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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

25 Novembre 2014

Ne loupez plus un épisode !

Ne loupez plus un épisode !

avec les Interviews alternatives de Pascale Fourier sur

J'ai dû louper un épisode...

Une arme de plus, utile, dans la guerre idéologique en cours.
Une lettre d'information rare, vous ne serez pas asphixié(e), mais dense...je vous la laisse apprécier ci-dessous...
Ceux qui croient en la presse libre, et je sais qu'il y en a ici, peuvent DOIVENT s'y abonner.

Bonne écoute ! Pascale,

Gaël Giraud : La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent ! 1/2

Les sommes qui circulent dans la sphère financière sont hallucinantes si on les met en regard des sommes qui circulent dans l’économie réelle. Moi, ce que je me demandais, en voyant les chiffres, c’est d’où ils venaient, les sous… L’addition des sommes ponctionnées sur l’économie réelle?? J’ai lu Illusion financière , un livre publié en 2012 par Gaël Giraud … Et là, je suis...

Cette note a été publiée le 24/11/2014

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VIDEO : Frédéric Lordon soutient Des Sous et des Hommes et Pascale Fourier en 2 mn30

Nan, j'déconne! Frédéric Lordon était venu à la soirée organisée par Daniel Mermet pour défendre son projet d'un Là-bas sur le Net, le 31 Octobre dernier, à la Maison des Métallos... Pourtant, si vous écoutez Frédéric Lordon dans la première partie de son intervention, entre 2mn et 4mn30, vous verrez que ce qu'il prône, c'est en fait une sorte de Des Sous... Prendre le temps...

Cette note a été publiée le 10/11/2014

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Miklós Németh, Premier Ministre hongrois en 1989: "un homme bien"...

Bon bon, oui, d'accord, d'ordinaire ce blog parle plutôt d'économie, de politique, mais je ne résiste pas pas au désir de partager avec vous une émission incroyable que j'ai regardée en repassant une bonne tonne de linge ! C'est un drôle de documentaire diffusé hier sur Arte, un mélange d'archives, de témoignages, et de reconstitutions de conversations de hauts dirigeants hongrois,...

Cette note a été publiée le 10/11/2014

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Le gouvernement prêt à brader les réseaux de transport d'énergie

C'est le titre de l'article de Martine Orange que l'on peut trouver sur Mediapart là : http://www.mediapart.fr/journal/economie/191014/le-gouvernement-pret-brader-les-reseaux-de-transport-denergie Problème : Mediapart, faut être abonné( ce que je ne peux que vous conseiller de faire, ne serait-ce que pour les articles de Martine Orange, Laurent Mauduit, et Ludovic lamant, trois...

Cette note a été publiée le 20/10/2014

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Opération Corréa : un film de Pierre Carles à voir gratuitement !

Je crois que je vais rire à ma prochaine séance de repassage ( oui, je rappelle que je ne regarde des vidéos sur le Net qu'en repassant !) ! L'argument du film est celui-ci : pourquoi les médias n'ont-ils pas rendu compte de la visite en France de Rafael Correa, Président de l'Equateur, pays d'une santé économique éclatante dont, sans doute, on pourrait tirer quelque enseignement? Hihi...

Cette note a été publiée le 20/10/2014

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Aurélien Bernier et la 6° République: "on ne peut substituer la question institutionnelle à l’urgence sociale"

Aurélien Bernier écrit une fois encore ce que je pense... et c'est dans cet article : http://www.legrandsoir.info/tourner-la-page-du-front-de-gauche.html Il faut, je pense, être attentif au coeur de son analyse : "Pour répondre à la demande sociale des classes populaires et aux enjeux géopolitiques actuels , un programme de gauche radicale doit reposer sur trois piliers....

Cette note a été publiée le 13/10/2014

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Pinsolle/Lordon : pourquoi la crise permet-elle un approfondissement de la régression sociale?

C'est fou, non?? Après la crise, c'est pire qu'avant! Enfin je veux dire que le système néolibéral s'est complètement décrédibilisé à l'occasion de la crise, la montée du FN ne peut pas ne pas interroger sur certains choix économiques qui lamine la "classe ouvrière" ( je fais bref!), et....on se croirait revenu dix ans en arrière, quand déjà on disait qu'il fallait baisser les salaires, les...

Cette note a été publiée le 11/10/2014

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Châteauroux, tête de pont de la Chine en France?

Simple : vous êtes Chinois et acheté, en France, un vaste espace doté d'un ancien aéroport militaire. Après, vous envoyez des centaines d'avions-cargos vers la France, et hop, vous inondez le pays de vos produits. Bon.. Si on regarde les choses dans l'autre sens, on se dit : mais pourquoi les Français acceptent-ils cela? Pour la promesse de quelques centaines d'emplois dans une région en...

Cette note a été publiée le 10/10/2014

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Jean-Claude Michéa / Jacques Julliard

Comme j'étais coincée au fond de mon lit parce que j'étais malade, j'ai eu le temps de lire un peu.... Visiblement, Jean-Claude Michéa et Jacques Julliard se sont écrits, et ont publié le fruit de leur correspondance. Moi, Julliard, je me méfie toujours, même si je lui reconnais et des talents de plume indéniables, et certaines fulgurances : il n'empêche qu'il a été l'un de ceux qui a été...

Cette note a été publiée le 10/10/2014

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Rue 89 et Zemmour

L'affaire Zemmour, je n'ai pas suivi, parce que je me contrefiche de ce que dit ce type ! N'empêche que ça fait plaisir de trouver un texte vraiment intelligent qui réfléchit sur la machien médiatique. ET c'est sur Rue89, sous la plume de Xavier de La Porte de Rue 89: http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/06/comment-troll-eric-zemmour-attire-piege-255313 . C'est tout... je voulais vous...

Cette note a été publiée le 10/10/2014

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Rachat d'actions versus investissements... , ou pourquoi on n'est pas près que ça aille mieux....

Bon, moi je l'ai toujours dit, si vous abandonniez la lecture de mon modeste blog pour celui de Laurent Pinsolle , si vous deviez faire un choix, eh bien vous auriez raison ! C'est encore lui qui nous alerte sur une joyeuseté qui fait penser....C'est là http://www.gaullistelibre.com/2014/10/la-folie-des-rachats-daction-doit-etre.html#more , et ça parle des rachats d'action par les...

Cette note a été publiée le 10/10/2014

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Frédéric Lordon/Bernard Friot : Conquérir la souveraineté populaire/ Valeur-monnaie

Pour ma prochaine séance de passage, je regarderai ça. Je suis sûre qu'il est essentiel de le regarder!! Dans le 14°, à Paris, il est une librairie qu'il faut fréquenter : Tropiques ! Oui, la Fnac Montparnasse n'est pas loin, mais voici une librairie qui non seulement fait vivre le quartier, mais faire vivre le débat démocratique... C'est Métro Pernéty. Dans le coin, on pourra en profiter...

Cette note a été publiée le 06/10/2014

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Christophe Guilly : comment on a sacrifié les couches populaires (et pourquoi le FN.....)

Zut ! Trop tard sans doute pour acheter le très bon numéro de Marianne dans lequel on trouvait un excellent compte-rendu fait par Eric Conan et Emmanuel Lévy sur La France périphérique ( sous-titre : comment on a sacrifié les classes populaires) de Christophe Guilluy aux éditions Flammarion ( 18 euros). Dans un billet précédent , je me disais qu'il faudrait creuser le concept...

Cette note a été publiée le 18/09/2014

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Là-bas reprend sur le Net !

Comment?? Vous n'êtes pas au courant?? L'émission de Daniel Mermet reprend sur le Net ! Oui oui, on pourra dire que sur le Net, ce n'est pas bien pratique, et ceci, et cela... Et surtout, on pourra dire que le Service Public ne fait pas son boulot en n'offrant pas le pluralisme que son financement public suppose....Oui, on pourra dire ( et agir auprès de France Inter pour marquer notre...

Cette note a été publiée le 15/09/2014

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Coralie Delaume : l'UE ou l'a-démocratie

"La Commission européenne rejette l’initiative citoyenne sur le GMT/TAFTA" : c'est Raoul-Marc Jennar qui nous en avertis dans un billet de son blog, là : http://www.jennar.fr/?p=3880 L'UE.... Je me suis aperçue en mettant à jour mes site que j'avais oublié d'envoyer le fichier son + transcription de l'interview que j'avais faite avec Coralie Delaume en Mai ! Au moment où elle n'a eu que...

Cette note a été publiée le 12/09/2014

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Roland Dumas : "La France est devenue le chien d’avant-garde de l’Otan"

Un jour, plus tard, on fera la chronique de cette longue descente aux Enfers, à ce qui aura présidé donc à la lente déréliction de la France....(oups...j'ai dit un gros mot!!!! "France", faut pas dire...) Bien sûr, il y aura la sombre chronique de la dissolution dans la "mondialisation" ( id est : la soumission aux "forces de l'argent") et l'Union Européenne et ses politiques délétères......

Cette note a été publiée le 09/09/2014

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Peut-il y avoir encore de la croissance? Oui, mais toute petite petite....

Bah oui, c'est encore Marianne ( et Alternatives Economiques pour le coup) qui fait l'article qu'il fallait faire ( et m'évite de faire le billet que je voulais écrire !). C'est que par-ci par-là, dans mes lectures, je tombais ces derniers temps sur juste une phrase qui disait que la croissance "normale" d'un pays disons mature ( pas en phase de rattrapage) était d'environ 1%, 1.5% on ne va...

Cette note a été publiée le 07/09/2014

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Jean-Michel Quatrepoint : la classe dirigeante française a choisi de faire passer les intérêts de la construction européenne avant ceux de la France

Jean-Michel Quatrepoint est un de ceux que je suis de l'oeil depuis un certain temps... Je l'ai rencontré en Mars dernier à propos du traité de libre-échange en cours de négociations entre les Etats-Unis et l'Union Européenne. Il m'avait alors dressé un panorama géopolitique consternant :...

