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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

31 Décembre 2014

Burn out, dépressions : faire payer les responsables !

Burn out, dépressions : faire payer les responsables !

Les parlementaires de la (courte) majorité Hollande, c'est comme les barbus, il y a de tout.

C'est un peu aussi comme les auvergnats (ou les maghrébins, j'sais plus) selon Brice Hortefeux..."y'en a des biens" mais là le problème, c'est quand ils sont pas assez nombreux.

Jugez-en par l'appel suivant, où il est dit que les travailleurs ne doivent plus êtes les seuls payeurs:

Le JDD

L’épuisement au travail : un vrai sujet de société

Appel d'une trentaine de députés du groupe SRC (socialiste, républicain et citoyen) à l'initiative de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, paru dans le Journal du Dimanche, dimanche 7 décembre 2014.

Ce que l’on nomme souvent burn out est en train de devenir une question majeure dans notre société du 21e siècle. Il devient urgent d’en prendre la mesure et d’en tirer les conclusions. C’est à quoi nous appelons le gouvernement.


Le nombre des cas répertoriés est en augmentation constante depuis une vingtaine d’années. La réorganisation souvent brutale d’anciennes sociétés publiques, tels les Telecom ou la Poste, la forte pression sur le personnel exercée dans le secteur bancaire ainsi que dans la grande distribution, deux secteurs grands pourvoyeurs de burn out, ont attiré l’attention. Mais le phénomène va au-delà. Aujourd’hui un salarié sur quatre du secteur privé* déclare avoir eu un problème psychologique grave au travail et, selon la même source, 26% des salariés et 22% des manageurs estiment que le travail a été directement à l’origine de leurs troubles, plus de 50% disant subir un stress régulier au travail. Ce sont 3,2 millions d’actifs qui, selon une étude du cabinet Technologia publiée en janvier 2014, seraient en situation de risque élevé d’épuisement nerveux. Cadres, médecins, ouvriers, agriculteurs isolés, enseignants, petits patrons, le même symptôme pour des métiers sans rapport. Comment expliquer une telle généralisation? Sans doute 20 à 30 années de pression sur la rentabilité sous le coup de la mondialisation financière et des progrès de productivité qu’elle impose n’y sont-elles pas étrangères.

Faut-il s’étonner de la souffrance généralisée dans le monde du travail alors que le salariat est devenu une variable d’ajustement des politiques de gain de productivité et de rentabilité financière auxquelles s’astreignent les entreprises sous l’étreinte de la concurrence? C’est la raison pour laquelle la souffrance engendrée n’est pas un épiphénomène mais bien malheureusement destinée à s’accroitre. Voulons-nous que la génération qui nous suit, celle de nos enfants, continue d’en être la victime? Il suffit pour cela de continuer à fermer les yeux. La souffrance au travail est le symptôme de notre monde, comme l’exploitation des femmes et des enfants ou les conditions d’hygiène et de sécurité des travailleurs étaient le symptôme de l’économie réelle qui a dominé le XXème si
ècle.

Nous appelons donc le gouvernement à une action énergique sur ce sujet central. Elle devrait dans un premier temps s’attaquer à l’épuisement nerveux dans le monde du salariat privé, celui dans lequel les symptômes sont les plus élevés et les plus constants.


Nous demandons la reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle. Aujourd’hui cette reconnaissance est rare et le chemin pour y parvenir en fait un parcours pour le moins difficile. Or cette reconnaissance est indispensable pour faire que les effets de l’épuisement nerveux au travail soient à la charge de ceux qui en sont responsables, c’est-à-dire les employeurs, alors qu’aujourd’hui ces effets, en premier lieu le congé maladie ou le temps partiel thérapeutique, sont supportés par le régime général de la Sécurité sociale et donc par la collectivité dans son ensemble. Faire ainsi basculer le financement des effets du burn out sur la branche Accident du travail et maladies professionnelles - financée par les cotisations patronales à 97% -mettrait fin à une situation inéquitable. Nous proposons donc que le tableau des maladies professionnelles intègre deux éléments supplémentaires, la dépression suite à un épuisement profond et le stress post traumatique au travail. Ces modifications peuvent résulter soit de la négociation avec les partenaires sociaux à travers les conventions collectives, soit d’une décision du gouvernement faisant suite à une concertation.


Il ne s’agit pas de définir un système punitif mais de s’engager dans la voie de la responsabilité partagée et ce pour le bien commun.En suscitant le dialogue entre les partenaires sociaux sur l’organisation du travail, nous basculerons en effet d’un modèle de réparation minimale à un modèle de prévention du burn out au sein des entreprises.


Il est de l’intérêt de tous, salariés et employeurs, que cette question soit enfin abordée sans tabou avec toutes ses implications et toutes ses conséquences. De même que l’on sait qu’une entreprise bien gérée faisant toute sa place à l’humain, sachant motiver ses salariés, est plus productive qu’une autre, de la même façon l’entreprise de demain qui aura su prendre la mesure du phénomène d’épuisement nerveux dans un système de protection sociale où celui-ci figure à sa juste place, gagnera en efficacité.


