaccord  sur le calendrier du retrait » et « la menace terroriste qui plane également dans le Maghreb, que proposez-vous ? »

La politique étrangère réduite aux interventions militaires et à l’épouvantail terroriste : on suit (et on suivra) les USA pour tous les coups de force, mais on diverge sur l’agenda. Rien sur l’OTAN, rien sur la Françafrique, pas de problèmes ?

L’action des ONG Survie, Peuples solidaires... inconnues ?

http://survie.org/              http://www.peuples-solidaires.org/           

Que dalle ?

L’aide au développement, l’Union pour la Méditerranée : bilans et perspectives ? Les relations avec l’Allemagne, les ventes d’armes à la Grèce, par exemple, ce n’est pas de la politique étrangère…  

Pas besoin de dormir pour vivre un cauchemar en direct !

 

Bon, au vu de ces éléments, j’invite tous les téléspectateurs, fidèles et infidèles, à renforcer la presse libre.

A tourner le bouton des médias complaisants. A boycotter leurs annonceurs publicitaires, car leur vision du monde se confond souvent avec le portefeuille des leurs annonceurs et actionnaires.

Pas de vote libre sans presse libérée.

 

Quelques pistes…c’est par ici qu’on s’abonne, la victoire est au bout de votre chéquier :  

(et avant le 3 ème tour social, on lâche rien sur les législatives : François Hollande : "les ennuis commencent"

  Toute presse, et cela presse, qui se positionne contre ...

*** Contre l'évidence du discours néolibéral

Thierry Guilbert, L'« évidence » du discours néolibéral. Analyse dans la presse écrite, Editions du Croquant, coll. « Savoir/Agir », 2011.

"Cependant, une fois le livre terminé, le lecteur dispose d’un panorama pertinent des procédés insidieux employés par les journalistes et des techniques pour les mettre en doute. Cette lecture s’avère d’autant plus utile que l’auteur conclut sur une note pessimiste, affirmant que le discours néolibéral comporte aujourd’hui une nouvelle dimension : le rejet effectif de toute alternative possible au néolibéralisme par la mise à distance systématique du débat idéologique, au profit de l’unique question de la communication. Le débat ne porte plus sur le fond (la nature politique du néolibéralisme est occultée), il ne s’agit plus de convaincre (d’opposer des visions du monde, les idéologies) mais uniquement d’expliquer, de « bien communiquer », d’être bon pédagogue. Le néolibéralisme serait devenu l’objet d’un consensus global. Le conflit idéologique n’a donc plus lieu d’être, seul les modalités d’application des réformes néolibérales (nécessairement nécessaires) seront l’objet des discussions et non plus ces réformes en tant que tel."

Lire l'intégralité de la note de lecture ici :

http://lectures.revues.org/5468

Publié par Frédéric Maurin à 21:33pm - Voir le commentaire ()
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