Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Juin 2012

Bientôt le tour de France !

 Dans la foulée, athlétique, de mon Football: spécial Euro 2012 retour à l'actualité sportive... comme on l'aime ici : sans sponsors, sans publicitaires, ni culte de la performance qui faisait dire à Albert Jacquart:

"A quoi sert d'aller vite si c'est pour tourner en rond ?".

Illustration :

                     Un autre cyclisme est possible :

 

Millau-Strasbourg à vélo

Un cortège d’irréductibles objecteurs de croissance partira à bicyclette du McDo démonté de Millau, le jeudi 5 juillet 2012, pour aller chercher José Bové au Parlement européen à Strasbourg. À l’arrivée, prévue autour du 20 juillet, nous remettrons ensemble les signatures de cette pétition José reviens ! à l’eurodéputé.

Rendez-vous le 5 juillet 2012 à 9h devant le Mc Donald's, 422 Avenue Languedoc, 12100 Millau


Cher José Bové,

Après une vie de rebelle, tu as rejoint Daniel Cohn-Bendit, l’« enfant chéri des médias* », VRP du capitalisme vert, de l’Europe libre-échangiste et incarnation de la figure du révolté repenti devenu le plus efficace apôtre et chien de garde de l’ordre en place. Tu as ensuite soutenu le présentateur de TF1, Nicolas Hulot, et son cirque médiatique.

Tu touches désormais les gros euros-sesterces d’émoluments de député européen. Mais le plus important ne relève pas ici du comptable : il se joue sur le plan symbolique. Tu incarnais cet « irréductible Gaulois » qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur ». Ton revirement a créé des dégâts symboliques considérables dans la société : il a donné à penser que toute résistance est vaine ; qu’Astérix s’est vendu à McDo. À ce titre, la campagne de publicité de cette multinationale de la « junk-food », représentant le village gaulois festoyant dans un de ses restaurants, est tout un symbole. José, beaucoup de nous ont admiré la force de ton engagement, ont cru en toi et ont donné d’eux pour ta campagne présidentielle de 2007. Le sentiment d’avoir été dupés, de s’être fait utiliser pour revendre un capital médiatique et d’avoir été les dindons de la farce est fort.

pub macdo

José, il n’y aura pas d’écologie politique sans rupture avec les postures de soumission. À défaut, il ne reste plus que des logiques d’aménagements qui cautionnent un système mortifère. Nous n’avons pas besoin d’un écolo-technocrate de plus ; notre système en produit des légions. Non, ce dont nous avons besoin, c’est de rebelles, de dissidents, d’hommes et de femmes debout.

Cet été nous partirons du McDonald’s de Millau pour rejoindre à bicyclette le Parlement européen à Strasbourg. Nous viendrons t’y chercher pour t’inviter à rejoindre à nouveau le camp de la dissidence. Nous te porterons la pétition présente. Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, reviens, José !

* Médias (revue de célébration du système médiatique) 12-2008.

J'aime les Verts... quand ils rougissent  et, sans que cela m'ait empêché de dormir, j'avais mal vécu le ralliement de José Bové à la très fédéraliste Europe Ecologie. C'était en 2009, après l'échec de la candidature unique antilibérale tentée dans la foulée du non au traité capitaliste (pardon constitutionnel) européen.

Je m'apprêtais donc à signer cette sympathique pétition...mais après 5 ans de sarkozysme, on n'a pas le droit de se tromper de cible:

 Paul Ariès réagit à la campagne « José Reviens »

 

Paul Ariès

Je suis interrogé depuis son lancement sur la campagne « José Reviens ! »[1]

Je ne suis absolument pas partie prenante de cette opération ni aucun des OC des gauches que je côtoie. J’ai effectivement utilisé cette formule depuis deux ans mais dans un sens différent. J’ai écris un livre en 2007 « José Bové le candidat condamné » (Golias) pour dénoncer son choix d’un positionnement « seulement antilibéral » et non pas anti-productiviste/objection de croissance (comme nous lui avions proposé lors de la marche nationale pour la décroissance…) et pour critiquer le choix d’utiliser dans sa campagne des recettes de marketing politique.

Je parlais cependant d’un « accompagnement critique » de sa campagne car la diabolisation de Bové (et aujourd’hui d’EELV) est contre-productive… Elle fait le jeu d’une écologie de droite, elle fait le jeu de nos adversaires. Nous avons effectivement des désaccords avec la ligne majoritaire d’EELV. Nous devons en parler en dehors de toute diabolisation, de toute caricature. C’est pourquoi j’avais répondu favorablement à l’invitation des Verts pour exposer nos critiques lors de leur Université d’été de septembre 2010… J’y avais expliqué que la charte proposé par Yves Cochet était une excellente base de discussion et qu’il ne s’agissait pas de laver plus blanc (avec Eva Joly) mais plus rouge et vert.

J’ai effectivement signé en février 2011 dans le journal La décroissance un texte nuancé publié en pages politiques sous le titre « José, du côté obscur de la force » et repris en Une sous le titre «  »José reviens »"… titre que cette opération médiatique emprunte et détourne dans un but tout autre que celui du texte initial.

Bové n’est pas un traître auquel on devrait offrir les conditions d’une repentance… Cette opération dont le style même est plus religieux que politique est dangereuse. En politique, on n’excommunie pas, en politique, on ne vend pas des actions de grâce. On ne peut critiquer José Bové sans en même temps reconnaître la qualité du travail effectué tant sur le plan de l’agriculture que sur celui des gaz de schiste…

La diabolisation et la défiguration de l’adversaire sont des procédés religieux et non pas politiques. Cette opération médiatique est donc pour moi celle de Vincent Cheynet et de sa petite clique…lui-même étant un bon représentant de cette décroissance de droite catho… Cf. le texte paru sous la plume de Jean-Baptiste Malet dans Golias Hebdo du 25 janvier 2012 sur la décroissance et «  »l’écologie, nouvelle arme des chrétiens réactionnaires »".

Je comprends donc la position du PPLD (Parti Pour la Décroissance) dont je ne suis pas membre et qui signait le 2 janvier 2012 un long communiqué (disponible sur son site) sous le titre : "le journal la décroissance, la saloperie que nous n’achèterons pas ».

Je comprends la déclaration de Yves Cochet : « la tournure du journal est très virulente. Ils attaquent ad hominem les personnes qui sont les plus proches : les écolos ou les décroissants en général, plutôt que les adversaires politiques que sont les productivistes, les pro-nucléaires, les gens de droite ou d’extrême droite (…). Cheynet, je ne sais pas où il va, mais ça sent très mauvais. » (in Golias Hebdo de janvier 2012). Je comprends Jean-Paul Besset, euro-député EELV : « Cette diabolisation systématique de ceux qui ne sont pas d’accord avec ce que l’on dit, pour moi, c’est une catastrophe. C’est une démarche réactionnaire (…). Je ne lis plus ce journal car c’est un lieu de haine, d’exclusion, qui ne fait plus avancer les idées » (Golias Hebdo de janvier 2012).

Je ne signerai donc pas cet appel qui conforte les clivages qui ont fait exploser la décroissance entre une petite minorité de droite camouflée en «  »ni droite ni gauche »" et une grande majorité issue des différentes familles des gauches anti-productivistes.

Nous avons bien mieux à faire pour faire gagner la justice sociale et climatique, pour faire avancer l’idée de gratuité des services publics et celle d’un revenu garanti.

Nos rendez-vous ne sont pas ceux de la diabolisation religieuse et de la repentance. Nous organisons le forum mondial de la pauvreté fin juillet 2012 avec Emmaüs-Lescar-Pau. Nous organiserons le deuxième forum national de la désobéissance fin septembre à Grigny.

Deux livres existent sur cette scission entre décroissance de droite (ni gauche ni droite) et celles des gauches : Un qui vient de paraître chez Parangon (avec la participation de tous les milieux de la décroissance sauf ceux d’extrême droite et de droite même camouflée en ni gauche ni droite), un autre à paraître chez Golias sous la direction de Michel Lepesant, animateur du MOC (mouvement des objecteurs de croissance de sensibilité libertaire).

Salut et fraternité

Paul Ariès, Directeur de la rédaction le Sarkophage 

Publié par Frédéric Maurin à 07:05am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

27 Juin 2012

Lenglet : à France 2 aussi le changement c'est maintenant !

Les nouveaux chiens de garde : Accueil se portent bien. Ils sont bien nourris.

Lue sur Le blog de Bernard Gensane cette note qui, sans m'étonner, n'augure rien de bon...mais il ne tient qu'à nous d'en changer la conclusion : 

Le changement, c'est maintenant

Au moment même où France 2 se sépare d’Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg, elle confie à François Lenglet la responsabilité de son service politique et économie. Pulvar est connue pour être de gauche (même si pas furieusement) ; Lenglet, qui vient de BFM TV, est de droite, totalement dans la pensée unique du capitalisme libéral. Ce journaliste très idéologisé va donc occuper une fonction tout à fait éminente au sein du service public.

Mais si l’on a suivi les grandes émissions politiques de ces derniers mois (et comment : Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu ! ) , on sait surtout que ses compétences en matière d’économie sont totalement surfaites. Pendant la campagne électorale présidentielle, son incompétence fut mise en lumière par plusieurs candidats.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon lui a rappelé l'ânerie qu'il avait proféré la veille de leur joute commune (« Les USA ne font pas tourner la planche a billet ») en lui fournissant la dernière statistique de la Banque fédérale (2500 milliards de dollars de monnaie sortie des imprimeries américaines). François Lenglet a tenté de lui faire dire – ce qui était faux – que la logique de son programme était de sortir de l'euro. Mélenchon a nié en lui rappelant qu'à la base de son raisonnement, il y avait sa proposition que la Banque centrale européenne prête aux États et non aux banques : « Je défends l'idée que la BCE puisse prêter directement aux États sans passer par les banques privées. J'ai tellement raison que si la BCE l'avait fait, la Grèce n'aurait pas plongé comme elle l'a fait. La BCE a prêté mille milliards d'euros aux banques privées. Où sont-ils ? Envolés dans la spéculation, hors de l'économie réelle.  »

Le 11 avril, Lenglet s’en prit au candidat Philippe Poutou, pensant ne faire qu’une bouchée de ce petit ouvrier d’extrême gauche. Il crut dénoncer, grâce à un graphique, l'amateurisme du représentant du NPA. « Vous dites qu'iI faut prendre l'argent là où il est : revenir sur les allègements de charges sociales, et vous dites que ça rapporterait 172 milliards alors qu'en fait c'est 30 ». Selon le tableau qui apparut à l'écran, le NPA chiffrait bien à 172 milliards « les allègements de charge » pour les entreprises. À côté, on voyait une petite pile avec le chiffre 30 milliards d'euros. Un chiffre provenant, affirma Lenglet « du ministère du Budget et de la Sécurité sociale ».

