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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

30 Novembre 2012

Choc de compétitivité

Il fallait oser : alléger de 6% le coût du travail sans exiger la moindre contrepartie en terme d'embauches-recherche-formation.

Une mesure qui s'applique tant aux entreprises soumises à la concurrence internationale qu'aux emplois non délocalisables, cela me semble aberrant.

Même des députés socialistes trouvent cette l'absence de conditionnalités injustes, c'est dire :

Députés dépités face au pacte de compétitivité - Libération

Je pense qu'on - le monde du travail - n'est pas au bout de nos peines. 

 

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... et voilà la preuve :

La stratégie du choc. C’est ainsi que la journaliste canadienne Naomi Klein avait caractérisé la manière dont les classes dominantes s’y prennent depuis trois décennies pour imposer des régressions aux peuples : la brutalité même des politiques mises en œuvre provoque un effet de sidération censé paralyser les résistances. Plus récemment, le Medef n’a pas craint de reprendre le terme à son compte, en exigeant un « choc de compétitivité » – compétitivité signifiant classiquement « reculs sociaux massifs ». Mais il a fallu attendre l’élection du nouveau président français pour voir apparaître le « choc budgétaire », selon l’expression ouvertement assumée par le gouvernement pour caractériser le projet de loi de finances 2013.

 

On a beaucoup évoqué le volet fiscal et ses 20 milliards d’impôts supplémentaires, censément pris dans la poche des plus aisés. La stupéfiante précipitation avec laquelle Matignon a satisfait la revendication exprimée par quelques centaines de patrons « high tech » – et ce, la semaine même où explosaient le désespoir des salariés de Thomson, d’Arcelor-Mittal ou de Petroplus – montre s’il en était besoin de quel côté se trouvent les « pigeons ». Mais c’est en réalité en matière de dépenses publiques que le budget 2013 donne sa véritable mesure : 10 milliards « économisés » (un ordre de grandeur jamais osé par Nicolas Sarkozy), cela signifie des coupes drastiques dans la fonction et les services publics venant s’ajouter à la dégradation imposée à ceux-ci par les gouvernants précédents. Le locataire de Bercy, Pierre Moscovici, proclame par exemple vouloir éliminer 2350 postes rien que parmi les fonctionnaires des finances. Ce qui revient à préparer, pour ce seul ministère, un des plus grands plans sociaux de 2013. Car, qu’on le veuille ou non, chaque emploi supprimé signifie un chômeur de plus à l’échelle collective.

 

Outre la réduction brutale des dépenses publiques, l’agenda de François Hollande comprend deux autres objectifs majeurs : la « flexibilisation » du marché du travail (simplification des licenciements, « adaptation » des horaires …) nommée de manière orwellienne « sécurisation des parcours professionnels » ; et l’exonération du capital en matière de protection sociale (baptisée « allègement du coût du travail »). Louis Gallois – un patron réputé de gauche – devrait remettre le 5 novembre un rapport choc en ce sens. Le chef de l’Etat compte pour sa part sur une méthode jugée prometteuse : le « dialogue social ».

 

Une méthode clairement mais discrètement importée de Bruxelles (qui a entendu parler du « sommet social » européen qui s’est déroulé le 17 octobre ?). En réalité, ce n’est pas seulement la méthode, mais bien les objectifs élyséens qui constituent, quasiment à la virgule près, un copié-collé des orientations européennes. Tel est du reste le sens du Traité (TSCG) que les parlementaires français ont massivement ratifié en octobre : à travers des normes et des sanctions toujours plus redoutables, maintenir une pression permanente et sans fin sur chaque gouvernement national.

