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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Février 2015

Avis de grève le jeudi 9 avril 2015

Même les non grévistes sont concernés et invités ! Merci à toi, Charb, de le rappeler...
Même les non grévistes sont concernés et invités ! Merci à toi, Charb, de le rappeler...

Et, pour ce qui me concerne, pour les mêmes raisons que l'année dernière...

Mais, après, c'est vous qui voyez...

Et même si depuis de l'eau et du 49.3, ont coulé sous les ponts, non... je n'ai pas changé car rien n'a changé, si ce n'est en pire.

En attendant cette belle journée, encore un jeudi, un peu d'histoire...

Publié par Frédéric Maurin à 13:31pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grève , #cgt , #chômage , #austérité , #09 avril 2015 , #pacte de responsabilité , #49.3 , #macron , #pcf , #front de gauche

26 Février 2015

Daech, une chance pour le monde arabe ?

Stéphane Charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015
Stéphane Charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015
Une chance vraiment ?
Posée comme cela, après la tuerie de Charlie, la question fait mal.
Mais c'est une question d'espoir que l'article ci-dessus, écrit en novembre dernier, pose.
En versant un peu dans l'anachronisme :

"Le bouillonnement actuel du monde arabe est à comparer à celui de la Révolution française. Celle-ci avait commencé par le rejet du statu quo. Au départ, elle était dirigée contre Marie-Antoinette et, à la fin, elle aboutit à la chute des instances religieuses et à la proclamation de la république. Ce à quoi nous assistons dans le monde musulman est un mouvement de fond pour changer de cadre intellectuel, et pas simplement de président. Et pour cela des années de lutte seront nécessaires. "

...mais, écrit depuis Beyrouth, cela fait du bien. On ne demande qu'à y croire.
L'histoire ne repasse pas les plats mais, après tout, c'est aussi après 4 années de gouvernement d'extrême-droite en France que sont revenus les jours heureux et l'application, toujours à construire, du programme du Conseil National de la Résistance.

Alors oui, Daech peut-être une chance pour le monde musulman, car là où croît (du verbe croître) l'athéisme, la laïcité avancera.

"Pour cela des années de lutte" seront effectivement nécessaires pour renvoyer le fascislamisme dans les poubelles de l'histoire dont il n'aurait jamais du sortir.

Soit encore beaucoup d'Houri, pardon, de raisins blancs,en perspective...

Publié par Frédéric Maurin à 21:48pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #charlie , #islam , #fascislamiste , #houri , #muhammad , #charlie hebdo , #daech , #islamisme

26 Février 2015

27 assassins encore en liberté

Stéphane Charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015
Stéphane Charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015

Oui, 27 assassins de l'espérance.

27, soit le nombre de gouvernements qui composent, hors Grèce composent l’Union européenne.

27 assassins fidèles à leur principe : si l'austérité pour les prolos ne marche pas, c'est qu'il faut encore plus d'austérité.

C'est sur le dernier Monde diplomatique...

Soutenir la Grèce

Appuyée par la plupart des capitales européennes, l’Allemagne n’accepte pas l’arrivée au pouvoir à Athènes d’un gouvernement de gauche déterminé à appliquer son programme. Elle prétend tirer argument de sa domination économique et financière pour contraindre la Grèce à tenir le cap d’une politique d’austérité qui l’a ruinée.
par Serge Halimi, mars 2015
Les Grecs n’ont pas besoin qu’on leur explique la signification du terme « démocratie ». Pourtant, les leçons pleuvent sur leurs têtes depuis qu’ils ont porté au pouvoir une force de gauche déterminée à tourner le dos aux politiques d’austérité qui depuis six ans les tourmentent. Les admonestations leur sont dispensées d’autant plus copieusement que les maîtres d’école savent de quoi ils parlent. Eux qui ont imposé des traités rejetés par le suffrage populaire et renié leurs engagements de campagne sitôt leur élection acquise. Désormais, une épreuve de force les oppose à ceux qui veulent tenir ce qu’ils ont promis, et à quoi ils croient. Elle sera d’autant plus rude que ces derniers pourraient diffuser à des tiers, jusqu’alors résignés à leur impuissance, des idées menaçantes pour l’ordre social. Au-delà du sort de la Grèce, cet affrontement engage le destin de la démocratie européenne (1).
Sitôt connue la victoire de Syriza, chacun semblait s’être donné le mot sur le Vieux Continent. Sur un mode arrogant, Berlin mais aussi Madrid, La Haye, Lisbonne et Helsinki expliquèrent que l’alternance à Athènes ne changeait rien, puisque la politique rejetée par les Grecs devrait être poursuivie sans aucune modification. Sur un ton plus doucereux, on susurrait la même chose à Rome, Bruxelles et Paris : « Il faut, estima par exemple le ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius, concilier le respect du vote par l’électeur et le respect des engagements de la Grèce en matière de réformes. » Mais tous les gouvernements de l’Union européenne semblent ne se soucier que du second terme de l’équation. Et s’offusquer quand M. Alexis Tsipras insiste pour rappeler le premier.
Le mérite de Syriza est immense. Pas seulement parce que son choix l’amène à réhabiliter des termes devenus aussi insolites dans la vie démocratique que « souveraineté », « dignité », « fierté », « espoir ». Mais aussi parce que les instruments destinés à garrotter la volonté d’une Grèce indocile sont exhibés aux yeux de tous. Faute d’un accord avec ses partenaires européens et avec le Fonds monétaire international (FMI), le pays risque de se retrouver à court d’argent. Ses options les plus évidentes ne seraient alors guère enviables : quitter la zone euro, emprunter à des taux prohibitifs auprès des marchés financiers.
M. Tsipras l’a compris : on attend de lui qu’il capitule. Car tant qu’il se cabre, tant qu’il mobilise l’enthousiasme de sa population, il défie un ordre économique et sa camisole de force, il chamboule les usages politiques les mieux installés. Après tout, M. François Hollande n’a pas eu besoin de plus de vingt-quatre heures pour se rendre à Berlin et piétiner ses promesses de campagne — la renégociation du pacte de stabilité européen, le combat contre son « véritable adversaire », la finance — et endosser sans broncher la politique de son prédécesseur.
Moins de dix jours après la victoire de Syriza, les banquiers centraux de la zone euro envoyaient leur première salve punitive en privant subitement les banques grecques de leur principal canal de financement. C’était un moyen pour eux d’obliger Athènes à négocier dans l’urgence un accord avec ses créanciers, essentiellement les Etats européens et le FMI, et à reprendre le programme d’austérité là où le précédent gouvernement l’avait laissé. M. Hollande jugea aussitôt « légitime » le coup de force de la Banque centrale européenne (BCE). Tout comme le premier ministre italien, M. Matteo Renzi. Si l’on ne sait jamais très précisément où se trouve le président français, du moins comprend-on désormais où il ne se situe pas : avec le peuple grec.
Pendant que le garrot européen se resserre, que les marchés financiers accentuent leur pression sur le gouvernement d’Athènes, les termes du jeu deviennent terriblement clairs. La Grèce est soumise à un diktat. En échange des financements dont elle a besoin, on exige qu’elle entérine sur-le-champ une avalanche d’exigences dogmatiques et inefficaces, toutes contraires au programme de son gouvernement : réduire une fois de plus les retraites et les salaires, augmenter encore le taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), engager la privatisation de quatorze aéroports, affaiblir davantage le pouvoir de négociation des syndicats, affecter des excédents budgétaires croissants au remboursement de ses créanciers alors même que la détresse sociale de son peuple est immense. « Les ministres [de l’Eurogroupe], a précisé M. Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques, étaient tous d’accord sur le fait qu’il n’existe pas d’alternative à la demande d’une extension du programme actuel. » Avant de répéter le célèbre slogan de Margaret Thatcher, M. Moscovici, se souvenant peut-être qu’il était membre d’un parti socialiste, avait néanmoins tenu à préciser : « Ce que nous voulons, c’est aider le peuple grec » (2). L’aider, mais en lui interdisant de dévier de la politique d’austérité qui l’a ruiné.
La Grèce, fait savoir son ministre des finances Yanis Varoufakis, est « déterminée à ne pas être traitée comme une colonie de la dette dont le destin est de souffrir (3) ». L’enjeu en cause dépasse ainsi celui du droit d’un peuple à choisir son destin, y compris quand un arbitre des élégances démocratiques aussi délicat que le ministre des finances allemand, M. Wolfgang Schäuble, estime qu’il « a élu un gouvernement qui agit de manière un peu irresponsable (4) » Car la question posée porte aussi sur la possibilité pour un Etat de s’extraire de stratégies destructrices, au lieu de devoir les durcir chaque fois qu’elles échouent.
Vingt-sept assassins de l’espérance
Depuis que les institutions européennes ont jeté leur dévolu sur la Grèce et soumis l’économie la plus déprimée de l’Union à la politique d’austérité la plus draconienne, de quel bilan peuvent-elles se prévaloir ? Celui qu’on pouvait attendre et qui fut d’ailleurs annoncé : une dette qui ne cesse d’enfler, un pouvoir d’achat qui s’effondre, une croissance atone, un taux de chômage qui s’envole, un état sanitaire dégradé. Mais peu importe, le Gramophone européen ne cesse de répéter : « La Grèce doit respecter ses engagements ! » (lire « Dette publique, un siècle de bras de fer »). Sclérosée dans ses certitudes, la sainte alliance refuse même d’entendre le président des Etats-Unis quand il explique, encouragé dans son analyse par une armada d’économistes et d’historiens : « On ne peut pas continuer à pressurer des pays en dépression. A un moment donné, il faut une stratégie de croissance pour pouvoir rembourser ses dettes (5). »
L’effondrement économique que la Grèce a subi depuis six ans est comparable à celui que quatre ans de destructions militaires et une occupation étrangère avaient infligé à la France pendant la première guerre mondiale (6). On comprend alors que le gouvernement de M. Tsipras bénéficie dans son pays, y compris à droite, d’un énorme appui populaire quand il refuse de prolonger une politique aussi destructrice. Et de se résigner à survivre « comme un drogué qui attend sa prochaine dose (7) ». Hélas, Syriza compte moins d’appuis ailleurs. Un peu à la manière du roman d’Agatha Christie Le Crime de l’Orient-Express, enquêter sur les assassins potentiels de l’espérance grecque obligerait à interroger la totalité des gouvernements européens. Et d’abord l’Allemagne : les règles disciplinaires qui ont échoué sont les siennes ; elle entend écraser les peuples qui renâclent à les subir indéfiniment, surtout quand ils sont méditerranéens (8). Avec l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, le mobile du crime est encore plus sordide. Les populations de ces Etats auraient en effet intérêt à ce que la main de fer de l’austérité cesse enfin de les broyer. Mais leurs gouvernements ont peur, en particulier quand chez eux une force de gauche les menace, qu’un Etat ne démontre enfin qu’on peut refuser d’emprunter « un chemin balisé, un chemin connu, un chemin connu des marchés, comme des institutions et de l’ensemble des autorités européennes », celui dont M. Michel Sapin, ministre des finances français, continue de prétendre qu’on doit « l’explorer jusqu’au bout » (9). Or une éventuelle échappée belle d’Athènes démontrerait que tous ces gouvernements se sont fourvoyés en faisant souffrir leur peuple.
Chacun sait en effet qu’à moins de parvenir à « tirer du sang à une pierre », la dette grecque ne sera jamais remboursée. Comment ne pas comprendre également que la stratégie économique de Syriza consistant à financer des dépenses sociales urgentes grâce à une lutte contre la fraude fiscale pourrait enfin s’appuyer sur une jeune force politique, populaire, déterminée, issue des mouvements sociaux, dégagée des compromissions du passé. A défaut d’être « balisée », la voie est donc tracée. Et l’avenir fait penser à ce qu’écrivait la philosophe Simone Weil à propos des grèves ouvrières de juin 1936 en France : « Nul ne sait comment les choses tourneront. (…) Mais aucune crainte n’efface la joie de voir ceux qui toujours, par définition, courbent la tête la redresser. (…) Ils ont enfin fait sentir à leurs maîtres qu’ils existent. (…) Quoi qu’il puisse arriver par la suite, on aura toujours eu ça. Enfin, pour la première fois, et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d’autres souvenirs que le silence, la contrainte, la soumission (10). »

Le combat des Grecs est universel. Il ne suffit plus que nos vœux l’accompagnent. La solidarité qu’il mérite doit s’exprimer en actes.

Le temps est compté.

(NDLR: Oui. Attendre 201 ou se mettre en grève tout de suite ?).

Publié par Frédéric Maurin à 07:12am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #austérité , #Union européenne , #ue , #le monde diplomatique , #syriza , #charb

24 Février 2015

Fakir cause avec la CGT

Fakir cause avec la CGT

Et comme en plus cela s'est passé à Grenoble, j'ai même acheté leur dernière livraison...

Emploi contre environnement : refusez le chantage !