*Baromètre Cegos publié en novembre 2014 portant sur 1135 salariés d’entreprises de plus de 100 salariés

La liste des signataires :

-Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne (02)

-Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne (94)

-Christian Hutin, député du Nord (59)

-Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger

-Patrice Prat, député du Gard (30) -Colette Capdevielle, députée des Pyrénées-Atlantiques (64)

-Christophe Sirugue, député de Saône-et-Loire (71)

-Serge Bardy, député du Maine-et-Loire (49)

-Pascal Cherki, député de Paris (75) -Chantal Guittet, députée du Finistère (29)

-Barbara Romagnan, députée du Doubs (25)

-Marie-Anne Chapdelaine, députée d’Ille-et-Vilaine (35)

-Fanélie Carrey-Conte, députée de Paris (75)

-Pierre-Yves Le Borgn’, député des Français de l’étranger

-Régis Juanico, député de la Loire (42)

-Cécile Untermaier, députée de Saône-et-Loire (71)

-Michel Pouzol, député de l’Essonne (91)

-Bernadette Laclais, députée de Savoie (73)

-Christophe Premat, député des Français de l’étranger

-Jean-René Marsac, député d’Ille-et-Vilaine (35)

-Sylviane Allaux, députée des Pyrénées-Atlantiques (64) -Guy Delcourt, député du Pas-de-Calais (62)

-Michel Lesage, député des Côtes d’Armor (22)

-Fanny Dombre-Coste, députée de l’Hérault (34)

-Joël Aviragnet, député de Haute-Garonne (31)

-Annick le Loch, députée du Finistère (29)

Publié par Frédéric Maurin à 13:35pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #syndicalisme , #cgt , #santé , #travail

29 Décembre 2014

12 janvier 2015 : la Nuit des Longs Micros !

12 janvier 2015 : la Nuit des Longs Micros !
12 janvier 2015 : la Nuit des Longs Micros !
Le collectif "De l'air à France Inter" vous invite à sa soirée ... "On nous cache tout" !

Ce sera, alors, la « Nuit des Longs Micros »,

le 12 janvier à la Bourse du Travail

3 rue du Chateau d'Eau Paris 10ème,

Métro République à 19H00.

Pourquoi une « Nuit des Longs Micros » ?
Pour faire le tri, recenser et constater : combien d'émission sur le TAFTA ?
Combien de reportages à Pôle Emploi ? dans les usines ?, chez les petits agriculteurs ?
Combien de sujets sur les accidentés du travail ?, sur l'utilisation du CICE ?
Nous l'avions écrit à Laurence Bloch, en octobre :
« Que la principale radio de service public rende ainsi invisible, inaudible, quotidiennement, la « France d’en bas », que la majorité de la population soit passée sous silence, que ses préoccupations soient tues, voilà qui nuit manifestement au bon fonctionnement de la démocratie. »
Or, ces « préoccupations » sont délaissées par la radio publique, alors que, chaque matin, Dominique Seux, éditorialiste salarié des Echos, le quotidien du patronat, le journal de Bernard Arnault, première fortune de France, fait entendre sa voix – et ainsi, celle du patronat.
Comment est-ce qu'on va faire ça, l'état des lieux de la radio ?
Ce sont Frédéric Lordon, Serge Halimi, Gérard Filoche, Gérard Mordillat, Danielle Simonnet (PG) et Aurélie Trouvé (Attac) qui, tour à tour, s'exprimeront, révéleront « ce qu'on nous cache ».
Des experts ? Oui, mais des travailleurs, aussi, comme Kamel, qui seront là eux-aussi, pour faire entendre leur voix !
Comme les centaines de lecteurs et d'auditeurs qui ont répondu à notre appel le 13 décembre, vous êtes invités à nous rejoindre.
Comme France Inter, cette campagne est aussi la vôtre. On peut faire le travail de fourmis, envoyer des mails, faire du lobbying, préparer les troupes mais le combat ne se fera pas sans vous !
Ca serait le signe, que pour la radio publique, on peut se mobiliser et non pas déserter. Se battre plutôt que fuir, vers des niches – comme notre petit journal.
Parce que sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup !
Et c’est pour ça qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner !
Contre l'effacement des classes populaires sur France Inter

Publié par Frédéric Maurin à 22:50pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #fakir , #médias aux ordres , #presse libre , #france inter , #service public

29 Décembre 2014

Halte à l'intégrisme des barbus !

Allez j'y vais.
Puisque tout le monde, à quelques notables exceptions à l'air de se foutre du débat de politique économique, quand il ne s'agit pas de l'interdire, je vais me risquer à faire - dans l'intérêt supérieur de l'audience de ce bloc-note - une page de Z'humour...
Désolé les Séverine , Marine ne riront pas. Mais moi, cela me détend.

Profitez-en, demain je reprendrai une activité normale.

Ils sont partout ! Ils nous envahissent !

Qu'enfin les rasoirs sévissent !

Ils viennent nous piquer même la musique !

Ils viennent nous piquer même la musique !

Du prosélytisme de groupe

Du prosélytisme de groupe

Encore un Juif à la tête de l'industrie du livre et de filière croix de bois

Encore un Juif à la tête de l'industrie du livre et de filière croix de bois

Notez que je suis pas raciste, y en a des biens, j'ai même un amis barbu

Notez que je suis pas raciste, y en a des biens, j'ai même un amis barbu

Publié par Frédéric Maurin à 22:07pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #front national , #extrême-droite , #zemmour

23 Décembre 2014

Fermez vos gueules avec Zemmour

Fermez vos gueules avec Zemmour

Il semblerait qu’il y aurait eu cette semaine en France une grave atteinte à la liberté d’expression, une censure d’Etat inacceptable qui n’aurait d’équivalent que les heures les plus sombres de la Terreur, de la dictature stalinienne ou nord-coréenne (rayez la mention inutile).

Vous avez compris : I-Télé cesse sa collaboration avec Eric zemmour..

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Eric Zemmour c’est, pour faire un peu rapide la version intellectualisante de cela.

Avant son exclusion on en prenait déjà matin,midi et soir du Zemmour.

Cela commençait à bien faire cette invasion zemmourienne sur les médias
Rendez-le à son écosystème : déportez-moi cela à Minute!

Personnellement, je me fous de ce licenciement. Il y a en France de vrais licenciement abusifs. Des prolos licenciés abusivement, il y en a des centaines de milliers en France à PSA comme ailleurs ...et la liste est beaucoup plus longue, plus dure, que ce qui pourra être écrit ici.

Malgré sa faculté d'indignation, qu’on sait grande lorsqu’on s’attaque à sa petite personne, je n'ai jamais vu un Zemmour monter au créneau pour eux, les prolos.

Que sa petite entreprise, qui fructifie sur la crise, perde un contrat, cela ne va pas me faire pleurer. Cela m’arracherait presque un sourire si cela ne le transformait en « victime du Système » lui qui, parfaitement intégré au Spectacle, en a tiré un sacré profit.

Mais que cela fasse s’indigner tant de monde, qui pétitionne et se la joue à la Zola prenant la défense de Dreyfus, cela m’inquiète sur la capacité des français à regarder leurs problèmes en face.

En quoi Zemmour est-il indispensable au débat public...si tant est qu'une chaine de télévision commerciale ait la charge de la qualité du débat public?


ZEMMOUR n'a jamais dit un mot sur les choses suivantes :

- le coût du capital,
- le scandale du gaz (et pourtant!)
- la repression antisyndicale
- l'Eurostérité et la dérive germano-centrée de l'Union Européenne
- Le Front National comme grosse pompe à fric

Bon, je continue ? Non ?

Alors, cessez de pleurer sur ce Zemmour, braves patriotes, il va très bien, il ira encore mieux sans i-Télé. Loin des restos du Cœur et de Pôle emploi.

Avant de gueuler à la dictature, souvenez-vous que la République est bonne fille.

En 1793, les partisans « de l’ordre naturel » de l’époque ont eu un tout autre destin que la péroraison tarifée sur des plateaux télé. Je dis cela sans nostalgie, mais il faut tout même le rappeler...


Et souvenez-vous qu’en République justement, la liberté d'expression est encadrée par des règles.

Des règles qui excluent, par exemple, des choses comme l'appel à la haine raciale, l'apologie de la pédophilie, etc... Qu'un organe de presse veuille se prémunir d’un risque juridique ou d’un risque d’image, il n'y a rien de plus normal, et ceci quelle que soit l'option politique de l'actionnaire (qui lui ne rigole pas).

En télévision commerciale, les décideurs de dernier ressort c'est le marché, soit l'audience et les recettes publ
icitaires.

Zemmour en faisait, de l'audience, la seule question est de savoir si on peut en faire à n'importe quel prix. Là, c’est moins affaire de droit que de morale.

Après, ne désespérez pas braves patriotes, il reste encore Minute, Français de Souche et bien d'autres modèles de journalisme où Zemmour pourra encore porter son importante parole.

Pour finir, désolé moi c’est Arte, Zemmour me manquera d’autant moins que je ne regarde jamais I-télé.

Voilà, c’est à peu près tout. Pour résumer :

Vos gueules avec ZEMMOUR !

Publié par Frédéric Maurin à 22:32pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #éric zemour , #front national , #presse libre , #médias aux ordres

23 Décembre 2014

Fermez vos gueules avec Zemmour

Fermez vos gueules avec Zemmour

Il semblerait qu’il y aurait eu cette semaine en France une grave atteinte à la liberté d’expression, une censure d’Etat inacceptable qui n’aurait d’équivalent que les heures les plus sombres de la Terreur, de la dictature stalinienne ou nord-coréenne (rayez la mention inutile).

Vous avez compris : I-Télé cesse sa collaboration avec Eric zemmour..

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Eric Zemmour c’est, pour faire un peu rapide la version intellectualisante de cela.

Avant son exclusion on en prenait déjà matin,midi et soir du Zemmour.

Cela commençait à bien faire cette invasion zemmourienne sur les médias
Rendez-le à son écosystème : déportez-moi cela à Minute!

Personnellement, je me fous de ce licenciement. Il y a en France de vrais licenciement abusifs. Des prolos licenciés abusivement, il y en a des centaines de milliers en France à PSA comme ailleurs ...et la liste est beaucoup plus longue, plus dure, que ce qui pourra être écrit ici.

Malgré sa faculté d'indignation, qu’on sait grande lorsqu’on s’attaque à sa petite personne, je n'ai jamais vu un Zemmour monter au créneau pour eux, les prolos.

Que sa petite entreprise, qui fructifie sur la crise, perde un contrat, cela ne va pas me faire pleurer. Cela m’arracherait presque un sourire si cela ne le transformait en « victime du Système » lui qui, parfaitement intégré au Spectacle, en a tiré un sacré profit.

Mais que cela fasse s’indigner tant de monde, qui pétitionne et se la joue à la Zola prenant la défense de Dreyfus, cela m’inquiète sur la capacité des français à regarder leurs problèmes en face.

En quoi Zemmour est-il indispensable au débat public...si tant est qu'une chaine de télévision commerciale ait la charge de la qualité du débat public?


ZEMMOUR n'a jamais dit un mot sur les choses suivantes :

- le coût du capital,
- le scandale du gaz (et pourtant!)
- la repression antisyndicale
- l'Eurostérité et la dérive germano-centrée de l'Union Européenne
- Le Front National comme grosse pompe à fric

Bon, je continue ? Non ?