Cette note a été publiée le 06/09/2014

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Emmanuel Todd : France, Allemagne, Union Européenne

C'est sur le site d ' Olivier Berruyer , www.les-crises.fr , que l'on trouve une très longue interview d'Emmanuel Todd. Le premier volet porte ce titre : " La France s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne, ".... L'important n'est pas de savoir si Emmanuel Todd a raison partout et en tout endroit de cette interview. Ce qu'il est important de saisir,...

Cette note a été publiée le 05/09/2014

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Chevènement nous explique 30 ans de choix socialistes...

Zut ! Je voulais vous dire d'acheter Marianne pour lire le long entretien de Jean-Pierre Chevènement avec Eric Conan ( parce que donner des sous à un journal qui fait souvent entendre des voix alternatives, c'est important !), et puis j'ai tardé, tardé... et il n'est plus en kiosque.... Mais heureusement, on trouve l'interview de JPC sur son blog ! Evidemment, il faudrait tout lire !!! Et...

Cette note a été publiée le 05/09/2014

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Publié par Frédéric Maurin à 07:07am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #presse libre , #fakir , #bastille République Nations , #BRN , #banque , #boycott

24 Novembre 2014

L'Humanité en danger

L'Humanité en danger

et cela me fait ch...,d'autant plus CH...que des Médias de M....pètent la forme.

Et je reste poli

J'ai lu sensiblement la même chose, la semaine dernière, sur le palier d'en face, porte à gauche libertaire: Charlie est en danger!

Et puis, c'est la saison, reçu dans ma boite aux lettres, dans la real life, servie par de vrais facteurs l'appel des Pères (Noël) verts du Secours populaire.

Heureusement, comme la gauche est au pouvoir, mon budget grève a fondu comme neige au soleil et un redéploiement est envisageable.

Maintenant, si vous avez d'autres idées...

Souscription exceptionnelle pour l'Humanité

À la fin de l’éditorial fondateur de l’Humanité, Jean Jaurès déclarait que : « Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’aucuns groupes d’affaires est un problème difficile, mais non pas insoluble ».
Ce défi, depuis cent-dix ans, des générations de salariés et de militants de l’Humanité l’ont relevé, au prix d’efforts et de sacrifices considérables.
L’idée a pu s’installer que le journal, puisqu’il s’en était toujours sorti, continuerait à franchir les obstacles. Rien n’est moins sûr aujourd’hui.
Regardons les choses en face !
Aucun quotidien, aucun hebdomadaire n’est en bonne santé. Toute la presse écrite dans le monde entier connaît une crise profonde. Pas une semaine sans que soit annoncée une longue liste de restrictions de moyens de pagination, de regroupements de journaux et de nouvelles concentrations, de plans de réduction d’effectifs, de dépôt de bilan, voire même de fermetures pures et simples.
Les concentrations, les rachats de titres par des secteurs industriels et bancaires se multiplient. Qui peut croire que leur objectif est de développer le pluralisme de l’information, l’accès à la culture et le libre arbitre des lecteurs ? Personne ! Ils sont à la recherche d’un modèle économique où à partir d’un média, ils s’assurent à la fois une force d’influence, des activités lucratives et une main mise idéologique.
Pour y parvenir, ils s’appuient sur les questions réelles que pose la transition numérique qu’ils entendent détourner à leur seul profit. A l’échelle de la planète, il n’y a désormais plus qu’une vingtaine de grands groupes de médias exerçant une influence décisive sur la manière dont des milliards d’individus conçoivent le monde et la place qu’ils y occupent. Dans notre pays, la presse est désormais pour l’essentiel propriété du capital industriel et bancaire.
Le contexte dans lequel interviennent ces bouleversements est lui aussi inédit. Nous sommes face à une tentative d’utiliser la crise du capitalisme afin de chasser des consciences toute idée progressiste, toute valeur de gauche, jusqu’à vouloir en effacer le nom de la scène politique et publique. La guerre économique s’accompagne de ce qu’il faut bien appeler une puissante guerre idéologique, conduisant à la coïncidence entre les mutations de la presse et les transformations qui affectent la scène politique.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ces enjeux de grande portée dans les semaines à venir. Toutes ces considérations nous conduisent à vous alerter, vous, les lectrices et les lecteurs de l’Humanité, de l’Humanité-Dimanche, les utilisateurs de notre plateforme numérique, les amis de l’Humanité et tous les militants communistes, progressistes, syndicaux. C’est un appel à la vigilance et à l’action que nous vous lançons, d’autant plus que nos publications sont menacées en cette fin d’année.
Les chiffres sont là, d’une froideur implacable : une hausse de plus d’un million d’euros de nos coûts de production, des recettes publicitaires qui diminuent de plus de cinq cent mille euros, une baisse de nos recettes de diffusion et une diminution drastique des aides publiques aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, décidées sous la précédente législature auquel vient s’ajouter une nouvelle baisse d’au moins deux cent mille euros annoncée la semaine dernière et un déficit de la Fête de l’Humanité, malgré son vrai succès populaire.
Évidemment, il n’y a pas d’issue viable pour nos journaux sans un effort permanent pour élargir leur diffusion. Il ne s’agit d’ailleurs pas prioritairement d’un enjeu d’équilibre économique.
Est en cause, pour chaque lectrice et lecteur, chaque militant de la transformation sociale et écologique, la possibilité de se placer en situation de mener le combat politique et idéologique, dans les conditions de notre époque, en faveur d’une alternative au libéralisme sauvage et au capitalisme, de contribuer à l’unité des travailleurs et de toutes celles et ceux qui ont intérêt et besoin d’un autre gouvernement, d’une nouvelle majorité forte et durable possible avec un progrès substantiel des forces du Front de gauche, d’un renforcement de l’action syndicale dans les entreprises.
La question de l’élargissement de la diffusion de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche est donc partie intégrante de la construction d’un nouveau rapport de forces social, syndical, culturel et politique. Dans l’immédiat, une urgence s’impose à nous, pour faire face à de lourdes contraintes financières d’ici la fin du mois de décembre. Elle nous conduit à nous tourner vers vous, une fois encore, pour obtenir les moyens de trésorerie qui sont indispensables.
Tel est le sens de la souscription exceptionnelle que nous lançons, tout en étant conscient que les budgets des familles sont eux aussi de plus en plus contraints. Comme les précédentes fois, chaque don versé avec un chèque libellé à notre partenaire « presse et pluralisme pour l’Humanité » d’ici le 31 décembre bénéficiera d’une exonération fiscale de 66%. L’heure est à une grande mobilisation pour aider l’Humanité à faire face à ses besoins. Nous somm
es convaincus que cet appel au secours sera entendu.


Pour faire un don : télécharger le formulaire de souscription ou faire un don en ligne

Par Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité.

Publié par Frédéric Maurin à 09:05am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #presse libre , #médias aux ordres , #pcf , #mélenchon , #l'humanité

21 Novembre 2014

Les entreprises ne créent pas d'emplois

Les entreprises ne créent pas d'emplois

ce n'est pas leur but. Ou alors sous la contrainte...de la perspective de profit.

Contre le chômage on a tout essayé ?

NON, LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI !

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 20 novembre 2014.

Ce qui devrait être une évidence pour tous, est ensevelie sous le déluge médiatique visant à inoculer le virus dans les esprits selon lequel il y aurait en France un problème de « coût du travail », d’ « offre » et de « compétitivité ». Les plus hauts dignitaires « socialistes » ont mis la main à la pâte. Ainsi, le regretté Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au Budget de Jean-Marc Ayrault, obligé de démissionner car accusé de fraude fiscale, n’a « jamais cru à la lutte des classes » (France 2, 7 janvier 2013). Son successeur, Bernard Caseneuve, lui, croit observer que « les entreprises ne sont pas des lieux d’exploitation ou d’accumulation de profit » (BFM-RMC, 6 janvier 2014). Quant à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, il confirme que « les entreprises sont au cœur de notre politique économique » (Les Echos, 23 mai 2013).

Pourtant, dans le système capitaliste, les entreprises privées ne créent pas l’emploi. L’emploi dépend uniquement du niveau de leurs commandes. Ces commandes viennent de l’extérieur de l’entreprise et l’entreprise ne peut strictement rien pour les augmenter. Autrement dit, ce sont les consommateurs (les clients en général : ménages, autres entreprises pour l’achat de biens intermédiaires, collectivités locales et Etat) qui créent l’emploi dans les entreprises, lorsqu’ils adressent des commandes à l’entreprise. C’est Jean-François Roubaud, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises qui, sans aucune malice, réagissant au pacte de responsabilité présenté par le gouvernement, fait cet aveu plein de bon sens : « encore faut-il que les carnets de commandes se remplissent » (Les Echos, 3 janvier 2014).

L’emploi dans le secteur marchand (privé), donc, dépend des commandes des clients, qui dépendent elles-mêmes du pouvoir d’achat de ces clients. Les commandes et l’emploi dépendent par conséquent de la demande des clients, autrement dit de la conjoncture économique dépendant à son tour de la politique macro-économique menée.

Réagissant au pacte de responsabilité, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, n’est même pas au niveau du président de la CGPME. Il constate en effet que « on voit bien qu’il n’y a pas de contreparties. […] Il n’y a aucun engagement en matière d’emploi dans ce pacte » (Le Figaro, 9 mars 2014). Ce n’est pas la politique de baisse du coût du travail, celle de l’offre et le mythe de la création de l’emploi par les entreprises qui gêne Pierre Laurent. Non, c’est l’absence de contreparties en termes d’emplois. Il croit ainsi, lui aussi, à la baliverne que les entreprises créent l’emploi…

Les entreprises privées, dans le système capitaliste actuel, ne créent pas l’emploi, elles enregistrent des commandes pour ensuite embaucher afin de les honorer. Elles convertissent en emplois les demandes de biens et services qui leur sont adressées. On objectera, certes, que certaines entreprises peuvent baisser leurs prix ou innover davantage que d’autres, et engranger ainsi de meilleurs carnets de commandes. C’est tout à fait exact. Mais ce constat parfaitement réel ne fait que répartir différemment les commandes et donc l’emploi entre les entreprises, le volume global des commandes et de l’emploi, au plan macro-économique, restant inchangé et limité par le revenu des ménages. Il n’y a aucune création de l’entreprise dans ce processus.