Dans notre boite mail, on a reçu cette invitation de Patrick Bernard :

« Nous désirons réaliser à Grenoble un débat avec pour titre « La décroissance est-elle la solution ? »

Nous espérons faire grandir l'idée que nous avons besoin d'une mutation dans la CGT sur notre rapport à la productivité, bien sûr avec une réponse aux besoins sociaux mais réalisée dans un cadre écologique en coupure radicale avec le Capitalisme.

Nous devrions avoir la présence du nouveau maire de Grenoble Eric Piolle, ainsi que celle de Philippe Martinez, le secrétaire général de la fédération métallurgie. »

Enfin !

Car à Gardanne, « hippies » et « stals » s'opposent. Les militants de Sos Forêt manifestent contre une centrale à bois, et contre la CGT de la boîte. Qui, elle, se fritte avec la CGT-forêt du coin.

Comme à Nantes, pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou sur la Zad du Center Parcs de Roybon.

Et donc, enfin !

Enfin, la CGT, l'organisation la plus massive à gauche – 694 857 adhérents –, forcément traversée par des courants divers, voire contraires, qui à ce sujet ne sait pas quoi penser, et donc pense peu, ou tout bas, ébrécherait ce dogme qui ronge la planète, qu'on attend comme les chrétiens jadis le retour du Christ-Roi : la croissance.

Enfin se poseraient les vraies questions : que produire ? Où produire ? Comment produire ?

On s'enflamme, presque.

Certes, ce n'était que dans l'Isère.

Certes, ça ne concernait que la métallurgie.

Mais il faut bien que l'incendie parte d'un point, et demain, qui sait ?, si on pousse la roue fort, très fort, très très fort, c'est un grand débat national que lancera le syndicat.

Car comment imaginer une « écologie populaire » sans le mouvement ouvrier ?

Et un mouvement ouvrier sans, demain, l'écologie populaire ?

Reportages, de Gardanne à Grenoble.

Au menu également, des nouvelles…

… de Gilles de Robien, inculpé pour homicide involontaire sur Hector, un ouvrir d'un chantier d'insertion amiénois.

… des tribunaux arbitraires, qui nous pendent au nez avec le Tafta.

… de notre soirée du 12 janvier à la Bourse du travail : quelle analyse de classe livrer après Charlie ?

… et du djihad libéral, bien sûr, avec Emmanuel Macron dans « La gauche décomplexée ».

Et puis, pour refaire le déco de vos WC, on vous offre ici en petit un poster géant !

Fakir cause avec la CGT

Publié par Frédéric Maurin à 07:31am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #fakir , #cgt , #écologie , #emploi , #grenoble

22 Février 2015

Sur le front de l'émancipation populaire...

On commencera avec une bonne nouvelle, peut-être provisoire:

L'austérité rejetée par les électeurs grecs

Source : Bastille-République-Nations

C’était la chronique d’une victoire annoncée. Dès la clôture du scrutin du 25 janvier, destiné à renouveler le parlement grec, le mouvement SYRIZA confirmait la première place que les sondeurs lui prédisaient depuis des semaines. Ce mouvement, qui est en fait une fédération de partis et de groupes souvent classés « gauche radicale », peut même se prévaloir d’un succès plus large qu’espéré : avec 36,3% des suffrages, il devance de plus de 8 points le parti conduit par le premier ministre sortant, Nouvelle Démocratie (ND, droite), qui récolte 27,8% des voix. ND conserve cependant l’essentiel de ses électeurs.de juin 2012 (29,7%)

Car le triomphe de SYRIZA est d’abord dû à l’effondrement du partenaire minoritaire de la coalition sortante : avec 4,6%, le Parti socialiste (PASOK) divise son score de juin 2012 (12,3%) par trois, et même par dix si on se réfère à son succès de 2009. Il est vrai que l’ancien premier ministre George Papandréou (toujours président de l’Internationale socialiste) avait fait dissidence en créant son propre groupe. Celui-ci manque cependant son entrée au Parlement, en n’obtenant que 2,6%.

 

Le parti néonazi Aube dorée, dont le président et plusieurs députés sont en prison, recule légèrement de 6,9% (en juin 2012) à 6,3%, mais conserve sa troisième place. Il est talonné de peu d’une part par un nouveau parti positionné au centre, To Potami, créé lors des élections européennes, qui se revendique « pro-européen » et libéral, et qui obtient 5,7% des suffrages ; et d’autre part par le Parti communiste (KKE), qui, avec 5,6% des voix, remonte la pente par rapport à son score de juin 2012 (4,5%). Le KKE est le seul parti représenté au parlement qui demande explicitement la sortie de l’euro, et de l’Union européenne.

Enfin, le mouvement des « Grecs indépendants » (ANEL) s’établit à 4,7%, un résultat certes inférieur aux 7,5% obtenus il y a deux ans, mais qui va sans doute lui permettre de jouer un rôle clé. L’ANEL est issu d’une scission d’avec la ND, lorsqu’en 2012, certaines personnalités de ce parti de droite refusèrent de cautionner les plans d’austérité dictés par Bruxelles et ladite Troïka (trio des créanciers : Commission européenne, BCE, FMI). Souvent décrit comme « nationaliste », l’ANEL peut être comparé à ce que fut en France le RPF que créa Charles Pasqua lorsque ce dernier rompit avec le RPR en 1999.

Tous les observateurs s’accordent sur un constat : les résultats du 25 janvier traduisent un rejet massif des plans d’austérité imposés depuis 2010 par Bruxelles, et mis en œuvre par le gouvernement ND-PASOK depuis 2012. C’est autour de ce thème que SYRIZA a bâti toute sa campagne. Et c’est sur cette base que devrait être constitué sous peu un nouveau gouvernement, dirigé par le leader de ce mouvement, Alexis Tsipras.

Certes, avec 149 députés sur 300, Syriza manque d’un cheveu la majorité absolue. Mais dès le lendemain du scrutin, l’ANEL, fort de ses 13 sièges, se profilait comme partenaire pour une future coalition gouvernementale. Malgré leurs différences politiques, les deux partis s’accordent pour refuser la poursuite des plans imposés par la Troïka.

 

Rapidement déchanter

Pour autant, les électeurs qui ont voté pour une rupture avec les politiques d’austérité draconienne pourraient rapidement déchanter. Certes, de premières mesures seront probablement prises par le futur gouvernement pour répondre aux urgences sociales des plus déshérités : octroi de bons d'électricité ou de logement, accès gratuit aux soins, aux transports en commun…

Mais SYRIZA – du moins la majorité de ses composantes – a toujours refusé que quitter la zone euro. Une position qui ne manquera pas de compromettre la réalisation des deux autres piliers du programme de ce parti : d’une part, une suspension (moratoire) des échéances immédiates de remboursement de la dette qui plombe terriblement le budget du pays ; d’autre part, à moyen terme, la renégociation de la charge globale de celle-ci. M. Tsipras avait du reste distingué entre les crédits dus au FMI, qu’il s’est engagé à rembourser, et ceux vis-à-vis de la BCE et des Etats européens, pour lesquels il espère une baisse de taux et un allongement des échéances.

La plupart des observateurs ont du reste noté qu’au fur et à mesure de la campagne, M. Tsipras a assoupli ses positions. Au point qu’un banquier français, cité par Le Monde (25/01/15), pouvait remarquer : « en vérité, l'opposition entre SYRIZA et la Troïka est moins frontale qu'il n'y paraît ». Certes, la veille du scrutin, le futur chef du gouvernement proclamait fièrement : « lundi, nous en aurons fini avec les ordres venus de l'étranger ». Mais dès la nuit suivante, le ton avait changé puisqu’il plaidait pour que soient trouvées des compromis « justes et praticables ».

 

De fait, en ne remettant pas en cause l’appartenance de la Grèce à la monnaie unique, le futur gouvernement s’enferme objectivement dans une impossibilité de mener une politique rompant avec l’austérité imposée. D’abord pour des raisons juridiques : au-delà même de la tutelle de la Troïka, le pays est tenu par les traités européens qui imposent la rigueur budgétaire. Ensuite pour des raisons économiques : la monnaie unique ne peut survivre que si les orientations économiques des pays membres sont alignées.

 

Enfin pour des raisons politiques : si, par hypothèse, un gouvernement grec réussissait à faire reculer Bruxelles sur ses fondamentaux, cela ne manquerait pas de faire tâche d’huile. Or des élections sont prévues en 2015, notamment au Portugal en octobre, et en Espagne en novembre… On voit mal les dirigeants européens laisser se répandre un tel mauvais exemple.

 

Or, face à un gouvernement qui accepte le carcan européen, Bruxelles dispose des moyens d’imposer ses vues. Avec notamment un bâton : le chantage au non-versement de la dernière tranche du renflouement (lire ci-dessous) ; et le cas échéant une carotte, sous forme d’assouplissements, de toutes façons inévitables, quant aux modalités de remboursement de la dette, ce qui permettrait à M. Tsipras de ne pas perdre la face. D’où la tonalité désormais décontractée de plusieurs dirigeants européens. La chancelière allemande a ainsi affirmé : « nous allons travailler tranquillement » avec le gouvernement grec.

 

Après la chronique de la victoire annoncée, c’est bien celle du renoncement programmé qui se dessine.

A moins, naturellement, que le peuple grec ne décide de se faire entendre dans la rue, une fois les urnes refermées.

...quelques dernières nouvelles,

Le lundi 16 février 2015, la réunion de l’Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) s’est tenue à Bruxelles. Elle a une nouvelle fois démontré qu’il ne faut rien attendre – sinon le pire – des oligarques européens. Leur attitude méprisante à l’égard du peuple grec devrait convaincre ce dernier que le moment est venu de tirer toutes les leçons de la situation créée depuis la victoire de SYRIZA aux élections législatives il y a trois semaines. Si la Grèce souhaite sortir de la crise, c’est-à-dire aller vers la suppression du chômage et de la précarité, remettre en place un système éducatif et de protection sociale efficace, reconstruire son appareil productif et son agriculture, elle n’aura pas d’autre choix que de sortir de l’euro et de l’Union européenne. Cette nécessité est la même pour tous les autres pays membres de l’Union européenne qui souffrent de l’euro, autrement dit tous les pays sauf l’Allemagne.

Ci-dessous les interventions de plusieurs dirigeants d’organisations qui militent pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Ils viennent de Grèce, d’Espagne, d’Italie et d’Autriche. Ils expliquent pourquoi leur pays doit sortir de l’euro et de l’Union européenne. Ils étaient les invités du M’PEP lors de son université d’automne à Bordeaux en novembre 2014.

Pour accéder aux vidéos, cliquez ci-dessous :
  • SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE ET DE L’EURO EN ITALIE
    Avec Fabio Frati, Coordinamento Nazionale Sinistra contro l’euro (Coordination nationale de la gauche italienne contre l’euro), Italie.
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3867
  • SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE ET DE L’EURO EN AUTRICHE

Avec Wilhelm Langthaler, Commitee Euro exit (Comité Sortie de l’euro), Autriche.
http://www.m-pep.org/spip.php?article389
5

Publié par Frédéric Maurin à 22:12pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #m'pep , #gauche , #euro , #grèce , #espagne , #italie , #Parti Socialiste , #Union européenne , #bastille République Nations , #BRN

21 Février 2015

Forum de la Désobéissance Citoyenne à Fontaine

Après Grigny pour les éditions précédentes, cela se passera ce samedi 28 février 2015 à Fontaine, dans la ceinture rouge grenobloise ...

La Ville de Fontaine et le mensuel Les Z'Indigné(e)s organisent le
IVe Forum National de la Désobéissance Citoyenne "Désobéir, agir citoyen?"
Le samedi 28 février à Fontaine, salle Edmond Vigne
Lieu de partages et d'échanges, ce forum aura pour questionnement « A quoi rêvent les milieux populaires ? ».
Il entend rendre visible l’invisible, en témoignant de la vivacité et de la diversité des cultures populaires, en valorisant leurs richesses que sont les biens communs, les services publics et l'éducation populaire.
Nous accueillerons ce samedi 28 février 2015 à Fontaine, des personnes venues de toute la France, de l’étranger et d'ici bien évidemment.
Car ce forum sera aussi l'occasion de mettre en lumière toutes les luttes locales et les relayer au niveau national.
Aussi, nous invitons les acteurs locaux de la Ville de Fontaine et de l'agglomération grenobloise, associations et citoyens, à participer à cette initiative sous toutes les formes : interventions (orales, artistiques ...), animations, ateliers et/ou stands.
Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour partager ensemble nos expériences et notre soif de résistance. Résistances d’hier, d’aujourd’hui, de demain.
Aujourd'hui plus que jamais, exprimons la richesse et la diversité de nos cultures et de nos convictions !!

Publié par Frédéric Maurin à 13:16pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #fontaine , #grenoble , #communisme municipal , #paul ariès , #désobéissance , #glières

20 Février 2015

Pour le boycott de la banque HSBC

Pour le boycott de la banque HSBC

Pourquoi boycotter HSBC ?

Il y a déjà la pétition et un rassemblement ce jeudi 26 février.

Et pourquoi pas ?

Tous les ingrédients sont là...

