Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

28 Juin 2015

Tyrannie européenne

Tyrannie européenne
Un article de Jacques Sapir où l'on lira, entre autres choses :

"Que ce soit au Parti Socialistes ou chez « les Républicains », on ne peut ouvertement s’opposer à une telle décision sans contredire immédiatement et brutalement tous les discours qui ont été tenus sur la démocratie. Mais, en réalité, le référendum grec fait planer le spectre d’un autre référendum, celui de 2005 sur le projet de Traité constitutionnel en Europe. La manière dont la classe politique française, dans sa large majorité, de Nicolas Sarkozy à François Hollande, de l’UMP au PS, avait été désavouée par la victoire du « Non », mais avait fait passer en contrebande à peu de choses près le même texte lors du Traité de Lisbonne qui fut ratifié par le Congrès à Versailles, est l’un des épisodes les plus honteux et les plus infamants de la vie politique française."

Publié par Frédéric Maurin à 21:28pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #référendum , #ps , #ump , #les républicains , #ue

27 Juin 2015

Allez vous faire voir chez les Grecs

Allez vous faire voir chez les Grecs

Car, ici, cela devient franchement irrespirable :

Alors, allons-y :

«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec»

(Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dans une adresse au peuple retransmise par la chaîne de télévision publique (ERT), la tenue d'un référendum sur les propositions faites à la Grèce par les "Institutions" (FMI, BCE, Commission européenne) dans le cadre des négociations sur la dette. Traduction.

« Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.

Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.

Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l'Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.

(Ndlr: respecter la démocratie ET les règles de l'UE ? Là çà va être très compliqué camarade!)

Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu'avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.

Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.

De trahir ― autrement dit ― votre confiance.

Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier, à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.

Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.

La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.

La proposition des Institutions comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, des coupes dans les pensions de retraite, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme ; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.

Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux ― droit au travail, à l’égalité et à la dignité ―, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d'humilier tout un peuple.

Ces propositions démontrent l’insistance mise ― en particulier par le Fonds Monétaire International ― sur une politique d’austérité extrême et punitive.

Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

Grecques et Grecs,

Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale ; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.

Au Conseil des Ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.

Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

Demain, l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.

J’ai déjà informé de ma décision le Président de la République hellénique mais aussi, par téléphone, le Président de la République française, la Chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque Centrale Européenne ; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union Européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours en sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

Grecques, Grecs,

Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.

Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.

Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.

Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.

Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.

En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des « propriétaires » et des « invités ».

La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.

Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.

Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple. »

Sources :

http://webtv.ert.gr/katigories/enimerosi/minima-tou-prothipourgou-a-tsipra/

Traduit du grec par Dimitris Alexakis

Publié par Frédéric Maurin à 07:37am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #médias aux ordres , #grèce , #dette , #front de gauche , #m'pep

24 Juin 2015

Gros coup de fatigue au FMI

Gros coup de fatigue au FMI

Bon, les gars, il faudrait penser à se reprendre un peu là.

Sinon, vous allez mal finir...

Rubrique :

"les portes ouvertes restent les plus faciles à enfoncer"

Les inégalités de revenus nuisent à la croissance
Par Claire Guélaud (Le Monde 16062015)

Les tenants de la théorie du « ruissellement » ou « trickle down », selon laquelle les revenus des plus riches contribueraient à la croissance, ont du souci à se faire : des économistes du Fonds monétaire international (FMI) contestent ouvertement cette approche. Dans une étude sur les causes et les conséquences des inégalités, présentée lundi 15 juin, ils établissent au contraire que, plus la fortune des riches s’accroît, moins forte est la croissance.

Lorsque la part de gâteau des 20 % les plus aisés augmente de 1 %, le produit intérieur brut (PIB) progresse moins (– 0,08 point) dans les cinq ans qui suivent. Autrement dit, les avantages des plus riches ne ruissellent pas vers le bas, contrairement aux convictions des économistes néolibéraux qui défendirent les politiques de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan et les baisses d’impôt pour les hauts et très hauts revenus.

En revanche, une augmentation de même importance (+ 1 %) de la part des revenus détenue par les 20 % les plus pauvres est associée à une croissance plus forte de 0,38 point.


En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/15/les-inegalites-de-revenus-nuisent-a-la-croissance_4654546_3234.html#EUJpYSIvjRGU4hOE.99

et, malgré tout,

Publié par Frédéric Maurin à 21:41pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #inégalités , #fmi , #ump , #médias aux ordres

21 Juin 2015

Fête de la Musique solidaire

Pour joindre le talent à la solidarité...

En les écoutant, j'ai mesuré ce que l'on peut perdre à laisser des enfants enfermés dans leur misère ou leur handicap.
Cela m'a secoué.
C'est par ici qu'on les soutient :
Musiques et solidarités, donc.
Par ailleurs, comme chaque année après le 21 juin, la séance de rattrapage :

Publié par Frédéric Maurin à 10:36am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #kkbb , #madagascar

19 Juin 2015

La place de la France est aux côtés du peuple grec

Que l'on s'entende bien:
on ne peut pas, connaissant sa nature, tout demander à François Hollande
Mais s'il vous pouvait s'en tenir à cette forme de "minimum syndical", j'en serais (agréablement) surpris :

Cela reste entre nous, mais il me semble que les signataires, écrivant cela, croient ou font semblant de croire à l''Europe sociale au crocodile végétarien.

Appel paru dans Libération, vendredi 19 juin 2015.

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées.

C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.

Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.


Signataires :

Pierre Laurent secrétaire national du PCF, président du PGE, Pouria Amirshahi député PS, Clémentine Autain porte-parole d’Ensemble, Guillaume Balas député européen PS, Marie-George Buffet députée GDR, André Chassaigne président du groupe GDR, Jean-Pierre Dubois militant associatif, Hervé Falciani lanceur d’alerte, