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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Juillet 2013

J'aime tellement l'Humanité

que je lis même ce qu'elle veut pas publier...

LE JOURNAL L’HUMANITÉ REFUSE DE POURSUIVRE LE DÉBAT SUR L’EURO

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 juillet 2013.

Tout avait bien commencé.

Le 13 juin dernier, conformément à sa ligne éditoriale, l’Humanité publiait l’une de ses nombreuses tribunes ou chroniques dénonçant la sortie de l’euro. Cette dernière tribune était signée par six économistes du PCF. Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, et Jean-Claude Danglot, ancien sénateur et ex-secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais du PCF, proposaient une réponse qui était publiée dans l’Humanité du 2 juillet.

  • Pour accéder à la tribune des économistes pro-euro du PCF (13 juin) et à la réponse de Jacques Nikonoff et Jean-Claude Danglot (2 juillet), cliquez ci-dessous :
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3387


La tribune de J. Nikonoff et JC Danglot a eu un impact certain parmi les membres et sympathisants du PCF en démontrant la faiblesse de la théorie de « l’autre euro ». C’est pourquoi les six économistes pro-euro du PCF ont publié une nouvelle tribune dans l’Humanité le 9 juillet pour essayer de redresser la situation. C’est le contraire qui s’est produit, leur texte a été particulièrement contre-productif.

On aurait pu croire que le journal l’Humanité allait poursuivre son ouverture et encourager le débat sur la question de l’euro. Hélas ce n’est pas le cas puisque la nouvelle réponse de J. Nikonoff et JC Danglot aux six économistes pro-euro du PCF a été refusée par l’Humanité. Cette tribune, en effet, si elle avait été publiée, aurait risqué de mettre le coup de grâce à la thèse déjà chancelante de « l’autre euro, l’autre BCE, l’autre construction européenne ». Ainsi le débat est brutalement interrompu, les économistes pro-euro du PCF ayant pu s’exprimer deux fois, alors que ceux qui prônent la sortie de l’euro et de l’Union européenne par la gauche une seule fois.

Mais le débat se poursuivra ailleurs, et ni la politique de l'autruche ni la censure ne pourront faire cesser le doute et le malaise des militants et des sympathisants du Front de gauche. Ces derniers, en effet, croient de moins en moins à la thèse d'un changement de politique radical sans remise en cause de la monnaie unique imposée par une Union européenne qui démontre tous les jours sa vraie nature.

  • Pour accéder à la nouvelle réponse détaillée aux économistes pro-euro du PCF, cliquez ci-dessous :

http://www.m-pep.org/spip.php?article3401

Publié par Frédéric Maurin à 22:06pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #l'humanité , #euro , #europe , #m'pep , #pcf , #front de gauche

26 Juillet 2013

Royal Baby

Encore une bulle médiatique difficile à traverser.

Merci à l'Humanité,une fois de plus.

Publié par Frédéric Maurin à 09:41am - Voir le commentaire ()

19 Juillet 2013

Henri Alleg est mort

Cet article est reposté depuis Le blog de Bernard Gensane.

Je me permets de reproduire ce court texte publié sur ce blog en juin 2012

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgAuteur/058/Alleg_Henri.jpgJ’ai eu le grand plaisir de rencontrer tout récemment Henri Alleg à la Fête de L’Humanité de Toulouse. Comme, depuis quelque temps, je m’efforçais de mon mieux d’expliquer la Guerre d’Algérie à mes filles de dix et huit ans, ce fut pour moi un réel bonheur de leur présenter ce défenseur de la liberté des peuples. Très gentiment, il leur expliqua en quelques minutes le sens de sa vie militante.

 

Pour ma part, je n’avais pas trop envie de le faire parler sur son combat en Algérie. Que m’aurait-il dit qu’il n’avait déjà raconté mille fois auparavant ? Je lui demandai d’évoquer ses parents anglais, et de m’expliquer la ou les raisons pour lesquelles ils avaient émigré en France au début des années vingt. Je lus dans le regard d’Alleg une réelle surprise car on ne lui parlait pratiquement jamais de ses origines londoniennes. De fait, dans l’entre-deux-guerres, les Britanniques qui s’installaient en France étaient des intellectuels, des artistes, des écrivains qui voulaient changer d’atmosphère et, accessoirement, profiter de la parité très avantageuse de la livre sterling par rapport au franc. Très prosaïquement, les parents d’Alleg étaient venus en touristes pour quelques jours dans notre pays et avaient été emballés par un pays où l’on pouvait s’installer des heures durant à la terrasse d’un café. Ils décidèrent donc de se fixer en France avec leur marmot Henri sous le bras.