HSBC : une banque au lourd passé et au présent sulfureux

La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs organes de presse le 9 février 2015, 180,6 milliards d’euros seraient passés, à Genève, par les comptes HSBC, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 (soit en moins de 5 mois !) |1|. Mohamed VI roi du Maroc, des vedettes du monde du spectacle, de multiples sociétés privées, auraient confié à HSBC la mission de dissimuler au fisc et à la justice de leur pays une partie de leurs revenus. Dans l’article ci-dessous, nous revenons sur l’histoire passée et récente d’HSBC, une des principales banques privées à l’échelle mondiale.

par Eric Toussaint

9 février 2015

Le sigle HSBC signifie “Hong Kong and Shanghai Banking Corporation”. Dès ses origines, la banque est mêlée au commerce international de drogues dures. En effet, elle a été fondée dans le sillage de la victoire britannique contre la Chine dans les deux guerres de l’opium (1839-1842 et 1856-1860). Ces deux guerres ont joué un rôle décisif dans le renforcement de l’empire britannique et dans la marginalisation de la Chine qui a duré environ un siècle et demi. Au cours de ces deux guerres, le Royaume-Uni a réussi à imposer à la Chine d’accepter les exportations britanniques d’opium en provenance de l’Inde (qui faisait partie de l’empire britannique). La Chine a bien tenté de s’opposer au commerce de l’opium mais les armes britanniques, avec le soutien de Washington, ont eu le dessus. Londres a créé une colonie à Hong Kong et, en 1865, est fondée la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation par un commerçant écossais spécialisé dans l’importation d’opium (à l’époque, 70 % du fret maritime qui passait par Hong Kong concerne l’opium venu des Indes). Depuis ce moment, l’histoire de la banque a suivi étroitement la politique extérieure du Royaume-Uni et les intérêts du grand patronat britannique en Asie. Après 1949 et la victoire de la Chine de Mao, la banque se replie sur Hong Kong, resté territoire britannique. Ensuite, entre 1980 et 1997, elle développe ses activités aux États-Unis et en Europe. Elle ne déplace son siège social de Hong Kong à Londres qu’en 1993, avant la rétrocession du territoire à la République populaire de Chine réalisée en 1997. HSBC reste incontournable à Hong Kong dont elle émet 70 % des billets de banques (le dollar de Hong Kong). Hong Kong constitue un élément clé dans la chaîne du blanchiment d’argent accumulé par la nouvelle classe dirigeante chinoise. Rappelons que le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes en 2014, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients |2|.


HSBC impliquée dans d’autres crimes financiers

Blanchiment, manipulation, vente abusive et frauduleuse, évasion fiscale... HSBC a plus d’un tour dans sa manche !

En plus du blanchiment d’argent de la drogue et du terrorisme |3|, HSBC est impliquée dans d’autres affaires : la manipulation du marché des taux de change (l’affaire a éclaté en 2013 et porte sur un marché quotidien de 5 300 milliards de dollars) |4|, la manipulation des taux d’intérêt interbancaire (dont le Libor) |5|, la vente abusive et frauduleuse de dérivés sur les taux d’intérêt, la vente abusive et frauduleuse de produits d’assurances aux particuliers et aux PME au Royaume-Uni (la FSA, l’autorité de contrôle britannique, a poursuivi HSBC dans cette affaire qui a révélé que la banque a vendu des assurances ne servant à rien ou si peu ! |6|), la vente abusive de Mortgage Backed Securities aux Etats-Unis, la manipulation du cours de l’or et du cours de l’argent (l’affaire a éclaté en janvier-février 2014 |7|) et l’organisation à une échelle massive de l’évasion fiscale des grosses fortunes (voir ci-dessous).


Hervé Falciani, le Edgar Snowden d’HSBC ?

Hervé Falciani, un citoyen franco-italien, a travaillé aux services informatiques de HSBC Suisse à Genève de 2006 à 2008. Avant de quitter la banque, il a copié 127 000 fichiers qui relient HSBC à des opérations massives de fraude et d’évasion fiscale dans laquelle elle joue un rôle souvent actif. Il s’installe en France. La Suisse décide de l’arrêter et lance un mandat d’arrêt international via Interpol pour « soustraction de données », « violation du secret bancaire et du secret commercial » et « présomption de service de renseignements économiques ». Il faut souligner que la Suisse n’a pas attaqué HSBC.

Début 2009, le domicile niçois de Falciani fait l’objet d’une perquisition effectuée par la police locale. Les infos qu’il détient sont explosives : parmi les 127 000 fichiers se trouvent des exilés fiscaux français (8 231 selon Falciani), belges (plus de 800), espagnols (plus de 600 noms), grecs (la fameuse liste dite Lagarde car la ministre française l’a remise aux autorités grecques en 2010, elle contient environ 2 000 noms), allemands, italiens, mexicains, états-uniens... Hervé Falciani remet tout ou une partie des informations qu’il détient aux autorités françaises et à celles d’autres pays.

Ensuite, selon ses dires, il collabore avec les autorités de Washington auxquelles il livre des informations qui font avancer l’affaire du blanchiment par HSBC de l’argent des cartels de la drogue du Mexique et de Colombie. Puis il se rend en Espagne en 2012 afin de collaborer avec les autorités espagnoles. Il y est d’abord arrêté en application du mandat d’arrêt lancé par la Suisse. La Suisse insiste pour que l’Espagne lui livre Hervé Falciani, ce que l’Espagne refuse en mai 2013 car la justice espagnole le considère comme un témoin privilégié dans plus grandes affaires de fraude et d’évasion fiscale |8|. En effet, la communication aux autorités espagnoles des données dérobées par H. Falciani avait permis dès 2011 de découvrir une grande quantité d’argent (environ 2 milliards €) déposée en Suisse par des membres de la famille d’Emilio Botin, le président de Santander (la première banque espagnole). Celui-ci, acculé, a versé aux autorités espagnoles 200 millions € d’amende. Les données livrées par H. Falciani ont également débouché sur le scandale du financement frauduleux du Parti Populaire, le parti du premier ministre Mariano Rajoy |9|. La justice espagnole fournit une protection policière permanente à Hervé Falciani. Les autorités belges et françaises rencontrent H. Falciani et utilisent les données fournies, instruisent des dossiers. Il n’est pas du tout certain que cela débouchera sur des condamnations pour fraude car il est plus que probable que des arrangements financiers (en Belgique, cela s’appelle des régularisations fiscales) permettront aux fraudeurs d’y échapper.

Il faut souligner que, dans cette affaire, non seulement la Suisse cherche à arrêter le lanceur d’alerte, c’est le cas également en Grèce où la justice a arrêté l’éditeur de la revue « Hot Doc », Kostas Vaxevanis, parce qu’il avait osé publier en octobre 2012 la liste Lagarde-HSBC-Falciani que les autorités grecques avaient égarée depuis trois ans |10|. Suite aux réactions citoyennes en Grèce et sur le plan international, le journaliste a finalement été acquitté lors de son procès. Il n’est pas facile de dénoncer une banque et les riches fraudeurs qu’elle protège ou, ce qui revient à peu près au même, de dénoncer les riches fraudeurs qui protègent les banques et leur sacro-saint secret bancaire. Il y a bien une véritable symbiose entre les grandes banques et la classe dominante, comme existent des passerelles permanentes entre les gouvernants et les grandes entreprises, en particulier celles de la finance.
HSBC a décidé de contourner une directive de l’Union européenne
En 2013, l’Union européenne a annoncé qu’elle fixait une limite aux bonus que pouvaient recevoir les dirigeants et les traders d’une banque. Le bonus ne peut pas être supérieur au double de la rémunération salariale fixe. Si un dirigeant a une rémunération fixe de 1,5 million d’euros par an, les bonus ne pourront pas dépasser 3 millions d’euros (donc une rémunération totale de 4,5 millions). Qu’à cela ne tienne, la direction d’HSBC a annoncé en février 2014 qu’elle allait fortement augmenter la rémunération fixe de ces dirigeants afin que leur bonus ne soit pas réduit
|11|.


Conclusion

La banque HSBC devrait être fermée, sa direction devrait être licenciée sans indemnité et poursuivie en justice. Le mastodonte HSBC devrait être divisé sous contrôle citoyen en une série de banques publiques de taille moyenne dont les missions devraient être strictement définies et exercées dans le cadre d’un statut de service public.

notes articles:

|1| Voir notamment http://www.lemonde.fr/economie/arti...

|2| Voir son site official : http://www.hsbc.com/about-hsbc

|3| Voir Eric Toussaint, « Les barons de la banque et de la drogue », publié le 14 avril 2014, http://cadtm.org/Les-barons-de-la-b...

|4| Voir Eric Toussaint, http://cadtm.org/Comment-les-grande...

|5| Voir http://cadtm.org/Les-grandes-banque... publié le 30 avril 2014

|6| Le Monde, “Cernée par les scandales, HSBC ternit un peu plus la réputation de la City”, 1er août 2012.

|7| Financial Times, “Fears over gold price rigging put investors on alert. German and UK regulators investigate”, 24 février 2014.

|8| Le Soir, « Vol de fichiers bancaires chez HSBC : le récapitulatif », 8 mai 2013, http://www.lesoir.be/239380/article...

|9| Le Monde, "Evasion fiscale : le parquet espagnol s’oppose à l’extradition de Falciani, ex-employé de HSBC", 16 avril 2013 http://www.lemonde.fr/europe/articl... The New York Times, "A Banker’s Secret Wealth", 20 septembre 2011, http://www.nytimes.com/2011/09/21/b... "The French government passed on to Spain data that it had obtained from Hervé Falciani, a former employee in HSBC’s Swiss subsidiary, naming almost 600 Spanish holders of secret bank accounts. Among those was one belonging to the estate of Mr. Botín’s father." http://www.nytimes.com/2011/09/21/b...

|10| Kostas Vaxevanis, "Pourquoi j’ai publié la liste Lagarde", The Guardian, 31 octobre 2012
"http://www.presseurop.eu/fr/content...

|11| Financial Times, “HSBC plans to sidestep EU Bonus cap revealed”, 25 février 2014.

Publié par Frédéric Maurin à 23:37pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #boycott , #hsbc , #SwissLeaks , #banque , #fiscalité

14 Février 2015

SwissLeaks, une pétition Avaaz : Pourquoi pas ?

SwissLeaks, une pétition Avaaz : Pourquoi pas ?
Bon, je crois plus à la rue et - allez, osons la candeur- au bulletin de vote mais, lue rapidement, le fond et les sources de cette pétition méritent signature.
Maintenant, c'est vous qui voyez...

Chères et chers ami(e)s,

(NB : Salut Camarades, c'est un joli nom aussi...)

La banque HSBC vient d’être prise la main dans le sac en train d’aider certains des plus riches de ce monde à échapper aux impôts! À leur place, nous irions en prison, mais les gouvernements traitent ces personnes comme si elles étaient trop puissantes pour être mises derrière des barreaux. Montrons-leur que c’est faux.

Nos gouvernements perdent 3000 milliards de dollars par an à cause de la fraude fiscale — assez pour éradiquer plusieurs fois la pauvreté dans le monde! Ces révélations sont historiques; si nous ne saisissons pas cette opportunité pour obtenir des poursuites, une telle chance pourrait ne jamais se représenter.

Le ministre des Finances anglais, George Osborne, se présente à une élection et la Ministre de la Justice américaine doit encore être confirmée dans ses fonctions. Tous deux sont donc actuellement très sensibles à l’opinion publique. Un appel d’un million de personnes, évoqué dans les pages de leurs journaux préférés et mentionné par des législateurs, pourrait les inciter à enquêter sur cette élite fraudeuse, la poursuivre en justice et lui envoyer un signal fort: personne n’est trop gros pour la prison!

https://secure.avaaz.org/fr/hsbc_tax_dodge_loc/?bOIDMeb&v=53807

Le Royaume-Uni est le pays d’origine d’HSBC, et des milliers de fraudeurs relèvent de juridictions du Royaume-Uni et des États-Unis. Si ces deux pays pouvaient, les premiers, engager des poursuites judiciaires, des comptes pourraient être demandés à plus large échelle.

Les plus riches sont souvent à l’origine de crises financières dévastatrices, via la spéculation sauvage, et sont renfloués par l’argent des contribuables. En plus, ce sont eux qui disent qu’il faudrait moins dépenser pour les écoles et les hôpitaux quand il faut combler leurs déficits - tout cela pendant que nombre d’entre eux se soustraient à leurs impôts! C’est cette spirale de l’austérité qui creuse le fossé des inégalités dans le monde.

85 milliardaires accumulent aujourd’hui autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la planète, richesses qu’ils utilisent trop souvent pour acheter des politiciens et prendre nos démocraties en otage pour que le système continue d’oeuvrer en leur faveur.

Il est grand temps de stopper cette spirale infernale dévastatrice et que les plus riches paient leurs impôts. Faisons-le sans attendre:

https://secure.avaaz.org/fr/hsbc_tax_dodge_loc/?bOIDMeb&v=53807

Avaaz, c’est avant tout une multitude conjuguant ses forces pour contrer quelques-uns. La loi est un contrat qui nous unit tous, à égalité. Des milliers de puissants du monde pensent qu’ils sont au-dessus de cette loi. Pour le bien de nos démocraties et de nos sociétés, montrons-leur que c’est faux.