Alors, cessez de pleurer sur ce Zemmour, braves patriotes, il va très bien, il ira encore mieux sans i-Télé. Loin des restos du Cœur et de Pôle emploi.

Avant de gueuler à la dictature, souvenez-vous que la République est bonne fille.

En 1793, les partisans « de l’ordre naturel » de l’époque ont eu un tout autre destin que la péroraison tarifée sur des plateaux télé. Je dis cela sans nostalgie, mais il faut tout même le rappeler...


Et souvenez-vous qu’en République justement, la liberté d'expression est encadrée par des règles.

Des règles qui excluent, par exemple, des choses comme l'appel à la haine raciale, l'apologie de la pédophilie, etc... Qu'un organe de presse veuille se prémunir d’un risque juridique ou d’un risque d’image, il n'y a rien de plus normal, et ceci quelle que soit l'option politique de l'actionnaire (qui lui ne rigole pas).

En télévision commerciale, les décideurs de dernier ressort c'est le marché, soit l'audience et les recette
s publicitaires.

Zemmour en faisait, de l'audience, la seule question est de savoir si on peut en faire à n'importe quel prix. Là, c’est moins affaire de droit que de morale.

Après, ne désespérez pas braves patriotes, il reste encore Minute, Français de Souche et bien d'autres modèles de journalisme où Zemmour pourra encore porter son importante parole.

Pour finir, désolé moi c’est Arte, Zemmour me manquera d’autant moins que je ne regarde jamais I-télé.

Voilà, c’est à peu près tout. Pour résumer :

Vos gueules avec ZEMMOUR !

Publié par Frédéric Maurin à 22:32pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #éric zemour , #front national , #presse libre , #médias aux ordres

23 Décembre 2014

Fermez vos gueules avec Zemmour

Fermez vos gueules avec Zemmour

Il semblerait qu’il y aurait eu cette semaine en France une grave atteinte à la liberté d’expression, une censure d’Etat inacceptable qui n’aurait d’équivalent que les heures les plus sombres de la Terreur, de la dictature stalinienne ou nord-coréenne (rayez la mention inutile).

Vous avez compris : I-Télé cesse sa collaboration avec Eric zemmour..

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Eric Zemmour c’est, pour faire un peu rapide la version intellectualisante de cela.

Avant son exclusion on en prenait déjà matin,midi et soir du Zemmour.

Personnellement, je me fous de ce licenciement. Il y a en France de vrais licenciements abusifs. Des prolos licenciés abusivement, il y en a des centaines de milliers en France à PSA comme ailleurs ...et la liste est beaucoup plus longue, plus dure, que ce qui pourra être écrit ici.

Malgré sa faculté d'indignation, qu’on sait grande lorsqu’on s’attaque à sa petite personne, je n'ai jamais vu un Zemmour monter au créneau pour eux, les prolos.

Que sa petite entreprise, qui fructifie sur la crise, perde un contrat, cela ne va pas me faire pleurer. Cela m’arracherait presque un sourire si cela ne le transformait en « victime du Système » lui qui, parfaitement intégré au Spectacle, en a tiré un sacré profit.

Mais que cela fasse s’indigner tant de monde, qui pétitionne et se la joue à la Zola prenant la défense de Dreyfus, cela m’inquiète sur la capacité des français à regarder leurs problèmes en face.

En quoi Zemmour est-il indispensable au débat public...si tant est qu'une chaine de télévision commerciale ait la charge de la qualité du débat public?


ZEMMOUR n'a jamais dit un mot sur les choses suivantes :

- le coût du capital,
- le scandale du gaz (et pourtant!)
- la repression antisyndicale
- l'Eurostérité et la dérive germano-centrée de l'Union Européenne
- Le Front National comme grosse pompe à fric

Bon, je continue ? Non ?

Alors, cessez de pleurer sur ce Zemmour, braves patriotes, il va très bien, il ira encore mieux sans i-Télé. Loin des restos du Cœur et de Pôle emploi.

Avant de gueuler à la dictature, souvenez-vous que la République est bonne fille.

En 1793, les partisans « de l’ordre naturel » de l’époque ont eu un tout autre destin que la péroraison tarifée sur des plateaux télé. Je dis cela sans nostalgie, mais il faut tout même le rappeler...


Et souvenez-vous qu’en République justement, la liberté d'expression est encadrée par des règles.

Des règles qui excluent, par exemple, des choses comme l'appel à la haine raciale, l'apologie de la pédophilie, etc... Qu'un organe de presse veuille se prémunir d’un risque juridique ou d’un risque d’image, il n'y a rien de plus normal, et ceci quelle que soit l'option politique de l'actionnaire (qui lui ne rigole pas).

En télévision commerciale, les décideurs de dernier ressort c'est le marché, soit l'audience et les recet
tes publicitaires.

Zemmour en faisait, de l'audience, la seule question est de savoir si on peut en faire à n'importe quel prix. Là, c’est moins affaire de droit que de morale.

Après, ne désespérez pas braves patriotes, il reste encore Minute, Français de Souche et bien d'autres modèles de journalisme où Zemmour pourra encore porter son importante parole.

Pour finir, désolé moi c’est Arte, Zemmour me manquera d’autant moins que je ne regarde jamais I-télé.

Voilà, c’est à peu près tout. Pour résumer :

Vos gueules avec ZEMMOUR !