Au niveau international, le phénomène est strictement identique. Quand un pays-atelier comme la Tunisie va parler de création d’emplois dans le textile, les Français parleront de délocalisation, ce qui est le terme juste pour signifier que, dans le processus, il n’y a pas de création d’emplois productifs, simplement un transfert. L’Etat et la société n’ont donc pas à s’aplatir devant les entreprises privées car elles ne détiennent pas la clé de l’emploi. L’emploi dans le secteur marchand va dépendre de la situation économique générale et des possibilités données aux pouvoirs publics d’agir en matière macro-économique sur les leviers habituels : la monnaie, le budget et l’investissement public, le degré d’ouverture du commerce international, les revenus des ménages… Il existe néanmoins une exception à ce principe, concernant les petites entreprises, artisans, commerçants, petites exploitations agricoles. Même avec des carnets de commande pleins, certains ne peuvent pas embaucher car les cotisations sociales patronales sont pour eux bien plus lourdes, toutes proportions gardées, que pour les grandes entreprises. Il faudra pour résoudre le problème modifier le calcul de ces cotisations en passant d’une base de calcul qui ne repose pour l’instant que sur la masse salariale, afin d’y ajouter l’excédent brut d’exploitation qui prend en compte l’activité économique réelle de l’entreprise.

Dans le secteur non-marchand, l’emploi dépendra de la volonté du gouvernement pouvant, s’il le souhaite, confier à l’Etat la responsabilité d’être l’employeur en dernier ressort afin d’éradiquer totalement chômage et précarité. C’est à la politique macro-économique que le gouvernement socialiste a renoncé, car elle implique la souveraineté de la nation par rapport à l’Union européenne.

Pourtant des solutions immédiates existent :

  • L’augmentation des salaires qui redonnera du pouvoir d’achat influera sur les emplois.
  • La sortie de l’euro, en nous redonnant la souveraineté sur notre monnaie (le Franc nouveau), permettra notamment de la dévaluer pour relancer les exportations.
  • Le droit opposable à l’emploi, en garantissant un emploi à chacun, permettra à tous les citoyens d’avoir un salaire décent.
  • L’abolition du libre-échange et les mesures protectionnistes dans le cadre de la Charte de la Havane.

Pour aller plus loin pour connaître les propositions du M’PEP :

Publié par Frédéric Maurin à 09:23am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #m'pep , #chômage , #emploi , #ps , #hollande , #cahuzac , #ump , #Union européenne , #euro , #austérité

20 Novembre 2014

Résister, de Mauthausen à Mai 68 par Georges Séguy

Résister, de Mauthausen à Mai 68 par Georges Séguy

Source : Georges Séguy. Résister, de Mauthausen à Mai 68

Il n’a jamais été le chouchou des médias. Trop syndicaliste, trop communiste, trop intransigeant à leur goût. Et puis, on ne connaissait même pas l’adresse de son coiffeur ! Seulement, à sept ans, il participe à sa première grève pour obtenir la libération de son professeur qui a pris part aux manifestations antifascistes de Février 34. Huit ans plus tard, à l’âge de quinze ans, il rejoint les rangs de la Résistance comme agent de liaison. Lui et les siens organisent de nombreuses évasions de militants étrangers incarcérés dans les camps du Vernet, de Gurs, d’Argelès, et ils procurent des faux papiers à des Juifs traqués par la police de Vichy. A dix-sept ans, il est déporté à Mauthausen.

Voici le témoignage d’un octogénaire serein, d’un homme qui a pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre, avec application et une grande honnêteté. Il émet avec beaucoup de franchise des critiques vis-à -vis de certaines de ses actions personnelles, de celle de son syndicat ou de son parti. Malgré tout, les vieux démons resurgissent parfois : « De nationalité allemande, Cohn-Bendit est expulsé de France jusqu’en 1978. » Rappelons que, né à Montauban, Cohn-Bendit a passé les treize premières années de sa vie en France, qu’il a ensuite séjourné en Allemagne avant de revenir en France à l’âge de 21 ans. Pourquoi donc, quarante ans après, se réinstaller dans le discours des expulseurs Pompidou et Marcellin ? Et puis, Séguy n’insiste pas trop sur la manière peu démocratique dont les patrons de la CGT se passent le flambeau. Il se contente d’énoncer froidement des faits alors que le lecteur aurait pu beaucoup apprendre sur les arcanes de la confédération syndicale.

Son témoignage sur sa déportation à Mauthausen est édifiant. Il décrit par le menu, mais avec une grande sobriété (depuis Primo Levi ou Robert Antelme, on sait bien que seule la retenue, une littérature proche de l’os peuvent transmettre l’indicible) le calvaire des trois jours de transport dans un train bondé, sans boire, sans manger, sans voir la lumière du jour. Il rappelle la folie rationnelle de la gestion des camps quand, par exemple, en cas de pendaison, les SS faisaient jouer « J’attendrai le jour et la nuit » pendant le supplice.

Les camps de concentration n’ont pas été remplis par l’opération du saint-esprit. Côté français, de nombreux communistes ont été arrêtés dès 1939 par la police républicaine, puis vichyste. Jugés et condamnés pour leurs idées, souligne Séguy, « ils ont purgé des peines plus ou moins lourdes en France. Au lieu de les libérer au terme de ces peines, l’État français les a livrés aux Nazis. Ces derniers les ont déportés sous l’appellation de Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard. »

Ce n’est certes pas à Mauthausen que Séguy a appris la solidarité, la lutte en commun, le respect de l’Autre. Mais c’est là qu’avec d’autres, pour « survivre à l’enfer », l’adolescent de dix-sept ans (dix-sept ans !) a compris qu’il fallait résister au sein même du système concentrationnaire, en commençant d’abord par lutter contre les prisonniers de droit commun à qui les SS avaient confié l’administration et la surveillance subalternes du camp.
En octobre 1944, Séguy est victime d’une pleurésie. Grâce à l’aide de camarades, il sera l’un des rares grands malades à survivre au Revier, le mouroir du camp. En quelques mois, il a perdu presque la moitié de son poids et ne pèse plus que trente-huit k
ilos.

La victoire des Alliés se précise. La direction de Mauthausen envisage d’emmurer vivants les déportés dans des usines souterraines avant de les faire sauter. Elle renonce à cette horreur.

De retour de captivité, Séguy apprend qu’il a été proposé de « donner mon nom à la rue où j’habite. Une intention certes louable, mais probablement envisagée dans l’hypothèse où je ne m’en serais pas tiré. »

Outre ce puissant témoignage sur l’univers concentrationnaire, le livre de Georges Séguy offre une longue réflexion sur la difficulté du devoir de mémoire. Ce qui fut condamnable, pose l’ancien responsable syndicaliste, « n’est pas - ou peu - reconnu. A l’inverse, ce qui est tenu pour méritoire fait l’objet d’une apologie excessive. » Séguy rappelle que, dans les années d’après-guerre, des magistrats, des policiers, des politiques, des responsables économiques se sont montrés « allergiques » aux témoignages de ceux qui avaient lutté et souffert, souhaitant tourner la page au nom d’une réconciliation nationale de façade. Ce faisant, ils ont « fait fi de ce qui pouvait rappeler l’honneur de la Résistance durant la guerre et, par voie de conséquence, la honte de la collaboration. » Cinquante ans après, Séguy est - à juste titre -toujours choqué que De Gaulle ait pu nommer Papon Préfet de police de Paris avant de lui remettre la Légion d’honneur. Il regrette fortement que Giscard ait pu envisagé de supprimer la fête nationale du 8 mai avant de faire de l’inoxydable Papon son ministre du Budget. Au sommet de l’État, comme dans des sphères plus basses, on s’est "arrangé"
(http://blogbernardgensane.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/11/19/l-arr...). La leçon que tire Séguy de ces compromissions est que la victoire de la Résistance a été confisquée au profit du patronat (une des défaites les plus significatives du mouvement syndical est, à ses yeux, de s’être laissé imposer l’expression " partenaires sociaux " , comme si, dans la lutte des classes, les antagonistes se situaient au même niveau). Prétendre quelque soixante ans plus tard, explique Séguy, « que les réformes issues du programme du CNR (conclu sans le patronat) sont de nos jours financièrement insupportables, alors même que la France n’a jamais été aussi riche, est donc inadmissib
le. »

Tout devient possible dès lors que les travailleurs luttent unis.

Non sans ironie, l’ancien chef de la CGT raconte les accords de Grenelle : « Le gouvernement et le CNPF n’ont fait que clamer leur opposition absolue à une hausse de 35% du SMIG qu’ils jugent insensée.

La plupart des médias ont fait chorus

Pourtant, dès les premières minutes de la négociation, cette augmentation est décidée unanimement. La démentielle utopie devient soudainement réalité sans que l’économie nationale n’en souffre le moins du monde. » Acculé, en plein désarroi, Pompidou, le Premier ministre ancien fondé de pouvoir de Rothschild, ira même jusqu’à proférer cette ineptie : « Je préfèrerais être simple fonctionnaire d’un gouvernement communiste que Premier ministre d’une France dominée par les Américains. »

Pour finir, Georges Séguy relie très subtilement, dialectiquement, les institutions dont la République Française s’est dotée à l’avenir du mouvement syndical. L’élection présidentielle au suffrage universel a organisé un bipartisme semblable à celui des États-Unis, interdisant « toute possibilité de changement économique et social réel. Il s’agit d’un scrutin propice à la personnalisation outrancière de la vie politique, où le look et le bagout des candidats prennent pour l’électrice et l’électeur moyens plus d’importance que les idées et les projets de société. » Dans ce contexte de dépérissement de la démocratie, Séguy craint que l’ambition actuelle de la CGT soit « trop circonscrite à la recherche d’une remontée de notre influence électorale et puisse donner l’impression - notamment aux nouvelles générations répugnées par les turpitudes politiques en tout genre - que nous ne nous distinguons guère de l’électoralisme vénal des autres partis politiques. »

« Ne nous y trompons pas », avertit l’ancien chef syndical. « La baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, les violations des droits du travail, la mutilation de la Sécurité sociale, la privatisation des services publics, les cadeaux faits au patronat, les faveurs fiscales accordées aux plus riches, les atteintes au droit de grève, le soutien de l’État aux restructurations des géants de la finance, de l’industrie et du commerce, la complaisance de l’Élysée envers les Etats-Unis, tout cela ne sort pas de la seule imagination de Nicolas Sarkozy. Il s’agit de la mise en oeuvre d’un projet mûrement réfléchi, destiné à inclure dans la mondialisation capitaliste, et sous l’égide des Américains, une France libérée de charges sociales prétendument excessives dont l’a dotée son mouvement social. »

Georges Séguy. Résister, de Mauthausen à Mai 68.
Paris, L’Archipel,
2008.