Poutou répondit : « tout est faux »... L'émission continua. De la même manière qu'elle avait continué lorsque Nicolas Sarkozy le 12 mars avait traité les calculs de Lenglet de « manipulateurs »...

 En octobre 2010, le Conseil des prélèvements obligatoires, placé auprès de la cour des comptes publiait un rapport intitulé « entreprises et niches sociales », dans lequel on pouvait lire : « le coût des niches sociales applicables aux entreprises est également élevé: il est évalué à plus de 66 milliards pour l'ensemble des prélèvements sociaux... ». Plus loin : « les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d'euros en 2010, et constituent une part importante des recettes fiscales et sociales. »

Certes, Philippe Poutou confondait deux données, mais il se trompait beaucoup moins que Lenglet, dont l'estimation était fausse, soit de 100% (sur les niches sociales proprement dites), soit de 570% (sur l'ensemble des niches pour les entreprises).

En fait, Lenglet n’avait retenu que les seules exonérations de cotisations sur les bas salaires (jusqu'à 1,6 fois le Smic), oubliant qu'il existait de nombreuses autres dérogations. Un exemple : celle qui  le concerne, lui, comme tous les journalistes : son employeur a le droit de déduire 7500 euros de l'assiette de ses cotisations sociales, en plus de l'avantage fiscal du même ordre dont jouissent les titulaires d'une carte de presse... Poutou, l'ouvrier, s'il est payé au-dessus de 1,6 fois le SMIC (ce qui n’est pas certain), n'a pas droit à un tel avantage.

Comme ceux de sa famille idéologique, Lenglet parle bien sûr de « charges sociales » alors que les travailleurs (dont, objectivement, il fait partie) utilisent l’expression légale de « cotisations sociales » qui, dans l’esprit de la République sociale qui est constitutionnellement la nôtre, représentent le financement du « travail différé », et font donc partie du coût du travail. Si le travail était une charge, le salaire de Lenglet serait lui-même une charge salariale.

France 2 n’a donc pas recruté Lenglet pour ses compétences mais pour son côté chien de garde.

Après avoir maltraité les enseignants en compagnie de son acolyte Allègre, Jospin a perdu l’élection de 2002. Hollande, qui vient d’accorder 6 euros d’augmentation aux smicards (une partie des 20 euros sont un à-valoir), a déjà perdu celle de 2017. 

Vers une conjonction Front National - UMP

90f8f050baea828ac212339d849a84df58d44c31-1.jpeg

Publié par Frédéric Maurin à 07:18am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

24 Juin 2012

Europe austéritaire : la MES est dite ?

Question de choix...comme le rappelle l'Humanité du 19 juin

http://www.humanite.fr/social-eco/question-de-choix-leditorial-de-patrick-apel-muller-499029

Un nouveau chapitre de la vie politique vient de s’ouvrir. 
C’est sans doute le plus périlleux. La crise s’exacerbe en Europe. Le lâche soulagement qui s’est emparé des milieux dirigeants européens (dont les français) avec la victoire des conservateurs grecs, d’un souffle devant Syriza, la gauche combative qui a progressé d’encore 10 %, trahissait leur obsession de l’austérité… Faire rendre gorge au peuple grec, pressurer les Espagnols, les Portugais ou 
les Italiens avant que vienne le tour des Français. Si le cycle infernal des coupes claires dans les budgets publics, de l’abaissement des coûts du travail plutôt que des frais financiers, des déréglementations en tous genres n’est pas interrompu, la situation continuera de se dégrader sous l’effet d’une croissance anémiée.

 

L’heure des choix a sonné, les rendez-vous sont là. La semaine prochaine, les 28 et 29 juin, se réunit le Conseil européen. Alors qu’Angela Merkel refuse de desserrer l’étau budgétaire qui meurtrit le continent, François Hollande, qui réclame pourtant un geste en faveur de la croissance, semble avoir pris son parti d’une nouvelle vague de sacrifices à demander aux Français.

À Bercy, on travaille le dosage entre plus d’impôts et moins de dépenses, mais revient avec insistance le refrain des « efforts justes ». À Bruxelles, sont tressés les liens avec lesquels on veut ligoter la décision publique et museler les contradictions citoyennes : union bancaire, union budgétaire, fédéralisme politique. 
C’est sur sa capacité à résister à ce plan de bataille des marchés financiers pour répondre aux urgences sociales que sera jugée l’équipe un peu modifiée que va constituer Jean-Marc Ayrault.

À cet égard, on ne peut que s’inquiéter des souhaits du président des sénateurs PS, François Rebsamen – candidat à 
la direction du Parti socialiste – qu’« entrent ou soient associés au gouvernement » des membres du Modem, partisan d’une austérité forcenée.

Les forces qui ont fait la victoire de la gauche débordent très largement les seuls rangs socialistes. 
La gauche dispose d’un socle solide pour affronter droite et extrême droite, qui vont surenchérir dans l’opposition aux solutions de progrès. À condition que tous soient entendus par le gouvernement et que les ministres ne restent pas prisonniers, comme ils le sont aujourd’hui, du programme du président. Les citoyens eux-mêmes, les syndicalistes, 
les militants d’associations peuvent mettre leur poids dans la balance afin qu’elle penche vers des solutions de progrès. Les campagnes du Front de gauche ont ancré dans une large partie de la population une dynamique utile à toute 
la gauche, des revendications qui font pièce aux projets 
de la droite, notamment en substituant la réduction des gâchis financiers à la désastreuse baisse du coût du travail.

À droite, il ne faudra pas si longtemps pour se reprendre. Les débats vont faire rage entre ceux qui sont prêts à embrasser le Front national, sa pompe et ses œuvres et ceux qui, bien tardivement, mesurent le risque mortel 
qui menace l’UMP au terme de cette dérive. François Baroin constate que la stratégie du « ni-ni » (ni FN, ni gauche) « n’est pas pertinente. Elle a troublé. Je l’ai soutenue, 
je le dis franchement, avoue-t-il, mais on est allés au bout 
du processus ». Confession d’un pécheur qui bat sa coulpe sur la poitrine de Nadine Morano et de son tango avec 
le FN. Les milieux d’affaires ne toléreront pas longtemps 
ces errements du personnel politique de droite. Il leur faut des relais pour que s’exerce la pression maximale sur 
le nouveau pouvoir.

Les mois qui viennent seront décisifs.

Mais, comme le glisse le texte ci-dessous, la gauche au pouvoir n'aura peut-être pas besoin d'une "pression maximale" "du personnel politique de droite" pour faire un saut fédéraliste...

L'Europe a-t-elle vraiment besoin d'un «saut fédéraliste» ?

Pierre Levy - Blogueur associé

Rédacteur en chef de Bastille-République-Nations -  http://www.brn-presse.fr/ -  mensuel progressiste radicalement eurocritique...déjà cité sur L'Europe fait des râles

Face à la crise financière, bon nombre de dirigeants européens brandissent la solution d'un plus grand fédéralisme. C'est le constat dressé par Pierre Levy, notre blogueur associé, qui rappelle les propositions de délégation de souveraineté en tout genre, alors que les peuples sont de plus en plus eurosceptiques.

Nouvelle provocation des dirigeants européens ? Alors que l’intégration européenne gagne chaque jour en impopularité, ils sont de plus en plus nombreux à affirmer en substance : «Nous ne sauverons pas l’euro sans accomplir un "saut" vers une Europe ouvertement fédérale.» A peine les Grecs – à qui l’on avait obligeamment expliqué qu’un mauvais choix entraînerait leur pays dans l’abîme, et la monnaie unique avec – avaient-ils voté que la réalité est réapparue : l’euro n’est en rien «sauvé».


Le grand argentier allemand, Wolfgang Schäuble, qui s’était vu remettre le prix Charlemagne le 17 mai, avait à cette occasion relancé sa proposition d’élire un «président de l’Europe» au suffrage universel, et de transformer la Commission en véritable gouvernement.


Dans une tribune publiée par le Monde le 9 mai, une dizaine de personnalités – parmi lesquelles Romano Prodi (ancien président de la Commission, et du gouvernement italien), Pascal Lamy (en sa qualité de directeur de l’OMC ?) et Jacques Attali (probablement au titre d’expert en tout) – n’hésitaient pas à affirmer : «Le fédéralisme est la seule voie pour éviter une crise majeure qui sacrifierait une génération entière.»


Exprimé en termes plus diplomatiques, c’est manifestement l’esprit du mandat qu’ont confié les vingt-sept au président du Conseil européen. Pour le sommet des 28 et 29 juin, Herman Van Rompuy est chargé d’une étude ouvrant la voie à une «nouvelle étape», voire un nouveau traité – encore un !


C’est dans ce cadre que sont évoquées les euro-obligations (emprunts communautarisés). Si des structures supranationales ayant directement la main sur les budgets des différents Etats-membres sont mises en place, l’opposition de l’Allemagne pourrait à terme être surmontée. Sous couvert d’alimenter la croissance, c’est donc en réalité un objectif très politique qui est discrètement visé.


Cette perspective d’abandon de souveraineté n’a nullement été rejetée par le nouveau ministre français des Affaires européennes. Bernard Cazeneuve a estimé que les euro-obligations «pourraient justifier une intégration plus grande des mécanismes de gouvernance au sein de la zone euro». Pour sa part, le Commissaire européen Michel Barnier, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, a déclaré que le temps d’un «saut fédéraliste» était venu.


Le président de la Commission entend bien nourrir l’étude commandée à M. Van Rompuy. José Manuel Barroso va proposer «une feuille de route et un calendrier» vers une «union économique complète». Pour lui, en effet, «une confirmation au plus tôt des étapes à franchir soulignerait l’irréversibilité et la solidité de l’euro». Sous-entendu : ce qui est pour l’instant loin d’être acquis. Le chef de l’exécutif européen a d’ailleurs exprimé ses préoccupations sur l’état de l’opinion publique, tout en précisant : «Il est normal qu’en période de rudes difficultés économiques, le sentiment public envers l’intégration européenne soit plus négatif.» On ne lui fait pas dire.


M. Barroso a enfin insisté sur le projet d’«union bancaire». Sous couvert de garantir les dépôts à l’échelle de l’UE, il s’agirait de transférer le contrôle (renforcé) des banques, aujourd’hui réalisé par des institutions nationales, vers un régulateur centralisé.

 
L’union bancaire compléterait la gouvernance centralisée. Quelques jours auparavant, Jörg Asmussen – jeune économiste allemand social-démocrate, qui fut secrétaire d’Etat dans le cabinet d’Angela Merkel avant d’être envoyé par cette dernière au directoire de la BCE – avait plaidé pour de nouveaux transferts de souveraineté budgétaire.


M. Draghi avait pour sa part jeté un pavé dans la mare en proposant un «plan de dix ans» dans cette direction, car «nous devons accepter une délégation de souveraineté budgétaire vers une sorte de gouvernement central». «C’est pourquoi le Pacte fiscal (projet de Traité TSCG) est si important, car il en constitue le point de départ», a-t-il précisé, ce qui éclaire la véritable portée de ce texte.


Déjà, le mécanisme du «semestre européen» (selon lequel chaque pays doit soumettre son cadre budgétaire et de réformes avant le 30 avril à la Commission), ainsi que les clauses prévoyant des sanctions «préventives», constituent des jalons en ce sens (c’est dans ce cadre qu’une mission bruxelloise a été envoyée à Paris, comme dans onze autres capitales, pour étudier les «problèmes de compétitivité» française).


Mais c’est incontestablement à Jean-Claude Trichet que revient la palme. Le prédécesseur de M. Draghi à Francfort (qui avait déjà plaidé pour la mise en place d’un ministre des finances unique pour la zone euro) était l’invité d’un forum mondial des affaires qui s’est tenu en ouverture du G8 à Camp David, près de Washington. Le jeune retraité a proposé que Bruxelles puisse «activer des pouvoirs fédéraux lors de circonstances exceptionnelles». Celles-ci pourraient survenir dès lors qu’un gouvernement ou un parlement de la zone euro s’avèrerait «incapable d’appliquer une politique budgétaire approuvée par l’UE». L’Etat en question pourrait même être déclaré en faillite, et mis sous tutelle – comme une entreprise en redressement.

L’auditoire, composé de la crème mondiale des patrons, a réservé un accueil chaleureux à l’audace de M. Trichet.
Allez savoir pourquoi.

Publié par Frédéric Maurin à 21:28pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Union européenne

24 Juin 2012

Fête du Travailleur Alpin 2012

"Des vogues, mais pas de vagues" ? (1)

Si la fête des travailleurs alpins bougera en musique avec HK et les saltimbanks ne lâcheront rien , on bougera aussi en transport en commun avec le Parti Communiste Français Section de Saint-Martin d'Hères

Un voyage en "terres socialistes" ... donc évidemment sous les auspices de La concurrence libre et non faussée :

 

STOP à la privatisation de la TAG

                 La ligne 33 déjà exploité par le privé !

 Tout de suite une Régie pour gérer la TAG 

   TAG – VDF même combat pour les travailleurs des transports et pour les usagers !

 

Le SMTC autorise à partir de juillet 2013 que nos services des transports en commun de l'agglomération soient concédés à 100% au privé (sous-traitance) !

Des suppressions d'emplois en masse prévues à la TAG comme au VFD.

Nous disons STOP ! Revenons à une régie publique !

 

Le mode de gestion de nos transports en commun échappe totalement au débat public démocratique. En décembre 2011, le SMTC (syndicat mixte des transports en commun) présidé par le PS valide dans le silence le renouvellement de la SEM (société d'économie mixte) par une délégation de service public (DSP) de nos transport en communs. Le cahier des charges imposé aux entreprises concourant à ce marché public commence à être révélé.

Alors que la DSP, en cours, autorise déjà 30% de sous-traitance (ligne 33 , express crolle-grenoble-voiron..) pour la gestion de la « TAG », le futur cahier des charges qui devrait être appliqué à partir de juillet 2013 autorisera jusqu’à 100% de sous-traitance.

Nous avions précédemment dénoncé la gabegie financières de la gestion de nos transports public en SEM pour les VFD (Kéolis a ramassé 2 250 000 € en 5 ans) comme pour la TAG.

Pour la gestion de la TAG par la DSP en 2013 trois entreprises ont été retenues pour présenter un devis répondant aux cahiers des charges (partiellement connu) :  RATP Dir. ; Transdev / TAG ( rappelons que Transdev est sous contrôle de Véolia) ; Kéolis.

 

Le SMTC verse 300 000 € aux 2 entreprises qui n'auront pas le marché.

Petit calcul 300 000 € x 2 = 600 000 € d'argent public pour des devis !

 

Le directeurs de la TAG annonce déjà les suppressions d'emplois. Il se veut rassurant, en affirmant que ces suppressions se feront par le non remplacement des départs à la retraite.

C'est inacceptable avec le niveau de chômage actuel de sacrifier plus d'emplois, nous avons besoin d'emplois stables pour nos jeunes ! Comme nous avons besoin de chauffeurs qualifiés et non surmenés.

Cela fait trois ans qu'aucune négociation sur les condition de travail et les salaires ne se fait à la TAG au prétexte que Transdev/TAg doit rester compétitif pour obtenir le marché.

Par la mobilisation de la population et des travailleurs de la TAG comme de ceux des VFD tout est possible.

Nous communistes nous proposons d'imposer le retour en  Régie publique.

Imposons le retour en régie publique pour les transports comme cela a déjà été fait à Grenoble avec le retour en régie pour la gestion de l'eau !

 .

La privatisation de la ligne 33 donne un avant goût des conséquences pour les usagers en 2013 :

                       Bus en retard, arrêt non respecté, et suppression des lignes et arrêts « dit » peu rentables.

                      Tarifs en augmentations pour satisfaire les appétits des entreprises ;

     Toujours plus d'argent public pour les entreprises privées de transport ;

        L'entreprise qui aura, en tirant les prix, obtenu le marché (DSP) pourra sous-traiter. Les conséquences sont évidentes : Suppressions d'emplois, très bas salaires, conditions de sécurité bradés pour plus de profit, exploitation maximum des salariés.

         On parle de fermer le centre ville de l'agglomération aux véhicules polluants. Qui a des véhicules polluants ? Les petits revenus. On parle aussi d'interdire totalement les véhicules dans le centre de l'agglomération, il faudra prendre les transports en commun toujours plus cher. Qui sera encore pénalisé ? Les petits revenus. Demain Grenoble interdit aux pauvres ?? Vous dites : une Caricature ?

 

Communistes réaffirmons comme prioritaire :

                     la nécessité du retour en régie publique pour garantir un service public que qualité, moins couteux et sécurisé. Une baisse importante de tarif sera alors possible des abonnements à prix faible jusqu'à gratuit pour les scolaires, les petits revenus, les privés d'emplois avec l'objectif d'aller vers une gratuité totale.

 

                     la nécessité pour les travailleurs des transports d'avoir un statut garantissant leurs emplois et un déroulement de carrière linéaire. Un service public de qualité ne peut être rendu que par des travailleurs sous un statut protecteur.

 

                     leur refus de la délocalisation des VFD vers Saint-Égrève : un autre gâchis économique, encore 500 000€ pour aménager le minuscule dépôt de 30 bus au VFD !

 

 

                     que tous les transports en commun, VFD, TAG et SNCF ne doivent pas s'ouvrir à la concurrence libre et non faussée comme le prescrivent les directives de l’Union Européenne.

Abrogation du traité de Maastricht parce que nous refusons de faire croire aux travailleurs que l'Union Européenne du Capital puisse être réorienter vers du « social ».

Non à l'union européenne du capital, abrogation de Maastricht

Oui aux monopoles publics des transports en commun !

Pour combattre les politiques de l'UE du capital rejoignez nous  : ADHEREZ AU PCF !

 

NOM Prènom :.................................................................    .......………Adresse………….............................................................................

….........................................................................................Téléphone/Courrier électronique:………………....................

 

 

Retourner à PCF, BP 283, 38407 St-Martin-d’Hères Cedex,    Tél.  04 76 01 81 38       
mèl :
pcf.smh@wanadoo.fr         site  internet : pcf-smh.fr                                                 le 24 juin 2012

 

Au hasard du  Travailleur Alpin on trouvera aussi, et entre autres :

Les Amis de l'Humanité

Le Mouvement de la Paix

 

 

On trouvera même quelques occasions de casser sa tire-lire :

Secours populaire: Accueil

 

(1) "Des vogues, mais pas de vagues" : j'avais en tête ce mot de Vivre et penser comme des porcs quand on me faisait observer que "tant qu'on écoutait des chants révolutionnaires, on ne faisait ni réformes ni révolutions"

http://lumiere.ens.fr/~guerry/articles/vivre_penser_porcs_chatelet.html

Comme le suggèrait l'autre, il ne faut exclure ni les vogues ni les vagues...

 

 


Publié par Frédéric Maurin à 21:12pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

20 Juin 2012

L'Euro fait des râles

Un tel titre ne peut venir que de Bastille République Nations...

Une18

Pour recevoir cet - indispensable- mensuel, c'est ici :

Bienvenue sur le site de Bastille-République-Nations

...et en attendant, voila l'éditorial :

Il n’y aura pas eu d’exception française. Au soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy a été battu, comme le furent depuis deux ans la plupart des pouvoirs sortants au sein de l’Union européenne, et ce, quelle que soit leur couleur politique (Hongrie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande, Finlande, Portugal, Danemark, Espagne, Slovénie, Slovaquie, et Grèce). Le mécanisme est connu : les électeurs se voient proposer, pour défouler leur colère, de renvoyer l’équipe en place ; et les politiques menées continuent dans la même direction, puisqu’elles sont définies en commun par les uns et les autres en un lieu soustrait à la souveraineté des peuples – en l’occurrence à Bruxelles. Cela s’appelle l’« alternance », et même, pour les humoristes postmodernes, « la démocratie ».

En France, il n’en a pas toujours été ainsi. La question d’un changement de société était, jusqu’à la fin des années 1970, l’enjeu majeur des affrontements électoraux, avant que ne s’impose le modèle politique européen, où, entre « centre-gauche » et « centre-droit », les citoyens sont invités à choisir la décoration de l’abattoir.

Force est cependant de constater que, bien souvent, les majorités social-démocrates dépassent leurs rivales conservatrices en matière de reculs sociaux, de réformes libérales et/ou de privatisations. L’exemple le plus caricatural vient de Grèce, où c’est sous l’égide d’un premier ministre resté président de l’Internationale socialiste que les plans les plus régressifs ont été mis en œuvre. En Allemagne même, c’est sous le règne de Gerhard Schröder que la République fédérale a connu la remise en cause la plus brutale de la protection sociale (Harz IV) et la mise en place de la précarité.

