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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

29 Juin 2014

"Cliquetis de chaines" sur la démocratie

Le Conseil européen des 26 et 27 juin va se voir soumettre, en vertu du traité dit TSCG et dans le cadre procédural du « semestre européen », une série de recommandations par pays, visant à guider les Etats membres dans leurs politiques budgétaires et de réformes dites « structurelles ».

J’ai lu soigneusement ces recommandations pour la France mais aussi pour l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne. C’est un programme d’assainissement à perte de vue, engagé simultanément dans tous les pays européens : Il s’agit en effet de ramener le déficit budgétaire « structurel » - objectif de moyen terme, à 0,5 % du PIB mais aussi le niveau d’endettement à 60 % du PIB.

Dans ce cadre contraint, l’Allemagne ne peut absolument pas jouer son rôle de locomotive de la croissance européenne. Si, en effet, les recommandations qui lui sont faites mentionnent « l’amélioration des conditions propices à une hausse de la demande interne », la portée de cette recommandation est immédiatement circonscrite – je cite – « à la réduction des taux élevés d’imposition et de cotisation de Sécurité Sociale en particulier pour les bas salaires ». Cette suggestion est franchement dérisoire, quand on lit dans le paragraphe précédent que l’Allemagne doit préserver une position budgétaire saine de façon à ce que le taux d’endettement de l’Etat, actuellement de 85%, reste sur une trajectoire descendante durable » ! Ce n’est pas avec ce genre de recommandation qu’on fera repartir la croissance euro
péenne !

Pour la France, c’est une mise à la diète généralisée : effort d’économies budgétaires accru, plafonnement des retraites, rationalisation des allocations familiales et des aides au logement et, curieusement, réforme territoriale, comme si celle-ci pouvait générer des économies propres à réduire le déficit du budget à 3 % du PIB en 2015. Objectif évidemment hors d’atteinte quand on sait que le déficit sera encore de 4,1 % en 2014 du fait d’un tassement de 14 milliards des rentrées fiscales par rapport aux prévisions.

Viennent ensuite parmi les recommandations la réduction du coût du travail, la mise en cause du crédit impôt-recherche, la déréglementation des professions, l’ouverture des services à la concurrence, la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, la réduction des niches fiscales et l’élimination des seuils, la suppression des subventions au diésel, la réforme du système d’allocation-chômage. J’en passe et des meilleures : ultime et cocasse recommandation : « faire en sorte que le gestionnaire unique des infrastructures des chemins de fers soit bel et bien indépendant par rapport à la SNCF ».

On croit rêver ! Sur quelle planète vivent donc les technocrates de la Commission européenne ? Celle-ci n’hésite même pas à outrepasser ses compétences en préconisant la réforme du système d’éducation, compétence nationale s’il en est. Bonjour la subsidiarité !

C’est la mise en tutelle généralisée de la démocratie républicaine ! La Commission préconise ainsi les fusions des collectivités et la suppression des doublons administratifs, éclairant d’un jour cru les motivations d’une réforme territoriale dont nous avions jusqu’ici quelque peine à percevoir la logique.

La Commission européenne, dans sa proposition au Conseil européen, va même jusqu’à critiquer les règles européennes en pointant, page 5 du document concernant la France, l’absence de ciblage de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sur les entreprises exportatrices seules en mesure d’aider la France à retrouver sa compétitivité. On sait que ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui, au nom de la concurrence, imposent une règle de non-discrimination entre les entreprises, handicapant ainsi toute politique industrielle.

Ce qui frappe dans la lecture des considérants, c’est le resserrement du cadenassage de nos choix politiques.

Deux considérants remontant à 2000, un à 2012 – c’est le pacte pour la croissance et l’emploi comprenant le TSCG -, trois en 2013 et trois déjà pour les trois derniers mois de 2014 :

Le 5 mars 2014 intervenait la présentation par la Commission du bilan concernant la France ;
Le 7 mai, la présentation par la France de son programme national des réformes ;
Le 2 juin, le projet de recommandation de la Commission au Conseil du 26 et 27 juin 2014 concernant la France.

Vous entendez, mes chers collègues, ce « cliquetis de chaînes » que j’avais annoncé lors de la ratification du TSCG le 20 octobre 2012. Que restera-t-il après la réunion du Conseil des 26 et 27 juin de la liberté de vote du budget par le Parlement ? Et que reste-t-il déjà de la liberté de la France de s’organiser en tous domaines, y compris l’éducation ou l’administration des collectivités locales, comme bon lui semble ? Où est passé l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui rappelle que le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ? Et l’article 3 de notre Constitution qui rappelle que c’est au peuple qu’appartient la souveraineté. Chacun d’entre nous peut ressentir que notre République n’est plus vraiment libre de ses décisions.

Nous ressentons aussi le poids de la doxa économique qui sous-tend la logique de ces recommandations. Tandis que les Etats-Unis revoient à la baisse leurs prévisions de croissance de 2,8 % à 2 % pour 2014. « Dans la zone euro, la faiblesse des crédits bancaires et des taux d’inflation (0,5 % en rythme annuel, en mai) pose – je cite Mme Lagarde, directrice du FMI, dans une interview du 16 juin au Handelsblatt – de graves menaces pour la reprise européenne ». L’évolution de la situation en Ukraine et en Irak comporte des risques de récession accrus, à travers notamment les prix du gaz et du pétrole. L’euro a retrouvé un cours de 1,36 dollar, supérieur de près de 20 % à son cours de lancement. Bonjour la compétitivité !

Mme Yellen, présidente du Federal Reserve Board, promet quant à elle une politique monétaire accommodante. Mais que fait de son côté la BCE ? Mme Lagarde n’a pas hésité à déclarer : « Si l’inflation devait rester obstinément faible, alors nous espérerions certainement que la BCE prenne des mesures d’assouplissement quantitatif par le biais d’achat d’obligations souveraines ».

Nous attendons, Monsieur le Ministre, que le Conseil européen, détenteur de la légitimité démocratique, se saisisse pleinement de la gravité de la situation économique. Le Vice-Chancelier allemand, M. Sigmar Gabriel, s’est prononcé récemment pour « davantage de souplesse budgétaire à l’égard des pays qui paient le coût des réformes imposées. »

Il est temps d’engager une autre politique au niveau européen détenteur de la légitimité démocratique, en commençant par faire baisser la parité de l’euro et en allongeant d’un an ou deux les objectifs de retour aux critères du pacte de stabilité. Les sociaux-démocrates sont au pouvoir en Allemagne. Ils doivent aussi prendre leurs responsabilités pour mettre la monnaie au service de l’économie et desserrer le carcan des disciplines que l’ordo-libéralisme allemand veut imposer au reste de l’Europe, au mépris d’une situation sociale qui n’a jamais été aussi dégradée : 23 millions de chômeurs dans les pays de la seule zone euro ! Un peu d’inflation supplémentaire est parfaitement tolérable. La BCE doit cesser de combattre, tel Don Quichotte, les dangers imaginaires que ses statuts lui commandent de terrasser. C’est là chose faite depuis longtemps. Il est temps d’affronter les problèmes réels !

A cet égard, j’aimerais dire quelques mots de l’Ukraine dont la situation qui y prévaut amènera sans doute le Conseil à se saisir. M. Porochenko propose la paix mais il fait la guerre. A ce jour il n’a pas ouvert le processus de négociation auquel il s’était engagé. Or, il faut bien négocier avec ceux avec qui on se bat. Il est facile d’excommunier l’adversaire en lançant contre lui une opération dite « antiterroriste ». La Russie a facilité la tenue de l’élection présidentielle ukrainienne du 25 mai. Le Président de la République française et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne ont appelé, le 10 mai, je cite : « le lancement d’un processus de réforme constitutionnel aussitôt après les élections du 25 mai comportant un calendrier court, un processus de consultation inclusif impliquant toutes les parties prenantes concernées et les principaux domaines couverts par le processus, notamment la compétence des autorités régionales ».

La France a toujours déclaré ne pas vouloir placer l’Ukraine devant un choix impossible entre l’Europe et l’Ukraine. Or, un accord d’association doit être signé entre l’UE et l’Ukraine le 27 juin. La France n’a pas à distinguer entre les bons Ukrainiens et les mauvais, entre ceux qui seraient à l’Est ou à l’Ouest, entre les uniates de Lviv et les russophones de Donetsk Elle ne connaît que les Ukrainiens. Mais est-il concevable de signer un accord d’association avec un pays dont le Président persisterait à refuser d’ouvrir le dialogue avec les régions russophones de l’Est ? La semaine dernière l’opération dite « antiterroriste » s’est soldée par 200 morts. Le Commissaire bruxellois chargé du dossier aurait déclaré que les mesures prises par le Président Porochenko constituaient une « violence proportionnée » et par conséquent acceptable. Or, je constate qu’il y a eu déjà trois fois plus de morts du côté des militants russophones dits « séparatistes », qu’il n’y en avait eu du côté des militants de Maïdan. Le Président Porochenko a été élu pour faire la paix. Tant qu’une négociation n’aura pas été engagée il me paraîtrait normal de suspendre la conclusion de l’accord d’association, d’autant que 11 milliards d’euros ont déjà été promis à l’Ukraine par l’Union européenne. Selon le Commissaire Oettinger la Grèce ne serait à côté de l’Ukraine qu’une « bagatelle ». Mais l’accord d’association ne peut en aucune manière valoir promesse d’adhésion à l’Union européenne. Celle-ci ferait mieux de se préoccuper des problèmes qui se posent au Sud, en Méditerranée et en Afrique plutôt que de vouloir toujours reculer sa frontière orientale. Le Conseil européen doit reprendre le contrôle de la politique européenne de voisinage qui a été laissé dès le départ à des incapables négociant séparément avec la Russie et avec l’Ukraine. Une certaine russophobie est de mise dans certains cercles, comme si on voulait construire l’Europe contre la Russie, au nom de je ne sais quelle idéologie.

Mais la Russie fait partie de l’Europe ! En l’oubliant, l’Union européenne se mettrait définitivement à la remorque d’intérêts qui ne sont pas les siens. Non une nouvelle guerre froide n’est ni de l’intérêt de la France ni de
l’intérêt bien compris de l’Europe et encore moins de l’Ukraine.

SOURCE:

http://www.chevenement.fr/Le-Conseil-europeen-doit-se-saisir-des-realites_a1644.html

Publié par Frédéric Maurin à 23:17pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #ue , #austérité

20 Juin 2014

ZEBDA en concert le 27 juin

ZEBDA en concert le 27 juin

Zebda sera en concert à la Fête du Travailleur Alpin,

(et nulle part ailleurs)

Et ils ne seront pas seuls :

Fête du TRAVAILLEUR ALPIN 2014


Vendredi 27 juin


17h00 Ouverture de la Fête au Public
17h30 Débat dans le cadre de la Soirée de Solidarité Internationale

« Solidarité avec le peuple Palestinien »

Le Travailleur Alpin répond à l'appel de l'ONU qui proclame 2014 « Année internationale de solidarité avec le peuple Palestinien »

20h15 Les Découvertes du TA (programmation en cours)
21h00 Yebarov
ZEBDA

1H45 fermeture de la Fête

Samedi 28 juin


10h00 Ouverture de la Fête au Public
15h00 à 19h00 Animation par la MAISON DES JEUX
14h30 Conférence - débat à l'occasion du centenaire de la mort de Jean Jaures

« Le courage de Jaurès »

16h15 Table ronde

« Pour une ambition industrielle au service de l'emploi »

18h00 Meeting du PCF

« L’urgence du sursaut à gauche »

19h00 Pot de bienvenue de la Fédération du PCF de l'Isère
et
19h00 Le Fou Folk
20h00 poésie Fabienne Swiatly
20h15 Les Découvertes du TA (programmation en cours)
21h00 Sugar & Tiger La Didier Wampas Family
TAGADA JONES
00h00 BSP Crew

3h00 Fermeture de la Fête

Dimanche 29 juin


10h00 Ouverture de la Fête au Public
14h30 Débat

« Quelle protection sociale pour répondre aux enjeux d'aujourd'hui ? »

16h15 Débat

« Le projet de loi sur les collectivités territoriales, une attaque de grande ampleur contre la démocratie »

16h00 Théâtre de clowns La Compagnie du Totem

19h00 Clôture de la 85 ème édition de la Fête du TRAVAILLEUR ALPIN

Et pour les absent(e)s, une séance de rattrapage en grand format :

Fête de l'Humanité - 12-13-14 septembre 2014

Publié par Frédéric Maurin à 18:22pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #zebda , #pcf , #front de gauche

18 Juin 2014

Appel du 18 juin 2014

Appel du 18 juin 2014
70 ans plus tôt, il était aussi question "des gouvernants de rencontre...livrant le pays à la servitude..."
DÉCLARATION DU 29 MAI 2014 DU CNR-RUE (9e anniversaire du Non français au Traité Constitutionnel Européen)

Texte diffusé par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 18 juin 2014.

Après le refus de vote massif du peuple à l’élection européenne, poursuivons et amplifions le mouvement de résistance populaire à l’Union européenne et à l’euro !

Les Français ont de la mémoire : ils n’ont pas oublié que leur NON de 2005 a été trahi. Et bien que les puissants veuillent les bâillonner, ils se rebellent à nouveau.

En boycottant l’élection européenne par une abstention massive, le peuple français a parlé. Il a exprimé son rejet du carcan de l’Union européenne. Déjà fortement discrédité, le système supranational européen n’est pas parvenu à masquer la nature de l’élection de son « parlement » : sa mascarade électorale ne lui a même pas permis de sauver les apparences ! Le premier parti de France est donc sans nul doute celui des abstentionnistes, c’est-à-dire la majorité du peuple qui refuse de remettre à l’U.E. son pouvoir souverain. A contrario des discours martelés par les éditorialistes et par les partis pro-européens, cette abstention majoritaire n’est en aucune manière une preuve de désintérêt ou de passivité des citoyens. Elle est au contraire un acte hautement politique de désaveu du système de Bruxelles et des forces politiques françaises qui se sont prêtées à ce simulacre électoral.

Le Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne (CNR-RUE), qui rassemble des personnalités politiques, syndicales, ou sans appartenance, et les comités départementaux qui ont été créés ont joué un rôle actif dans ce succès par la campagne de boycott citoyen qu’ils ont menée. Le boycott, en effet, était la seule attitude légitime et républicaine pour ces élections européennes.

Désormais, le temps est venu de redonner espoir à cette majorité de Français qui a exprimé son rejet du système et sa souffrance sociale, en rassemblant les classes populaires et les classes moyennes dans un projet de libération nationale et d’émancipation sociale pour résoudre la crise et sortir de l’Union européenne et de l’euro. Le temps est venu de construire un large mouvement de Résistance populaire, patriote et progressiste sur tous les terrains des luttes sociales et civiques et dans les urnes.

Aux malmenés, aux laissés pour compte, aux jeunes, aux chômeurs, aux précaires, aux travailleurs pressurés, aux retraités paupérisés, aux habitants des quartiers et des zones urbaines ou rurales abandonnées, nous disons : il est temps de rompre l’isolement dans lequel le néolibéralisme veut nous enfermer. Ensemble, agissons pour résister, et construire de nouveaux jours heureux.

APPEL PETITION DU 18 JUIN 2014 DU CNR-RUE Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne.

Texte diffusé par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 18 juin 2014.

NOUS CONSTATONS QUE :

Jamais, depuis 70 ans, les conquêtes sociales, la dignité et l’existence nationales du peuple français n’ont été aussi attaquées qu’aujourd’hui.

Derrière l’« alternance » fictive qui conduit la Droite, le P.S. - et ses satellites - à se succéder à l’Elysée et au gouvernement, l’oligarchie prend appui sur la monnaie unique européenne et sur l’U.E. atlantiste, supranationale et néolibérale pour :

  • Appauvrir les classes populaires et les couches moyennes, maintenir un énorme taux de chômage, généraliser la précarité, broyer les services et le secteur publics, briser l’Université, la recherche publique, le logement social, la Sécurité sociale, le Code du travail, les retraites par répartition, l’Education nationale, les statuts et les conventions collectives, le S.M.I.C., toutes les conquêtes du Front populaire et du C.N.R. ;
  • Dissoudre la France dans une Europe fédérale des régions sous tutelle des Etats-Unis et de l’Allemagne, et dans un Grand Marché transatlantique sous tutelle de la finance et des multinationales destructeurs pour le produire en France, ravageurs pour la langue et la culture françaises et mortels pour la République une, laïque, souveraine et indivisible. Communes, départements, Etat-nation sont sous la menace imminente d’être liquidés au profit des euro-régions.
  • Bafouer la démocratie en harcelant le monde du travail, en contournant la laïcité, en violant la volonté des peuples exprimée par référendum, en déversant une euro-propagande de chaque instant, en châtrant le parlement français de ses prérogatives.
  • Entraîner la France dans d’incessantes interventions extérieures (ingérences de l’U.E. et de l’O.T.A.N. au Proche-Orient, en Afrique, en Ukraine…).

Nous ne nous laissons pas duper par les pseudo « alternatives » trompe-l’œil au service du système : leurre paralysant que l’ « Europe sociale » ou « l’autre Europe » portées par une gauche et une droite euro-formatées. Leurre dangereux et déshonorant que le FN qui détourne l’esprit républicain qu’il a si longtemps combattu, alimente l’anti-syndicalisme, le racisme et la xénophobie en désignant l’étranger comme responsable du délitement de la Nation tout en épargnant le capitalisme.

L’euro-destruction de notre pays sous les coups convergents du MEDEF, des marchés financiers, de l’Axe Washington-Berlin et des gouvernements français convertis à l’européisme et au libre-échange, exige un sursaut urgent du peuple.

ENSEMBLE, OUI, nous avons la responsabilité de construire un mouvement de résistance populaire et progressiste pour :

  • sortir la France de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN ;
  • stopper l’euro-austérité, les accords transatlantiques avec le Canada et les Etats-Unis et le projet visant à morceler et réduire la France en régions européennes ;
  • organiser la solidarité avec les autres peuples, notamment européens, sur la base de la coopération, en se débarrassant du principe de « concurrence libre et non faussée ».

OUVRONS UN LARGE DEBAT PARTOUT EN FRANCE dans chaque département pour unir et mobiliser notre peuple afin de créer un rapport de force victorieux. Ensemble, élaborons un programme fédérateur pour la reconstruction sociale et républicaine de la France en nous appuyant sur le programme du C.N.R. : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, coopérations internationales, nationalisation des banques et des entreprises stratégiques, ré-industrialisation du pays, démocratie centrée sur le monde du travail, rétablissement des protections sociales, défense de l’environnement contre le tout-profit, action pour la paix mondiale et pour le développement solidaire de tous les peuples et de tous les individus...

Dans la diversité de nos engagements, et pour que renaissent les Jours heureux, prolongeons au présent l’œuvre humaniste et progressiste du Conseil National de la Résistance !

NOUS APPELONS LES CITOYENS à rejoindre le Comité national de résistance républicaine à l’U.E. et ses Comités départementaux. Espaces pluralistes, ouverts et démocratiques, où chacun peut débattre et s’engager, ils rassemblent des citoyens, organisés ou non, qui ont un objectif commun : libérer le peuple et la nation de la tutelle qui les prive de leurs droits démocratiques pour construire une société où dignité, liberté, égalité, fraternité seront partagées par toutes et par tous.

JE SIGNE ET JE REJOINS LE CNR-RUE ET LE COMITE DEPARTEMENTAL

Publié par Frédéric Maurin à 21:35pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #ue , #austérité , #france , #droite , #ps , #cnr

18 Juin 2014

SNCF : une grève légitime

Une grève légitime

article publié sur Le Monde papier daté du 18 juin 2014.

Depuis le 10 juin, les cheminots sont en grève reconductible. Comme d’habitude, et quel que soit le gouvernement, cette grève est présentée par les pouvoirs publics comme une grève inutile, voire corporatiste.

Inutile car les inquiétudes des cheminots n’ont pas lieu d’être, corporatiste car ils défendraient leur statut. Que ces deux arguments soient contradictoires – si les cheminots n’ont pas de raison d’être inquiets, pourquoi défendraient-ils donc leur statut ? – ne trouble pas particulièrement les commentateurs. Mais surtout, à les entendre, les cheminots feraient grève par plaisir, et n’est quasiment jamais évoqué le fond du dossier.
Que disent les cheminots ? La séparation entre le gestionnaire du réseau (RFF) et l’opérateur public utilisateur de ce réseau s’est avérée catastrophique. Tout le monde est aujourd’hui obligé d’en convenir . De même, l’ouverture à la concurrence dans le fret s’est révélée un échec patent. Elle a abouti à une chute importante de ce trafic au « bénéfice » de la route, avec de désastreuses conséquences environnementales et sociales, alors même que l’objectif était d’accroître la part du rail.
Face à cette situation, le projet du gouvernement, non seulement ne revient pas sur l’ouverture à la concurrence, mais accroît encore l’éclatement de l’opérateur public. S’il unifie RFF et la SNCF en une société unique, c’est pour mieux immédiatement l’éclater en trois entités qui renforceront la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau. La dette accumulée ces dernières années par RFF sert de justification au projet de loi. Elle relève pourtant essentiellement d’une politique d’aménagement du territoire, donc de la responsabilité de l’Etat, qui a imposé la construction des lignes à grande vitesse, source d’emprunts très lourds pour RFF, et ce d’ailleurs au détriment des investissements nécessaires pour les autres secteurs du rail. Or , le projet du gouvernement pour la SNCF et RFF vise à réduire la dette sur le dos des salariés et du service public, à harmoniser les conditions de travail sur les moins protectrices, pour préparer la SNCF à l’ouverture totale à la concurrence des services de transport de voyageurs, comme le propose un règlement européen.
LES SYNDICATS VOUÉS AUX GÉMONIES
Ces propos peuvent être contestés. Ils ne peuvent être ignorés et balayés d’un revers de main. Le gouvernement a fait le choix de ne pas les entendre et de passer son projet de loi en force au Parlement. Il y eut un temps où le président de la République faisait l’apologie du dialogue social. Visiblement celui-ci est simplement conçu comme devant aboutir, in fine, à une approbation des projets du gouvernement. Drôle de conception où tout compromis est exclu et où les organisations syndicales n’ont d’autre choix que de se soumettre sous peine d’être vouées aux gémonies.
Le président de la République et son gouvernement viennent d’être durement sanctionnés par nos concitoyens, et en particulier par les électeurs de gauche, qui refusent une politique conçue entièrement pour satisfaire les employeurs. Aujourd’hui, le président de la République et le premier ministre franchissent un nouveau pas et choisissent d’opposer les usagers aux salariés en grève. Une telle attitude constitue une fuite en avant. Il est grand temps que la raison l’emporte et que ce gouvernement prenne la mesure de la situation en suspendant son projet.
Pierre Khalfa (Président de la Fondation Copernic)
Aurélie Trouvé (Coprésidente du conseil scientifique d'ATTAC)

Publié par Frédéric Maurin à 12:14pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grève , #sncf , #cgt

14 Juin 2014

Appel aux Maires

Compte sans banque, ouvert à tous sans condition, en 5 minutes.
Solidarités Nouvelles face au Chômage.
Journée Solidarité Logement.
Cercueils Ecologiques.
Développement des Epiceries Solidaires.
Soutenir les couches écologiques.
Maisons à 60 000 € ...
Bientôt aussi ce site des achats Made in France
Et j'en passe.
On trouve de tout, et bien plus, dans cet appel de Bleu Blanc Zèbre aux Maires de France.
Glissez-en un mot aux élus de votre coin (avant qu'il devienne FN, car après, c'est plus compliqué...), tout est là-dessous...

Publié par Frédéric Maurin à 22:07pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #municipales

2 Juin 2014

Après la lutte des places, la lutte de classes continue

3 ans que les salariés de Fralib luttent contre Unilever et un projet de délocalisation en Pologne (l'autre nom de la libre circulation des capitaux et l'autre face de la confiance des marchés).

Ils ont lutté, ils ont gagné.

3 mois de grève aussi pour des postiers en lutte contre le travail précaire et les suppressions d'emplois (l'autre nom de la libéralisation des marchés et de la construction d'une concurrence libre et non faussée).

Ils luttent et vont gagner si on se bouge aussi.

(pétition et appel à soutien ci-dessous)

Alors bien sur qu'il faudra encore analyser qui a voté ou pas, pour qui et pourquoi, le 25 mai dernier.

Mais on tient là deux exemples qui montrent que les enjeux sont ailleurs qu'au Parlement européen

et bien loin, bien évidemment, des petites affaires et grandes victoires du Front National

Préparons les caisses de grève, camarades, cela va revenir !

Publié par Frédéric Maurin à 22:21pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grève , #cgt , #le grand soir , #fralib , #la poste

1 Juin 2014

Pour que vive la presse libre

Pour que vive la presse libre
contrecarrer la guerre idéologique
et sortir des Médias de M....
« A Contre Courant » a participé aux 3ème « Rencontres des Médias Libres » organisées les 23, 24 et 25 mai 2014 à Meymac (Corrèze) par des militant-e-s qui se sont appuyé-e-s sur une nouvelle association intitulée « Rencontres Médiatiques » pour lancer leur initiative.
A l’issue du week-end, l’association « Rencontres Médiatiques » est devenue le point de départ d’une « Coordination Nationale Permanente des Médias Pas Pareils » (CNPMPP) dont la naissance est annoncée par le communiqué ci-dessous (également téléchargeable ici en version PDF).
Nous invitons nos lectrices et lecteurs à diffuser rapidement et largement cet avis de naissance à travers leur réseau, mais aussi en direction des « Médias Pas Pareils » (revues papiers, revues électroniques, radios, télés, etc…) qu’ils connaissent.
N’oubliez pas d’alerter le secteur de la presse syndicale et de la presse sociale : les revues qui le composent sont elles aussi gravement menacées par les régressions tarifaires (envois postaux) et administratives imposées ces dernières années.
  • Nous invitons nos lectrices et nos lecteurs, ainsi que tous les Médias concernés, à adhérer à l’association « Rencontres Médiatiques » : c’est aussi une manière de contribuer à une mobilisation qui démarre. Vous trouverez ici un bulletin d’adhésion à envoyer à : Rencontres Médiatiques, chez Eloise Lebourg 26 route de Manson 63130 ROYAT accompagné d’un chèque d’un montant minimal de 10 euros à l’ordre de «Rencontres Médiatiques».
Les membres de la « Coordination Nationale Permanente des Médias Pas Pareils » se sont fixés comme objectif immédiat de rédiger « un appel détaillant (ses) propositions et les moyens d’action » à partir d’une plate-forme élaborée en 2006 (Appel de Marseille) et d’un appel des télévisions associatives (également de 2006) qu’il s’agira d’actualiser et de compléter. « A Contre Courant » s’efforcera pour sa part de contribuer à cette démarche en s’appuyant sur les analyses et les propositions d’action publiées dans son numéro 251 (l’ultime numéro en version papier, daté février-mars-avril 2014), et propose concrètement un modèle de lettre à La Ministre de la Culture et de la Communication téléchargeable ici en version doc.

Communiqué d’avis de naissance à diffuser largement :

Pour que vive le tiers-secteur médiatique :

Naissance d’une « Coordination Nationale Permanente des Médias Pas Pareils »

Le week-end du 23 au 25 mai, à Meymac (Corrèze), s’est déroulée la troisième édition des Rencontres des Médias Libres et du journalisme de résistance. À l’issue de celles-ci, les participantes et participants présents proclament ces rencontres médiatiques comme permanentes et se fédèrent par l’intermédiaire de l’association « Rencontres Médiatiques », organisatrice de l’évènement.

Ce rendez-vous s’est déroulé dans la continuité des précédentes initiatives : rencontre des médias du tiers-secteur en 2006, Etats-généraux du pluralisme de 2008, rencontres nationales de la presse pas pareille à Marseille fin 2013 : http://www.leravi.org/spip.php?article1732

À la suite des constats déjà dressés, nous observons que les médias dominants ne remplissent plus leur fonction démocratique dans la société. Pour que vive le débat, nous sommes indispensables car nous remplissons de fait des missions d’utilité publique. Nos valeurs communes sont la justice, l’égalité, la lutte contre toutes les formes de discriminations et de domination. Notre démarche reste toujours tournée vers l’éducation populaire et l’émancipation de toutes et tous. En conséquence, nous ne pouvons nous satisfaire d’être maintenus dans la précarité et la survie permanentes et réclamons des moyens financiers pour exister, notamment via la refondation du système des aides à la presse et aux médias.

Nous appelons toutes les structures qui se reconnaissent dans notre démarche à venir grossir les rangs de ce front commun des Médias Pas Pareils (dits du tiers-secteur) qui ne sont ni des médias publics d’Etat, ni des médias privés à but commercial. Nous invitons également à nous rejoindre les citoyennes et citoyens, usagères et usagers des médias qui doivent avoir toute leur place dans ce mouvement et à l’intérieur de ces médias. Les organisations syndicales, politiques et professionnelles doivent elles aussi assumer leurs responsabilités et se saisir de cette question éminemment politique et centrale.

Pour asseoir nos revendications, nous créons une « Coordination permanente des Médias Pas Pareils » et une plateforme web commune qui sera très rapidement mise en ligne. Nous lancerons également d’ici deux semaines un appel détaillant nos propositions et les moyens d’action. Nous nous engageons à faire vivre collectivement cette démarche.

Fait à Meymac, Le 25 mai 2014

Premiers signataires : Acrimed, À contre Courant, Adiu sud Gironde, Adiu TV, Cassandre/hors Champs, CDRLP, L’insatiable, Le Ravi, Lutopik, Friture Mag, Gabriel Gonet, Le Nouveau Jour J, La Lettre à Lulu, Le Lot en Action, Les Pieds dans le PAF, Michel Fiszbin, Hexagones, Pierre Merejkowsky, Inform’action, Les amis de la Cathode, Rézonances TV, Reporterre, Rencontres médiatiques, Ritimo, Denis Robert, Sisyphe Vidéo, TV Bruits, ZdF, Zelium, des journalistes, des militants des ZAD, des citoyennes et citoyens.

Contact presse : Eloïse Lebourg : 06 63 94 76 88

Une version illustrée du présent texte est téléchargeable ici en version PDF.

Publié par Frédéric Maurin à 22:30pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #presse libre , #médias aux ordres , #acrimed