Avec espoir et détermination,

Alex, Bert, Laila, Ricken, Marie, Andrew, Nell et toute l’équipe d’Avaaz

POUR ALLER PLUS LOIN:

SwissLeaks: HSBC pourrait être poursuivi aux États-Unis (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/10/swissleaks-hsbc-pourrait-etre-poursuivi-aux-etats-unis_4573848_3234.html#Fs5UgU77AB4SiOBk.99

Swissleaks: HSBC héberge des fonds obscurs liés aux dictateurs et aux trafiquants d’armes (Le Soir)
http://www.lesoir.be/781321/article/economie/2015-02-08/swissleaks-hsbc-heberge-des-fonds-obscurs-lies-aux-dictateurs-et-aux-trafiquants

HSBC accusée de blanchir de l'argent sale (Le Point)
http://www.lepoint.fr/economie/hsbc-accusee-de-blanchir-de-l-argent-sale-19-07-2012-1487216_28.php

Scandale "SwissLeaks": quels sont les pays africains les plus touchés? (Jeune Afrique)
http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/24101-scandale-qswissleaksq-quels-sont-les-pays-africains-les-plus-touches-.html

Paradis fiscaux: au moins 21.000 milliards de dollars placés de par le monde (L’Expansion - L’Express)
http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/paradis-fiscaux-au-moins-21-000-milliards-de-dollars-places-de-par-le-monde_1141584.html

Les 85 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres (La Tribune)
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140120trib000810501/les-85-plus-riches-du-monde-possedent-autant-que-les-35-milliards-les-plus-pauvres.html

En finir avec les inégalités extrêmes (OXFAM)
http://oxfam.qc.ca/sites/oxfam.qc.ca/files/cr-even-it-up-extreme-inequality-291014-fr.pdf

Publié par Frédéric Maurin à 07:39am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #avaaz , #SwissLeaks , #hsbc

12 Février 2015

14 février : soutien, en manifestation, au peuple grec

14 février : soutien, en manifestation, au peuple grec

Une manifestation de soutien au peuple Grec aura lieu samedi 14 février à 15H00 au départ de la place Félix Poulat à Grenoble et se terminera devant le Consulat de Grèce, rue de la Liberté.

Retrouvez ensuite les réserves d'usage à ce type d'initiative...

Solidarité avec le peuple grec

Contre les politiques d’austérité,

pour une Europe sociale, écologique et démocratique

Le peuple grec vient de faire un choix démocratique clair : il s’est prononcé contre les politiques néolibérales, pour une politique de gauche, dans l’intérêt général. Il a dénoncé les mémorandums imposés par la troïka de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI. Il a opté pour la désobéissance en faveur de mesures concrètes afin d’en finir avec le désastre des politiques d’austérité.

Nous sommes solidaires du choix du peuple grec, comme des manifestations massives ces derniers mois en Belgique, au Portugal, en Espagne, en Angleterre, en Irlande ou en Italie contre les politiques d’austérité. Un vent de changement se lève en Europe. Cette victoire, ces espoirs et ces combats sont les nôtres.

Nous nous opposons fermement aux manœuvres de chantage et d’isolement qui visent à empêcher la mise en œuvre en Grèce d’une véritable politique de gauche. Nous condamnons les coups de force de la BCE ainsi que toutes les pressions anti-démocratiques exercées par la troïka et l’UE sur le gouvernement d’Alexis Tsipras afin de maintenir à tout prix les « mesures structurelles » néolibérales (baisse des salaires, privatisation, disparition des conventions collectives, etc) qui n’ont pour résultat que de mettre le peuple grec à genoux. Nous soutenons l’exigence d’un règlement démocratique et juste de la dette publique. Le gouvernement Grec doit pouvoir appliquer le mandat que lui a donné le peuple : la réponse à l’urgence humanitaire, la sauvegarde et le rétablissement des services publics, la reconstruction du pays et la réalisation du programme de réformes soutenu par la population.

Nous exigeons que le président François Hollande et le gouvernement français respectent le choix du peuple grec. Ils doivent soutenir ses revendications contre l’Europe austéritaire. C’est nécessaire pour la Grèce, c’est une chance pour la refondation de l’Europe. Nous soutenons donc le moratoire de la dette grecque. Nous proposons un audit citoyen de l’ensemble de ces dettes qui constituent un fardeau inacceptable pour les peuples, et exigeons d’en annuler la part injuste et illégitime. Comme le peuple grec, nous défendons le droit à la satisfaction des besoins de la population en matière d'alimentation, d'habillement, de santé, de logement, d'éducation, d'emploi, de sécurité publique, de culture et d’environnement.

Nous appelons à une manifestation le samedi 14 février et nous nous inscrivons dans la mobilisation européenne (manifestations prévues à Athènes, Rome, Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam, Édimbourg, Berlin, etc.) en soutien au peuple grec. C’est ainsi que nous pourrons montrer avec force que la lutte du peuple grec est notre lutte, et qu’ensemble – citoyen-ne-s, syndicats, partis, associations – nous allons modifier le cours de choses en rompant avec le cours libéral et austéritaire de l’Europe, construire une alternative aux politiques néolibérales, stopper l’austérité et agir pour refonder une Europe sociale, écologique et démocratique.

Exigeons tous ensemble le respect des choix du peuple grec
et l’arrêt des politiques d’austérité en Europe
Manifestation Samedi 14 février 2015 à 15h
Rue Félix Poulat - Grenoble

...et maintenant les réserves d'usage :

Stéphane charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015

Stéphane charbonnier, dit Charb, assassiné le 7 janvier 2015

Nous approuvons l'initiative d'organiser une manifestation en solidarité avec le peuple grec. Cependant, nous ne pouvons mettre notre signature en bas du tract d'appel à la manifestation. En effet, nous pensons que les solutions qui y sont listées ne permettrons pas de sortir le peuple Grec de la situation dans laquelle il se trouve. Pour négocier une annulation de leur dette, les Grecs doivent sortir de l'euro et de l'UE. Si des mesures étaient appliquées dans le cadre des traités européens et sans une forte dévaluation de la monnaie, elles conduiraient à un nouvelle échec qui serait vécu, à juste titre, comme une nouvelle trahison de la gauche. Et les trahisons de la gauche, on sait où ça nous mène : tout droit à l'extrême droite. 

Le PRCF refuse de signer ce tract rédigé sans qu'amendements ou réelle discussion ait lieu.

