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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

27 Février 2013

Stéphane Hessel : les mots justes

Décédé aujourd'hui.

Quel hommage ?  

 

HK Fête du travailleur Alpin 2012 Coup de foudre

Mais encore ?

Mais surtout : continuer en 2013 avec Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui

L’année 2013 sera l’année du 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance. Impossible pour nous de rater ce moment important.
L’an dernier nous avons changé de président de la République.
Certes, le climat de tension permanente instauré méthodiquement durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy s’est apaisé mais quelles différences fondamentales y a-t-il entre les politiques économiques et sociales des deux présidents ? Si elles existent alors elles sont bien pâles.
La finance poursuit sa domination sur le monde, les responsables politiques restent soumis au pouvoir économique, les inégalités continuent de s’accroître, le chômage ne cesse de progresser et toujours pas de plan de relance en faveur de l’environnement en vue. Le terreau de l’extrême droite est de plus en plus fertile.

Pendant que les médias se focalisent très largement sur les sujets de société comme le mariage pour tous, la situation sociale commence à ressembler dangereusement à celle de « la montée des périls » des années 30.

Face à cela, nous n’avons pas le droit de nous taire. Nous avons besoin de réfléchir pour agir. Le rassemblement « Paroles de Résistance » et le « Forum des Résistances » ont toutes leurs raisons d’être.

Ce sera l’occasion les 18 et 19 mai prochains aux Glières.

À l’occasion du 70ème anniversaire du CNR, les thèmes de réflexion seront recentrés sur son programme ainsi que sur l’éventualité d’un Conseil National de la Résistance d’aujourd’hui.
Le samedi à Thorens-Glières, conférences, débats, films seront au programme avec une dimension plus participative que les années précédentes. Les paroles de résistants d’hier et d’aujourd’hui retentiront sur le Plateau des Glières le dimanche.

Des jours heureux en perspective !   Les jours heureux

Hier comme aujourd'hui : résistance !

Encore en guise d'hommage...

écouter et entendre ceux qui restent :

 

 

 

Publié par Frédéric Maurin à 10:16am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

25 Février 2013

Sous Hollande : La répression, c'est maintenant !

on peut certes se cacher derrière le petit doigt de "l'indépendance de la justice" mais cela commence quand même à se voir... à Peugeot, à La Poste, à... Sous Hollande, la répression anti syndicale continue

si si, quand même...même au Sénat cela se voit, c'est vous dire...

Le Front de gauche au Sénat mercredi pour l'amnistie sociale 

Rassemblement devant le Sénat pour l'amnistie des syndicalistes ...

Toutes les organisations du Front de gauche manifesteront mercredi devant le Sénat où doit passer la proposition de loi du groupe CRC sur "l'amnistie des syndicalistes et des militants associatifs condamnés" en justice.

"L'amnistie sociale, nous devons l'arracher. Elle ne sera pas concédée. Nous avons cru un temps (qu'il y aurait une) marque de reconnaissance du nouveau gouvernement et de cette gauche sociale-libérale... Maintenant nous savons qu'ils ne veulent pas", a souligné vendredi Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, en écho au communiqué du Front de gauche annonçant la tenue du rassemblement devant le Sénat mercredi prochain.

Avant mercredi, Pierre Laurent participera lundi à un meeting de soutien pour l'amnistie des syndicalistes à Paris.

"C'est une demande de loi d'amnistie pour tous les militants victimes de la répression", a précisé Martine Billard, coprésidente du PG, pour qui une centaine de personnes sont concernées, entre des syndicalistes ou des militants de causes diverses condamnés sous la précédente présidence.

"On est dans un contexte de répression qui nous fait mieux comprendre pourquoi il n'y a pas l'amnistie, soit pour les militants syndicalistes ou pour les militants qui ont arraché les OGM, que ce soient les militants de Notre-Dame-Des-Landes ou les militants qui se battent contre tous ces projets inutiles, comme des centres commerciaux massifs qui prennent des terres agricoles un peu partout", a-t-elle dit.

>>> A lire: deux ans de sursis pour un jet d'oeuf sur les pandores

Un test

Ce projet de loi est "un test. On va voir quel est le degré d'indépendance des parlementaires socialistes et d'Europe-Ecologie-Les Verts", a relevé Jean-Luc Mélenchon. "J'étais persuadé que la loi d'amnistie serait (lors de la session de) juillet", a-t-il ajouté en accusant François Hollande de ne pas avoir "envie de comprendre" à ce sujet. "Maintenant, ils (les parlementaires socialistes et de la majorité) votent la loi d'amnistie sociale parce que c'est leur devoir moral. Et ceux qui ne votent pas la loi d'amnistie sociale ne sont pas de gauche", a-t-il dit. 

 

Depuis le 16 janvier, des centaines de salariés de PSA Aulnay-sous-Bois sont en grève contre la fermeture de leur usine et pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve au chômage. S’inscrivant dans un vaste plan de 11 200 suppressions d’emplois, cette fermeture aurait des conséquences désastreuses pour les 3 000 salariés de l’usine d’Aulnay, pour leurs familles et, au-delà, pour la Seine-Saint-Denis, un département sinistré. Après avoir longtemps menti en niant ce plan de licenciements, la direction de PSA veut aller vite en besogne. Cette grève constitue pour elle un obstacle, qu’elle veut briser au plus vite. PSA s’est engagée dans une stratégie de la tension, renouant avec des méthodes dont Citroën et Peugeot sont coutumières depuis toujours : lock-out, vigiles aux portes de l’usine, mobilisation de cadres et agents de maîtrise d’autres sites pour intimider les grévistes, campagne de presse, etc.

La direction se lance maintenant dans la criminalisation de l’action revendicative : Najib Azahriou, Onay Bunul, Salah Keltoumi, Samir Lasri, Agathe Martin et Julien Méléard ont été convoqués pour entretien préalable au licenciement, avec mise à pied conservatoire, et donc sans salaire. Deux d'entre eux ont reçu une lettre de licenciement pour faute lourde, c'est-à-dire sans aucune indemnité, ni même le paiement des congés payés. Quatre d’entre eux, ainsi qu’Ahmed Berrazzel, Abdelghani Guerram et Youcef Zanoune, ont été convoqués à la Sûreté territoriale sur plainte d’huissiers payés par PSA. Tous sont ouvriers à PSA Aulnay depuis des années. Tous sont des militants actifs de la grève : en les visant, c’est la résistance ouvrière que cible la direction.

Nous ne pouvons rester indifférents ! En criminalisant, en licenciant ces militants, c’est la liberté syndicale qu’on met en cause. Le combat des salariés de PSA Aulnay est juste. Nous exigeons l’annulation des poursuites et des procédures de licenciement contre les militants syndicaux de PSA Aulnay.

Je signe ici: Contre le licenciement et les poursuites ... - CGT PSA Aulnay

Les huit salariés menacés

Najib AZAHRIOUNajib AZAHRIOU, syndiqué CGT, 32 ans, 13 ans d'ancienneté, 2 enfants
 
Onay BUNULOnay BUNUL, membre d'une commission du CE CGT, 33 ans, 13 ans d'ancienneté, 2 enfants, ouvrier au ferrage
 
Abdelghani GUERRAMAbdelghani GUERRAM, membre d'une commission du CE CGT, 40 ans, 10 ans d'ancienneté, 2 enfants
 
Salah KELTOUMISalah KELTOUMI, délégué syndical CGT, 44 ans, 10 ans d'ancienneté, cariste
 
Samir KELTOUMISamir LASRI, représentant syndical CGT au CHSCT, 32 ans, 12 ans d'ancienneté, 1 enfant
 
Agathe MARTINAgathe MARTIN, déléguée CGT au CHSCT, 46 ans, 17 ans d'ancienneté, 2 enfants, magasinier cariste
 
Julien MELEARDJulien MELEARD, syndiqué CGT, élu délégué du personnel CGT, 40 ans, 18 ans  d'ancienneté, 2 enfants, ouvrier professionnel
 
Youssef ZANOUNEYoussef ZANOUNE, délégué CGT, 48 ans, 10 ans d'ancienneté, 4 enfants, ouvrier au montage
 

Publié par Frédéric Maurin à 09:45am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

23 Février 2013

Grève le 5 mars contre un ANI qui nous veut du mal

 

 

  Tous en grève le 5 mars 2013 !

(que les absents se rassurent, il y en aura d'autres...)

Tous en grève donc, avec cet appel en main :

Partout en Europe, les plans d’austérité imposés par les institutions et dirigeants européens s’accompagnent d’une volonté de s’attaquer au droit du travail.

En France, l’accord passé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (CFDT, CGC, CFTC) s’inscrit dans cette dynamique de reculs sociaux majeurs au nom de la compétitivité et de la rigueur à tout prix – c’est-à-dire de la loi des multinationales et de la finance.

Cet accord illégitime ne fait qu'aggraver la précarité du travail. Le collectif pour un audit citoyen de la dette invite chacun-e à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

C’est pourquoi nous vous invitons à signer (et faire signer) à ce lien un appel lancé par plusieurs mouvements et organisations.  

A faire circuler et diffuser largement auprès de vos collègues, amis, famille ! 

Le collectif unitaire à l'origine de cet appel organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal ! 

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...

 

Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline Guibet-Lafaye (philosophe), Ozgur Gun (économiste), Françoise Guyot (syndicaliste, inspectrice du travail), Janette Habel (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Clémence Helfter (Osez le féminisme !), François Horn (économiste), Michel Husson (économiste), Nordine Idir (secrétaire général du MJCF), Sabina Issehnane (Les économistes atterrés), Sophie Jallais (économiste), Florence Jany-Catrice (économiste), Patric Jean (cinéaste), Pierre Joanny (syndicaliste, inspecteur du travail), Samy Johsua (sciences de l'éducation), Nicolas Jounin (sociologue), Marianne Journiac (République et Socialisme), Razmig Keucheyan (sociologue), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Cécile Kovacshazy (littérature comparée), Bernard Lacroix (politiste), Stéphane Lagarde (syndicaliste, contrôleur du travail), Jean-Yves Lalanne (syndicaliste, PS), Véronique Lamy (PCOF), Dany Lang (économiste), Pierre Laurent (PCF), Stéphane Lavignotte (pasteur), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Lebrun (Union syndicale Solidaires), Catherine Leclercq (sociologue), Philippe Légé (économiste), Patrick Le Hyaric (député européen, GUE), Patrick Le Moal (ancien inspecteur du travail), Jacques Lerichomme (conseiller régional PACA), Claire Le Strat (politiste), Danièle Linhart (sociologue), Alain Lipietz (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Michael Löwy (sociologue), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste), Christiane Marty (Fondation Copernic), France-Line Mary-Portas (secrétaire générale de la CGT INSEE), Lilian Mathieu (sociologue), Jérôme Maucourant (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Mériaux (conseiller régional), Olivier Michel (professeur d'informatique), Didier Motchane (magistrat), Frédéric Neyrat (sociologue), Vladimir Nieddu (syndicaliste, SUD Santé-Sociaux), Martine Noël (Cadac), Danièle Obono (C&A), Anne Olivier (militante associative), Jérôme Oriol (syndicaliste, inspecteur du travail), Alain Oriot (éditeur), Fabienne Orsi (économiste), Sylvain Pattieu (historien), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Henri Pena Ruiz (philosophe), Etienne Pénissat (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Picquet (Gauche Unitaire), Christian Pierrel (PCOF), Louis Pinto (sociologue), Dominique Plihon (économiste), Claude Poliak (sociologue), Cécile Poncet (syndicaliste, inspectrice du travail), Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA), Paul Ramackers (inspecteur du travail), Christophe Ramaux (économiste), Jacques Rancière (philosophe), Frédéric Rauch (économiste), Luc Raucy (syndicaliste, inspecteur du travail), Ghyslaine Richard (membre de la direction nationale de la CGT), Jacques Rigaudiat (économiste), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes), Daniel Rome (Attac), Frédérique Rollet (FSU), Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS), Lydia Saouli (syndicaliste, inspectrice du travail), Laurence Sauvage (PG), Damien Sauze (économiste), Benoît Schneckenburg (philosophe), Patrick Silberstein (éditeur), Maud Simonet (sociologue), Evelyne Sire-Marin (juriste), Arnault Skornicki (politiste), Anthony Smith (syndicaliste, inspecteur du travail), Richard Sobel (économiste), Alexis Spire (sociologue), Marianne Staletti (réalisatrice, République et Socialisme), Henri Sterdyniak (économiste), Philippe Sultan (cadre de l'éducation nationale), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Lucie Tanguy (sociologue), Nora Tenenbaum (Cadac), Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire), Pierre Terrier (inspecteur du travail), Annie Thébaud-Mony (sociologue), Bruno Tinel (économiste), Sylvie Tissot (sociologue), Marie Pierre Toubhans (Gauche Unitaire), Stéphanie Treillet (C&A), Marcel Trillat (cinéaste), Aurélie Trouvé (Attac), Jacques-Henri Vandaele (Mouvement national des chômeurs et précaires), Janine Vaux (Convergence de défense et développement des services publics), Jérôme Vidal (éditeur), Emmanuel Vire (syndicaliste, SNJ-CGT), Christophe Voilliot (politiste), Karel Yon (politiste).

 

Publié par Frédéric Maurin à 19:35pm - Voir le commentaire ()
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22 Février 2013

Travailler 2 (ou 3) heures par jour !

On sortait à peine du « malaise dans le plein emploi », de l'emploi en miettes, mutilant et mutilé, quand a été écrit le Travailler 2 heures par jour. 

Désormais le travailler 2 heures par jour est une utopie négative, vécue par chômeurs, précaires et... ouvriers dont on veut se débarrasser.

Paradoxalement, cette situation est plutôt bien vue - bien qu'ils s'en défendent avec force- par les rentiers et les restructurateurs-créateurs de valeur pour l'actionnaire -sharing value en bon français, qui aiment les bons ROE "Return on equity" ROE (prononcez le rot ou encore l'euro, c'est pareil...avec l'accent américain si vous êtes un arriviste). 

En revanche, le patron de Titan ne manque manifestement pas de temps libre pour ses activités épistolaires. Où il dit que les salariés français travailleraient "trois heures par jour", où il signifie à Montebourg que son gouvernement "a laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés", emplois bien rémunérés qu'il aime tant tout en préférant lui de loin faire travailler des indiens à 1 euro de l'heure pour mettre cela sur les marchés des pays riches, etc...

soit le tissu de conneries non pas d'un grizzly comme il se présente, mais d'un vulgaire gros porc, américain de surcroît, de ce type : Capital

 Pour être honnête, je ne pensais pas que cette Alerte météo : torrent de merde sur la CGT allait traverser l'Atlantique, l'UMPen faisant plutôt bien le boulot de ce côté-ci et n'étant pour ma part pas un bon météorologue, j'en conviens.  

Titan-Montebourg : qui dit vrai ?  

Brave Montebourg ! Difficile d'éviter les connards, et leur camelote, en régime de libre-échange, pas vrai ? Fallait pas signer.

Donc, le patron de Titan a du temps libre. Et c'est tant mieux, temps mieux, car on voit ressortir le groupe Adret du placard, là où il prenait la poussière, à peine toiletté à l'occasion de la loi des 35 heures, qui fut un peu le fusil à un coup  dans la lutte contre chômage.

Depuis lors, on a moins entendu le "travailler mieux-travailler moins-travailler tous" que "travailler plus pour gagner plus"...  alors même que l'austérité était bizarrement autant à l'ordre du jour dans les actes qu'elle est dénoncée en paroles.
Un peu comme le fait de faciliter les licenciements en disant que c'est pour l'emploi :Coper nique l'accord MEDEF - CFDT
Il est des paradoxes qui m'échappent. Vous aussi ? Lisez cela, cela aide : Non à l'augmentation des salaires !

Alors vivement le retour de balancier, et çà c'est un travail, involontaire, de Titan : Travailler « que trois heures » par jour : la bonne idée du PDG de Titan ?

Retour sous le soleil du groupe Adret !

Travailler 2 heures par jour | DAR, Des Alters Romans 

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

 1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.

  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit ! 

Encore un mot. Personnelllement je me suis toujours parfaitement passé de pneumatiques Titan jusqu'alors (boycott,boycott,boycotage...)

Mais pas de musique.

Si Nietzche disait, à propos de Wagner, que"sans musique, la vie serait une erreur", il n'a jamais parlé des pneus Titan. Va vérifier.

Surtout j'observe que travailler 2 heures par jour, ou mieux se mettre en mode gréviste, permet, si ce n'est d'en faire, du moins d'en écouter.

De la musique, pas des discours capitalo-libre-échangiste

PSA : Politique au Service des Actionnaires (RAP)

 

 

Et vous verrez, le 5 mars, il y en aura ! Tous en grève le 5 mars 2013 !

 

 

Et un dernier conseil,  pratique celui-ci, pour celles et ceux qui ont du mal le matin :

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

 1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Travailler 2 heures par jour

By Annie Vital | 2 février 2010 | Filed under: Réfléchir

Collectif Adret Seuil (1977)

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Tags: Travail

Travailler 2 heures par jour

By Annie Vital | 2 février 2010 | Filed under: Réfléchir

Collectif Adret Seuil (1977)

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Tags: Travail

Travailler 2 heures par jour

By Annie Vital | 2 février 2010 | Filed under: Réfléchir

Collectif Adret Seuil (1977)

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Travailler 2 heures par jour

By Annie Vital | 2 février 2010 | Filed under: Réfléchir

Collectif Adret Seuil (1977)

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Travailler 2 heures par jour

By Annie Vital | 2 février 2010 | Filed under: Réfléchir

Collectif Adret Seuil (1977)

Première partie : Le travail vous aimez ?

Ce livre est né dans un laboratoire de physique théorique où trop de questions restaient au vestiaire du labo. Notre travail perdait tout son sens et cela nous conduisit a mener une réflexion sur le travail en général à partir de rencontres.
La première partie est donc constituée de 5 témoignages.

1) Le temps en 3×8

Tu vas courir après le fric qui finalement ne te sert pas à grand chose. Quand la crise est arrivée en 74 on est passé de 48 à 40 puis 32 heures. C’est dans cette période que la contestation est née car on a commencé a beaucoup discuter. Sur un tract on a dit « A 32 heures on réapprend à vivre ». Et même si çà entraînait une perte de salaire ce qu’on avait retrouvé était beaucoup plus important.

2) « Paris-chèques »

Passée à mi-temps en 71 j’étais mal vu au boulot, j’inquiétais. J’avais l’air de dire que vivre pouvait-être un plaisir. Les gens prennent le travail comme une fatalité. Pourtant il me semble qu’élever ses enfants c’est quand même essayer d’avoir des choses à leur dire. Ce qui compte c’est avoir du temps pour vivre réellement, être avec les miens, voir des amis avec qui on parle, avec qui on vit des expériences. Quand on a vu ce slogan « métro, boulot, dodo » en gros sur les murs on a dit mais heureusement qu’ils ont fait çà sinon on aurait été cons toute notre vie, parce que ce désir de changement était sous-jacent mais n’arrivait pas vraiment à la conscience. Pour réfléchir à tout çà il faut commencer par avoir du temps. Je crois que si on se résigne c’est parce qu’on ne veut pas se remettre en question et envisager la vie autrement parce qu’on est tout vide.

3) Docker à Saint Nazaire

Au fond les gens si tu discutes avec eux ils seront tous d’accord pour travailler le moins possible. Mais la réduction du temps de travail si elle n’est pas obtenue par un combat qui préfigure déjà une image de la société future qu’on veut elle est vide, vide comme un ballon d’air. On ne travaillerait presque plus sur le port si au lieu de produire pour le profit on produisait pour les besoins des gens. Tout le monde combat la revendication du salaire garanti parce que personne ne veut dissocier le salaire de l’emploi, et surtout pas les syndicats. La garantie de l’emploi en fin de compte c’est une revendication qui aménage le capitalisme, qui va dans le sens du système. On peut critiquer les gaspillages, ce qui est consommer d’inutiles…mais il vaut encore mieux critiquer ce qui est produit, et pour critiquer ce qui est produit il ne faut pas que le salaire soit lié à l’emploi.

4) Réflexions d’une secrétaire qui cherche un sens à son travail.

5) J’ai commencé le boulot à 14 ans

Pourquoi le monde ne sait-il plus se distraire ? Car la vie est devenue beaucoup trop complexe. Notre société est organisée comme cela pour enlever la responsabilité aux gens. Pour mettre les gens en route il faut leur donner du travail concret à leur mesure, dans leur milieu de vie.
Il y a une possibilité formidable de diminuer le temps de travail des gens. Il faudrait revenir à la sagesse des anciens qui savaient se contenter. Les besoins grossissent, grandissent, moi je ne vois pas pourquoi. Le malheur d’un homme n’est pas fait de ce qui lui manque mais de ce qu’il voit que les autres ont, dont il s’est bien passé jusqu’à présent mais dont il ne peut pas bénéficier (la convoitise).
Très souvent on entend par civilisation le degré de développement technique. Moi j’appelle civilisation la façon de se comporter entre Hommes.

Deuxième partie Libérez les horaires

1) Où est le Progrès ?

De 1896-1936 la productivité (càd la production d’un homme par heure)a été multipliée par 3 et la durée du travail divisée par 1,4.
De 1936-1976 la productivité a été multipliée par 3,4 mais la durée du travail n’a presque pas bougée. Là où il fallait en 1896 un travail hebdomadaire de 60 heures, 6 heures suffisent en 1976 pour assurer la même production. Dans le même temps la durée hebdomadaire de travail n’a diminué que de 30%. Un choix de civilisation a été fait : utiliser les possibilités ouvertes par le développement prodigieux de la technique au cours des 100 dernières années, non pour réduire le temps de travail mais pour accroître la production. La société actuelle a intérêt à ce que la question du travail ne soit pas discutée. Pour éviter tout débat elle nous a inculqué toutes sortes de bons principes. Diminuer la durée du travail semble aussi inconcevable que de réduire le nombre de jours de l’année.Dans les conditions actuelles l’inégalité sert le système en alimentant l’envie. Une importante diminution du temps de travail ne peut avoir lieu que dans une autre société qui ne serait pas gouvernée par le profit et où le pouvoir de décision serait décentralisé. La question de la transition est essentielle.

2) Travail lié, travail libre.

Le travail lié est le travail pénible et ennuyeux qui demeure nécessaire pour faire fonctionner la société dans son ensemble.
Le travail libre est celui qui a un sens pour celui qui le fait, l’activité créatrice qui trouve en elle même sa justification.
En echange du travail lié que l’individu donne à la communauté, celle-ci lui fournit de quoi subvenir à ses besoins. Est-ce à dire un salaire ou au contraire un service du à la société (service militaire) c’est à voire. La société autre ne peut-être réellement différente qu’à 2 conditions :

  • que l’argent perde son rôle central ce qui suppose entre autres de limiter les écarts de niveau de vie.
  • que tout le monde prenne une part réelle aux travaux obscurs que requiert son fonctionnement.

L’autogestion du travail lié doit le rendre moins désagréable. 2 heures (500 heures par an)par jour devraient être suffisantes et nous rendre notre temps de vivre. D’autre part bien des tâches qui semblaient indispensables quand c’était d’autres qui les faisaient, apparaîtraient comme superflues si tout le monde y était confronté.

3) Le temps du gâchis, le gâchis du temps.

L’automobile à titre d’exemple. Celle-ci remplie plusieurs fonctions. Elle comble le besoin d’autonomie personnelle, celui de prestige et permet aussi au système une paix garantie quand le bon peuple est occupé à travailler pour rouler ou à rouler pour travailler. La société capitaliste empêche de démêler les différents rôles joués par la voiture.Un travailleur consacre en moyenne chaque année pour l’achat, l’entretien et le fonctionnement de son auto 375 heures de travail càd 2 mois !
Le superflu,le futile, le néfaste, le gaspillage, les inégalités sont nécessaires au développement du profit !

Tags: Travail

Publié par Frédéric Maurin à 09:40am - Voir le commentaire ()
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21 Février 2013

La privatisation, c'est maintenant !

Les politiques de libéralisation-privatisation suivent leur bonhomme de chemin, au même rythme sous le mastricho-européiste Hollande que sous le nabot malfaisant qui l'avait précédé à l'Elysée.

Ici, on s'étonne de rien, ni du pire à venir.

Comme disait l'autre (ici : Le changement, c'est maintenant )« il serait imprudent, après s’être imaginé que Sarkozy résoudrait tous les problèmes, de se figurer que son effacement suffirait à les dissiper ».

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Aujourd'hui, c'est au tour de la force de l'eau, c'est-à-dire les ouvrages hydroélectrique, d'y passer. Avec la même logique de privatisation des profits et de socialisation des pertes qui participe de la nature même de l'Union Européenne.

Avec un bon emballage de type "modernisation des infrastructures... développement durable..."mieux-disant environnemental" comme il y eut un mieux-disant culturel lors de la privatisation de TF1...partenariat gagnant-gagnant...engagement européen...retard français...charte éthique selon laquelle, quelle que soit leur couleur ou leur pays, les actionnaires ont bien le droit de faire du fric, quoi merde!" ... (voire, pire, avec un gouvernement vaguement réputé de gauche)...cela devrait le faire.

Bien évidemment vous, vous allez signer, et faire massivement signer, cette pétition :

Contre l'ouverture à la concurrence des ouvrages ... - Petitions24.ne

tout en regrettant peut-être comme moi sa chute,(heureusement rattrapée à la ligne suivante) :

"Les signataires demandent que, comme l’ont fait notamment l'Autriche et l'Italie, la France prenne toutes les dispositions législatives pour repousser l'échéance de l’ouverture au marché des concessions hydrauliques."

On ne repousse pas une échéance de l'UE, "encore une minute Monsieur le bourreau", pas plus qu'on ne demande à l'Europe d'être sociale qu'à un crocodile de devenir végétarien. On ne repousse rien : on la refuse car l'UE, on l'emm.... et pour le faire correctement, car on détruit que ce qu'on peut remplacer-, on renforce le M'Pep.

M'PEP - La désobéissance européenne doit être le grand sujet ..

Voilà, cela mieux en le disant. Bonne lecture et faites tourner...

Contre l'ouverture à la concurrence des ouvrages hydroélectriques

Sensibilisés par leur formation, leur métier, ou comme simples citoyens à la production d'électricité hydraulique, les signataires expriment leur vive inquiétude face au projet d’ouverture à la concurrence en 2014 des concessions arrivant à expiration.

La production d’électricité d’origine hydraulique a une place déterminante à occuper dans le cadre de la mutation énergétique que tout le monde s’accorde à reconnaître comme indispensable, au delà de la diversité des projets.

Les opérateurs publics traditionnels sur les installations dont l’état est propriétaire, EDF, GDF et la CNR, sont choisis jusqu’ici de gré à gré. Ils disposent d’une expérience unique et ont fait la preuve de leur efficacité en matière de gestion de la ressource hydraulique dans l’intérêt général.

On s’interroge en revanche sur la motivation des groupes privés candidats à la concession tels que Direct Energie (français), E-ON (n°1 allemand), Alpiq (suisse), ENEL (italien) et Vattenfall (suédois). Sans doute sont-ils attirés par les faibles investissements nécessaires à l’exploitation et la perspective d'augmentation considérable des marges dans le contexte de fortes hausses des prix de l'électricité. Les investissements ne concerneront que l’entretien de barrages largement amortis financièrement. En effet, l'augmentation de 10% de la capacité de production hydroélectrique prévue dans le mix énergétique français en  2020 sera obtenue par l'amélioration du rendement des installations existantes et l'accroissement de la puissance des turbines.

De plus, la vente par lots successifs des concessions à plusieurs opérateurs justifie les plus grandes inquiétudes en matière d’efficacité de gestion de la ressource et de sécurité. Ainsi dans notre région, un des lots ouverts à la concurrence en 2014 comprend les ouvrages de Cordéac/Le Sautet et Saint Pierre Cognet, tandis que dans la même vallée du Drac, les barrages de N-D de Commiers et de Monteynard seront privatisés plus tard et risquent d'être gérés par un exploitant différent !

Les signataires demandent que, comme l’ont fait notamment l'Autriche et l'Italie, la France prenne toutes les dispositions législatives pour repousser l'échéance de l’ouverture au marché des concessions hydrauliques. Ils demandent que soit préservée durablement la maîtrise publique du secteur – l’abrogation de la loi NOME (Nouvelle organisation des marchés de l’électricité) en étant un passage obligé - à travers les opérateurs historiques que sont EDF, GDF et la CNR.

PREMIERS SIGNATAIRES

Annie DAVID Sénatrice de l’Isère

Philippe BELLEUDY Professeur à l’Université Joseph Fourier, Laboratoire d’Etude des Transferts en Hydrologie et Environnement

Claude BERTRAND, Président du SIERG

Max GENEVOIS Vice-Président du Sierg, Oz en Oisans

Serge GROS Maire de Vizille

Jacques NIVON maire de Champ sur Drac

Charles OBLED Professeur émérite INPG, ex Ecole Nationale Supérieure d’Hydraulique et de Mécanique de Grenoble

Jean-Marc VENGEON guide de haute montagne, expert sur les projets du Pôle Alpin Risques Naturels, Saint Mury Monteymond

Le Conseil municipal d’ALLEMONT soutient unanimement cette pétition (réunion interne du 20 Février 2012)

Texte proposé par des militants du Front de Gauche (collectif Campus de Grenoble) : Annie BREYTON, ancienne Conseillère Régionale, Claudine KAHANE, Gérard CHOUTEAU, Jean-François DAÏAN, Guy LUCAZEAU, Jean Marc THORENT

frontdegauche38    Contacter l'auteur de la pétition

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LE POIDS DES MOTS? LE CHOC DES PHOTOS...

Publié par Frédéric Maurin à 10:29am - Voir le commentaire ()
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20 Février 2013

La Banque publique d'investissement, un échec annoncé ?

c'est le point de vue d'une élue communiste, Michèle Leflon, détaillant les réserves précedemment évoquées ici : Le pôle public financier, c'est maintenant

Source :

Le blog de Michèle Leflon

Avec le projet de Banque Publique d'Investissement, annoncé au conseil des ministres de cette semaine, le gouvernement se contente d’essayer de corriger à la marge « les défaillances du marché » caractérisées, aujourd’hui, par le refus des banques de faire crédit pour le développement économique et les PME pour cause de rentabilité insuffisante.

Il aurait été nécessaire de développer les moyens d’une maitrise nouvelle du crédit bancaire pour sécuriser l’emploi et la formation, engager une transition écologique, et impulser un nouveau type de croissance réelle avec les investissements nécessaires en France et en Europe. Au lieu de cela, c’est le seul soutien à l’investissement des entreprises innovantes et exportatrices qui sera l’objectif central de la BPI, sans aucune conditionnalité en matière d’emploi, de formation, de progrès écologiques.
Les ressources de la BPI seraient limitées avec, au bout du compte, une capacité de financement de 30 milliards € en prêts et garanties auxquels s’ ajouterait une capacité d’intervention en fonds propres de 10 milliards €...à comparer avec l’encours de crédits aux entreprises qui, en aout dernier, se chiffrait à plus de 1007 milliards d’euros ! C’est dire, en réalité, la minceur des moyens.
Car la BPI, pour se refinancer, disposerait certes d’une réaffectation partielle des sommes collectées en Livret A et LDD, mais, pour l’essentiel, ferait appel au marché financier, ne pouvant accéder à la monnaie créée par la BCE. (pas de taux zéro-1%, donc)
Autrement dit, ses opérations, conditionnées par la rentabilité financière, ne stimuleraient aucun changement des critères du crédit et des relations banques-entreprises et n’auraient aucun lien avec la politique monétaire de la BCE, tandis que l’octroi de quelques pouvoirs aux régions s’inscrirait dans une «  gouvernance » très centralisée !
Nous sommes très loin du véritable pôle public bancaire nécessaire pour développer une sélectivité nouvelle du crédit favorable à l'économie réelle, à la satisfactions des besoins des hommes et des femmes et non à celle des actionnaires. Pourtant, la satisfaction des besoins dans un cadre de transition écologique serait tellement créatrice d'emplois !
Mais c'est vrai aussi que l'alignement de F. Hollande sur la politique européenne ultralibérale ne contribue pas à réorienter la Banque Centrale Européenne et sa politique monétaire  afin de favoriser l’emploi en quantité et qualité et l’expansion des services publics et cela rend tout plus compliqué !
Je vous invite à aller lire en cliquant ici la très intéressante lettre ouverte à François Hollande rédigée par le Collectif " Pour un Pôle public financier au service des Droits !" Ce collectif regroupe des organisations syndicales des banques mais aussi des associations, comme ATTAC ou la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité.
Après la tribune publiée par 120 économistes (à lire en cliquant ici) dénonçant  comment le traité européen organise de fait la garantie par les États des grands patrimoines financiers privés, cette lettre ouverte montre à nouveau les convergences de plus en plus larges pour une nouvelle politique économique mettant l'humain d'abord.

L'avenir est devant nous : on ne lâche rien !

Publié par Frédéric Maurin à 09:29am - Voir le commentaire ()
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19 Février 2013

Le CAC 50 : pour une nouvelle dynamique citoyenne

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Pourquoi 50 ?

Car le collectif pour un audit citoyen de la dette publique est constitué d’un cinquantaine d’organisations associatives et syndicales (dont la FSU, la CGT et l’Union Syndicale Solidaires). Alors, ce sera CAC 50, c'est plus amusant et moins anisé que le 51.

Cela aurait pu être le CAC 49 si l'on se réfère au pemier de ces articles connexes :

Audit de la dette: la force du rapport ou le rapport de force ?

Crise de la dette : un petit dessin qui vaut un long discours

Sarkozy : même la droite n'en veut plus !

A qui profite la dette ?

Pour un audit citoyen de la dette publique

A qui profite la dette publique?

Le 23 juin avec le CAC: ne payons pas leurs dettes !

403 000 000 000 : alors, Euro ?

Suite à la rencontre nationale des collectifs locaux d’audit citoyen le 12 janvier à Paris, les organisations membres du collectif* ont signé une nouvelle déclaration collective « L’austérité n’est pas une fatalité : pour une nouvelle dynamique de mobilisation citoyenne ! ».

Vous la trouverez ci-après ainsi qu’à cette adresse :

http://www.audit-citoyen.org/?p=3586

 

Les marchés financiers ont accordé un répit précaire à la zone euro. Les taux d’intérêt sur les dettes publiques se sont détendus, même s’ils restent insupportables pour des pays comme le Portugal ou l’Espagne. Pourtant, les politiques d’austérité continuent d’étouffer les peuples et provoquent de terribles dégâts sociaux : la Grèce connaît même un risque d’effondrement sanitaire. Les vices de construction de l’euro n’ont pas été réparés, la recherche effrénée de compétitivité par la baisse des salaires et des dépenses enfonce la zone dans la dépression. A l’instar de ses voisins, le gouvernement français inscrit sa politique économique dans la stricte orthodoxie voulue par les marchés. La crise va continuer à  s’aggraver et le chômage à progresser.

 Dans ce contexte, le Collectif pour l’audit citoyen de la dette publique estime urgent de relancer le débat sur les alternatives à l’austérité. Nous le ferons en poursuivant l’audit citoyen de la dette et en approfondissant notre démarche d’éducation populaire, en proposant le lancement de « Tribunaux des fauteurs de crise » au plan local et national, en mobilisant largement pour la préparation de l’Altersommet que les mouvements sociaux européens organisent à Athènes début juin 2013. 

1. Des marchés temporairement rassurés, mais une crise qui s’aggrave

Début 2013, les gouvernements et les instances européennes s’auto-congratulent. L’orage qui secoue la zone euro depuis trois ans semble s’être éloigné. La politique de la Banque centrale européenne a calmé le jeu : elle a inondé les banques européennes de liquidités à très bon marché et annoncé qu’elle achèterait « sans limites » sur le marché secondaire les obligations des États en difficulté à condition qu’ils appliquent une austérité sans failles.

La zone euro est-elle pour autant tirée d’affaires ? Certainement pas, car aucun réel remède n’a été apporté à ses failles essentielles. Ouverte aux mouvements de marchandises et de capitaux provenant du monde entier, elle est soumise à une intense pression commerciale et spéculative ainsi qu’à des chocs majeurs comme celui de 2008. En son sein, elle a organisé la concurrence fiscale, qui a entraîné la chute des recettes publiques et creusé les déficits. Elle a promu la compétition salariale et sociale vers le bas. Elle a interdit à sa Banque centrale de financer ses déficits, laissant ainsi les spéculateurs jouer avec les dettes publiques. L’Union européenne a maintenu son budget au niveau très faible de 1% de son PIB, s’interdisant ainsi toute politique de développement et de solidarité. En se fondant sur les seuls critères financiers, les pays de la zone euro ont échoué à faire converger leurs trajectoires économiques. La démocratie a été marginalisée au nom de l’efficience des marchés.

Aucune de ces failles n’a été comblée par les récentes réformes de la gouvernance de la zone euro. La taxation sur les transactions financières est annoncée par onze pays de la zone euro pour 2014, mais son ambition régulatrice demeure très incertaine. La spéculation mondiale sur les produits dérivés s’est encore renforcée depuis 2008, et les marchés financiers connaissent actuellement une nouvelle bulle. L’Union bancaire européenne prévue pour 2014 et la possibilité de recapitalisation directe des banques par les instances européennes n’éloignent aucunement les facteurs d’instabilité financière toujours présents, voire aggravés. Le « Pacte de croissance » vide de contenu n’a servi qu’à justifier la ratification par la France du Pacte budgétaire.

Dans ce contexte, les gouvernements européens mènent de façon coordonnée des politiques d’austérité aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Ils réduisent l’emploi public, coupent dans les dépenses de protection sociale et dérégulent les marchés du travail pour faciliter les affaires des grands groupes. Le chômage et la précarité s’envolent, affectant tout le salariat et plus particulièrement les femmes, les jeunes, les migrants. Les investissements indispensables aux services publics, au logement social et à la transition énergétique sont sacrifiés. Si les effets de ces politiques sont particulièrement dramatiques en Grèce, en Espagne et en Portugal, les mêmes tendances sont partout à l’œuvre avec pour conséquence une généralisation de la récession en Europe, l’Allemagne, présentée comme un parangon de vertu, étant désormais elle-aussi touchée.

Les dirigeants européens ne mènent pas ces politiques par erreur : ils ont choisi de mettre la crise à profit pour parachever en peu d’années le démantèlement du modèle social européen, jugé trop protecteur et insuffisamment compétitif dans la concurrence mondialisée. Ce faisant, ils mettent en danger la démocratie en Europe.

2. En France, des choix gouvernementaux décevants

La politique économique de François Hollande, après quelques mesures fiscales utiles prises en début de mandat, s’enlise aujourd’hui dans les ornières déjà creusées depuis trente ans. Au nom de la baisse du coût du travail, le « pacte de compétitivité » rajoute 20 milliards d’euros (coût du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) à une déjà très coûteuse politique d’exonérations de charges sociales (30 milliards d’euros) qui dope plus les dividendes que l’emploi. La hausse de la TVA, destinée à financer ces cadeaux fiscaux aux entreprises, va réduire le pouvoir d’achat des classes populaires. L’accord interprofessionnel sur la réforme du marché du travail, signé par des syndicats minoritaires, va faciliter les licenciements sans apporter de réels nouveaux droits. La réforme des banques, en cours de discussion au Parlement, risque de n’être qu’un faux-semblant. Les allocations familiales et les retraites sont mises au menu de nouvelles réformes régressives.

Le gouvernement se félicite d’avoir rassuré les milieux financiers. Il est vrai que la France bénéficie actuellement de taux d’intérêts historiquement bas sur les obligations d’État. Cette situation semble rendre moins aiguë la question de la charge de la dette publique. Mais ce répit est causé par l’afflux en Europe de capitaux anglo-saxons en quête de rendements à court terme: il n’est pas durable. En privilégiant les profits des entreprises, la flexibilité, la fiscalité indirecte, la baisse des dépenses publiques, le gouvernement français alimente la spirale de l’austérité compétitive qui organise la récession européenne. Les marchés financiers, instables et moutonniers comme d’habitude, peuvent inverser à tout moment leur lecture de la situation et recommencer à spéculer contre les maillons faibles de la zone euro, dont la France.

Au plan politique la déception des électeurs qui avaient voté pour un véritable changement pourrait nourrir une droite dure et une extrême-droite arrogante, comme dans d’autres pays européens.

Pour inverser la tendance, les mouvements sociaux et citoyens doivent d’urgence coordonner leurs efforts, au plan national et européen, pour construire leurs solidarités, proposer des alternatives et offrir des perspectives de luttes et de mobilisations conjointes. Le collectif d’audit citoyen peut apporter une importante contribution en ce sens.

3. L’urgence de réponses alternatives et de luttes convergentes : le rôle de l’audit citoyen

Le collectif national pour l’audit citoyen de la dette publique constitue aujourd’hui un cadre unitaire large et précieux, rassemblant une trentaine d’organisations syndicales et associatives soutenues par des partis politiques. Il s’appuie sur une centaine de collectifs unitaires locaux, dont la plupart était représentés à la réunion nationale du 12 janvier 2013. Le collectif national et les collectifs locaux ont mené depuis plus d’un an une intense activité d’éducation citoyenne autour des enjeux de la dette publique, avec la production d’un matériel militant et pédagogique abondant et de qualité, la tenue de centaines de réunions, la mise en chantier d’audits locaux des finances publiques, l’interpellation d’élus locaux et nationaux. La campagne contre la ratification du Pacte budgétaire a permis d’intensifier cette activité ; et la formation d’un réseau des initiatives d’audit citoyen (ICAN), qui se réunit les 16 et 17 février à la rencontre de Thessalonique a contribué à lui donner une dimension européenne.

La configuration retenue initialement par le collectif – organisations du mouvement social soutenues par des partis politiques – a été réaffirmée et se retrouve dans le processus d’Altersommet européen, lancé en novembre dernier à Florence par un large collectif d’organisations associatives et syndicales issues de 20 pays et soutenu par de nombreuses personnalités européennes. Dans de nombreux pays européens, des mouvements sociaux, des syndicats et des partis politiques participent à ce processus pour proposer une refondation des politiques européennes. Ces mouvements se mobiliseront le 8 mars, journée mondiale de luttes des femmes et à l’occasion sommet européen des chefs d’Etat à Bruxelles les 13 et 14 mars 2013. Ils se rencontreront à Tunis lors du Forum Social Mondial fin mars. Début juin un sommet européen alternatif se tiendra à Athènes, l’un des hauts lieux de la résistance populaire européenne.

Le collectif national et les collectifs locaux d’audit citoyen inscrivent leur action dans la durée, pour que les citoyens s’approprient les enjeux majeurs qui déterminent leur devenir, en s’affranchissant du chantage à la dette et à la compétitivité. Nous devrons mener notre action en partant du plan local, de l’éducation populaire, de l’action citoyenne ancrée dans les réalités, tout en tissant des liens avec les mobilisations nationales, européennes et internationales sans lesquelles le rapport des forces ne pourra être modifié. 

Les priorités de notre action dans les mois à venir seront les suivantes :

* approfondir l’audit national et les audit locaux :

Nous réaffirmons la validité de notre démarche d’éducation citoyenne sur la dette, ses origines, sa légitimité, les alternatives à l’austérité aujourd’hui présentée comme seule politique possible.

- afin de contraindre les autorités publiques à répondre à nos questions sur la dette, le collectif va solliciter la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et demandera à être associé à ses travaux ; parallèlement un groupe de travail national poursuivra l’expertise sur l’audit citoyen, en y incluant la dette sociale.

- les démarches d’audit local des collectivités et hôpitaux publics seront poursuivies et développées, avec en particulier des formations proposées aux militants locaux ; nous approfondirons l’analyse critique du financement local (gel des dotations publiques, réformes de la fiscalité locale dans le cadre des prochaines lois de décentralisation, traitement des dossiers de prêts toxiques).

* favoriser les résistances locales et nationales à l’austérité :

De nombreux collectifs sont engagés dans des actions concrètes pour informer sur la dette, dénoncer les politiques d’austérité, soutenir les luttes sociales partout en France. Un cadre commun de mobilisation sera développé pour coordonner l’action des collectifs autour de luttes et d’enjeux concrets : nous proposons la mise en place d’un processus de « Tribunal des fauteurs de crise » qui, sur des dossiers précis choisis localement et dans un format commun avec le maximum de partenaires, visera à identifier les responsables, à monter des enquêtes citoyennes, à mettre en débat des actions et des alternatives.

 * nourrir les solidarités européennes et l’Altersommet : 

Le collectif a dès son origine pris des initiatives en lien avec les enjeux européens et en solidarité avec les peuples d’Europe du sud frappé par les politiques d’austérité ordonnées par la Troïka. Il s’agit de poursuivre cette action en lien avec la dynamique européenne de l’Altersommet. Pour ancrer cette dynamique européenne dans les réalités locales, le Collectif national et les collectifs locaux organiseront des caravanes / une tournée de réunions publiques d’ici à juin avec des intervenants européens autour des thématiques portées par le mémorandum des peuples de l’Altersommet. Un événement national se tiendra à Paris les 25-26 mai pour affirmer la participation des mouvements français à la construction d’un mouvement social européen.

Nous allons favoriser les échanges décentralisés et les jumelages avec des mouvements sociaux concrets de résistance dans les pays européens, notamment d’Europe du Sud, sur les conséquences des plans d’austérité (santé, éducation, logement, protection sociale, services publics, fiscalité, femmes, jeunes, droits sociaux, migrations, fermetures d’entreprises,…).

Le 18 février 2013,
Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Membres du collectif: Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC!), AITEC, Amis de la Terre, Attac, CADTM, CEDETIM, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes Atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération Syndicale Unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des Appels, Les efFRONTé-e-s, Ligue des Droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education Populaire, Résistance Sociale, SNESUP, Sud BPCE, Solidaires Finances Publiques, Union syndicale Solidaires.

En soutien : Alliance Ecologiste Indépendante, Alternatifs, Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, Convergences et Alternative, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, FASE, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, M’PEP, NPA, Parti Communiste Français, PCOF, Parti de Gauche, Parti pour la décroissance 

Publié par Frédéric Maurin à 12:50pm - Voir le commentaire ()
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18 Février 2013

Pour un droit opposable à l'emploi

...aussi irréaliste que le droit à l'éducation en 1885 ou le droit à la santé pour tous en 1945... et pourquoi pas un  SMIC à 1700 euros : irréaliste et démagogique tant que vous y êtes ?

Suite de la réponse à cette question lancinante :  Pourquoi le M'PEP ?...

On parle du "préteur en dernier ressort". Il désigne la Banque centrale qui prête aux banques lorsque celles-ci ne parviennent plus à se refinancer sur le marché.

Le droit opposable à l'emploi, de la même manière, instaure un "employeur en dernier ressort". Il désigne l'État qui embauche lorsque le marché ne parvient plus à le faire. C'est ce que Franklin Roosevelt, le président américain, a fait en partie entre 1933 et 1940, pour combattre la Grande Récession ! Alors pourquoi pas en France ?

Après avoir diffusé un feuilleton en cinq épisodes ces dernières semaines, pour expliquer ce qu'était le droit opposable à l'emploi, le M'PEP diffuse aujourd'hui la brochure qui contient l'ensemble de ces cinq épisodes.

Publié par Frédéric Maurin à 10:50am - Voir le commentaire ()
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16 Février 2013

Tous en grève le 5 mars 2013 !

Tous ?

Enfin, peut-être pas tous, mais au moins les meilleurs...

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A lire, relire et faire lire pour mémoire : Coper nique l'accord MEDEF - CFDT

Avant, Après, Avec la grève : la manifestation et puis aussi

Tous en grève le 31 janvier 2013 mais surtout :

Accord MEDEF-CFDT : la Grève indispensable  

(Voyez ! j'vous l'avais bien dit...après, sans pouvoir prédire les grandes marées je me souviens d'un cortège étique à la rentrée 2005 contre le contrat nouvelle embauche. Au printemps suivant, 2006, le tsunami des manifestations contre le CPE, contrat première embauche...)

Les deux confédérations CGT et FORCE OUVRIERE réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013.

Cet accord refusé par deux des trois grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité.

Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT et FORCE OUVRIERE décident d’appeler les salariés à se mobiliser et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Les deux confédérations appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible au travers de rassemblements, de manifestations et arrêts de travail dans les régions, départements et localités : le 5 MARS prochain.

Cette journée doit exprimer un refus de l’austérité et de la flexibilité ; l’exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l’emploi, l’augmentation des salaires et des pensions. 

Un MEDEF enchanté !

"Ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales. L’accord auquel ils sont parvenus est en effet tout sauf un accord a minima" et
"Nous souhaitons au plus vite que cet accord soit ratifié en l'état par le Parlement"

Et Parisot ajoute :

L'accord "
marque l'avènement d'une culture du compromis après des décennies d'une philosophie de l'antagaonisme social. Avec le CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi) et avec cet accord, la France peut espérer amorcer des progrès significatifs pour reconquérir sa compétitivité"

Sérieusement, cela ne vous rappelle rien ?

Non ? Il est vrai que vous ne lisez toujours pas Bastille République Nations.

Et c'est bien dommage... BRN-octobre2011.jpg

Ceci est une odieuse page de publicité qui vient interrompre votre programme préféré :

Bienvenue sur le site de Bastille-République-Nations 

  • A titre d'essai, vous pouvez recevoir gracieusement la présente édition du Nouveau BRN. 

Rendez-vous rubrique "contact" 

  • Tout nouvel abonné peut bénéficier d'une offre promotionnelle : 1,80 € par mois (prélèvement) pendant trois mois  Rendez-vous rubrique "tarifs"

 Les meilleurs donc. Et pourtant, j'en oublie :

 

Bon, dans ces conditions, ce serait bien le diable, et il ne dira pas le contraîre,

comcom1

Commun Commune, le blog de Diablo

ce serait bien le diable si le 5 mars ne faisait pas des vagues...

Publié par Frédéric Maurin à 18:27pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #rupture tranquille

15 Février 2013

PSA : Politique au Service des Actionnaires (RAP)

Faut-il sauver Peugeot ? Ses salariés ou ses actionnaires?

Un point de vue en musique qui montre qu'au moins les grévistes dans l'automobile ne sont pas en panne des sens...


soutienPSA

 

une vidéo désormais incontournable :

 

 

 

Yo camarades, ce Peukli a bien évidemment été réalisé en mode gréviste-camouflage, faites du bruit pour les coulisses aussi :

 

Les grévistes de PSA Aulnay vous parlent et pour s'abonner à leur lettre d'information (la numéro 7 est ci-dessous), c'est ici : CGT PSA Aulnay

Des nouvelles de la grève

Lundi 4 février la grève a redémarré sans problème à l'usine. Nous étions trois cents grévistes aux portes de l'usine. Et nous sommes désormais plus de 480 grévistes enregistrés. La production est toujours à l'arrêt. L'ambiance était chaleureuse et dynamique.

La direction n'arrive pas à trouver des volontaires pour venir travailler à notre place. Même les chefs hésitent. À force de raconter que les grévistes font régner la terreur dans les ateliers, elle a réussi à convaincre de ne surtout pas venir à Aulnay. 200 cadres continuent à surveiller les grévistes. Mais loin d'intimider les grévistes, ils montrent leur inutilité et se ridiculisent au point que les grévistes les ont rebaptisés les « pots de fleurs ».

La direction cherche à briser les militants de la grève

Vendredi dernier, deux grévistes étaient convoqués au commissariat de Bobigny. Les faits reprochés sont ridicules. Pour Agathe Martin, il lui serait reproché d'avoir incité les grévistes à prendre les papiers d'un huissier. Pour le reste, la police évoque l'agression d'un huissier qui n'a aucun jour d'ITT ! Si on voulait démontrer que ces convocations ne visent qu'à intimider les grévistes mais que les dossiers sont vides, on ne ferait pas mieux. Les huissiers sont bien embauchés par la direction pour faire des rapports, mais comme ils ne trouvent rien à constater, ils en sont réduits à aller porter plainte eux-mêmes… pour eux-mêmes.

La direction a aussi convoqué quatre militants pour des entretiens en vue d’un licenciement. Les rendez vous avaient lieu le jour des négociations. Un nouvel exemple du « dialogue social exemplaire » vu par PSA. Les salariés ne s’y sont pas trompés. Et nombre de non grévistes ont rejoint la grève ce jour-là pour protester contre le licenciement de camarades qui défendent leur emploi. Le premier militant CGT convoqué a traversé une haie d’honneur de grévistes pour se rendre au rendez vous de la direction.

Toujours dans « l’exemplarité du respect de la liberté », la direction de PSA avait interdit la tenue d’un meeting de solidarité, sur le parking de l’usine. En conséquence, les portes étaient fermées, les cars déviés et des rangs serrés de vigiles en uniformes noirs étaient alignés derrière les grilles de l’usine. Tous les participants ont pu ainsi constater qui fait régner la terreur dans l’usine. Les travailleurs qui voulaient rejoindre le meeting, devaient traverser un premier rang de cadres puis un second rang de vigiles. Malgré cela, ils sont venus protester contre les méthodes de PSA.

La solidarité autour de la lutte des salariés de PSA

Le meeting a regroupé des personnalités politiques – MG Buffet, O.Besancenot, P.Laurent, N.Arthaud, A.Archimbaud (sénatrice verte) –, des élus du département, mais aussi des représentants syndicaux d’autres entreprises : PSA Poissy, Renault Lardy, Technocentre, Goodyear, Air France, Faurecia. Tous sont venus apporter leur soutien et exprimer la nécessité d’un combat commun contre les attaques en rafale du patronat.

L’attitude du gouvernement est significative

Montebourg a osé dire aux Goodyear de « mettre de l’eau dans leur vin » et aux travailleurs de Renault qu’il trouvait l’accord proposé par leur direction « modéré ». Et maintenant il affirme que la fermeture de PSA Aulnay est « inéluctable » à ses yeux. Il montre son vrai visage, celui d‘un homme politique au service des patrons et de la défense de leurs profits et détriment des emplois et des salariés. Pendant ce temps, le gouvernement aide PSA à combattre la grève et les grévistes.

Les salariés ne peuvent compter que sur leurs forces pour défendre leurs emplois, leurs salaires. Mais ces forces sont immenses car nous faisons tourner toute la société. La justesse de ce combat est la garantie de notre victoire prochaine. 

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Publié par Frédéric Maurin à 09:53am - Voir le commentaire ()
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