Ce qui n’a empêché ni le président français sortant, ni son concurrent victorieux de vanter le « modèle allemand » et sa « compétitivité ». Au moins ne pourra-t-on pas reprocher à ce dernier de renier ses promesses. Il ne s’est nullement caché de vouloir – pour respecter les normes bruxelloises – opérer des coupes budgétaires qui pourraient se monter à 50 milliards d’euros. Tant il est vrai qu’on ne peut tout à la fois vouloir maintenir la monnaie unique, et échapper à l’austérité.

Faute de vouloir remettre en route le seul moteur qui vaille pour alimenter une croissance robuste – une hausse massive du pouvoir d’achat, à commencer par celui des fonctionnaires – le nouvel élu a évoqué des pistes qui se veulent innovantes. Il propose en particulier de lancer des « euro-obligations », autrement dit des emprunts qui ne seraient plus nationaux, mais bien communautaires. Il a pour cela l’appui du chef du gouvernement italien et du président de la Commission européenne. Angela Merkel, pour sa part, s’y oppose… du moins tant que les gouvernements nationaux disposent encore d’une petite marge de manœuvre sur leur propre budget. Ca tombe bien : le président de la BCE, son prédécesseur, et, justement, le ministre allemand des finances veulent en finir avec cette incongruité : avec d’autres, ils plaident désormais ouvertement pour un « saut fédéral ». Comme l’écrivait récemment le président de la très influente fondation d’outre-Rhin Bertelsmann Stiftung (1) : « le temps où, dans cette Union, chacun était libre d’opérer ses propres choix (…) est révolu ». Au moins, c’est clair.

Dans l’immédiat, la Commission européenne, qui publiait le 30 mai les feuilles de route pour chacun des pays, a certes tancé la France, mais a laissé jusqu’au début de l’été au nouveau pouvoir pour annoncer les « efforts » nécessaires.

Il semble que les directions syndicales considèrent que l’arrivée de François Hollande soit plutôt favorable au monde du travail. Au même moment, les marchés financiers témoignent de leur satisfaction en achetant des emprunts d’Etat à des taux qui n’ont cessé de baisser depuis quelques semaines.

Forcément, l’une des deux parties se fait des illusions.

On ne devrait pas attendre trop longtemps pour savoir laquelle.

Si on a encore un doute.

PIERRE LÉVY

(1) Le Monde du 11/05/12 


Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu ! surtout sur un sujet aussi essentiel. Ils préparent le saut - dans le vide - fédéral : il s'agit pas moins d'Un nouveau traité européen

Sans débat. Sans référendum ?

Ce serait anormal en démocratie...

Sous le titre, "Pas d'Europe sans citoyens", la lettre ouverte ci-dessous le demande.

Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire :

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l’absence d’une véritable solidarité européenne.

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l’austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs (voir la liste ci-après) lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer : http://www.france.attac.org/lettre-...

 

NB : Plusieurs des premiers signataires de la lettre ouverte seront présents au meeting contre l’austérité organisé le samedi 23 juin à Paris:  Le 23 juin avec le CAC: ne payons pas leurs dettes !

Premiers signataires :

Annick Coupé (Solidaires), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement), David Flacher (Utopia), Jean-Philippe Gasparotto (CGT Caisse des Dépôts), Roland Gori (Appel des appels), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Stéphane Melchiorri (Emmaus International), Damien Millet (CADTM), Martine Noël (Cadac), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Henri Sterdyniak (Economistes atterrés), Maya Surduts (CNDF), Aurélie Trouvé (Attac), Sophie Zafari (FSU), Christophe Alévêque (artiste), Paul Ariès (directeur de rédaction), Nathalie Bajos (chercheure), Nathalie Berta (chercheure), Frédéric Boccara (chercheur), Paul Bouffartigue (chercheur), Jacques Bouteiller (chercheur), Alain Caillé (sociologue), Odile Chagny (chercheure), Gabriel Colletis (chercheur), Antoine Comte (avocat), Pierre Concialdi (chercheur), Philippe Corcuff (chercheur), Laurent Cordonnier (chercheur), Pierre Cours-Salies (chercheur), Thomas Coutrot (Attac), Bernard Defaix (Attac), Keith Dixon (chercheur), Cédric Durand (chercheur), Philippe Enclos (chercheur), Isabelle Ferreras (chercheure), Jean Gadrey (chercheur), François Gèze (éditeur), Jérôme Gleizes (chercheur), Alain Grandjean (chercheur), Susan George (présidente d’honneur d’Attac), François Gèze (éditeur),Gaël Giraud (chercheur), Vincent Glenn (réalisateur), Caroline Guibet-Lafaye (chercheur), Ozgur Gun (chercheur), Nicolas Haeringer (Mouvements), Jean-Marie Harribey (Conseil scientifique d’Attac),Marc Humbert (chercheur), Sabina Issehnane (chercheure), Sophie Jallais (chercheure), Florence Jany-Catrice (chercheure), Nicolas Jounin (chercheur), Catherine Jousse (REP), Sadri Khiari(chercheur), Dany Lang (chercheur), Emmanuel Lazega (chercheur), Frédéric Lebaron (chercheur), Catherine Lebrun (Solidaires), Alain Lipietz (chercheur), Frédéric Lordon (chercheur), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jérôme Maucourant (chercheur), Jacques Le Bohec (chercheur), Claire Le Strat (chercheur), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Christiane Marty (chercheure), Gérard Mauger (chercheur), Dominique Méda (chercheur), Julien Milanesi (chercheur), Patrick Mony (militant associatif), Francine Muel-Dreyfus (chercheure), Frédéric Neyrat (chercheur), Willy Pelletier(Fondation Copernic), Roland Pfefferkorn (chercheur), Alain Policar (chercheur), Dominique Plihon (Conseil scientifique d’Attac), Jean-François Ponsot (chercheur), Edmond Preteceille (chercheur),Philippe Quirion (chercheur), Christophe Ramaux (chercheur), Jacques Rancière (philosophe), Thierry Reygades (FSU), Michel Rousseau (Euromarches), Jeanne Singer (chercheure), Jean-Marc Tagliafarri (Initiatives Dyonisiennes), Lucie Tanguy (chercheure), Annie Thébaud-Mony (Fondation Henri Pézerat), Bernard Teper (Respublica), Bruno Théret (chercheur), André Torre (chercheur),Maryse Tripier (chercheure), Sylvette Uzan-Chomat (SNU Pôle Emploi), Patrick Viveret (philosophe), Philippe Zarifian (chercheur), Elisabeth Zucker (chercheure) Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires), François Asensi (Fase), Clémentine Autain (FASE), Francine Bavay (Conseillère régionale EELV), Farid Bennaï (Fase), Olivier Besancenot(NPA), Martine Billard (Parti de Gauche), Patrick Braouezec (Fase), Chantal Dhoukar (conseillère fédérale EELV), Jean-Claude Eyraud (Fase), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Jacqueline Fraysse (Fase), Jacques Généreux (Parti de Gauche), Pierre Laurent (PCF), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Myriam Martin (Gauche anticapitaliste), Pierre Minnaert (conseiller fédéral EELV), Jean-Jacques Paris (ANECR), Francis Parny (PCF), Jean-François Pelissier (Alternatifs), Christian Piquet (Gauche unitaire), Christine Poupin (NPA), Stéphanie Treillet (Convergence et Alternative)

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

A signer et faire circuler !

Pour mémoire, sous sarkozy, autant dire il y a un siècle, les mêmes avaient le pressentiment de ce "cas où le nouveau président élu et sa majorité décideraient de ratifier le Pacte sans consulter le peuple".


« Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai parler le peuple français », a déclaré Nicolas Sarkozy en annonçant hier sa candidature. Étrangement, il s’était bien gardé de le faire pour le traité de Lisbonne, la réforme de la Poste ou celle des retraites. Il l’envisage maintenant volontiers contre les chômeurs et les étrangers. Par Attac France.

Cette instrumentalisation du référendum au service d’une politique de boucs émissaires est nauséabonde. Nicolas Sarkozy essaie cyniquement de jouer de l’opposition entre les élites – dont il est la caricature – et le peuple.

Dans le même temps, François Hollande fait le jeu de Nicolas Sarkozy quand il déclare au Guardian que, s’il est élu Président de la République, il fera ratifier le Pacte budgétaire par le Parlement et non par référendum : il donne ainsi l’impression de vouloir esquiver le débat démocratique. Le dévoiement de la procédure référendaire par Nicolas Sarkozy n’autorise pas à évacuer le droit du peuple à se prononcer directement sur un enjeu historique après un débat éclairé.

En fait de renégociation du Pacte budgétaire, le candidat socialiste se satisferait en effet, toujours selon ses déclarations au Guardian, d’une « clause sur la croissance économique, dans ou à côté du Traité ». Mais rajouter une déclaration de principe sur la croissance à un Pacte qui aggravera la récession, en radicalisant l’austérité, n’aurait aucune signification. Pas plus d’ailleurs que d’implorer le retour de la croissance sans se poser de questions sur ses finalités ou sa viabilité écologique.

Devant la gravité des enjeux, la nécessité d’un référendum est posée. Pourtant Nicolas Sarkozy n’a pas évoqué l’idée d’un référendum sur le Pacte budgétaire, préférant stigmatiser les chômeurs et les étrangers. François Fillon, lui, en a parlé le 14 février devant les députés UMP, à propos de l’ajout de la « règle d’or » dans la Constitution. Bien sûr les motivations de M. Fillon sont tout sauf désintéressées : il veut obliger le Parti socialiste à défendre le « oui » devant des électeurs de gauche plus que sceptiques.

La question des politiques budgétaires et fiscales en France et en Europe est bien au cœur des enjeux d’avenir ; le peuple doit pouvoir en décider directement. C’est pourquoi Attac demande à tous les candidats aux élections présidentielles et législatives s’ils ont l’intention de donner aux citoyens français la possibilité de délibérer et de décider eux-mêmes de leur avenir et de celui de l’Europe.

Après les quatre questions que nous avons posées en octobre dernier sur la finance, nous soumettons aujourd’hui aux candidats trois nouvelles questions (ci-jointes) qui portent sur la démocratie en France et en Europe, et auxquelles nous souhaitons obtenir des réponses avant le 15 mars.

Six candidats nous ont déjà répondu en octobre sur la finance, nous espérons qu’ils répondront sur la démocratie. Nicolas Sarkozy nous avait alors répondu ne pas être encore candidat: il peut désormais répondre sans obstacle à l’ensemble de nos questions. Il en est de même pour François Hollande, qui n’avait pas souhaité préciser ses projets sur la régulation de la finance.

Après les élections, au cas où le nouveau président élu et sa majorité décideraient de ratifier le Pacte sans consulter le peuple, Attac proposera au mouvement social l’organisation d’un référendum d’initiative citoyenne ou d’une votation citoyenne, en France et en Europe, pour imposer un véritable débat démocratique sur le Pacte budgétaire.

Attac France,

Paris le 16 février 2012 

Etonnant, non ? Pour ma part, je pressens que les urnes vont bientôt prendre la rue... N'oubliez jamais !

Publié par Frédéric Maurin à 21:41pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Union européenne

19 Juin 2012

HK et les saltimbanks ne lâcheront rien

...et les autres non plus. Ils seront à la Fête du Travailleur Alpin 2012 : réservez ces 30 juin, 1er et 2 juillet...il y a des bilans à faire et des perspectives à ouvrir.

Le programme est ici : Travailleur Alpin

 

Pressentie également, dans cet océan d'Humanité, la présence de quelques diffuseurs de Fakir...ce qui ne gâche rien.

Affiche Fête du Travailleur Alpin 2012

 

 

Les Colporteurs de Rêves  Anakronic Electro Orchestra

    DJ Tagada                 Logo Front de Gauche



SAMEDI 30 juin 2012

Zicatinta  HK & Les Saltimbanks    LOFOFORA        On ne lache rien !

Vendredi 29 juin

18h00     Les Colporteurs de rêve.
Lauréats des Trophées de Savoie 2011 le théâtre, le conte, la musique et la magie se rejoignent sur les chemins de l’imaginaire dans une ambiance conviviale et festive.
20h30     BulliTT  Groupe lauréat des tremplins du TA .
21h30      Anakronic Electro Orkestra.

Le groupe est composé de 4 musiciens. Il explore la réactualisation du répertoire traditionnel klezmer, réarrangé en abstract hip hop, en dub, en drum & bass, en éléctro. Tout en gardant l’esprit de la tradition klezmer, le groupe Anakronic Electro Orkestra crée et joue des compositions originales avec ferveur et talent. la musique klezmer et les démons des Carpates se parent de sonorités pour un bal populaire survolté et surréaliste. Entre autres le groupe a partagé la scène avec Emir Kusturica, a découvrir absolument.
23h00     DJ Tagada.

La révolution du Dance Floor à coups de Montagnes Russes, Fanfares des Balkans, Gypsy Punk, Electro Tzigane, Hip Hop Klezmer, Balkan Ragga anes all Stars Les Vieilles Charrues, Sziget Festival (Budapest), Mudd Club (Berlin), Apllo (Barcelone), La Favela Chic (Londres), Balkan Trafik Festival (Bruxelles), BalkanXpress (Cologne), Exit festival (Novi Sad - Serbie), Rock'Oz Arènes (Avanches – Suisse), Miller’s Club (Londres), Balkanstylee (Munich),, Moonfest (Marrakesh), La Notte Del Dialogo (Palerme),..... et bientôt la fête du Travailleur alpin ! 


Samedi 30juin

18h00    Les colpoteurs de rêves.
Déambulatoire ,musiques et chansons du monde.
19h00    Zicatinta.
Combo de musiciens grenoblois issus d'autres groupes,Ils se sont nourris de multiples influences musicales, du funk au raggamuffin, du reggae au métal, du latino au rock. Cette « fiestarock » aux couleurs du Sud, généreuse et ouverte sur le monde est emmenée par son chanteur latino et sa section cuivres, soutenus par une guitare et une rythmique de feu ne demande qu’à faire la fête,nous serons au rendez vous pour répondre à leur invitation.
20h00    José & The Wastemen Groupe lauréat Les Tremplins du TA .
21h30    HK & Les Saltimbanks .
Accompagné par une bande de «Saltimbanks» aussi talentueux que déjantés, HK & Les Saltimbanks proposent une musique nomade aux influences venues d'Afrique, d'Europe, des Amériques. Des chansons teintées de Blues, de Chaâbi, de Hip-Hop et de reggae. Une musique faite pour chanter et danser, mais aussi pour se lever et avancer.Ils écument les grandes scènes comme celles organisées pour les grandes causes de justice et humaines. Avec HK & les Saltimbanks à la fête du Travailleur Alpin on ne lâchera rien…pour le meilleur.
23h00    LOFOFORA.
Une vraie référence, un groupe culte. Lofofora, vétéran de la scène métal française mais toujours prêt à combattre, est devenu grâce à son métal incisif, tant par la musique que les paroles, le parrain de beaucoup de groupes français. Respecté c'est le moins que l'on puise dire, un des premiers groupes présent sur Sriracha ils le sont toujours, 10 ans à arpenter les salles de France, des scènes les plus imposantes aux salles intimistes, Lofofora aime son public et transpire la bonne vibration.

 

Dimanche 1 er juillet

15H 00    Spectacle ,les Colpoteurs de Rêves
"Chemin partagé"., à partir de 2 ou 3 ans... théâtre, musique, arts du cirque.
17h30    Keonda.
19h00    Scoubigroove.

Publié par Frédéric Maurin à 21:17pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

14 Juin 2012

Le 23 juin avec le CAC: ne payons pas leurs dettes !

Ne pas payer leur crise.

Cela devrait aller de soi mais, quelles que soient les qualités que l'on prête au nouveau gouvernement, cela va être difficile sans "mobilisation citoyenne" imposant ses exigences (mobilisation au sens de 1936, pas les gazouillis de 2012).

D'autant plus difficile qu'on n'aura pas répondu clairement à cette question : Sortir de l'Euro pour sortir de la crise ?

Le 23 juin les collectifs d'audit citoyen de la dette se réunissent.

Malgré, et avec, les doutes sur la démarche exprimés ici : Audit de la dette: la force du rapport ou le rapport de force ?   - leurs outils, disponibles sous cette vidéo éclairante sont incontournables.

Profitez-en, c'est gratuit...mais pas sans intérêts.

 

Samedi 23 juin se tiendront à Paris les assises des collectifs d’audit citoyen de la dette publique.

En perspective, une grande journée d’échanges, d’information et de mobilisation : une matinée de discussion entre collectifs locaux sur les initiatives à venir, une après-midi de débats et un grand meeting européen à 18h à la rotonde de Stalingrad. Vous êtes tous invités, venez nombreux ! 

  •  Samedi 23 juin 2012, programme des assises : 

Grand apéritif / meeting à la rotonde de Stalingrad à 18h : « Contre l’austérité en Europe, solidarité avec le peuple grec ! » avec prises de paroles de syndicalistes, personnalités, militants grecs et français engagés contre l’austérité (dont Frédéric Lordon, Stathis Kouvelakis, Pierre Khalfa, Aurélie Trouvé, Christophe Alévèque,…). Ce meeting conclura les assises du collectif pour un audit citoyen de la dette publique.

Auparavant deux tables rondes se dérouleront de 13h30 à 17h, dans la grande salle Eugène Hénaff de la Bourse du Travail (29 boulevard du Temple, métro république) :

  •  La crise européenne (avec les Économistes atterrés Benjamin Coriat, Henri Sterdyniak et Esther Jeffers)

  • Les perspectives de l’audit citoyen (Christiane Marty, Damien Millet, Thomas Coutrot).

Le matin (de 9h à 12h environ), les collectifs locaux se réuniront à la Bourse du travail (29 boulevard du Temple) pour faire le point sur la mobilisation et discuter des perspectives : tribunal européen de la dette fin 2012, suites de l’audit des collectivités locales, travail d’expertise citoyenne, mobilisation contre le Pacte budgétaire, actions de solidarité européenne…

Pour en savoir plus : http://www.audit-citoyen.org/?p=2668
Le tract est disponible en PDF en cliquant ici 

  • Lettre ouverte à MM. Moscovici et Migaud : « Pour un véritable audit de la dette et des finances publiques ! »

Depuis octobre 2011, des milliers de citoyens, de nombreuses associations et organisations du mouvement social ont engagé et soutenu la démarche du Collectif pour un audit citoyen de la dette (CAC) dans le cadre d’une mobilisation à l’échelle nationale et sur l’ensemble des territoires. Nous demandons à être reçus par M. Moscovici et M. Migaud pour discuter de notre demande.

Pour en savoir plus : http://www.audit-citoyen.org/?p=2697

  • Non au Pacte budgétaire !

Après la réussite de la mobilisation à Francfort à la mi-mai, les collectifs locaux d’audit citoyen ont procédé à une interpellation des candidats aux législatives sur la question, entre autres, du Pacte budgétaire et de l’audit des finances locales dans une quinzaine de départements.

Consultez les interpellations : http://www.audit-citoyen.org/?cat=78

  •  L’audit citoyen dans le Monde diplomatique 

Le numéro de juin du Monde diplomatique revient sur la dynamique des collectifs locaux d’audit citoyen. Le texte est disponible sur le site de l’audit citoyen. L’article a été présenté à l’émission de là-bas si j’y suis du lundi 11 juin, que vous pouvez réécouter en cliquant ici.

L’article du Monde diplomatique : http://www.audit-citoyen.org/?p=2687

  •  Un réseau international des audits citoyens de la dette : ICAN

Suite à la rencontre des collectifs européens et nord-africains pour un audit citoyen, un réseau international ICAN- pour International Citizen debt Audit Network – a été mis en place. Une déclaration a été publiée : « pour des actions coordonnées autour des élections grecques et une grande mobilisation euro-méditerranéenne en automne 2012 ! »

La déclaration : http://www.audit-citoyen.org/?p=2694

  •  Un kit de mobilisation  

Pour les collectifs locaux et les citoyens engagés dans la campagne pour un audit citoyen, le collectif propose une sélection de documents pour s’informer, expliquer et mobiliser sur le thème de la dette publique et du nouveau traité européen.

Le kit de mobilisation : http://www.audit-citoyen.org/?p=2392

  • Un documentaire sur la dette et l’audit citoyen

Regroupement de créateurs et de techniciens de toutes disciplines artistiques, la coopérative DHR (Direction Humaine des Ressources) compte parmi les signataires de l’ « Appel pour un audit citoyen de la dette ».  Cette coopérative produit un documentaire sur la dette avec pour objectif une sortie en salles dès l’automne prochain. DHR lance une souscription pour mobiliser des moyens supplémentaires pour le mener à terme. Il vous est possible de contribuer à sa réalisation en effectuant un don à DHR (Direction Humaine des Ressources).

Pour en savoir plus : http://www.audit-citoyen.org/?p=2171

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez adresser un message à gro.r-h-d@evitarepooc. 

***

Merci de nous avoir lu ! Pour plus d’information, rendez-vous sur : http://www.audit-citoyen.org

...et on y lit également cela, extrait de leur excellent "Kit de mobilisation" (...en attendant le retour des grandes marées grévistes)

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique cherche à explorer, développer et expliquer les enjeux révélés par la crise actuelle. Avec une certitude : il existe des solutions progressistes à la crise de la dette, il faut lutter contre la résignation, les imposer dans le débat public (disponible en 4 pages A4 PDF). 

Il nous faut dans un premier temps dénoncer la supercherie du discours dominant sur la dette, qui voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative à promettre «le sang et les larmes» aux peuples… pour mieux assurer les profits des banques.

«La dette est la conséquence d’une explosion des dépenses publiques» «Nous vivons au-dessus de nos moyens» «Il faut rassurer les marchés financiers» «Il faut imposer la règle d’or, il faut imposer l’austérité…» Vraiment ?

Ce document a vocation à prendre à contre-pied ces idées reçues, rabachées à longueur de temps dans les radios et télévisions. C’est aussi une invitation à discuter de ces enjeux ensemble, dans les villes, quartiers, villages, pour changer la donne dans le combat d’idées !

  • Idée reçue 1 : « La dette est la conséquence d’une explosion des dépenses publiques ! »

 « On vit au-dessus de nos moyens… » On nous rabâche, dans les médias dominants, que la cause principale des déficits publics, et donc de la dette, serait l’explosion des dépenses publiques ces dernières années.

C’est faux. La part des dépenses publiques dans leur ensemble (budget de l’État, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale qui rassemblent les hôpitaux publics et l’ensemble des régimes de sécurité sociale) est globalement stable depuis plusieurs années. Elle a même diminué par rapport à son point le plus haut atteint en 1993 avec 55 % du PIB, alors qu’en 2007, elle ne représente plus que 52,3 % du PIB. Cependant, la structure de ces dépenses publiques a évolué [1].

La crise de la dette qui touche de nombreux pays européens dont la France n’est donc pas provoquée par un changement de comportement des gouvernements qui seraient devenus trop dépensiers par rapport à leur comportement antérieur. Il n’y a pas eu d’explosion des dépenses ! Pour comprendre le creusement des déficits publics, il y a d’autres explications : le manque de recettes fiscales, ou la crise financière de 2007-2008.

  • Idée reçue 2 : « La France n’est plus capable de financer son train de vie, nous vivons au-dessus de nos moyens »

La France serait sur le déclin. Plus capable de financer son modèle de protection sociale, elle devrait tourner le dos aux années de facilité. Il n’y aurait pas d’alternative, et il faudrait accepter le sang et les larmes.

C’est faux ! La richesse produite par l’économie française n’a cessé d’augmenter, il est tout à fait possible de financer les dépenses publiques. Par contre, depuis plusieurs dizaines d’années, les réformes fiscales des gouvernements, de gauche comme de droite, n’ont pas cessé de priver le budget public de ressources à travers la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.

Les recettes de l’Etat représentaient 15,1 % du PIB en 2009 contre 22,5 % en 1982 [2]. Cette situation est reconnue officiellement [3]. L’idée selon laquelle on n’aurait plus les moyens de financer les dépenses publiques est donc un mensonge qui permet de justifier la mise en place de politiques fiscales injustes socialement et inefficaces économiquement.

Les modalités de ce financement doivent être au centre des débats démocratiques. Il faut dénoncer l’imposition de l’austérité généralisée et les coupes brutales dans les écoles, les hôpitaux, les tribunaux, et la remise en cause généralisée modèle social issu du Conseil national de la résistance sous le prétexte qu’il n’y aurait pas d’alternative… Il faut une contre-révolution fiscale en Europe !

Contrairement aux fausses idées véhiculées par les prétendus « experts » du discours dominant, c’est la baisse des recettes et non l’explosion des dépenses qui est responsable des déficits. Derrière cette évolution, il y a une cause profonde, structurelle : c’est la mainmise des marchés financiers sur nos économies !

  • Idée reçue 3 : « Ce sont les Etats qui sont responsables de la crise de la dette, les marchés financiers n’y sont pour rien ! »

Selon les rapports de la Commission européenne, la crise de la dette serait due à des déséquilibres structurels qui préexistaient à la crise de 2007 : dépenses publiques trop importantes, faible « compétitivité » des services publics… Ces arguments sont largement repris dans le débat public.

Ils font l’impasse sur un aspect essentiel de la crise de la dette : il est clair que la crise financière déclenchée en 2007 aux Etats-Unis a été un facteur décisif de l’endettement des Etats. Avec en première ligne, la dérégulation financière, qui n’a toujours pas été remise en cause…

La crise financière a frappé de plein fouet les banques européennes, qui s’étaient largement impliquées dans la spéculation sur les produits toxiques (crédits « Subprimes »). La crise de confiance qui s’en est suivie a nécessité l’intervention des gouvernements pour éviter une crise du système bancaire. Ces plans de sauvetage, sous forme d’emprunts à des taux faibles, ont permis d’éviter une grave crise systémique, sans toutefois imposer de contreparties aux banques.

Aujourd’hui, les banques ont en grande partie remboursé ces emprunts. Mais l’ardoise de la crise financière n’est pas lavée pour autant… Car les Etats ont dû s’endetter pour accorder ces prêts. L’endettement public, mesuré et exprimé comme un pourcentage du PIB a nettement progressé dans toutes les économies développées depuis la crise financière de 2008.

La récession, en plus des cadeaux fiscaux du gouvernement, a creusé les recettes et a nécessité des investissements publics. Le déficit a ainsi augmenté de 78 milliards d’euros, soit environ 4 points de PIB, entre 2007 et 2008 ! Dans toute l’Europe, la crise provoque des effets similaires : en moyenne les déficits publics ont progressé de 6 points de PIB.

La crise financière a débouché sur la crise de la dette en Europe. La crise financière n’a même pas abouti à une remise en cause de la dérégulation financière. Cette absence de réponse a permis la spéculation sur les dettes publiques qui a aggravé la crise. Oui, la crise financière et le fonctionnement dévoyé des marchés financiers sont bien à l’origine de la crise de la dette. Prenons-en acte : désarmons les marchés !

  • Idée reçue 4 : Il n’y a pas d’autre choix que de « rassurer les marchés financiers »

On nous explique qu’il n’y a pas d’alternative. Ce sont les marchés financiers qui décident, puisque ce sont eux qui ont les clés de l’économie. Il faut donc faire acte de « réalisme » et se soumettre aux exigences des financiers, qui souhaitent que l’Etat fonctionne comme une entreprise et ne se soucie surtout pas de redistribuer les richesses.

Pour « rassurer les marchés », il faudrait à la fois réduire les dépenses publiques, et réduire les impôts sur les grandes entreprises et les plus riches pour favoriser la « compétitivité » et les investissements, et cela s’imposerait comme une loi de la nature.

C’est (bien évidemment) faux ! Ce que l’on voudrait faire passer pour une loi de la nature est le résultat d’un rapport de force qui est aujourd’hui très favorable aux multinationales, aux banques et aux fonds d’investissements. Il est pourtant possible de le renverser !

En effet, ce sont les gouvernements européens qui ont choisi de se lier les poings en interdisant toute restriction aux mouvements de capitaux entre Etats membres (article 63 du Traité de Lisbonne), et en acceptant de se financer uniquement sur les marchés financiers (depuis le Traité de Maastricht), sous prétexte de « rigueur » budgétaire.

En France, ces mesures ont constitué un net recul par rapport aux conditions dans lesquelles la Banque de France pouvait, dans le cadre des lois de 1936, 1945, 1973, racheter les bons du Trésor détenus par les banques sur le marché secondaire (pratique appelée open market), après autorisation du Parlement. Les lois bancaires de 1984 et 1986 ont par ailleurs aggravé la mainmise des marchés en mettant en œuvre la dérégulation financière (fin de la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires, ouverture du marché monétaire aux agents non bancaires, par exemple les compagnies d’assurances et autres institutions financières…).

Mais ce que les gouvernements ont fait, dans le sillon de la contre-révolution néolibérale, il est possible de le défaire ! Il faut désarmer les marchés en imposant des régulations drastiques au secteur financier et bancaire. Interdire la spéculation, taxer les transactions financières, séparer les banques d’investissement et les banques de détail, démanteler des banques trop grosses, donc trop dangereuses…

Il faut d’autre part se redonner les moyens d’un financement public et démocratique de l’économie, permettre la relance d’une économie qui ne soit pas tournée vers la croissanceaveugle, mais vers les services publics et les biens communs pour une prospérité de qualité. Et pour cela permettre aux gouvernements d’emprunter en dehors des marchés auprès de leurs banques centrales, en même temps qu’on engagerait une réforme fiscale radicale, afin de s’émanciper de la tutelle destructrice des marchés !

Le rôle de la crise financière et des marchés financiers sont très largement éludés dans les débats publics. A la place, on veut imposer l’austérité pour « rassurer les marchés ». Avec ces politiques, non seulement on ne s’attaque pas au problème, mais on aggrave la situation !

 
  • Idée reçue 5 : « Il faut imposer « zéro déficit » comme règle d’or des finances publiques. »

Cette solution serait frappée par le sceau du bon sens : s’il n’y a pas de déficit, il ne peut y avoir constitution d’une dette. On pourrait donc se sortir de la crise de la dette en étant un peu plus « discipliné », « rigoureux », en dépensant moins.

C’est à la fois faux et très dangereux ! « Zéro déficit », cela signifie que les investissements de long terme seront financés par les recettes courantes ; cette règle entraîne l’impossibilité, de fait, d’investir pour l’avenir, alors même que la nécessité d’amorcer la transition écologique va demander des investissements massifs. Or ces investissements seront utilisés des décennies durant par plusieurs générations, ce qui justifie le recours à l’endettement.

Les gouvernements prétendent que les investissements privés prendront le relais, si l’on privatise davantage, si l’on flexibilise le marché du travail, si l’on privilégie la fiscalité sur la consommation plutôt que sur les grandes entreprises. Mais ces mesures d’austérité vont accentuer la récession, et en l’absence de régulation, les sommes dégagées serviront de manière préférentielle à la spéculation.

L’Etat doit au contraire se donner les moyens d’intervenir dans l’économie, et parfois accepter d’être en déficit. La crise de 1929, que l’on évoque souvent, a été terrible et durable parce que les gouvernements ne sont pas intervenus pour soutenir l’activité économique.