Publié par Frédéric Maurin à 22:32pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #éric zemour , #front national , #presse libre , #médias aux ordres

23 Décembre 2014

Fermez vos gueules avec Zemmour

Fermez vos gueules avec Zemmour

Il semblerait qu’il y aurait eu cette semaine en France une grave atteinte à la liberté d’expression, une censure d’Etat inacceptable qui n’aurait d’équivalent que les heures les plus sombres de la Terreur, de la dictature stalinienne ou nord-coréenne (rayez la mention inutile).

Vous avez compris : I-Télé cesse sa collaboration avec Eric zemmour..

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Eric Zemmour c’est, pour faire un peu rapide la version intellectualisante de cela.

Avant son exclusion on en prenait déjà matin,midi et soir du Zemmour.

Personnellement, je me fous de ce licenciement. Il y a en France de vrais licenciements abusifs. Des prolos licenciés abusivement, il y en a des centaines de milliers en France à PSA comme ailleurs ...et la liste est beaucoup plus longue, plus dure, que ce qui pourra être écrit ici.

Malgré sa faculté d'indignation, qu’on sait grande lorsqu’on s’attaque à sa petite personne, je n'ai jamais vu un Zemmour monter au créneau pour eux, les prolos.

Que sa petite entreprise, qui fructifie sur la crise, perde un contrat, cela ne va pas me faire pleurer. Cela m’arracherait presque un sourire si cela ne le transformait en « victime du Système » lui qui, parfaitement intégré au Spectacle, en a tiré un sacré profit.

Mais que cela fasse s’indigner tant de monde, qui pétitionne et se la joue à la Zola prenant la défense de Dreyfus, cela m’inquiète sur la capacité des français à regarder leurs problèmes en face.

En quoi Zemmour est-il indispensable au débat public...si tant est qu'une chaine de télévision commerciale ait la charge de la qualité du débat public?


ZEMMOUR n'a jamais dit un mot sur les choses suivantes :

- le coût du capital,
- le scandale du gaz (et pourtant!)
- la repression antisyndicale
- l'Eurostérité et la dérive germano-centrée de l'Union Européenne
- Le Front National comme grosse pompe à fric

Bon, je continue ? Non ?

Alors, cessez de pleurer sur ce Zemmour, braves patriotes, il va très bien, il ira encore mieux sans i-Télé. Loin des restos du Cœur et de Pôle emploi.

Avant de gueuler à la dictature, souvenez-vous que la République est bonne fille.

En 1793, les partisans « de l’ordre naturel » de l’époque ont eu un tout autre destin que la péroraison tarifée sur des plateaux télé. Je dis cela sans nostalgie, mais il faut tout même le rappeler...


Et souvenez-vous qu’en République justement, la liberté d'expression est encadrée par des règles.

Des règles qui excluent, par exemple, des choses comme l'appel à la haine raciale, l'apologie de la pédophilie, etc... Qu'un organe de presse veuille se prémunir d’un risque juridique ou d’un risque d’image, il n'y a rien de plus normal, et ceci quelle que soit l'option politique de l'actionnaire (qui lui ne rigole pas).

En télévision commerciale, les décideurs de dernier ressort c'est le marché, soit l'audience et les
recettes publicitaires.

Zemmour en faisait, de l'audience, la seule question est de savoir si on peut en faire à n'importe quel prix. Là, c’est moins affaire de droit que de morale.

Après, ne désespérez pas braves patriotes, il reste encore Minute, Français de Souche et bien d'autres modèles de journalisme où Zemmour pourra encore porter son importante parole.

Pour finir, désolé moi c’est Arte, Zemmour me manquera d’autant moins que je ne regarde jamais I-télé.

Voilà, c’est à peu près tout. Pour résumer :

Vos gueules avec ZEMMOUR !

Publié par Frédéric Maurin à 22:32pm - Voir le commentaire ()
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23 Décembre 2014

Fermez vos gueules avec Zemmour

Fermez vos gueules avec Zemmour

merde, même ici on en parle encore...

Car il semblerait qu’il y aurait eu en France une grave atteinte à la liberté d’expression, une censure d’Etat inacceptable qui n’aurait d’équivalent que les heures les plus sombres de la Terreur, de la dictature stalinienne ou nord-coréenne (rayez la mention inutile).

Vous avez compris : I-Télé cesse sa collaboration avec Eric zemmour..

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Eric Zemmour c’est, pour faire un peu rapide la version intellectualisante de cela.

Avant son exclusion on en prenait déjà matin,midi et soir du Zemmour.

Personnellement, je me fous de ce licenciement. Il y a en France de vrais licenciements abusifs. Des prolos licenciés abusivement, il y en a des centaines de milliers en France à PSA comme ailleurs ...et la liste est beaucoup plus longue, plus dure, que ce qui pourra être écrit ici.

Malgré sa faculté d'indignation, qu’on sait grande lorsqu’on s’attaque à sa petite personne, je n'ai jamais vu un Zemmour monter au créneau pour eux, les prolos.

Que sa petite entreprise, qui fructifie sur la crise, perde un contrat, cela ne va pas me faire pleurer. Cela m’arracherait presque un sourire si cela ne le transformait en « victime du Système » lui qui, parfaitement intégré au Spectacle, en a tiré un sacré profit.

Mais que cela fasse s’indigner tant de monde, qui pétitionne et se la joue à la Zola prenant la défense de Dreyfus, cela m’inquiète sur la capacité des français à regarder leurs problèmes en face.

En quoi Zemmour est-il indispensable au débat public...si tant est qu'une chaine de télévision commerciale ait la charge de la qualité du débat public?


ZEMMOUR n'a jamais dit un mot sur les choses suivantes :

- le coût du capital,
- le scandale du gaz (et pourtant!)
- la repression antisyndicale
- l'Eurostérité et la dérive germano-centrée de l'Union Européenne
- Le Front National comme grosse pompe à fric

Bon, je continue ? Non ? Bon.