Publié par Frédéric Maurin à 08:57am - Voir le commentaire ()
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15 Novembre 2014

Que faire ce 15 novembre ? Du balai ?

Que faire ce 15 novembre ? Du balai ?

Du balai, encore du balai, toujours du balai !

A la Poste et ailleurs: samedi 15 novembre 2014, départ à 10 H, devant la Poste de la place de la République et depuis celle de 8 mai 1945.
Par le citoyen et néanmoins camarade, Mélenchon

Avais-je tort de proposer un « bon coup de balai » cette année-là alors qu’on n'en était qu’à l’affaire Cahuzac ? « Mélenchon veut faire la “Purification éthique” » avait abjectement titré « Libération ». Et combien d’autres premiers prix de bonnes manières et bon langage avaient joué le grand numéro des effarouchés. Des centaines de balais furent pourtant bien brandis dans la rue ! A mesure que le temps passe, de Thévenoud en Jouyet, Balkany et à présent des sénateurs de l’UMP, on mesure combien le pronostic était le bon. La crise morale de l’entre soi et de l’impunité est le cœur de la crise qui finira par jeter à terre tout l’édifice. Raison de plus pour que les chiens de garde médiatiques redoublent d’énergie pour assurer la promotion du refrain « Ca va profiter à madame Le Pen ». L’autre matin, sous prétexte de lutte contre le « tourisme social », expression qui est déjà en soi une ignominie, les médiacrâtes se sont déchainés. Ils ont fait dire à la décision de la Cour de Justice européenne ce qu’elle n’a pas dit sur la « préférence nationale » avant de faire semblant de s’affliger : « voilà qui va servir madame Le Pen ». Jours noirs et sombres d’un automne incertain.

Le 15 nous marchons dans la rue contre le pouvoir de Hollande et Valls et leur politique d’austérité cruelle et sans horizon qui détruit le pays et tous ses liens sociaux. Tout un arc de forces s’est élargi au fil du temps, rassemblant dans un combat commun des syndicats et des organisations et regroupements politiques de l’extrême gauche à l’écologie politique. C’est notre point d’appui. Le futur est en construction. A présent aussi pour la première fois, sur le projet sixième République, des convergences concrètes et militantes se mettent en mouvement. L’arrivée de « socialistes affligés » et d’autres bientôt comme les 65 000 signatures récoltées montrent que ce chemin est le bon, même si c’est un chemin de crête ou peut-être à cause de cela. Le succès de la votation citoyenne pour le référendum révocatoire, puis celui de la manifestation en ligne du mouvement sixième république, tout cela montre que le chemin existe, largement ouvert sur les contenus du niveau le plus élevé.

Ceux qui refusent de couper les ponts avec le PS se condamnaient déjà à devoir non seulement assumer l’ignominie de sa politique au service du MEDEF et des banques. Mais à présent il leur faut encore assumer la honte de l’entre-soi Jouyet/Fillon. Et pire que tout, il leur faut se taire sur l’abjection de l’affaire de la mort de Rémi Fraisse. Car on sait dorénavant ce que valent les protestations de Bernard Cazeneuve et sa façon de se défausser sur les gendarmes en action ce jour-là. Sa démission est le prix à payer pour ramener un peu de dignité à l’exercice du pouvoir par le PS. Bien sûr ils ne veulent pas. Ce refus d’assumer peut ruiner jusqu’au fondement toute autorité publique. Mais que leur importe ? Et Nous ? Le 15 on marche, mes amis. Tant que nous sommes là rien n’est fini, rien n’est perdu. Tout reste possible.

Junker c’est un bon résumé de l’Europe actuelle !

L’affaire Jouyet battait encore son plein quand on apprit par un groupe de « journalistes d’investigation » (!) que Junker avait mis au point un super système d’accords préférentiels et bien discrets pour que les grosses multinationales viennent se gorger au Luxembourg avec l’argent des impôts qu’elles ne paieraient pas dans les États voisins. A vrai dire, ce n’est pas une révélation car nous tous qui avons voté contre l’investiture de Junker, nous avons dit qu’il était le fondateur d’un paradis fiscal. Sur ce blog comme celui où je consigne mon travail de député européen, il en fut de même. Et ceux qui ont voté pour lui le savaient aussi. Et peut-être même est-ce pour ça qu’ils l’ont élu. Car il faut se souvenir de l’ambiance d’alors. Le sujet de la fraude fiscale en Europe tenait le haut du pavé. Il s’agit de deux mille milliards d’euros, tout de même ! D’aucuns ont pu se dire qu’avec un tel personnage, les risques de débordement de l’inquisition fiscale seraient mieux maitrisés… Bref, le Luxembourg et le grand capital se sont empiffrés en volant les États voisins dans le cadre de « l’Europe qui nous protège », cela va de soi ! « Oui, mais c’était légal » pleurniche maintenant Junker. Excellent ! Le discrédit est total.

Car cet homme-là préside la commission européenne avec les votes de la droite et des socialistes. Lesquels prétendent lutter contre la fraude et l’évasion fiscale. Cet écœurant spectacle jouait à guichet fermé cette semaine à Bruxelles à l’occasion de la session. Comme l’ordre du jour et les horaires ont changé sans cesse, et comme Junker a décidé à la dernière minute (midi pour quinze heures) de se présenter devant le Parlement, j’ai raté son discours. Je ne suis pas le seul. Je suis arrivé au pas de course tandis que Moscovici parlait. Ce qu’ils ont dit l’un et l’autre n’a aucune importance, bien sûr. Il s’agissait de sauver les apparences. Junker, mordant, s’est défaussé sur les 22 pays qui pratiquent aussi le dumping fiscal et annoncé un énième plan d’harmonisation des bases fiscales et ainsi de suite. Ce qui sera naturellement sans effet car l’harmonisation fiscale est interdite par les traités européens.

Notre groupe, la GUE, voulait déposer une motion de censure. Hélas nous ne sommes pas assez nombreux. Ni les Verts ni le PS n’ont voulu prendre la main que la présidente de notre groupe leur a tendue. La sociale-libérale Pervenche Berès a donc eu beau jeu d’encenser son camarade Moscovici dans un de ces blablas sirupeux dont elle a le secret. Elle l’a même qualifié « d’oreille gauche » du président de la Commission. Mais oui, ces gens-là sont fiers de Moscovici ! Il nous manquait donc 25 signatures en plus de celles de notre groupe pour atteindre le nombre prévu par le règlement pour pouvoir déposer cette motion de censure. Pas de censure possible dans ces conditions. On voit après cela ce que valent maints bavardages. Une occasion qui se présentait au Parlement de faire autre chose que la chambre d’enregistrement est passée. Reste la chambre d’enregistrement, l’évasion fiscale, le mensonge et les simagrées gesticulatoires. C’est-à-dire l’Europe réelle.

Hollande évaporé en 48 heures ?

C'est à peine croyable. Annoncée pourtant à son de trompe et commenté par avance dans maints éditoriaux, le show du président de la république sur TF1 aura disparu du paysage politique sans laisser de traces en moins de quarante-huit heures. Il est vrai que l'on avait eu droit à un spectacle si pitoyable que la plupart des commentateurs n'avaient ensuite rien à dire puisque rien – ou presque – ne s'était dit. J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet. Mon commentaire a été diffusé sur trois chaînes d'information en continu. Je ne consacrerai donc pas une ligne de plus à un tel non-événement, sommet de la riquiquisation du Hollandisme réel. Je ne sais quel génie de la communication a pu concevoir un numéro aussi pitoyable de conseiller de Pôle Emploi puis de passe plat d’une patronne grossièrement anti-syndicat et aussi apatride que son fric. Alors seul le Medef, tout au fil de la soirée, a été gavé de bonnes nouvelles et de délicieux reculs des acquis sociaux. 150 ans d'Histoire de la gauche pour en arriver là ! Quelques heures ont passé et elles auront suffi à montrer, avec l'affaire Jouyet-Fillon, la profondeur des liens qui unissent les divers secteurs de la droite et l'entourage immédiat du président de la République. Sur cela non plus il n’y a rien à ajouter.

C'est un épisode à l'intérieur d'une séquence qui mène à l'effondrement de tout ce petit monde de l'entre-soi. Le commun des mortels se sera juste souvenu à cette occasion que le numéro un parmi les collaborateurs du président de la République, et son meilleur ami, est un ancien ministre de François Fillon et Nicolas Sarkozy, une figure de la grande bourgeoisie d’alliance. La trahison et le mensonge dans la bonne foi tranquille des dominants s'incarnent dans cet homme. Mais que peut-on lui reprocher que le reste de ces gens-là ne pratique déjà usuellement ! Ce genre d’épisode, les faits de corruption ou de déchéance morale s'ajoutant les uns aux autres de Cahuzac à Thévenoud en passant par Balkany, sont des enchaînements caractéristiques qui conduisent au point de non-retour que j'ai baptisé dans le passé « qu'ils s'en aillent tous », que les Tunisiens appellent « dégage ! », que les Espagnols, les Grecs, les Portugais ont déjà chacun nommés à leur façon. C'est à cette aspiration qu’a voulu répondre l'action du Parti de gauche avec sa votation citoyenne pour le droit de révoquer les élus en cours de mandat.

Les quatre jours de vote pour le referendum révocatoire

Dans les rues et sur les marchés, ils ont été une formidable occasion de prendre le pouls de larges secteurs de la société, au hasard des rencontres. Cinq cent urnes mises en place, des dizaines de milliers de discussions et même des files pour voter sont des signaux importants. Voici ce dont je puis attester à présent, après avoir pris le temps d'écouter ou de lire de nombreux comptes rendus faits par mes camarades. Il est absolument certain que le grand nombre de nos concitoyens comprend l'importance de la règle du jeu et des institutions dans la situation qui nous accable ! L'écho médiatique de cette initiative, le succès tout de même remarquable compte tenu du fait que nous n'étions pas présents partout, la violence des réactions hostiles des élus UMP et FN, la méfiance et parfois même l'hostilité visible des caciques du PS qui ont croisé les groupes de camarades qui organisaient la votation, tout cela a bien prouvé que le doigt été mis sur la plaie ! Le sondage publié par le gratuit « Vingt minutes » a montré qu'une majorité de sondés s'est dite intéressée par le sujet et partisane d'offrir cette possibilité de révoquer les élus. Je crois que le mouvement pour la sixième République devrait reprendre à son compte ce type d'initiative. C’est ce que nous propose Raquel Garrido qui est l’organisatrice et la porte-parole de cette action pour le PG. Et pour ma part, je pense que ce serait vraiment une bonne idée que de se déployer tous sur le terrain pour une action de ce type. En tout cas, la dynamique est là. L'objectif des 100 000 signatures est donc en bonne voie de réalisation. D'autant que cette semaine nous avons eu le plaisir de recevoir des signatures et des engagements de participation venue de la sphère des partis politiques de gauche. Aujourd’hui je ne vais évoquer que les socialistes.

Des socialistes viennent vers nous

Certes, les petits appareils de la gauche du PS, déjà en concurrence entre eux, sont beaucoup trop inhibés et jaloux de tout ce qui détourne l'attention d’eux pour faire quoi que ce soit de mieux que des paroles. Mais cela ne résume pas la situation dans ce parti. A côté des notables frondeurs, préoccupés d’élection ou de réélection aux divers offices du parti, une base bien plus exaspérée hésite entre le départ silencieux du PS et l’action socialiste publique. Je crois que c’est de là que vient l'arrivée au M6R du groupe des « socialistes affligés » avec l’économiste Liêm Hoang Ngoc, toujours membre du bureau national du PS. Ce groupe est significatif. Il est issu du courant Hamon. Pas seulement il est vrai. Mais il me parait important de signaler parmi les signataires de cette équipe la présence de Sylvain Mathieu, premier secrétaire de la fédération de la Nièvre. C’est l’homme qui avait recueilli 32,8% des voix dans le vote qui l’avait opposé à Jean Christophe Cambadelis pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.

Un autre point important et tout aussi significatif est l’arrivée aux côtés de ces socialistes de plusieurs membres dirigeants du Mouvement de la Jeunesse Socialiste au niveau national comme départemental. Ils sont ainsi sept membres du BN du MJS et toute une série d’animateurs départementaux du mouvement. Ceux-là ont fait le choix de participer drapeau et musique en tête au Mouvement pour la Sixième République. Ils y sont accueillis à égalité avec tous les autres participants et ils partageront toutes les responsabilités de la décision et de l’action. Aucune négociation ou je ne sais quoi d’approchant n’a eu lieu. Juste s’est manifesté une volonté commune d’agir pour rendre majoritaire une idée dans la population. Ça c’est de la politique à l’état pur. Elle est tournée vers le grand nombre et sa conquête plutôt que sur l’entre-soi. Cela prouve qu’une idée et une bataille concrète fédèrent bien mieux que n’importe quelle cajolerie diplomatique. D’autres groupements politiques seront annoncés après la marche du quinze novembre. Pourquoi après ? Parce que la marche elle-même est une épreuve de vérité politique. Il y a ceux qui sont dans la rue avec l’opposition de gauche et ceux qui sont nulle part.

La manif du quinze est un seuil

Cette marche a été préparée avec soin et méthode. Elle est avant tout un acte collectif et la continuité d’un travail commencé depuis les lendemains de l’élection présidentielle. Nous avons voulu projeter dans la résistance à la politique d’austérité la force acquise dans les votes. La méthode a consisté à construire une coalition de forces sociales sur le terrain. C’est ce que nous appelons le « Front du peuple ». Ce n’est pas simple à faire car chacune des composantes a sa propre raison d’agir et ses propres impératifs. Toutes doivent être autonomes et indépendantes de bout en bout si l’on veut que l’attelage soit viable. Ce n’est pas le plus difficile pour les organisations politiques. C’est moins évident avec les organisations syndicales, certaines excluant, en toute hypothèse, une telle convergence dans l’action soit avec les autres syndicats soit davantage encore avec des forces politiques. En vérité, en partant d’un point de vue purement pratique, la plupart d’entre nous s’attendaient à ce que le mouvement syndical marche en tête de cette résistance aux politiques d’austérité. Les forces politiques de l’opposition de gauche seraient venues en soutien. Mais l’état de l’unité syndicale à cette rentrée ne l’a pas permis. Dès lors, les convergences qui se sont construites dans la préparation des premières marches sont devenues cruciales.

Un nouvel espace s’est construit tranquillement. D’autant que les plus amples mobilisations sociales depuis 2012 ont été à l’initiative de ce comité. La confiance mutuelle et la cohésion forgées au fil du temps ont payé. Le collectif d’organisations a maintenu ses réunions régulières. Il porte avec humour dorénavant un nom : « le collectif triple A ». C’est en partant de là qu’Éric Coquerel, après une tournée de contacts exploratoires positive, s’est adressé au nom du Parti de Gauche à tous les membres du comité pour suggérer l’organisation d’une marche. L’idée était que le trimestre ne reste pas dominé par la droite et ses manifestations, déséquilibrant davantage encore le rapport de force déjà dominée par l’appareil médiatico-lepéniste. La proposition a été bien accueillie et le comité « triple A » l’a prise en charge sous sa propre bannière. D’une marche à l’autre, l’arc des forces politiques impliquées s’était élargi. A présent, côté politique c’est très nettement visible. Cette fois-ci le NPA, le POI, Nouvelle Donne et la gauche des Verts seront là avec « les socialistes affligés » et le Front de Gauche au grand complet. Côté associatif, les participations du passé, comme celle du DAL, se sont confirmées ; de nouvelles se sont engagées. Ainsi d’ACRIMED par exemple, et même Attac, qui a intégré l’appel en dernière limite. Côté syndical, le nombre des unions régionales, départementales et des branches entières de l’industrie va en augmentant. De façon très positive, nous avons vu ces organisations faire voter leurs adhérents ou leurs instances sur la participation à la marche du 15 novembre.

De cette façon la démarche globale s’enracine dans la durée. Et l’autonomie de chaque participant se fortifie positivement. Je veux dire que cela se fait non dans l’exacerbation de ce qui différencie ou l’affirmation des frilosités mais dans la recherche de ce qui peut être fait ensemble. Dans ce processus, j’ai adapté ma participation au dispositif de mobilisation. Selon moi, la maturité dans la durée du collectif prouve qu’il n’y a plus besoin de se jeter dans la mobilisation médiatique comme je l’ai fait dans le passé quand rien n’existait. C’est un soulagement pour moi, je ne le cache pas. La personnalisation des marches orchestrée par nos adversaires jouait contre l’élargissement du collectif, je l’ai bien vu. Car la presse sociale-libérale et sous influence FN jouait beaucoup de cette situation, m’imputant comme ralliement personnel toute participation. Bien sûr, cela n’avait pas empêché la démonstration de force de se faire. Mais cela augmentait aussi les moyens de provocations en concentrant les coups sur moi. Vous savez tous comme je suis las de cette vie sous l’acide du parti médiatique, cette peau de Nessus qui est désormais vissée sur moi par une poignée de tiques papelardes. Deux émissions de radio matinales, une diffusion publique de tract, deux post ici et des publications de panneaux d’appel à la marche sur ma page Facebook ont été ma contribution personnelle à la préparation de la marche. Je crois aussi que nous devrions avoir un bon résultat si j’en juge par les échos reçus du terrain. Mais il ne faut pas être naïf, l’éparpillement régional et parfois même départemental va faciliter les manœuvres de minorisation du ministère de l’Intérieur et de ses relais médiatiques. Raison de plus de donner un démenti par les actes.

La « manifestation en ligne » pour la 6e République

Elle a très bien fonctionné ce 12 novembre. C’est une forme d’action nouvelle : il s’agissait de publier et de partager sur les réseaux sociaux du contenu (texte, images, vidéos, etc.) en utilisant systématiquement le mot-clé #6eRépublique. Comme Sonia Rolland, qui a salué une « démarche citoyenne », j’ai participé à l’exercice sur Facebook et sur Twitter pour donner un coup de pouce. Voici quelques points de repères pour évaluer l’action.

Sur Twitter. Ce sont plus de 500 000 personnes qui ont été touchées par le mot-clé #6eRépublique si l’on s’en tient au nombre total d’abonnés des participants. Et ce mot-clé s’est imprimé en tout plus d’un million de fois sur les fils d’actualité Twitter. Impressionnant ! Près de 5 000 tweets ont été publiés ou échangés avec le mot-clé « #6eRépublique ». C’est plus que le nombre de tweets utilisant les mots-clés « #Valls » ou « #Sarkozy ». En temps normal, le sujet « 6e République » aurait été le plus partagé de France. Mais la sonde Philae nous a ravi la vedette. Et on n’en est pas triste ! On fera sournoisement remarquer qu’il lui a fallu 10 ans pour atterrir et la manifestation en ligne seulement 6 jours pour décoller. Attention, je dis ça pour plaisanter !

Sur Facebook. Il y a eu plus de 2 800 inscrits à l’événement. Pour donner un élément de comparaison, il y avait 2 400 inscrits à l’événement Facebook relatif à la marche du 1er décembre à laquelle 100 000 personnes ont ensuite participé « physiquement ». Et le tout en trois fois moins de temps pour la manifestation en ligne que pour la marche du 1er décembre ! Les publications du mouvement pour la 6e République ont connu des records d’audience et de partage qu’on n’avait pas vu depuis le lancement de la page.

Cette manifestation sur les réseaux sociaux a eu d’autres effets encore. Ainsi, on a dépassé le cap des 65 000 signatures ce 12 novembre grâce au coup de fouet apporté par la mobilisation numérique. Sur deux mois, cela signifie que nous avons marché à la moyenne de plus de 1000 signatures par jour ! Pour l’heure, ce jour-là, ce qui est le plus impressionnant, c’est le foisonnement d’images publiées ou envoyées par mail ! Plusieurs centaines ! Le recensement de toutes ces productions est en train d'être fait dans un album en ligne. On peut y voir toute la créativité de celles et ceux qui ont participé à cette manifestation en ligne : dessinateurs, graphistes, photographes, peintres…

Quelle leçon tirer de tout cela ? Je n’en sais rien à vrai dire. Comme nous innovons, nous n’avons pas de repères pour apprécier la portée de l’action. Nous sommes en train de roder des méthodes nouvelles de combat. Le cyberespace ne se substitue pas à la réalité. Il en est une composante aussi concrète que n’importe quelle autre, quoiqu’il soit en capacité de les impacter toutes. Il ne retire pas au réel, il ajoute a sa complexité. Le cyberespace est une dimension supplémentaire de la réalité concrète. Encore faut-il en maîtriser le fonctionnement. C’est ce que nous apprenons à faire. Après quoi il nous reste un deuxième niveau d’apprentissage à acquérir. Celui qui implique la circulation entre virtuel et concret. Comment une action passe du concret au virtuel, ça, on connaît ! Il suffit de voir comment la moindre situation concrète peut donner lieu à des milliers de retour en photos ou en live-tweets ce qui en amplifie l’attrait, la réputation ou l’impact. Comment on passe du virtuel au concret, c’est un thème plus obscur. Une manif virtuelle pourrait-elle devenir concrète dans la rue ? Si je mets de côté les évènements de Tunisie, les exemples récents connaissables de près ne sont pas si nombreux. C’est en partie ce qui s’est passé avec la manif climat. Je vais avancer dans l’analyse de tout cela et je compte bien que le mouvement sixième République soit totalement en pointe et en maîtrise de toutes ces techniques d’action. Gageons que tout ce qui sera appris à ette occasion ne sera pas perdu pour l’avenir de notre combat commun.

Publié par Frédéric Maurin à 07:22am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #mélenchon , #Jean-Luc Mélenchon , #révolution citoyenne , #grève , #austérité , #Union européenne , #euro , #élections européennes

14 Novembre 2014

15 Novembre : ACRIMED avec nous !

15 Novembre : ACRIMED avec nous !

Pour une alternative à l’austérité et au statu quo sur la question des médias

Communiqué d'ACRIMED

Un appel à une mobilisation nationale le 15 novembre 2014 a été lancé par le « collectif 3A » (Alternative À l’Austérité).

15 novembre : la rue contre l'austérité

Ce collectif regroupe les syndicats, associations et partis qui ont organisé la manifestation unitaire du 12 avril 2014. « Maintenant ça suffit ! », disaient-ils alors, pour appeler à marcher « contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ». Et nous ajoutions « Maintenant, ça suffit !… sur la question des médias aussi », expliquant ainsi pourquoi l’association Action-Critique-Médias (Acrimed) avait décidé de se joindre à cette manifestation. Les organisateurs de la mobilisation du 15 novembre en appellent aujourd’hui à une « alternative à l’austérité ».

Bien qu’elle ne figure pas parmi les urgences économiques, sociales et écologiques, la question des médias ne saurait être négligée. C’est pourquoi l’association Action-Critique-Médias (Acrimed) s’associera à la mobilisation pour en appeler à une alternative à l’austérité et au presque rien sur la question des médias.

Austérité d’un côté : le gouvernement taille dans le budget consacré aux médias (tout en maintenant un système d’aides à la presse particulièrement opaque et revenant à subventionner les grands groupes capitalistes de presse). Presque rien de l’autre : le gouvernement est à ce point mobilisé pour réduire les dépenses publiques (exception faite des dons sans contreparties destinés aux entreprises), qu’il oublie des réformes – lui qui prétend « réformer la France » – qui ne coûteraient pourtant pas un centime d’euros (notamment une loi reconnaissant un statut juridique aux rédactions pour lutter contre le pouvoir des actionnaires, et une autre protégeant le secret des sources). Or, ne rien faire, c’est entériner une situation qui, dans les médias aussi, ne cesse de s’aggraver : en ce qui concerne aussi bien l’emploi (suppressions de postes, précarisation généralisée, etc.) que la qualité de l’information, le pluralisme et l’indépendance des rédactions A quelques nuances près, nous ne pouvons donc que réaffirmer ce que nous écrivions il y a six mois.

C’est pour toutes ces raisons, qu’Acrimed se joindra à la mobilisation du 15 novembre.

Et pour les mêmes raisons, Acrimed organisera le 31 janvier 2015 à la Java, 105 rue du Faubourg du Temple 75010 Paris, une...


... avec un seul mot d’ordre : si un autre monde est possible, d’autres médias le sont aussi ; pour qu’un autre monde soit possible, d’autres médias sont nécessaires. Précisions à venir sur notre site.


Agone publie la « sixième édition augmentée et actualisée » d’un ouvrage initialement paru en 2000 (il n’était alors consacré qu’à la seule guerre du Kosovo). Il est en vente (paiement hautement sécurisé) dans notre « boutique ».

Présentation complète de l’ouvrage sur notre site :http://www.acrimed.org/article4478.html


Vendredi 7 novembre 2014, à 18 h : projection-débat du film « Opération Correa » (épisode n°1 : « Les ânes ont soif »), avec Henri Maler (Acrimed) au cinéma Diagonal, 5 rue de Verdun, 34000 Montpellier.

Pour les autres initiatives, les précisions (thème, lieu, horaires…) sont à suivre sur l’agenda des débats et initiatives.


5.1. Magazine, Acrimed Hebdo, Flux RSS

Nous vous proposons ci-dessous une sélection… sélective (puisque vous consultez le site régulièrement...) et un peu organisée.

De surcroît, Acrimed vous offre une liste, complémentaire de celle-ci : Acrimed Hebdo. En vous inscrivant, vous recevrez la liste hebdomadaire des articles parus sur notre site. Pour s’inscrire, deux solutions :

- Envoyer un message vide à zelistes@acrimed.org avec, dans le champ "sujet" ou "objet" : subscribe hebdo (sans autre mention).

- Recourir à l’inscription automatisée sur notre site.

- Enfin, vous pouvez également vous abonner au flux RSS. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, pas d’inquiétude : votre navigateur vous expliquera...

5.2. Sélection d’articles publiés sur le site (septembre-octobre 2014)
I. (TROP) VU, (TROP) LU, (TROP) E
NTENDU

** Mort du patron de Total : hagiographies médiatiques
Informer ou émou
voir ?

** La presse est unanime : Nicolas Sarkozy
Le retour du fils prod
igue ?

** « Secrets d’Histoire » sur France 2 : de Gaulle couronné, de Gaulle sanctifié, de Gaulle peopolisé
De Gaulle, le dernier roi de France ? Comment faire l’apologie d’un homme d’État pendant 1h30 en ne faisant qu’effleurer son action politi
que...

** Scoop : Selon Paris Match, Claire Chazal aime ses chats
Peopolisation et néant d’information sur son
métier

** Orgie de séries, policières et américaines de préférence, sur les chaînes gratuites de la TNT
Les « cases » réservées, en soirée, à la fiction sont envahies par des programmes caricaturaux et interchange
ables.

II. (PAS) VU, (PAS) LU, (PAS) ENTENDU

** Réélection de Morales à la tête de la Bolivie : circulez, y a rien à voir !
Une illustration de la sélection sélective de l’inform
ation.

** Chez Libération, Pierre Marcelle de nouveau censuré
Tu ne t’en prendras pas aux actionnaires du jo
urnal.

** Le retour de Sarkozy ? Réception sur France 2... et censure d’un reportage sur France 3 (communiqués)
Les directions de France Télévisions au garde à v
ous...

** Censure suite : quand la direction de France Télévisions se prend les pieds dans le tapis rouge (SNJ)
À propos de Nicolas Sark
ozy...

III. DES NOUVELLES DES ÉDITOCRATES

** Faut-il radier Jean-Pierre Elkabbach ?
Elkabbach joue avec les chiffres... et nous démontre au passage qu’il ne sait ni lire, ni co
mpter.

** Mort du patron de Total : Elkabbach cultive le champ de déshonneur du journalisme
Un hommage grandiloquent déguisé en entr
etien.

** Le coût d’une conférence de François Lenglet, de France 2 ? 8 500 euros !
Arrondir ses fins de mois grâce à une notoriété acquise sur le service public : est-ce bien déontolog
ique ?

** Joffrin–Beytout : violence des échanges sur Internet
Deux grands éditorialistes débattent : ambiance et audience gara
nties.

** BHL et l’hystérie médiatique
L’astre médiatique BHL continue de briller. Nouvelle illustration suite à l’arrêt programmé de sa pièce de théâtre « Hôtel Eur
ope ».

** Bruno Roger-Petit traque les « fachos » : polémiste ou faussaire ?
Petites manipulations, mensonges par omission, néant d’inform
ation.

** Un joyeux anniversaire en présence de DSK
... et d’« innombrables personnalités médiatiq
ues ».

IV. LA MALINFORMATION DU QUOTIDIEN

** À la « Une » de Corse-Matin, des croix gammées sur une synagogue associées à une femme voilée
Islamophobie décom
plexée

** Une vraie-fausse « enquête » du Point sur les « vrais rentiers »
... Le Point ex
cepté.

** Question d’Acrimed : quel jugement portez-vous sur les sondages bidons du Point ?
Votez pour le pseudo-sondage du Point le plus grotesque ou le plus scand
aleux.

** Direct Matin traque les chômeurs à 7.000 euros mensuels
Information ou parti-
pris ?

** Éditocrates sous perfusion : une gabegie « oubliée » par les médias dominants
« Réduire la dépense publique »... sauf lorsque l’on en béné
ficie.

** Vous êtes riches ? L’Express réduit vos impôts
... Mais ne renonce pas aux aides à la presse payées par tous les contribu
ables.

V. ON RELAYE : LIVRES, ÉMISSIONS, INFOS

** Les politiques et le divertissement télévisuel (extrait de La politique sur un plateau, de Ph. Riutort et P. Leroux)
Comment, au cours des trente dernières années, les responsables politiques sont devenus des invités permanents d’émissions de divertissement où il n’est jamais question... de poli
tique.

** À écouter sur France Culture : « Michel Naudy, de l’antenne au placard »
Parce que Michel Naudy était un ami, et un ami en critique des médias et que les interlocuteurs choisis par les réalisateurs méritent d’être ent
endus.

** Là-bas si j’y suis version Web : L’abonnement c’est maintenant (communiqué)
« Indignation, pétition, il est temps de passer à l’ac
tion »

** Chute de la maison Hersant : et maintenant les Antilles ! (SNJ)
« Un épisode scandaleux de plus dans la déconfiture de Groupe Hersant Méd
ias ».

** Liberté-Hebdo : Construire une alternative aux licenciements (Communiqué)
Un communiqué des salariés de Liberté-Hebdo, hebdomadaire communiste du Nord-Pas de C
alais.

** Hacker pro-Israël : un élu attaque un journaliste de Rue 89 (SNJ)
« Un ennemi public de la liberté de la pr
esse »


Voici une sélection extraite de notre série : Critique des médias sur le Web. Le numéro de juillet-août-septembre est d’ores et déjà consultable en ligne.

Le JDD manipule un sondage au bénéfice de Marine Le Pen (Blogs de Mediapart, 03/11) - "La question n’est pas : « Selon vous, qui est l’opposant No1 à François Hollande aujourd’hui ? ». Mais « qui s’oppose le plus », bref qui est le plus éloigné du président. Sans surprise, l’extrême-droite s’oppose plus nettement par son discours plus radical, que le centre ou l’UMP."

La police interrompt un reportage sur de faux clowns recrutés par un journaliste (LeDauphine.com, 30/10) - "Un journaliste d’une société de production a demandé à des mineurs de se déguiser en clown et de faire peur à des passants à Douai (Nord) pour les besoins d’un documentaire."

Notre dernière création : la carte de France de l’information régionale(Tumblr des Pigistes de l’extrême, 28/10)

L’aberration de Libération (Jacques Sapir, 27/10) - "Libération vient ce commettre un mauvais coup, quelque chose dont ce journal moribond nous avait donné l’habitude depuis 2005 et la campagne du référendum sur le projet de constitution européenne. Mais, cette fois, ce mauvais coup porte sur la Russie et prend la forme d’une pseudo-enquête sur les « réseaux de Poutine » en France."

« Bande de filles » : safari sur la Croisette (lesensdesimages, 23/10) - "Le problème c’est que les fantasmes révèlent souvent des vérités latentes héritées dans le cas présent d’une histoire coloniale et culturelle dont la France a du mal à s’émanciper. J’en veux pour preuve les nombreux épithètes exotiques que l’on retrouve çà et là dans les formules alambiquées et pseudo-stylisées des critiques : « ces fleurs de HLM, bravaches et peinturlurées comme des Peaux-Rouges, sur le sentier d’une guerre insoupçonnée » (L’Express) ; « silhouette féline, nattes africaines, œil de biche » (Télérama), « tel ce combat de rue, version sauvage de La Guerre des boutons » (Les Echos)."

« Elle » et ses produits dérivés féministes : une cynique tentative de récupération (toutalego.com, 23/10) - "Après ce faux défilé féministe destiné à vendre des vêtements de luxe, on pensait avoir tout vu question récupération du mouvement. C’était sans compter la dernière initiative du magazine « Elle UK » qui a décidé de vendre des t-shirts et accessoires de mode estampillés « This is what a feminist looks like »."


- Alessandrin (Arnaud), Biscarrat (Laetitia), Espineira (Karine) et Thomas (Maud-Yeuse), Quand la médiatisation fait genre : médias, transgressions et négociations de genre, L’Harmattan, octobre 2014, 256 p., 26 euros.
Bassoni (Marc) et Joux (Alexandre), Introduction à l’économie des médias, Armand Colin, septembre 2014, 252 p., 22,50 euros.
Combaz-Wies (Lucile) et Frappe (Paul), Impact des médias sur les motifs de consultation en médecine générale : Etude du lien entre médias et médecine, Presses Académiques Francophones, septembre 2014, 68 p., 29,90 euros.
Falconi Alejandro (Luis), Le Mexique cardéniste dans la presse régionale française l : Le Petit Marseillais (1934-1940), L’Harmattan, octobre 2014, 206 p., 20 euros.
Generation 5, Education aux médias et à l’information, Generation 5, septembre 2014, 89 euros.
Kaffo Fokou (Roger), Médias et civilisations : Comment se protéger de la manipulation des médias mieux s’en servir, L’Harmattan, septembre 2014, 256 p. 25 euros.
Legavre (Jean-Baptiste), L’informel pour informer : les journalistes et leurs sources, L’Harmattan, octobre 2014, 258 p., 27 euros.
Missehoungbe (Pierre-Paul), Médias et laïcité au Sénégal, L’Harmattan, septembre 2014, 166 p., 17 euros.
Pieau (Laurence), Scoop story, First, octobre 2014, 16,95 euros.
Sadjué Bakakeu (Patricia), L’image du corps de la femme dans les médias : Les femmes rondes sont-elles juste une tendance ou de véritable promotrices de mode ?, Éditions universitaires européennes, septembre 2014, 88 p., 35,40 euros.
Tonme (Shanda), La presse en accusation - Soupçons sur un pouvoir au-dessus de tous les pouvoirs, L’Harmattan, septembre 2014, 236 p., 23 euros.
Wongo Ahanda (Antoine), Comment s’informent et communiquent les Camerounais de l’ét
ranger ?, L’Harmattan, septembre 2014, 224 p., 23 euros.


Prochain magazine : décembre 2014

Le site d’Acrimed, observatoire des médias : http://ww
w.acrimed.org/

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Avec les catégories : #austérité , #presse libre , #médias aux ordres , #acrimed

13 Novembre 2014

15 novembre : la rue contre l'austérité

15 novembre : la rue contre l'austérité

Appliquer le droit constitutionnel à l'emploi

C’est en s’attaquant aux causes que le mal pourra être éradiqué. Encore faut-il avoir la lucidité et le courage d’affronter les véritables adversaires : la clique néolibérale au gouvernement et ses institutions internationales, l’UE, l’euro, l’OTAN, l’OMC, le FMI, la Banque mondiale. Pour sauver la France de la dégringolade programmée, indispensable étape pour mater son peuple, sortons du piège. Luttons pour la sortie de toutes les institutions internationales néolibérales, et en priorité de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

C’est comme cela que nous pourrons lutter contre l’austérité !

Le 15 novembre, les militants du M’PEP seront sur le parcours des manifestations organisées contre l’austérité et distribueront un tract que vous pouvez vous-aussi télécharger, photocopier ou imprimer, et diffuser.

http://www.m-pep.org/spip.php?article3859

Les rassemblements auront lieu dans les métropoles régionales.
Les prolos de banlieue, dont je suis, auront de quoi s'occuper (la proximité, important le circuit court! ) :
Marche pour sauver la Poste : samedi 15 novembre 2014, départ à 10 H, devant la Poste de la place de la République et depuis celle de 8 mai 1945.

Le Collectif Alternative A l’Austérité (AAA), constitué de forces syndicales, associatives et politiques, appelle à manifester dans toute la France le samedi 15 novembre 2014.

Ce collectif est issu du rassemblement de même type constitué à l’occasion de la manifestation du 12 avril 2014 (voir post ici), à l’appel de plusieurs fédérations syndicales et d’unions départementales de la CGT, de plusieurs syndicats de l’Union syndicale Solidaires, de syndicats de la FSU, d’associations (DAL, associations de chômeurs, féministes…), de forces politiques (Front de gauche, NPA, Alternative libertaire). Cette initiative avait fait l’objet de débats animés dans le syndicalisme, notamment quant au rapport entre champ social et champ politique.

L’appel au 12 avril avait promis des « suites« , qui ont d’abord pris la forme d’une rencontre nationale le 21 juin 2014 (voir les actes ci-dessous), où ont été débattues les raisons de s’engager, la diversité des formes de cet engagement, et l’ébauche de propositions communes contre l’austérité. La perspective d’une action à l’automne face aux choix budgétaires du gouvernement était évoquée.

A la suite de plusieurs réunions en septembre 2014, le collectif du 12 avril a pris le nom de Collectif Alternative à l’austérité (Collectif AAA ou 3 A), a adopté un appel de référence (voir ci-dessous), a poursuivi son travail d’échanges sur des propositions alternatives (sans finalisation à ce stade) et lance un appel à manifester que nous reproduisons ci-après. Un site sera prochainement ouvert.

Annonce des propositions du Collectif AAA

Une journée de mobilisation le samedi 15 novembre

Les raisons pour lesquelles nous avions manifesté ensemble le 12 avril sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Sous prétexte de la crise, l’accentuation, l’accélération des politiques gouvernementales et patronales entrainent chaque jour plus de misère, de chômage, de désespoir social. Une insécurité sociale généralisée se met en place ainsi qu’une crise morale et démocratique qui alimente la montée en puissance des forces réactionnaires, de la droite extrême, et du Front National.

Sous l’aiguillon du Medef et en plein accord avec la Commission Européenne, le Gouvernement traduit les objectifs du pacte dit de « responsabilité » dans les orientations et les contenus des Projets de loi de financement de la Sécurité sociale.

Le Collectif 3 A, regroupe de nombreuses associations, des syndicats, les forces politiques du Front de Gauche, avec le NPA et Alternative libertaire (voir sur le site les Actes du 21 juin). Sans exclusive, dans le respect de l’indépendance des organisations syndicales, des associations et des partis politiques, qui partagent ces objectifs, propose une journée de mobilisation nationale le samedi 15 novembre avec le même jour une grande manifestation à Paris et dans les grandes villes et régions.

Nous voulons construire cette mobilisation pour exprimer haut et fort notre refus de la politique gouvernementale, des attaques du Medef et de ce budget d’austérité pour 2015 et de manière plus large notre combat contre l’austérité et notre volonté de construire et d’imposer la prise en compte d’autres choix

Une réunion ce mardi 14 achèvera un communiqué et commencera les tâches pratiques en ce qui concerne l’Ile de France et pour avoir du matériel nationalement.

Cela suppose, avec trente jours de délais, que les contacts soient pris sans attendre.

L’appel constitutif du Collectif 3 A

cliquez ici pour télécharger l’appel

Collectif national alternative à l’austérité
COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ
ENSEMBLE RECONSTRUISONS L’ESPO
IR

Nous n’en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, démembrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s’occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du combattant. Partout, nous ne rencontrons que du mépris. Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu’ils doivent accepter à moins d’être radiés. Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu’il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service. Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c’est la coupure de l’électricité ou du gaz. Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent. Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu’une retraite de misère. Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu’il faut faire toujours plus avec moins de moyens. Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants patronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les subissent ou qui les voient sévir autour d’eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite ! Car l’exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux, dont se nourrit le Front National.

Les galères ne viennent pas de nulle part. C’est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies. Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd’hui à l’illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux. Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale.

Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe. Et se poursuit l’alignement sur la politique étrangère américaine.

L’austérité n’est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu’ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu’en 2012.

Cette politique n’est faite ni pour le peuple, ni par le peuple : Il n’a pas voté cela ! Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l’Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au-dessus de la loi.

Cette politique, nous n’en voulons plus. Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses. Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires. Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l’éducation, à la santé. Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression. Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l’œuvre aussi dans les entreprises et les administrations. Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement.

Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes.

Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l’austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d’actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes.

Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local. Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l’éducation, la culture ? Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu’on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l’austérité. Nous nous proposons de d’élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d’urgence.

Il est plus qu’urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, urgent d’empêcher qu’on nous les vole, urgent d’imposer d’autres choix. C’est le but de notre collectif, qui s’est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l’austérité dans le débat politique et dans la rue.

Paris, le 10 septembre 2014

Publié par Frédéric Maurin à 08:32am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #austérité , #ue , #euro , #medef , #ps , #Parti Socialiste , #france , #front de gauche , #m'pep , #bastille République Nations

11 Novembre 2014

La chute du Mur de Berlin, il y a 25 ans

...et la consolidation du Mur de l'Argent..

Actuellement sur les mur de Berlin apparaissent des tags ; "Communistes revenez, vous êtes pardonnés"
Cela nous dit longs sur les illusions des allemand
s.

Contribution du Grand Soir sur la base d'un entretien publié l'Humanité

Depuis samedi matin, radios et télé accordent une large place à la chute du mur de Berlin. « Pour faire œuvre de pédagogie auprès des plus jeunes », précisent les médias. Ce matin, moi aussi, je vais faire « oeuvre de pédagogie ». A ma manière.

Voici une interview de Egon Krenz réalisée à Berlin en septembre 2009 et publiée dans l’Humanité de novembre de la même année.

Le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoquait la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.

Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé…

JF. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?

EK. J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.

JF. D’autres se sont écroulés ?

EK. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.

JF. Qui par exemple ?

EK ……. (Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)

JF. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par exemple ?

EK. Notamment. Pour revenir à votre première question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.

JF. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

EK. Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.

JF. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

EK. Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.

JF. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?

EK. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de tirer sur le peuple.

JF. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

EK. Tant de choses ont été écrites… Il faut en revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.

JF. Pensez-vous à vos propres responsabilités ? (Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)

EK. J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.

JF. Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.

EK. J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant » ? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là » ? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » Il m’a dit : « Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.

JF. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.

EK. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais honte.

JF. Vos relations avec Helmut Kohl ?

EK. Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Thernenko à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.

JF. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il mort ?

EK. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.

Entretien réalisé par José Fort

Publié par Frédéric Maurin à 12:20pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #allemagne , #capitalisme , #pcf , #l'humanité , #le grand soir , #CommunCommune , #communisme

9 Novembre 2014

"J'ai tué Maurice Thorez" à Saint Martin d'Hères

"J'ai tué Maurice Thorez" à Saint Martin d'Hères

La Société des Lectrices et des Lecteurs de l'Humanité (SLLH) organise une soirée Théâtre le Vendredi 21 Nov. à 20h Salle A. Croizat à St Martin d'Hères, place du 8 Février 1962.

Venez-vous détendre avec la pièce "J'ai tué Maurice Thorez" de Gilles Ascaride (le frère d'Ariane), mise en scène par Serge Valetti et jouée par Gilles Ascaride et Gérard Andréani.

Il s'agit d'une histoire loufoque, comique, aux dialogues directs émaillés d'expressions populaires marseillaises. C'est une pièce sur l'adolescence.

Dépêchez-vous car il ne reste plus beaucoup de places.

On ne saura jamais comment le protagoniste principal se retrouve devant un tribunal.

A mon avis, ça n’a pas d’importance. On peut penser au fameux « Tribunal de l’histoire », mais sous une forme parodique et ouvertement comique.

Quoi qu’il en soit, un homme d’un certain âge (disons une bonne soixantaine) se retrouve devant un juge. Il semble y être venu volontairement, demande à être jugé et surtout condamné avec la plus grande sévérité. Il s’accuse d’être un criminel. Quel est son crime ? Il affirme avoir tué Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste Français de 1930 à 1964 (date de sa mort). A priori ce n’est pas possible puisque le dirigeant communiste est mort subitement et de sa « belle mort », à bord d’un paquebot de croisière soviétique en Méditerranée.

L’échange va donc s’établir entre le récit d’un assassin improbable et un juge partagé entre amusement, stupéfaction et curiosité. A-t-il affaire à un mythomane, un fou furieux, un halluciné ou un véritable assassin ?

Ce dernier va entreprendre de démontrer par sa narration en quoi il est le véritable assassin de Maurice Thorez, il va instruire à charge contre lui et tentera de démontrer par la même occasion qu’il se considère comme responsable de l’impossibilité, par sa faute, de toute révolution communiste et de son écrasante culpabilité dans la fin de l’avenir radieux et aussi dans toutes les misères du monde moderne…

Ce récit loufoque et fantaisiste, nous plongera ainsi dans un Marseille des années soixante et dans une ambiance politico-historico-comico-sociale qui semble bien lointaine de nos jours alors qu’elle est hier.

De Gilles Ascaride, mis en scène par Serge Valletti, avec Gérard Andréani et Gilles Ascaride (texte publié aux Éditions du Fioupélan- 2012)

SPECTACLE

« J’AI TUE MAURICE THOREZ »

Vendredi 21 Novembre 2014 à 20h

Salle Ambroise CROIZAT

Place du 8 Février 1962

Prix des billets- : 10€ en pré-vente

12€ le soir du spectacle

Je réserve…………. (nombre de places)

Nom :…………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Prénom :…………………………………………………………………………………………………………………………………………

Adresse postale :………………………………………………………………………………………………………………………………

Téléphone :……………………………………………………………………………………………………………………………………….

Mail (très utile) :………………………………………………………………………………………………………………………………..

Chèque à l’ordre de la : Société Lectrices lecteurs Humanité

A retourner à Marie Claude et Charles Rollandin 33 rue Eugène Varlin 38400 Saint Martin d’Hères

Tél. 04 76 24 65 00 et 06 81 17 65 79

Publié par Frédéric Maurin à 18:43pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #saint martin d'hères , #pcf , #théâtre

5 Novembre 2014

Alerte météo : pluie de merde sur la CGT

Alerte météo : pluie de merde sur la CGT

Celles et ceux qui s'interroge, pour s'en indigner, sur le coût du logement de fonction de Thierry LEPAON seraient bien inspirés de dépenser autant d'énergie à faire connaître le coût du capital, soit :

158 milliards € : la part patronale des cotisations sociales

299 milliards € : montant des charges financières des entreprises (dividendes, frais bancaires et financiers)

197 milliards € : investissement des entreprises

200 milliards € : exonérations fiscales et de cotisations sociales des entreprises

Je reste à la disposition de tous journalistes aux ordres pour tout complément d'informations.

Et là, larbin du capital, on va causer prix du logement et voir d'où tu parles

Une campagne médiatique a lieu contre le secrétaire général de la CGT concernant son logement de fonction.

Nous pensons à sa famille jetée en pâture dans les caniveaux médiatiques sans que ceux-ci ne pensent un instant à ce que coûte humainement le fait de quitter la province pour s’installer à Paris, sans qu’ils n’évaluent un instant le niveau de responsabilité du secrétaire général de la CGT et des lourdes contraintes que cela sous-tend.

Thierry Lepaon, comme d’autres, en occupant la très haute responsabilité de premier dirigeant de l’organisation syndicale la plus ancienne de ce pays, la première en termes d’influence et la seule à faire front aux choix libéraux du moment, celle qui a marqué de façon indélébile notre histoire sociale, a droit à des conditions de vie décentes. Rappelons que les décisions à la CGT sont prisent de façon démocratiques et transparentes.

Cette même presse, qui boycotte l’ensemble des mouvements sociaux et plus particulièrement les conférences de presse que nous organisons sur les conflits en cours, a aujourd’hui besoin de témoignages scabreux afin d’alimenter le scandale et de discréditer notre organisation à l’approche, notamment, des élections professionnelles du 4 décembre dans la fonction publique.

L’objectif est de développer le « tous pourris », y compris dans les organisations syndicales, et de provoquer encore plus de désespérance chez les salariés de ce pays.

Publié par Frédéric Maurin à 10:22am - Voir le commentaire ()
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