 

L’histoire est désormais bien connue : Alleg s’installe en Algérie en 1939, à l’âge de dix-huit ans. D’emblée, il milite au Parti communiste algérien. En 1951, il est nommé directeur d’Alger Républicain, un quotidien progressiste que la presse colonialiste appelait “ le petit mendiant ”, et qui accueillit dans ses colonnes Albert Camus, entre autres. Alleg entre dans la clandestinité en 1955. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes au domicile de son camarade et ami Maurice Audin qui sera torturé à mort et dont on ne retrouvera pas le corps. Il est séquestré et torturé pendant un mois à El-Biar. Il est transféré dans divers centres de détention où il parvient à écrire son célèbre ouvrage  La Question (publié par Lindon aux Éditions de Minuit en 1958). Pendant que je l’écoutais parler, j’essayais de me représenter ce petit homme chétif, ce trésor d’intelligence et de dignité aux mains des brutes de Massu et d’Aussaresses.

 

Un tout jeune militant communiste vint saluer Alleg et lui dit : « Vous êtes l’honneur de la France. J’ai commencé à militer grâce à vous, en lisant vos livres. » Puis un militant plus âgé vint faire dédicacer Mémoire algérienne. Souvenirs de luttes et d'espérances. Il souhaita prendre Alleg en photo et lui demanda la permission, ce que l’écrivain accorda tout naturellement.

 

- Il fallait bien que je pose la question, dit cet homme. J’éclatai de rire intérieurement…

Publié par Bernard Gensane à 09:39am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Politique

19 Juillet 2013

Réussir la grève du 10 septembre 2013

Première rupture, entorse, à mon Préavis de non grève

Retraites : appel à mobilisation maximale pour le 10 septembre 2013 contre le projet du gouvernement solférinien

C’est la première fois de notre histoire qu’un gouvernement de gauche décide de baisser le niveau des retraites et d’augmenter le nombre d’annuités.
1987, 1993, 1995, 2003, 2008, ce sont des gouvernements de la droite néolibérale qui ont décidé d’augmenter les dividendes des actionnaires et, en contre-partie, d’engager un processus de recul social sur les retraites.
Mais cette fois, c’est un gouvernement de la gauche solférinienne qui décide de suivre le chemin tracé par la droite néolibérale. Bien que nous ne connaissions pas encore le projet de loi définitif, nous savons que le gouvernement est favorable à la sous-indexation des retraites (baisser chaque année le pouvoir d’achat des retraites), car il a applaudi à la sous-indexation du plan du Medef pour les retraites complémentaires AGIRC-ARCCO du privé (signée par les syndicats habitués à la complaisance avec le patronat). Nous savons aussi que le projet du gouvernement est d’allonger la durée de cotisation.
Nous sommes conviés par le mouvement syndical revendicatif - CGT, FO, FSU et Solidaires - à nous mobiliser le 10 septembre1. Il faut réussir cette mobilisation, c’est la seule arme dont nous disposons aujourd’hui… Une fois de plus, nous devons travailler à une mobilisation maximale contre la politique néolibérale du gouvernement solférinien, qui a décidé de passer en force en donnant à la vraie gauche moins de temps pour mobiliser qu’il n’en a donné à la droite et à l’extrême droite pour s’opposer au mariage pour tous.
Voici l’essentiel de nos arguments : ils sont en béton, utilisez-les ! Ne vous laissez pas museler par de faux raisonnements de pacotille !

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a calculé qu’il faut trouver 1 % du PIB pour les retraites d’ici 2020 (20 milliards d’euros) soit une augmentation des prélèvements de 2,2 %. C’est très facile à trouver si la croissance revient ou si on modifie le partage de la valeur ajoutée. Notez que 20 milliards est la somme que le gouvernement solférinien a donnée au patronat, sur un coup de fil du Medef, pour soi-disant améliorer la compétitivité !

Une cause essentielle du déficit est le chômage, il faut donc d’abord créer des emplois. Cela pose la question de l’Europe, qui demande cette réforme des retraites, au motif que seules les « nécessaires réformes structurelles » permettront le retour de la croissance. Mais c’est bien le carcan de l’Union européenne, des traités et de la zone euro qui fait perdre, via les politiques ordolibérales qu’il impose, 80 000 emplois par mois : l’austérité creuse le déficit et appelle l’austérité ! Et comme il n’y a pas de possibilité de réorienter l’Union européenne vers une Europe sociale sans en changer de fond en comble le cadre, ni d’espérer en une sortie à froid de l’euro (nous l’avons montré à plusieurs reprises dans nos chroniques d’Evariste ou dans les textes de Michel Zerbato), l’oligarchie européenne continuera son œuvre destructrice, faute d’un rapport de forces politique suffisant pour l’en empêcher. Voilà pourquoi nous devons nous préparer à la prochaine crise européenne qui ne manquera pas d’arriver. Alors le neuf pourra naître de l’approfondissement de la crise du capitalisme.