Alors, cessez de pleurer sur ce Zemmour, braves patriotes, il va très bien, il ira encore mieux sans i-Télé. Loin des restos du Cœur et de Pôle emploi.

Avant de gueuler à la dictature, souvenez-vous que la République est bonne fille.

En 1793, les partisans « de l’ordre naturel » de l’époque ont eu un tout autre destin que la péroraison tarifée sur des plateaux télé. Je dis cela sans nostalgie, mais il faut tout même le rappeler...


Et souvenez-vous qu’en République justement, la liberté d'expression est encadrée par des règles.

Des règles qui excluent, par exemple, des choses comme l'appel à la haine raciale, l'apologie de la pédophilie, etc... Qu'un organe de presse veuille se prémunir d’un risque juridique ou d’un risque d’image, il n'y a rien de plus normal, et ceci quelle que soit l'option politique de l'actionnaire (qui lui ne rigole pas).

En télévision commerciale, les décideurs de dernier ressort
c'est le marché, soit l'audience et les recettes publicitaires.

Zemmour en faisait, de l'audience, la seule question est de savoir si on peut en faire à n'importe quel prix. Là, c’est moins affaire de droit que de morale.

Après, ne désespérez pas braves patriotes, il reste encore Minute, Français de Souche et bien d'autres modèles de journalisme où Zemmour pourra encore porter son importante parole.

Pour finir, désolé moi c’est Arte, Zemmour me manquera d’autant moins que je ne regarde jamais I-télé.

Voilà, c’est à peu près tout. Pour résumer :

Vos gueules avec ZEMMOUR !

Publié par Frédéric Maurin à 22:32pm - Voir le commentaire ()
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21 Décembre 2014

Carnet rose : un beau bébé !

Carnet rose : un beau bébé !
Le parti de la démondialisation et de la libération nationale est né !
C'est mignon à cet âge.
Et il faudra bien que cela grandisse...

Adhérez au M'PEP !

Cliquez ici pour des idées cadeaux de naissance

APRES LE CONGRES DU M’PEP

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 20 décembre 2014.

Le M’PEP a tenu son IIe congrès du 5 au 7 décembre 2014 à Saint-Denis (93). Une profonde réorientation stratégique a été décidée. Le premier article l’exposant est présenté ci-dessous.

Quand le M’PEP a vu le jour, en mai 2008, il rendait publique une « déclaration d’intention politique » dans laquelle on pouvait lire : « trois ans après cette victoire historique [celle du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur la constitution européenne], le paysage politique français est un champ de ruines ». Il était noté que « l’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République » faisait « honte à la France » et qu’elle n’avait été permise « que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos » qui avaient « provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin ». Le M’PEP poursuivait : « toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme ».

Le M’PEP, lors de sa création, considérait qu’il fallait « engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle. Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche. La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire. Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste ».

Ces six dernières années, le M’PEP a donc appliqué cette ligne politique. Il a développé les grands axes d’un programme de rupture avec les politiques néolibérales qui ne soit pas simplement proclamatoire. Ce programme général pointe tous les obstacles à surmonter, dessine une chronologie et articule les mesures nécessaires. Il concerne la financiarisation de l’économie, le libre-échange généralisé, la mutation écologique des modes de production et de consommation, le chômage et surtout le remplacement des espaces politiques dépendant des souverainetés nationales par des institutions ou des traités supranationaux, comme l’Union européenne (UE) et l’euro, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Ce faisant, le M’PEP brisait tous les tabous, à « gauche », qui empêchaient jusqu’alors une pareille démarche, alors qu’elle aurait dû apparaitre évidente à tous. Si ce n’est pas le cas depuis tant d’années, c’est que de puissants verrous idéologiques empêchent les partis qui se réclament de la « gauche », dans la diversité de ses composantes, y compris ce qui est appelé la gauche « radicale » ou la « vraie » gauche, d’adhérer à ces ruptures pourtant nécessaires. Elles sont en effet l’unique moyen de redonner du pouvoir aux classes dominées, au sein du seul espace institutionnel dans lequel elles ont pu et peuvent encore peser, à savoir les nations.

Le M’PEP n’avait aucune illusion sur le Parti socialiste. Ce dernier, disposant de la présidence de la République et de la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis le printemps 2012, est resté dans l’axe stratégique qu’il avait décidé en 1982-1983 avec le « tournant de la rigueur ». Considérant que les nations n’avaient plus aucune marge de manœuvre dans le cadre de la mondialisation, de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, le gouvernement socialiste-EELV a mené une politique d’inspiration néolibérale, dans la parfaite continuité, sur le plan social et économique, du prédécesseur de François Hollande à l’Elysée : Nicolas Sarkozy.

Le seul évènement politique nouveau de ces dernières années a été le lancement du Front de gauche. Le M’PEP a observé sa création avec intérêt et espoir et a même demandé à en faire partie. Il a multiplié les initiatives pour s’en rapprocher, a appelé à voter pour lui aux élections européennes de 2009, aux régionales et à la présidentielle de 2012. Malheureusement, le Front de gauche a montré qu’il ne souhaitait pas s’extirper du poids de l’idéologie dominante sur des questions décisives comme la souveraineté nationale, la sortie de l’euro et de l’Union européenne, la lutte contre le libre-échange et le chômage, la démondialisation. Il régresse électoralement depuis son pic du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Plusieurs années d’efforts ininterrompus de notre Mouvement pour que le Front de gauche accepte dans son rassemblement les forces politiques qui, comme le M’PEP, mettent en avant ces ruptures nécessaires, ont été vaines. Il est apparu au contraire que le Front de gauche fédérait des formations politiques qui pensent pouvoir concilier antilibéralisme et même anticapitalisme sans les conjuguer avec la souveraineté nationale et la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il fait perdurer ces impasses tout en se parant de l’image du renouvellement de l’alternative idéologique au néolibéralisme. En réalité les fondamentaux idéologiques du Front de gauche, malgré un discours qui peut apparaître radical, sont parfaitement compatibles avec ceux du PS dont l’acceptation de la mondialisation capitaliste et l’ordre néo-libéral imposé à l’Europe par l’UE, la monnaie unique, le dépérissement de l’Etat-nation, le transfert de souveraineté vers les instances européennes, le libre-échange.

Cependant, la base d’un certain nombre de composantes du Front de gauche s’oppose à la stratégie de ses dirigeants, sans que cela ne se traduise pourtant par le moindre changement. La direction du Front de gauche, comme celle du PS, est devenue un des acteurs les plus importants de l’idéologie postnationale : elle entretient l’illusion qu’un changement radical est possible de l’intérieur de l’Union européenne, sans rupture avec l’ordre néolibéral et ses institutions. Elle n’a jamais tenté d’en sortir et n’en exprime aucune intention. Son idéologie se veut parfaitement compatible avec celle du Parti socialiste. C’est la notion même de gauche qui est aujourd’hui interrogée, ainsi que la pertinence d’un clivage gauche-droite qui apparaît de plus en plus factice.

Il faut donc tirer toutes les conséquences de cette faillite de la gauche qui s’est vue magistralement confirmée aux élections municipales et européennes de 2014. Une nouvelle étape est donc nécessaire pour le M’PEP. Notre Mouvement veut lever les blocages par ses propres moyens, sans plus ménager les acteurs, à « gauche » comme à droite et à l’extrême droite, qui les font activement perdurer. Tout indique que le PS et le Front de gauche portent une très lourde responsabilité, le premier dans la mise en œuvre volontaire des politiques néolibérales, et le second dans l’absence de toute réponse adaptée à l’offensive agressive du néolibéralisme. Telles sont les raisons des défaites successives des classes dominées. Refuser ce devoir d’inventaire sur ce qu’est devenue la « gauche », ménager ses dirigeants actuels qui campent sur leurs positions, notamment sur leur vision négative de la souveraineté nationale, c’est laisser croire qu’un espoir est possible sans révision fondamentale de l’idéologie de la « gauche » sur cette question. Seul le M’PEP, en tant que parti politique, est en mesure de mener ce combat.

Le moment que nous vivons est historique. Les tendances délétères des logiques néolibérales qui se sont déployées depuis les années 1970 atteignent leur paroxysme sous nos yeux. Elles aboutissent à une crise systémique sans précédent depuis les années 1930. Les classes dominées ont compris à quel point la « gauche » s’est révélée inutile et impuissante, quand elle ne justifiait pas carrément leurs logiques sous-jacentes : faire sortir les choix économiques fondamentaux de la sphère du politique, en dissolvant les souverainetés nationales. Les classes dominées attendent donc que les mouvements politiques, quels qu’ils soient, rompent avec cette évolution pluridécennale néfaste pour elles, qu’ils ne justifient plus la destruction du pouvoir des peuples dans leurs Etats, et qu’ils se proposent de briser cette tendance mortifère.

Le M’PEP fait le choix d’être aux côtés des classes dominées. Il veut leur redonner une configuration institutionnelle qui leur accorde la place centrale, et qui permette enfin de renouer avec la victoire dans la lutte contre le capitalisme et pour la démocratie. S’il faut pour cela dénoncer les dirigeants de la « gauche » actuelle, le M’PEP y est prêt désormais. Il a essayé vainement pendant six ans de briser l’omerta sur ce qui constitue le cœur idéologique de l’impasse politique pluri-décennale de la gauche « radicale » : le rejet de la souveraineté nationale.

Le M’PEP va maintenant assumer clairement et visiblement qu’il est un parti politique. La nouvelle étape dans laquelle s’engage le M’PEP est la conséquence logique de cette analyse.

Démunies de partis politiques défendant structurellement leurs intérêts, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire les classes dominées, ont besoin que de tels partis apparaissent. Ils permettent aux classes dominées de s’organiser. C’est pourquoi le M’PEP se fixe l’objectif d’être le parti politique de défense et d’organisation des intérêts de ces classes sociales, par la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen.

Il est le parti de la démondialisation et de la libération nationale !

Adhérez au M’PEP !

Publié par Frédéric Maurin à 18:41pm - Voir le commentaire ()
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21 Décembre 2014

Le Front National : une grosse pompe à fric ?

Le Front National : une grosse pompe à fric ?
On pensait avoir tout dit sur le Front National ici : Votez Le Pen?
On avait ri de ses nouvelles recrues, bien embarrassés quand même de voir de telles choses prétendre représenter la France.
On avait même essayé l'anthropologie pour comprendre.
"Mains propres, têtes hautes"qu'y disaient...alors on s'était même amusés à dresser une liste non exhaustive des condamnations des membres du Front National.
Mais vous vous souvenez aussi de cela :

Le FN a trois fonctions principales dans le dispositif politique de la bourgeoisie :

1- -neutraliser, stériliser un vote protestataire,

2- -corrompre la conscience d’une partie de citoyens en remplaçant la réalité de la lutte des classes par un fantasmatique combat des races,

3- -servir de force de frappe si les circonstances venaient à changer.

Oui, vous l'aviez déjà lu, alors on va pas se répéter.

On avait encore analysé la complaisance des médias aux ordres pour servir sa cause.
On s'était même abaissé à décrypter les fantasmes de son électorat.

Alors, pourquoi y revenir aujourd'hui ?

Tout simplement car il semblerait que le FN soit aussi une grosse pompe à fric.

Et une information judiciaire est ouverte pour "escroquerie et blanchiment en bande organisée".
C'était pas marqué sur le programme. Alors, désolé : je remets le couvert car les suites seront certainement dignes d'intérêt .
Toutefois, Halte au cadences infernales : ne comptez pas sur moi pour faire le compte de toutes leurs conneries, ce serait un boulot à temps plein et j'ai des tas d'autres choses à lire, écrire ici.

Et à vivre encore... écoutez ci-dessous lorsque vous en aurez marre...

« L’Obs » publie cette semaine « Le magot caché de Marine Le Pen » une vaste enquête sur une discrète association liée à la patronne du FN et qui lui permet de profiter des failles du financement public de la vie politique. Une information judiciaire a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux », ainsi que pour « blanchiment en bande organisée », selon Mediapart. L’enjeu est en effet de taille : pour les seules législatives de 2012, le détournement pourrait dépasser 6 millions d’euros.
Olivier TOSCER revient sur la manière dont il a enquêté sur ces « petits arrangements entre amis ».
Comment avez-vous découvert ce financement secret du Front national ?
- D’abord, je précise qu’il s’agit d’une filière destinée à financer Marine Le Pen elle-même, plutôt que son parti. Pour preuve, même le trésorier officiel du FN, Wallerand de Saint-Just, n’en connait pas les détails. Il le reconnaît lui-même dans l’article. Le système que « l’Obs » décrit dans cette enquête fonctionne un peu clandestinement, et en tous les cas, indépendamment des structures officielles du parti frontiste.
Comment votre enquête a-t-elle débuté ?
- J’ai commencé par m’intéresser à l’information judiciaire ouverte au printemps dernier et confiée au juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke, concernant le fonctionnement de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. La Commission nationale des comptes de campagnes (CNCCFP), qui vérifie la régularité des comptes des partis politiques, s’était émue de pratiques de financement peu orthodoxes utilisées autour du Front national, via cette association baptisée Jeanne et contrôlée par des amis très proches de Marine Le Pen. La Commission avait transmis le dossier à la justice qui épluche aujourd’hui les comptes de Jeanne et de ses partenaires en affaires.
Comment avez-vous alors procédé pour en savoir plus ?
- A « l’Obs », nous avons décidé de nous faire une idée par nous-mêmes, en étudiant les comptes de campagne officiels déposés par les candidats frontistes lors des élections législatives de 2012. Ces documents déposés à la CNCCFP sont consultables par n’importe quel citoyen qui le souhaite. Il faut simplement en faire la demande et s’armer de patience, le temps que les documents soient réexaminés par le service juridique de la Commission afin d’y expurger les données personnelles (numéros de comptes bancaires, de téléphone, etc.). Notre enquête a demandé trois mois de travail.
Quels obstacles avez-vous rencontrés dans votre enquête ?
- La principale difficulté est l’omerta qui règne au Front national autour du système Jeanne. Il a été mis en place, hors des structures officielles du parti, par un clan composé d’anciens camarades de Marine Le Pen. C’est une petite bande qui s’est connue à la faculté de droit d’Assas, au sein du GUD, l’organisation qui regroupait les étudiants néo-fascistes. Marine Le Pen était leur égérie à l’époque. Aujourd’hui reconvertis dans les affaires, l’imprimerie, la comptabilité ou la sécurité privée, ces hommes sont restés très liés à Marine Le Pen et ne rendent de comptes qu’à elle. Les cadres du parti savent que ce système Jeanne fait partie du domaine réservé de la présidente, ils évitent de s’exprimer à ce sujet. Marine Le Pen elle-même n’a jamais répondu aux courriers électroniques que nous lui avons transmis au cours de notre enquête.
Et les autres intéressés, comment ont-ils réagi ?
- Ils sont encore plus expéditifs dans leur refus de s’exprimer. Plusieurs d’entre eux, à commencer par Frédéric Chatillon, le patron de l’agence spécialisée dans le conseil en communication au centre du système Jeanne, ont refusé de prononcer le moindre mot. Joints sur leurs téléphones portables, ils ont décroché, écouté la première question et raccroché immédiatement dès qu’ils ont compris de quoi il s’agissait. C’est la première fois que je suis confronté, dans une enquête, à une non-réaction aussi radicale, un refus absolu de s’expliquer. Ce qui montre leur degré de gêne.
Ces révélations viennent perturber la communication officielle du FN en ce moment, qui se victimise en mettant en scène le refus des banques françaises de lui prêter de l’argent…
- Notre enquête montre en tous les cas qu’il y a auprès de Marine Le Pen, des financiers très ingénieux qui permettent à la présidente du Front national de se constituer discrètement un petit trésor de guerre pour financer ses activités, sans dépendre du budget officiel de son parti. Reste maintenant à savoir si ce fonctionnement a dépassé ou non les limites de la loi. L’enquête judiciaire en cours vise en tous les cas des infractions graves, comme l’escroquerie et le blanchiment en bande organisée.
(Source : l’Observateur)

Publié par Frédéric Maurin à 11:53am - Voir le commentaire ()
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