Le titre est déjà en soi une absurdité : à l'heure où l' UE, la BCE et le FMI (la sinistre Troïka) tente de briser la volonté démocratique du peuple hellène, sa souveraineté et sa dignité, en appeler à la mystification, à l’illusionnisme, au mensonge de « l'Europe sociale » consiste à tirer une balle dans le dos des Grecs.

 Comme l'a écrit Frédéric Lordon dans le Diplo :
  
L’alternative pour Syriza est donc des plus simples : plier ou tout envoyer paître. Mais il n’y aura pas de tiers terme. Et si Tsipras imagine qu’il pourra rester dans l’euro et obtenir davantage que des cacahuètes, il se raconte des histoires. Sans doute pourra-t-on compter sur le commentariat européiste pour nous faire paraître les pistaches de gigantesques avancées, peut-être même des victoires triomphales, en tout cas la démonstration en acte de la formidable flexibilité des institutions européennes. La vérité c’est queTsipras ne dépassera pas le stade de l’apéro, et plutôt bon marché, car l’Euro-Allemagne ne cèdera rien de significatif – demanderait-il davantage que Merkel lui montrerait aussitôt la porte.../....Mais la propension au rêve n’est pas ce qui fait défaut à l’européisme ébranlé. « Seule une refondation démocratique de l’Europe permettrait de mener des politiques de progrès social » déclare ainsi avec emphase Thomas Piketty [9 [1]].

 Sans doute – d’ailleurs si ma tante en avait. Malheureusement (?), elle n’en a pas. Il s’agirait donc de s’aviser que la neutralisation des souverainetés populaires n’est pas une erreur accidentelle, ou une mauvaise tournure malencontreusement acquise en cours de route, mais bien un parti pris constitutionnel et réfléchi, voulu au premier chef par l’Allemagne pour garantir l’absolu respect des principes auxquels elle a conditionné sa participation à la monnaie unique...../....Mais l’inanité des fausses solutions n’exclut pas qu’il y en ait de vraies. Puisqu’il y a toujours une alternative. En l’occurrence, non pas caler le pied de table, pour ravauder son estime de soi avant de passer dessous, mais la renverser. 

Pour tous ceux qui, au loin, contemplent dans un mélange d’inquiétude, de doute et d’espoir ce qui peut advenir en Grèce, il ne reste qu’une chose à faire vraiment : contre la force gravitationnelle des institutions qui s’efforce de ramener les déviants à leur ordre, rappeler à Syriza, en ce point de bifurcation où elle se trouve, tout ce qui dépend d’elle – et qui est considérable : contester vraiment l’austérité de la seule manière possible, la rupture, signifier à la face de l’« Union » la sédition ouverte d’avec son ordre néolibéral, c’est-à-dire créer un événement libérateur, pour le peuple grec, mais aussi pour tant d’autres qui espèrent avec lui.

Camarades

Il est désolant que les organisations progressistes ne tiennent aucun compte des analyses convergentes du PRCF et de bien d'autres, comme Lordon, qui tentent d’éveiller la conscience politique endormie d'une gauche dépourvue de stratégie et de cohérence. Qui en plus, en agissant de la sorte, laisse le fascisme capter la volonté populaire de respect de sa souveraineté et de la souveraineté nationale, de son profond rejet de l'euro, de l'UE et de l'OTAN qui menacent la paix. Les événements gravissimes en Ukraine où le rôle belliciste de l'UE et des États-Unis est évident avec leur appui aux
 fascistes et à la réaction.

NOUS SERONS SAMEDI 14 À 15H À LA MANIFESTATION AVEC NOS PROPRES TRACTS sans désespérer de nous retrouver sur des bases de lutte dans notre action de solidarité de combat avec le peuple grec.

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/nous-sommes-tous-grecs-pantes-eimen-ellhnoi/

Publié par Frédéric Maurin à 22:11pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #Union européenne , #ue , #grenoble , #m'pep , #prcf , #pcf

10 Février 2015

Jeudi, bouffez du banquier avec le Livre noir des banques

Stéphane Charbonnier, dit CHARB, assassiné le 7 janvier 2015
Stéphane Charbonnier, dit CHARB, assassiné le 7 janvier 2015

Nos camarades d'ATTAC, tout comme les AMG ci dessus, communiquent :

(et, avant de partir, n'oubliez pas la pétition suivante : )

LuxLeaks : Relaxe pour Antoine DELTOUR !

Le mercredi 11 février, Attac et le journal en ligne Basta ! publient le Livre noir des banques. Ce livre coup de poing montre – chiffres et exemples à l’appui – que les banques coûtent cher, très cher, à la société et que la collusion du pouvoir politique avec les lobbies bancaires constitue un obstacle majeur aux réformes et à la sortie de crise.

La sortie de ce livre coïncide avec la publication par Le Monde des « SwissLeaks », révélations autour de la banque d’HSBC. Ce nouveau scandale ne fait que confirmer les révélations du livre sur l’irresponsabilité financière et écologique de nos grandes banques, ainsi que leur rôle clé dans l’industrie financière mondiale.

Livre noir des banques

Fraude fiscale : Le Livre noir des banques

mardi 10 février 2015, par Attac France

L’évasion et la fraude fiscale sont organisées par les banques : c’est ce que montre à nouveau le scandale HSBC. Les banques françaises ne sont pas en reste, à commencer par BNP Paribas. Attac, qui publie cette semaine Le Livre noir des banques en partenariat avec Basta !, exige la fermeture des filiales des banques françaises dans les paradis fiscaux, à commencer par les îles Caïmans.

lire en ligne

Sept ans après le début de la crise : les banques restent des dangers publics !

mardi 10 février 2015, par Dominique Plihon

Le discours officiel, véhiculé par la plupart des médias, est clair : la crise est passée, des réformes salutaires ont été mises en place, les banques vont bien et participent activement au bien-être de la société. Cette vision est contraire à la réalité.
À chacun sa vérité !

lire en ligne

Les banques et le financement de la course aux armements

mardi 3 février 2015, par Daniel Hofnung

C’est un sujet dont on parle peu : à part une petite minorité, tous les partis politiques sont d’accord avec la dissuasion nucléaire, et la partie de la loi de programmation militaire qui en traite donne lieu à peu d’interventions de parlementaires. D’année en année, les budgets incluent des programmes de modernisation des forces nucléaires (un missile « dure » en moyenne 5 ans et demie avant d’être remplacé) et sont reconduits : dans ce domaine « réservé », il n’y a pas d’austérité.

lire en ligne

Allez, on fait ça en musique....

Publié par Frédéric Maurin à 22:26pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #banque , #attac , #SwissLeaks , #luxLeaks , #ue , #Union européenne , #fiscalité , #hsbc , #lavilliers