Depuis cette crise, on sait qu’il est essentiel que l’Etat intervienne lorsque les entreprises diminuent leurs investissements et que la consommation des ménages se restreint. Sinon la récession s’installe et s’accroit, provoquant des fortes hausses du chômage et de la pauvreté. Si l’on ajoute par-dessus le marché des coupes budgétaires on obtient le cercle vicieux de l’austérité : austérité, récession, déficits, dette, austérité…Ce « zéro déficit » rend à nouveau possible des récessions aux conséquences inimaginables.

  • Idée reçue 6 : « Pour nous sortir de la dette, il faut serrer les boulons, prendre des mesures « douloureuses » et réduire les dépenses. »

La « discipline budgétaire » est présentée par les gouvernements et les « experts » de la finance comme la seule solution pour sortir de la crise de la dette. Mais qu’est-ce qui se cache derrière le terme « politique d’austérité » ?

Il s’agit d’un programme global de réformes économiques, qui comprend des coupes dans les dépenses publiques (dans la fonction publique, dans les services publics, dans les allocations et la protection sociales, notamment les retraites), mais aussi des privatisations des biens publics, des attaques contre les droits sociaux, et notamment le droit du travail, et des réformes fiscales qui touchent principalement les classes populaires et moyennes.

L’austérité n’est pas douloureuse pour tout le monde… La crise est instrumentalisée pour approfondir le programme néolibéral, fondamentalement injuste : pendant que les peuples grecs et portugais paient le prix fort de la crise, les banques européennes et entreprises du CAC40 n’ont jamais dégagé autant de bénéfices !

Ces politiques ne sont pas seulement injustes. Elles sont aussi économiquement absurdes. La recherche maniaque de « compétitivité » entraîne l’Europe dans une surenchère de baisse des revenus, de coupes dans la protection sociale, un dumping social qui entraîne la récession, puis de nouveaux déficits, accentués pas les coups de boutoir dans la fiscalité directe.

L’austérité est un cercle vicieux, une spirale destructrice qui a déjà entraîné la Grèce dans un chaos économique et social sans précédent. Injuste, elle représente un programme de consolidation des intérêts des plus riches et des marchés financiers. La dette justifie la braderie des droits sociaux, et une véritable gabegie généralisée qui doit cesser. Il faut mettre un terme aux politiques d’austérité, imposer des annulations partielles de dette aux créanciers privés, et rendre possible les conditions d’une relance publique de l’économie.Que retenir?

Plusieurs constats clairs :

  • Les déficits ne sont pas dus à une augmentation irresponsable des dépenses publiques, mais bien aux cadeaux fiscaux qui se sont multipliés pour les riches et les grandes entreprises.

  • La cause structurelle de la crise de la dette, c’est la mainmise des marchés sur l’économie, et la crise financière a été une source de déficits supplémentaires.

  • L’austérité, la rigueur budgétaire mène l’Europe dans le gouffre. Il faut rompre avec le cercle destructeur de l’austérité, et mettre en place les conditions d’un financement public et démocratique de l’économie.

Le discours dominant tente d’éluder ces trois aspects centraux de la crise de la dette, pour asséner des contrevérités, et promouvoir comme solution unique les politiques d’austérité?: refusons les discours culpabilisateurs, et mobilisons-nous contre l’austérité injuste et absurde !

N’oublions pas que la crise de la dette renvoie à des enjeux européens : c’est aussi  une crise de fonction­nement de la zone euro. C’est pourquoi le collectif se mobilise contre le Pacte budgétaire. Il faut changer les règles de la zone euro, pour débarasser l’Europe de la mainmise des marchés financiers.

A l’heure où le pacte budgétaire s’apprête à imposer une véritable camisole budgétaire à l’ensemble des pays européens, une vraie rupture au plan européen est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise de la dette.

Notes

[1] Les dépenses générales de l’État (la défense, l’enseignement, la recherche, la Justice…) ont fortement diminué. Leur part est passée de 25,5 % du PIB en 1993 à un peu moins de 20 % en 2008. Les dépenses des administrations de Sécurité sociale ont continué à augmenter, en raison de l’augmentation des besoins sociaux, les progrès des techniques médicales ou les spéculations des laboratoires qui rendent les protocoles de soin plus coûteux.

Les dépenses des collectivités territoriales ont elles aussi augmenté, à cause des transferts de responsabilités (bâtiments scolaires, réseau routier, logements sociaux, gestion du RMI/RSA…) dont l’Etat s’est déchargé, sans associer à ces transferts les financements nécessaire. C’est ainsi que l’austérité se « diffuse » à l’échelle locale.

[2] Les impôts progressifs ont vu leur part dans les recettes fiscales diminuer : l’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif, passant de 13 tranches à 5 entre 1986 et aujourd’hui, et son taux marginal de 65 % à 41 %. Sous l’ère Sarkozy les droits de succession ont été largement allégés, et le rendement de l’ISF a été fortement amoindri après la suppression du bouclier fiscal en 2011. Les revenus financiers continuent à bénéficier de faibles taux d’imposition. Il faut ajouter à cela les quelques 500 niches fiscales dont le coût total est estimé à 145 milliards d’euros pour 2010. L’impôt sur les sociétés a vu son taux passer de 45 % en 1989 à 33 % actuellement. Depuis trente ans, les cadeaux fiscaux, à travers des méthodes d’« optimisation fiscale », profitent davantage aux multinationales qu’aux PME. Si bien que les petites entreprises paient le taux plein, alors que les plus grandes paient des taux limités à 8%, et même inférieurs !

[3] En avril 2010, dans un Rapport sur la situation des finances publiques pour le gouvernement, J.-P. Cotis et P. Champsaur, respectivement directeur et ancien directeur de l’INSEE, notent que « si la législation était restée celle de 1999, (…) la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui » (p 13). Le rapport d’information pour le débat d’orientation budgétaire du député UMP G. Carrez (juillet 2010) montre qu’en l’absence des cadeaux fiscaux, le budget de l’État aurait connu un léger excédent de 2006 à 2008, et le déficit n’aurait été que de 3,3 % au lieu de 7,5 % en 2009.

Ce contenu a été publié le A-t-on trop dépensé ?, Accueil, Discipline budgétaire, Rassurer les marchés ? par Collectif pour un audit citoyen. Mettez-le en favori avec son permalien.

Rappel des membres éminents du CAC :

Publié par Frédéric Maurin à 22:04pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

11 Juin 2012

Football: spécial Euro 2012

Bon. Ces législatives auront été marquées par l'enracinement du Front National et l'échec du Front de Gauche...alors on cause foot pour faire diversion? 

Non.

J'ai la faiblesse de penser qu'il ne peut y avoir d'expression démocratique libre sans médias libérés.

Et justement ce petit détour sportif montre parfaitement l'état de servitude -volontaire- des médias :

 

 

 

Qu'on se comprenne bien : il ne s'agit pas de dire que telle ou telle pratique sportive dicte tel ou tel comportement électoral.

Mais de constater le pouvoir qu'ont un quarteron de rédactions de dicter les idées dominantes qui sont, comme disait Karl, "les idées de la classe dominante". Ce qu'il font du football - et ce qu'ils font au football-  ils le font dans tous les autres domaines (info économiques, politiques,sociales...).

Cela produit des cerveaux disponibles, aptes à avaler n'importe quoi, et pas seulement du Coca Cola :

2037121_melen-hitler.jpg


Cela crée aussi les conditions de vagues "roses, bleues ou brunes".

Mais jamais rouges ? Je laisse la question ouverte.

Il faut sortir les sports des griffes du quatuor « sponsors-publicitaires-starisation-marchandisation »...et taire la petite musique du culte de la performance inutile

En un mot, vive le sport libre et que crève le sport libéral.

En attendant, retournons à nos (médias) moutons: 

"De même que les prestidigitateurs attirent l'attention sur autre chose que sur ce qu'ils font, le fait divers "fait diversion". L'évocation du fait divers attire l'attention du public sur des faits qui sont certes de nature à intéresser tout le monde mais "sur un mode tel qu'ils ne touchent à rien d'important"...  Si on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles c'est que ces choses futiles sont en fait très importantes dans le mesure[...où elles se substituent] aux informations pertinentes que devrait posséder le citoyen "lambda" pour exercer ses droits démocratiques". 

Extrait de La télévision comme espace de représentation viciée (Pierre Bourdieu) à lire ici :

http://www.philophil.com/philosophie/representation/Analyse/bourdieu_television.htm

 Pour aller plus loin dans la question tant sportive que médiatique, laissez tomber et faites confiance à des pros:


Acrimed | Action Critique Médias

Euro de football, Tour de France, Jeux Olympiques : le printemps et l’été sont et seront sportifs… dans les médias. Il existe une critique sociale du sport qui le met globalement en question. Notre ambition est plus modeste : mettre en question la médiatisation du sport et, en particulier, les contraintes que font peser sur le journalisme sportif la marchandisation effrénée du spectacle sportif.

« Mercredi d’Acrimed » :

« Journaliste de sport marchand de spectacle ? »

Mercredi 20 juin 2012 à 19 heures à la Bourse du travail de Paris

3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e

Avec Alain Vernon, journaliste à France 2 et David Garcia, journaliste indépendant.

En guise de présentation :

Comment les enquêtes des journalistes sportifs ou leurs commentaires des compétitions pourraient-ils ne pas subir les conséquences de la concurrence commerciale entre les chaînes pour l’acquisition des droits de retransmission ? Comment les journalistes pourraient-ils exercer leur métier quand ils sont incités en permanence à vendre un spectacle (dont leur chaîne a acquis les droits et risque de les perdre) ? Les organisateurs de compétitions sportives disposent de puissants moyens de chantage et les publicitaires de puissants moyens de pression. Les rédactions des services des sports sont-elles en mesure de leur résister ? Le font-elles ? Et à quel prix ? Ou bien, pour complaire aux contraintes cumulées des organisateurs, des publicitaires, de la concurrence et de l’audience, ces rédactions ont-elles renoncé, dans la réalisation des retransmissions, dans la mise en scène des compétitions et dans leurs commentaires, à répondre aux exigences minimales du journalisme. Et lesquelles ? Peut-on encore distinguer le sport – qu’il s’agisse de ses acteurs ou de ses spectateurs – de l’idéologie sportive qui, sous couvert de promouvoir une activité, propage les effets délétères de sa marchandisation ?

www.acrimed.org/

Je clos donc ce chapître sportif par quelques autres heureux évènements...