 

Mais l’encre du traité était à peine sèche que la chancelière allemande en exigeait déjà un nouveau, d’ampleur bien plus considérable puisque l’objectif serait d’instituer la zone euro en fédération politique intégrée. En d’autres termes, il s’agirait d’étendre à tous les pays le principe de la tutelle politico-économique à laquelle sont soumis, avec le bonheur que l’on sait, les trois cobayes que sont la Grèce, l’Irlande et le Portugal. En arrière-plan se dessine cette triple obsession desdites élites mondialisées : imposer un partage de la valeur toujours plus favorable à la rémunération du capital ; redonner à ce dernier la haute main sur des activités qui lui avaient été arrachées (privatisations) ; et dessaisir les peuples des ultimes leviers de décision.

 

Mais les plus lucides le constatent avec angoisse : l’UE fait désormais l’objet d’un rejet populaire croissant. La stratégie du choc pourrait bien avoir des limites. Et préparer des chocs en retour.

 

PIERRE LÉVY

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Choc . Les élus PS ont enchaîné les réunions hier dans l’espoir d’ajouter des contreparties au texte de Matignon.

Par LAURE BRETTON

La grogne des députés socialistes contre le «pacte de compétitivité» ne faiblit pas. Hier, le sujet a fait l’objet de pas moins de trois réunions à l’Assemblée, d’une autre au Parti socialiste, puis d’un rendez-vous des chefs de la majorité à Matignon. En fin de matinée, la réunion du groupe socialiste a été tellement virulente que son invité, le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, est reparti sans pouvoir prononcer un mot de son exposé sur l’avenir de l’Europe !

 

C’est que, toutes obédiences confondues, les députés PS rêvent d’imposer des contreparties au futur «crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi» (Cice). Des objectifs en termes d’innovations et d’investissements, mais aussi d’embauches. Certains voudraient exclure les entreprises versant des dividendes, d’autres les groupes ayant délocalisé ou les banques. «On est élus en mai en clamant "notre ennemi c’est la finance" et six mois plus tard, on ferait des chèques aux banques», s’égosille un député.

Hic. L’autre source de frustration pour les parlementaires de la majorité, c’est l’accélération du calendrier. Pour que le Cice soit adopté avant la fin de l’année, le gouvernement a décidé de le faire passer via un amendement au projet de loi de finances rectificative, examiné à partir de mercredi prochain à l’Assemblée. «Ils accélèrent l’adoption du Cice, on peut accélérer la rédaction des contreparties», prévient le député de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud.

Le hic, c’est que l’exécutif ne veut pas entendre parler de conditionnalité. «On assume une politique de l’offre, confirme un ministre de Bercy. Il n’y aura pas de contreparties : on ne veut pas donner l’impression qu’on n’assume pas nos décisions.» Lors d’une rencontre lundi soir avec une délégation de députés PS, le directeur de cabinet du Premier ministre a donc très strictement balisé le terrain. Oui aux amendements pour préciser les «objectifs» du Cice, ou pour renforcer la transparence et le contrôle de l’utilisation du crédit. Mais pas question de parler de «critères», ce qui reviendrait à fixer des conditions.

Prime. Exit, par exemple, le ciblage sur les PME réclamé par une grande partie des socialistes. La gauche du PS passera outre cette feuille de route et présentera dès aujourd’hui en commission des finances un amendement excluant du Cice toutes les entreprises du CAC 40. «Pas de prime de Noël pour les actionnaires», résume le député parisien Pascal Cherki.

Pour les députés PS, il est difficilement envisageable de signer sans contreparties un aussi gros «chèque en blanc» aux entreprises. «Vingt milliards d’euros, c’est un doublement des aides directes aux entreprises, ou la moitié des recettes de l’impôt sur les sociétés», souligne Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS. Pour Christian Paul (Nièvre), ce dossier est «largement de l’ampleur du traité européen» : «Des choix structurants comme ça, il n’y en a que deux ou trois par quinquennat. Attention à ne pas créer un "chèque Mittal" qui serait un avatar du "chèque Bettencourt" de la majorité précédente.»  

Députés dépités face au pacte de compétitivité - Libération

Publié par Frédéric Maurin à 14:26pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

29 Novembre 2012

On leur fait un dessin

Publié par Frédéric Maurin à 22:33pm - Voir le commentaire ()