Une autre cause est la scandaleuse déformation du partage de la valeur ajoutée (plus de 9 % du PIB, soit environ 180 milliards d’euros par an depuis 30 ans), qui fait baisser la part des salaires directs et des cotisations sociales (le salaire socialisé) pour abonder le profit et augmenter les dividendes (qui ont triplé en % du PIB en 30 ans). Il faut la dénoncer avec force.

Quant au soi-disant problème démographique, regarder le ratio actifs/retraités est idiot, car ce qui compte c’est la production de richesse par les actifs : c’est le ralentissement des gains de productivité qui accroît le poids sur les actifs du financement des inactifs (retraités, mais aussi chômeurs, malades, etc.). Ainsi, depuis 1960, la population a plus que doublé tandis que le nombre de paysans a été divisé par 10 et pourtant nous ne sommes pas en situation de famine ! Nous montrons dans nos conférences publiques que lorsque nous passons de 6 retraités pour 10 actifs à 9 retraités pour 10 actifs, si nous tenons compte des prévisions du COR, le salaire moyen disponible (en agglomérant les retraites et les salaires) augmente de 60 %. C’est donc bien d’une répartition des richesses plus favorable au salaire (direct et socialisé) dont nous avons besoin. Mais comme l’oligarchie souhaite l’aggravation du partage de la valeur ajoutée, c’est bien d’une inversion du rapport de forces entre classes dont nous avons besoin.

Sur l’espérance de vie, TF1 et la télé publique vous mentent. En 2012, l’espérance de vie des femmes a baissé. En 2012, l’espérance de vie en bonne santé a baissé, pour l’ensemble de la population. Voilà le produit des politiques d’austérité. N’acceptons pas le mensonge qui consiste à dire que, puisqu’on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps ! Sachez aussi que parmi les salariés de plus de 55 ans, la majorité sont déjà au chômage. Augmenter la durée de cotisation ne fera donc qu’augmenter le nombre de chômeurs, et réduire les ressources des caisses de retraite.

Et surtout, enfin, enlevez-vous de l’idée que les ordolibéraux font une mauvaise politique. Ils font au contraire une excellente politique, pour l’oligarchie et ses alliés. Voilà pourquoi il faut opposer une politique bonne pour les couches populaires ouvrières et employées (53 % de la population) et pour les couches moyennes intermédiaires (24 %) à cette politique bonne pour l’oligarchie et ses alliés. C’est cela la lutte des classes.

Nous devons résister au fatalisme, résister aux politiques d’austérité, présenter notre modèle politique alternatif de la République sociale dans toutes les initiatives d’éducation populaire, sur tous les domaines de lutte, pour, in fine, espérer vaincre l’oligarchie. Voilà le sens de l’histoire.

Contactez la rédaction de Respublica, contactez le Réseau Éducation Populaire (REP) pour vos initiatives d’éducation populaire de la rentrée, et en attendant rechargez vos accus par des vacances bien méritées.

  1. Lire l‘Adresse du Secrétaire national de la CGT aux syndiqués du 5 juillet []

Publié par Frédéric Maurin à 09:32am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #gauche , #grève , #10 septembre 2013 , #Ps , #hollande , #retraites

13 Juillet 2013

SOS FASCISME

Ils n'ont pas osé.

Ils ont donc appelé cela le CEPE, Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens et manifesteront le 14 septembre 2013.

N'y a-t'il rien d'autre à faire le 14 septembre à Paris :

La fete de l'Humanite?

Liberté pour les prisonniers politiques européens : tous à Paris le 14 septembre 2013

Depuis plusieurs semaines maintenant, les arrestations, détentions, et dissolutions se multiplient chez les patriotes, émanant d’un pouvoir socialiste déterminé à « tailler en pièce » (dixit Jean Marc Ayrault) les opposants politiques.
Vous n’avez entendu d’Esteban, de Samuel, de Katia et des autres patriotes poursuivis (et incarcérés pour les deux premiers) qu'en mensonges, calomnies, et lynchage médiatique et politique.
Ces jeunes sont actuellement pour certains en détention provisoire pour n’avoir fait que se défendre face à des militants « antifascistes » qui passent leur temps à tenter d’agresser tout ceux qui sont identifiés comme patriotes. Un « antifasciste » de 18 ans est mort, après avoir attaqué dans le dos Esteban, qui était déjà aux prises avec deux autres militants d’extrême gauche tentant de l’agresser en marge d’une vente de vêtements.

Depuis le début de l’affaire, le CEPE, Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens, vient en aide aux deux militants incarcérés, et apporte conseil et soutien (financier, juridique, moral) aux vraies victimes de cette affaire que sont ces militants patriotes qui, sans notre appui, sans votre appui, risquent de passer plusieurs années en prison pour n’avoir fait que se défendre face à des racailles, qui passent leur temps à chercher la confrontation physique, l’agression.
Grâce à vos dons, des mandats ont déjà été envoyés à Samuel et à Esteban, et des provisions sur les frais d’avocats ont pu être réglées, afin de tenter d’améliorer leurs conditions de vie en détention provisoire.

Mais désormais, la machine répressive mise en route par le gouvernement français semble ne plus avoir de limites :

Menace de dissolutions de groupes patriotes (Jeunesses Nationalistes, Oeuvre Française, JNR, 3e voie, Printemps Français, Génération Identitaire...), multiplications des arrestations et interpellations arbitraires (en marge de l’opposition au mariage homosexuel et à l’adoption), et condamnations délirantes (2 mois de prison fermes avec placement en détention immédiate pour Nicolas, pour rébellion et refus de prélèvement ADN, alors que dans la même semaine, les racailles qui avaient attaqué un train en banlieue parisienne écopaient de sursis...).
Cerise sur le gâteau, la fureur judiciaire s’attaque également aux écrits, aux opinions, en multipliant notamment poursuites et condamnations (judiciaires et financières) contre des auteurs de blogs, de sites d’actualités, d’histoire.

Le CEPE croule sous les demandes d’aide, émanant de victimes de la répression politique, et de ce qui s’apparente de plus en plus à une dictature, dans le « pays des droits de l’homme ».

C’est pourquoi nous avons encore plus besoin de vous, de vos relais et de vos dons, afin que nous puissions soutenir chaque militant dissident politique actuellement poursuivi par la justice française.

C’est pourquoi nous nous joignons dès aujourd’hui au Collectif de défense des libertés publiques et que nous aiderons à l’organisation la grande manifestation nationale, prévue à Paris samedi 14 septembre, à 14 h (lieu à définir). Des bus à bas prix seront mis en place par l'association au départ de plusieurs grandes villes françaises.

Nous profitons de ce mail pour vous dire combien nous comptons sur votre présence, le 14 septembre.
Des hommes et des femmes libres de toute l’Europe ont déjà prévu de venir défier le pouvoir en place et exiger la libération de nos camarades emprisonnés, ainsi que l’arrêt des persécutions judiciaires à l’encontre des nouveaux résistants européens.

Publié par Frédéric Maurin à 09:50am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #extrème-droite , #front national

11 Juillet 2013

Au moins une bonne nouvelle

Publié par Frédéric Maurin à 09:59am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #ump , #fiscalité

10 Juillet 2013

Actionnaires, réactionnaires !

illustration de l'Humanité.

JP Morgan veut enterrer les constitutions antifascistes

Pour la banque états-unienne, les lois fondamentales en Europe du Sud sont trop socialistes.

Pour JP Morgan, depuis la chute des dictatures, les pays d’Europe du Sud sont caractérisés par des « exécutifs faibles », des régimes où le pouvoir du Parlement est fort. Ce qui, selon les économistes de la banque, constitue un problème pour mettre en œuvre les réformes austéritaires. Dans une note en date du 28 mai, les analystes de l’institution financière donnent leurs recettes pour sortir de la crise, en ligne avec les grandes orientations déjà poursuivies par les institutions européennes : austérité budgétaire, recherche de compétitivité.

Plus originale est leur analyse des difficultés de l’Europe du Sud, qui sont « économiques par nature », mais aussi « profondément politiques ». « Les Constitutions et règlements politiques dans la périphérie du Sud, mis en place à la suite de la chute du fascisme, ont un nombre de caractéristiques qui apparaissent inappropriées à l’intégration ultérieure de la région », peut-on lire dans le document de seize pages. Les spécialistes n’y vont pas par quatre chemins. « Les Constitutions tendent à manifester une forte influence socialiste, reflétant la force politique des partis de gauche obtenue lors de la défaite du fascisme », estiment-ils, avant de lister tout ce qu’ils ne trouvent pas à leur goût : « Exécutifs faibles, faibles états centraux par rapport aux régions, protection constitutionnelle des droits des travailleurs, système de fabrication du consensus qui forge un clientélisme politique, et le droit de protester si des changements malvenus sont faits contre le statu quo politique. »

Des propos qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux tenus par Denis Kessler, alors patron de la puissante fédération des assurances du Medef, en octobre 2007, dans un éditorial de l’hebdomadaire Challenge : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Les leçons de JP Morgan pour sortir de la crise sont d’autant plus malvenues que cette banque n’est pas pour rien dans la déstabilisation des économies de l’Europe méridionale. En novembre 2012, JP Morgan a accepté de payer à l’autorité de régulation états-unienne 296,9 milliards d’euros. Cela lui permettait de mettre fin aux poursuites entamées contre elle. Avant 2007, la banque avait promu la vente de subprimes, ces crédits immobiliers hypothécaires à risques dont l’effondrement a sonné le début de la crise financière.

Banque et Parlement ne font pas bon ménage. Ce n’est pas une nouveauté. En 1926, Thomas Lamont, dirigeant de la banque JP Morgan, aidait quelqu’un à obtenir un prêt de 100 millions de dollars. Il s’agissait d’un certain… Benito Mussolini, célèbre tout autant qu’autoritaire dirigeant de l’Europe du Sud.

Gaël De Santis

Publié par Frédéric Maurin à 07:35am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #banque , #démocratie

4 Juillet 2013

Le Plan B, la renaissance.

Une lumière encore faible mais un entretien lumineux, comme souvent sur

Bastille-République-Nations

Les liens, en fin d'entretien, l'éclairent également.

Le 17 juin 2012, les élections grecques accordaient au parti Nouvelle Démocratie (ND, droite) une courte victoire. Son chef, Antonio Samaras, dirige depuis lors le gouvernement soutenu par une coalition qui associe deux autres forces : le Parti socialiste (PASOK), et la Gauche démocratique, issue d’une scission du mouvement de gauche SYRIZA.

SYRIZA avait connu une rapide ascension (et avait même failli devancer ND) en se prononçant contre les « mémorandums » (plans d’austérité imposés par la Commission européenne, la BCE et le FMI – la « Troïka »). Mais, à l’instar du Front de gauche en France, SYRIZA entend garder la monnaie unique.

Alekos Alavanos, qui fut l’un des principaux dirigeants de SYRIZA, a décidé de rompre en lançant un nouveau parti, baptisé Plan B, en référence à sa proposition-phare : sortir de la zone euro.

Le congrès fondateur a eu lieu les 18 et 19 mai, avec un écho au-delà même du pays. Il répond aux questions de BRN.

BRN – Vous venez de lancer un nouveau parti, Plan B. Dans quelles circonstances avez-vous pris cette décision ?

Nous nous sommes décidés après les événements de Chypre. Les Chypriotes avaient engagé leurs négociations avec la Troïka apparemment en position de force : le 19 mars, leur parlement rejetait à l’unanimité la position que les ministres des finances de l’eurogroupe avaient prise trois jours plus tôt. Or en une semaine, tout a explosé. La seconde décision prise par l’eurogroupe s’est vite avérée pire encore que la première. Et la Banque centrale européenne a exercé un chantage pour que Nicosie accepte les conditions dictées en menaçant de bloquer les liquidités vers les banques de l’île.

BRN – Une brutalité qui n’est pas pour surprendre…

…Mais qui a confirmé que, décidément, il n’y a aucun espace de négociation au sein de la zone euro pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou Chypre. Pour nous, c’est clair : le retrait de la zone euro est une condition préalable à tout programme qui vise à sortir la Grèce de cette grande dépression.

BRN – C’est ce qui explique votre rupture avec SYRIZA ?

En effet, nous sommes en total désaccord avec SYRIZA qui prétend pouvoir refuser les « mémorandums » tout en restant au sein de la zone euro. C’est une illusion totale. Ainsi, une semaine après Chypre, le Portugal dut à nouveau subir les foudres de la de la Troïka : la Cour constitutionnelle de ce pays venait d’abolir certaines mesures d’austérité, notamment la réduction des retraites et des traitements des fonctionnaires. Eh bien, qu’a fait la Troïka ? Elle a imposé des coupes du même montant sur l’éducation, la santé et les entreprises publiques. En fait, la politique de SYRIZA n’est qu’une option du « Plan A » que met en œuvre le gouvernement actuel.

BRN – D’où votre insistance pour sortir de l’euro…

Il y a à cela deux raisons. D’une part, la Grèce connaît une récession dramatique, comme en témoignent la chute continue de l’emploi et du PIB – pire qu’aux Etats-Unis dans les années 1930 !... On ne pourra pas sortir d’une telle situation avec une devise forte comme l’est la monnaie unique. Il nous faut une dévaluation sans inflation incontrôlée, des liquidités, des investissements publics. D’autre part, la structure des politiques dans la zone euro, notamment les politiques budgétaires restrictives, sont totalement négatives pour un pays où le chômage officiel a atteint 27%, et même 67% pour les jeunes. Nous avons besoin immédiatement d’une politique expansive.

BRN – Que répondez-vous à ceux qui affirment qu’une telle sortie mènerait à la catastrophe ?

La catastrophe, c’est maintenant ! Chômage, insécurité, salaires de misère abolissant toute dignité… Cela se traduit par la faim qui s’installe parmi les enfants de certaines écoles, le manque de médicaments, la montée de la violence, l’apparition de forces fascisantes… Qu’est-ce que vous voulez de pire ?

BRN – Le premier ministre Antonios Samaras dirige le pays depuis un an. Avec quel premier bilan ?

Ce n’est pas le premier ministre grec qui dirige, c’est la sainte alliance zone euro, BCE, et FMI. Rien ne peut être mis en place ici sans leur accord – de la TVA sur les restaurants au nombre d’enseignants par école. Les élections ont eu lieu il y a un an, et la récession perdure (une chute de 4 à 5% encore cette année, prédisent la Commission et le FMI) avec le chômage croissant que j’ai évoqué.

BRN – Mais les dirigeants de l’UE tentent de présenter une image plus rose…

Le déficit primaire du budget se réduit en effet, et l’on pourra peut-être un jour atteindre l’équilibre budgétaire, voir dégager des excédents… Mais ce n’est ni une solution, ni d’ailleurs une amélioration. Car le syndrome japonais nous guette : l’installation dans une stagnation durable, et qui plus est, pour la Grèce, à un niveau effroyable.

BRN – Comment appréciez-vous les responsabilités respectives des dirigeants grecs et ceux de la Troïka ainsi que de l’Union européenne ?

La classe dirigeante nationale, qui avait notamment alimenté une dette publique galopante, porte la responsabilité du fait que, au démarrage de la crise, notre pays fut le premier à être mené de force dans cet hospice aux pratiques si barbares envers les patients. Du fait de ses intérêts, de ses structures, de ses principes et de ses politiques, la zone euro a, quant à elle, exacerbé les contradictions entre le capital et le travail au détriment de ce dernier, et entre le Nord et le Sud. Du coup, après la Grèce, il y a eu l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, Chypre. Comme dans les Dix petits nègres, d’Agatha Christie, qui sait qui sera le suivant ?

BRN – Une double responsabilité, donc…

Oui, l’Union européenne, parce qu’elle a inventé un traitement aussi catastrophique et pervers. Et les gouvernements des pays sous tutelle, parce qu’ils se sont comportés comme des larbins de la Troïka, et non comme des dirigeants de peuples fiers et de pays souverains.

BRN – Comment voyez-vous l’avenir pour votre pays si la situation politique n’évolue pas ?

Les perspectives sont dangereuses. Très dangereuses. Durant l’occupation allemande, il y a certes eu des collabos. Mais ils n’ont pu former un mouvement nazi à proprement parler. Il y a encore quelques années, qui aurait imaginé que, sept décennies plus tard, un mouvement agressif et quasi-ouvertement nazi deviendrait le troisième parti représenté au parlement ?

BRN – Un « œuf du serpent » qui serait couvé par la situation économique et sociale…

Absolument. Nous avons été les cobayes des politiques économiques de l’UE et du FMI. Il faut espérer que nous ne devenions pas les cobayes d’une évolution vers une nouvelle sorte de régime européen particulièrement réactionnaire.

BRN – Il y a un an, beaucoup de Grecs avaient mis certains espoirs dans l’élection de François Hollande en France. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour SYRIZA, la défaite de Nicolas Sarkozy et l’élection de son adversaire devaient constituer un véritable tournant pour l’Europe. Nous, nous étions très réservés. Car ce qu’il faut, ce n’est pas une « correction » modérée de l’orientation de l’UE, mais une confrontation avec cette dernière. Or il n’y a même pas eu le moindre petit changement.

BRN – Avec une déception à la clé…

Désormais, en Grèce, personne ne parle plus de François Hollande. Mais c’est la France qui nous manque, dans nos cœurs comme dans nos têtes. Nous manquent ses idées radicales, son esprit des Lumières, son dynamisme social, son imagination…

BRN – Quel est aujourd’hui l’état d’esprit de vos compatriotes : colère, exaspération, désespoir, résignation, combativité ?...

Tout cela à la fois, même si ça paraît contradictoire. En fait, une grande confusion. Cela peut paraître étrange, mais ND reste en tête dans plusieurs sondages. Et l’attitude envers l’Union européenne n’est devenue vraiment critique que lors des derniers mois. Je pense que notre initiative, proposant un « Plan B », y a quelque peu contribué…

BRN – Où en sont les luttes sociales ?

Elles ne sont pas au plus haut. Il y a chaque mois une grève, mais, faute d’objectif politique radical, cela ressemble de plus en plus à un rite sans débouché. En outre, il faut imaginer ce que coûte à chaque salarié une journée de grève dans le contexte actuel… Il y a enfin une grande amertume, un an après que le peuple grec descendait dans les rues et se rassemblait massivement sur les places… mais sans soutien décisif d’une force parlementaire.

BRN – Il y a pourtant le Parti communiste grec (KKE)…

En effet. Ses analyses et prévisions sur la zone euro et sur l’Union européenne se sont confirmées. Mais mon sentiment est que, en refusant toute unité d’action avec d’autres forces, il a fermé portes et fenêtres et, de ce fait, n’a pas l’influence populaire qu’il pourrait avoir.

BRN – Alors, c’est l’encéphalogramme plat ?

Non, il y a tout de même des luttes. Mais ce qui manque de manière la plus cruciale pour l’émergence d’un mouvement populaire et social d’ampleur, c’est la confiance en un programme politique proposant une sortie radicale de la crise.

BRN – Avec quelles priorités, quels espoirs populaires ?

Des choses très simples : une assiette garnie sur la table au déjeuner et au dîner ; trouver un travail ; être soumis à des impôts qu’on est en état de payer ; voir ses enfants sourire… Autant de besoins quotidiens qui, s’ils sont ignorés par la classe dominante, finissent par conduire à de grandes révolutions.

BRN – Vous proposez de sortir la Grèce de la monnaie unique, mais pas de l’Union européenne…

Nous ne prenons pas ces deux questions de la même façon. Il y a des priorités immédiates qu’il faudrait imposer : réintroduire la monnaie nationale, arrêter le remboursement de la dette publique, nationaliser les banques grecques, mettre en place une restructuration et une planification économiques de rupture, lancer de grands investissements publics.

BRN – Autant de sujets de confrontation avec l’UE…

Oui, nous en sommes conscients. Dès lors, toutes les options devront être ouvertes. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’études qui éclairent sur une possible sortie de la Grèce hors de l’Union. Or il y a de nombreux aspects complexes. Et il y a différentes options possibles, comme le retrait de certaines politiques européennes, une hypothèse bien connue des Anglais et de quelques autres pays. Par ailleurs, même en dehors de l’UE, des contraintes peuvent être imposées par l’OCDE, l’OMC.

BRN – Envisagez-vous des contacts avec des forces qui mettent en cause l’euro dans d’autres pays ?

Notre mouvement politique est âgé… d’une semaine ! L’interview que j’accorde à BRN est l’une des premières auprès de la presse étrangère, en tant que Plan B. J’espère qu’elle nous portera chance…

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la situation grecque, BRN recommande le blogue (en français) que tient au jour le jour l’ethnologue Panagiotis Grigoriou : www.greekcrisis.fr

Publié par Frédéric Maurin à 23:52pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #europe , #grèce , #hollande , #euro , #le plan b , #syriza , #front de gauche

4 Juillet 2013

Le poisson pourrit par la tête

Une nouvelle illustration.

Pour faire avancer les logiques de privatisation, il faut gaver les têtes dirigeantes.

La prime de l’indécence

Lettre ouverte d’un administrateur
aux membres du CA de l’Université de Strasbourg (Le 3 juillet 2013)

Chères et chers collègues,

C'est sous le coup d'une profonde indignation que j'ai été conduit ce jour à quitter la séance du conseil d'administration, et ce, juste avant le vote des administrateurs sur les primes pour charges administratives, et après avoir entendu les arguments du vice-­président Ressources humaines et du président lui-­même visant à obtenir le maintien des primes des vice-­présidents à un montant de 11 459,48 euros.

Je tiens à expliquer posément et par écrit les raisons de ma vive protestation que je n'ai pu que formuler partiellement avant de quitter la séance. Je précise que mon argumentaire ne repose en rien sur une mise en cause du mérite de nos VP ou de leur engagement au service de notre université.

Sur la forme, j'ai été gêné par le fait que ce soit une fois de plus le vice-­président Ressources humaines en personne qui présente et défende ce point devant les administrateurs, même si la politique des primes relève bien de ses attributions. Pour des raisons de convenance, il aurait été certainement plus approprié que le président présente et défende seul ce point de l’ordre du jour, n'étant pas lui-­même concerné par les primes en question.

Sur le fond, ce sont trois raisons principales qui ont continument justifié l'opposition des élus Agir Ensemble, puis des élus Responsabilité-­Démocratie-­Collégialité, au maintien des primes des VP à un tel montant ainsi que leur demande de les ramener à leur montant initial de l'année 2010, où elles étaient limitées à un peu plus de 9000 euros.

Il faut tout d'abord rappeler l'indignation qu'avait suscitée, lors de la précédente mandature, l'augmentation de plus de 2000 euros de la prime des VP dans un contexte financier déjà très contraint. Aux yeux de beaucoup, cette mesure avait frôlé l'inconvenance, sinon l'indécence.

Il faut ensuite nous remettre en mémoire que peu de temps après son élection, à l'occasion du Congrès de janvier 2013, notre président s'était engagé à reconsidérer le montant de ces primes afin de les revoir à la baisse, et ce au nom d'une répartition équitable des efforts. Justifier aujourd'hui le montant élevé des primes des VP par l'argument d'une baisse de l'enveloppe globale des primes est intenable, surtout au moment où le référentiel d'activité appliqué aux enseignants et enseignants-chercheurs subit une baisse importante.

C'est enfin une considération d'ensemble sur les efforts consentis par tous les personnels de notre université dans un contexte d'économies drastiques, qui justifiait pleinement de demander aussi aux VP de participer à cet effort collectif.

J'ajoute encore trois considérations, à titre personnel, mais bien en tant qu'élu au Conseil d'administration.

Au nom des personnels que je représente dans notre instance délibérative, je me dois de rendre compte et de traduire dans celle-­ci les graves problèmes que posent aux enseignants et aux enseignants-­chercheurs les réductions de moyens en tous genres qu'ils subissent depuis plusieurs années : baisses de leur revenus en raison en particulier de la forte réduction des heures complémentaires, charges de travail de plus en plus lourdes, réduction des crédits aux laboratoires, conditions de travail dégradées, souffrance au travail, etc. Je ne pense pas que l'équipe présidentielle ait aujourd'hui pleinement conscience des difficultés que doivent affronter les personnels de notre université, ni des efforts et contraintes auxquels ils sont soumis dans leur vie professionnelle. Est-­il alors acceptable que les vice-­présidents s'exemptent de la moindre contribution à l'effort général ?

Il faut ensuite souligner le signal et le symbole négatifs qui sont envoyés par la présidence aux personnels les plus précaires de notre université. Une prime équivalant quasiment à 10 SMIC dans un contexte de crise économique grave frôle l'indécence. Surtout quand on veut bien considérer que les VP bénéficient d'une décharge -­ pleinement justifiée -­ des deux tiers de leur service, ce qui a aussi un coût pour notre établissement. Il faut admettre que le cumul décharge+prime est alors particulièrement conséquent.

Enfin, si l'on observe les rapports des différentes primes entre elles, celles de VP délégués et des doyens (6624 euros + une décharge de 50%) paraissent tout à fait raisonnables au regard des charges qui pèsent sur eux. Est-­il justifié que celles des VP approchent du double de celles-­ci? N'était-­‐il pas juste qu'elles soient, par exemple, d'un tiers supérieur à celles de leurs collègues?

Certes, on conviendra qu'une économie de 20 000 euros est symbolique. Mais ce peut être la dotation annuelle en crédits d'un laboratoire. Et pour certains personnels de notre université, 200 euros par mois, ce peut être une somme importante.

Pour toutes ces raisons, je déplore profondément la décision de notre CA de ne pas revenir à un montant raisonnable pour les primes des vice-présidents. Même si, évidemment, je respecte les résultats d'un vote démocratique.*

Veuillez croire, chères et chers collègues, en l'assurance de mon dévouement au service des personnels de notre université, et de mon engagement pour défendre et promouvoir des principes d'équité et de solidarité, ainsi qu'une certaine éthique de la responsabilité qui gagneraient à être davantage partagés.

Pascal Maillard,
Elu au collège B du Conseil d’administration

* Résultats du vote : 7 contre (6 élus RDC + UNEF), 2 abstentions (1 élu RDC et une personnalité extérieure), 17 pour.

Publié par Frédéric Maurin à 19:18pm - Voir le commentaire ()
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4 Juillet 2013

Honte d'être français

Evo Moralès n'est certes pas un investisseur qatarien.

Pire, il fait une politique de gauche: Retraites à 58 ans : nous sommes tous boliviens !

Mais ce n'est quand même pas une raison.

Pour paraphraser ce correspondant, "la nausée c'est maintenant" :

"La France a refusé notre espace aérien au président Evo Morales sous prétexte que le jeune Américain E. Snowden aurait pu être dans l'avion. Finalement cette information s'est avérée fausse.

En dehors du fait que c'est une honte pour notre pays d'avoir agi de la sorte, ce que révèle cette affaire c'est la lâcheté de F. Hollande face à l'agressivité des étatsuniens envers le monde entier. Au lieu de porter secours à E. Snowden qui vient, par un acte héroïque, de rendre service à tous les démocrates, le capitaine de pédalo sombre dans la capitulation devant l’arrogance étatsunienne.

Je trouve cela insupportable et je suis scandalisé. Ces socialistes me donn
ent la nausée."

Publié par Frédéric Maurin à 18:59pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #evo moralès , #france