Les médias mentent 3 par mattlouf


Voila.

Si vous êtes sages, je vous parlerai demain du tweet de Valérie Trierweler et de la psychologie de Ségolène Royal. En moins de 140 caractères.   

Bonne nuit malgré tout.  

Publié par Frédéric Maurin à 21:58pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

11 Juin 2012

Front National : Gilbert Collard est-il un arriviste ?

Bonne question.

Pour la réponse, je ne vais pas trop me fatiguer (ce soir,j'ai : Football: spécial Euro 2012 ! ), je me contenterai de reproduire sa fiche Wikipédia.

Je ramasse les copies dans 5 minutes...bonne lecture

Gilbert Collard grandit au sein d’une famille bourgeoise. Né d’une mère héritière et d’un père notaire maurrassien, ami de Léon Daudet1 et membre des Camelots du Roi, il vit son enfance au château de la Madone, le domaine familial à proximité de Marseille, ainsi qu’à l’hôtel Métropole à Châtel-Guyon où est enterré un grand-père. Il fait ses études dès l'âge de 8 ans à l'Institution Sainte-Marie, à La Seyne-sur-Mer, puis à la faculté de droit d'Aix-en-Provence. 

Franc-maçon depuis la fin des années 1960 en étant d'abord initié dans l'atelier marseillais des Vieux Amis de la GLDF (fréquentée par son père), il rejoint ensuite la GLNF3.

Il adhère dès sa jeunesse au Parti Socialiste1. En 1981, il entre au comité de soutien de François Mitterrand pour sa candidature à l'élection présidentielle4.

En 1988, il figure dans le clip de campagne de Pierre Boussel (candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs) pour l'élection présidentielle5.

En 1990, il est exclu du MRAP en même temps qu'il en démissionne, suite à son annonce de la défense de Bernard Notin dans un procès pour négationnisme, alors qu'il était membre du Secrétariat national du mouvement6. La même année, il soutient l’organisation des « Premières Assises en Défense de l’Immigration », montées par le CNDTI (Comité national pour la défense des travailleurs immigrés), et dénonce le "vocabulaire microbien" de Jean-Marie Le Pen5.

En 1992, il quitte le Parti Socialiste lors de l'entrée au gouvernement de Bernard Tapie (nda : il n'y avait pas de place pour deux arrivistes?). L'année suivante, il devient le président du comité de soutien à Hervé Fabre-Aubrespy, adversaire RPR de Bernard Tapie aux élections législatives dans la dixième circonscription des Bouches du Rhône7.

Alors qu'il avait déclaré au Midi Libre en 1997 : « Je veux bien courtiser la politique, mais pas coucher avec elle », il est candidat à la mairie de Vichy (nda : pourquoi tu te marres, là ?) en 2001, se disant investi par Démocratie libérale, le Parti Radical Valoisien PR et le RPF 8. Il est battu par Claude Malhuret (maire sortant disposant de l'investiture Démocratie Libérale (dont il est secrétaire national) -PR-RPR-UDF) et Gérard Charasse, de 350 voix ; mais il est élu au conseil municipal, où il choisit finalement de ne pas siéger9 pendant les sept années de son mandat.

En 2005, il déclare à France Soir être "radical et chiraquien" et "rejeter les extrêmes"1.

A nouveau candidat à Vichy sous l'étiquette Nouveau Centre lors des élections municipales de 20085, il arrive troisième. Il ne se maintient pas au second tour et appelle à voter pour la liste conduite par Gérard Charasse(PRG), qu'il avait qualifié de « vrai baudet à mandats » lors de la campagne de 20018

Proche de Marine Le Pen depuis la défense de sa mère Pierrette Le Pen pour son divorce avec Jean-Marie Le Pen1, il préside son comité de soutien depuis 2011, et se déclare « mariniste » et favorable au principe de la préférence nationale  défendue par le Front National, en mai 201110.

Il annonce sa candidature aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Gard le 15 janvier 201211.

Bon, vous avez la réponse ?

Je sais, c'est tellement gros qu'on croirait que c'est bidonné.

Hé Gilbert, pour le procès, la source c'est ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Collard 

          ...mais pour tout le reste, on continue :

Législatives 2012 : n'oubliez pas l'UMP !

A quoi sert le Front National?

Le changement, c'est maintenant


 

Publié par Frédéric Maurin à 19:51pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

6 Juin 2012

Sauvons le climat...avec le scénario Negatep ?

Après une séquence chaude et malodorante ( Front National : le poisson pourrit par la tête ), quoi de plus normal que de penser au réchauffement climatique et à la nécessaire sortie des énergies carbonées?

On a déploré ici même  Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu ! l'absence de débat digne de ce nom durant la campagne électorale, notamment dans un entre-deux-tours consacré à l'agitation des épouvantails.

Il n'est jamais trop tard pour - essayer de - bien faire.  

Plusieurs scénarii s'opposent autour du nucléaire :

- pour la sortie avec le scénario avec le scénario Négawatt http://www.negawatt.org/

- pour le maintien de la part du nucléaire dans la production d'électricité, cette dernière devant croître pour compenser la décrue de consommation de pétrole-gaz. C'est le scénatio Négatep de l'association Sauvons le Climat.Qui ambitionne aussi de Diviser par quatre les rejets de CO2 dus à l’énergie : le scénario Negatep 2010

 http://www.sauvonsleclimat.org

Un détail savoureux du petit coin d'où j'écris : le président d'honneur de Sauvons le climat, physicien de son état, est candidat aux législatives avec ...un météorologue pour suppléant.

Source : http://nifmrc.blog.free.fr/

2e CIRCONSCRIPTON DE L'ISERE

Titulaire : Hervé Nifenecker (MRC), 76 ans

Ancien élève de l’école Polytechnique, Docteur ès Sciences, Physicien des particules retraité, Président d’honneur et fondateur d’une association nationale de lutte contre le réchauffement climatique , Président d’une  association locale de diffusion de la culture scientifique, membre du bureau d’une association pour le développement des Transports Publics.

herve.nifenecker@mrc38.com

Suppléant : Claude  Sergent (MRC), 68 ans

Diplômé de l'Ecole Nationale de la Météorologie, licencié ès sciences physiques, Ingénieur Divisionnaire des Travaux à Météo-France retraité, Conseiller Municipal Délégué, Président d'un collectif de Solidarité Internationale.

 

Pourquoi je suis candidat ?

Source : http://www.mrc38.com/

Nifenecker 

Chers amis,


Je m'adresse à vous avec qui j'ai partagé des actions concernant le climat, l'énergie, la diffusion de la culture scientifique ou(et) le soutien aux transports publics. Vous êtes informés ou allez l'être de ma candidature aux élections législatives qui doivent se tenir en Juin. Je suis candidat dans la deuxième circonscription de l'Isère au nom de Mouvement Républicain Citoyen de Jean Pierre Chevènement.

 Je veux préciser ici le sens de ma candidature. Compte tenu de la modestie des moyens humains et matériels du MRC et de mon manque total d'expérience politique, les chances pour que je sois présent au second tour sont infimes. Ma candidature est donc, essentiellement, une candidature de témoignage.

Scientifique, sans être scientiste, j'observe avec inquiétude le progrès des idéologies antiscientifiques en France. Une entreprise de décrédibilisation de l'expertise scientifique est à l’œuvre avec la caution des médias. Or, le fonctionnement même de la démocratie exige que les citoyens aient confiance dans les systèmes d'expertises. Il n'est pas question ici d'affirmer une quelconque infaillibilité des experts mais de refuser les constants procès en malhonnêteté qui leur sont faits. On donne la préférence à un militant de Greenpeace ou de « Sortir du Nucléaire » sur les spécialistes les plus éminents. Pour être cru il suffit de se déclarer «indépendant ». Une multitude de « Commissions Indépendantes » prennent le pas sur les Académies Scientifiques.

Or nous avons, plus que jamais, besoin de la science et de la technologie pour relever les défis du siècle : comment nourrir 9 à 10 milliards d'habitants , comment limiter le réchauffement climatique, comment préserver la biodiversité et les équilibres écologiques, comment nous passer du pétrole et du gaz etc.

Le mouvement « anti-science » maîtrise la technique consistant à  utiliser politiquement les peurs que l'on crée ou entretient soi-même : peur des OGM, du nucléaire, des nanotechnologies, des traces de pesticides, qui, s'ajoutant aux peurs des épidémies, aux peurs économiques, font des Français un des peuples les plus angoissés du monde, alors que toutes ces « agressions » ne les empêchent pas d'être l'un de ceux jouissant de la plus longue espérance de vie. Au lieu de voir les nouvelles possibilités offertes par les OGM ou les nanotechnologies ont ne retient que leurs risques éventuels. Même dans les organismes scientifiques il est devenu beaucoup plus facile d'obtenir des crédits pour étudier des risques que pour développer de nouvelles technologies.

 L'inscription du principe de précaution dans la Constitution est d'autant plus nocive que ce principe devient un principe d'immobilisme aussi bien qu'un principe du parapluie : si on ne fait rien on est assuré de ne pas avoir d'ennui avec la justice.

Devant cette inquiétante situation les grands partis politiques ont une attitude ambiguë si ce n'est complice. L'accord Verts-PS en est l'illustration comme le fut l'organisation du Grenelle, remarquable par l'éviction des Académies Scientifiques et des Sociétés Savantes ainsi que par le sacrifice des OGM sur l'autel de l'antiscience. Les déclarations de Jean Luc Mélanchon sur la sortie du nucléaire qui serait remplacé par la géothermie ne sont guère rassurantes, pas plus que sa position sur les OGM.

 A ma connaissance, seuls Jean Pierre Chevènement et les membres du MRC ont constamment affirmé leur soutien à la démarche scientifique et leur refus catégorique des idéologies anti-science. Ils ont soutenu le nucléaire civil en France comme la liberté de recherche sur les OGM et les nanotechnologies. C'est pourquoi, lorsque mes camarades du MRC m'ont demandé de me présenter aux élections législatives j'ai répondu présent.

Au cas probable où je ne serais pas présent au second tour, mon premier souci sera de soutenir un candidat de gauche, la gauche étant ma famille de pensée depuis que j'ai cru comprendre les enjeux de la politique. Si, comme il est possible, les deux candidats arrivés en tête dans la 2ème circonscription de l'Isère étaient de gauche j'appellerai à voter pour celui qui m'apparaîtrait le plus proche de mes analyses sur les sujets scientifiques et techniques, et aussi sur les enjeux locaux comme les transports publics, l'environnement et la culture scientifique.

Publié par Frédéric Maurin à 21:42pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille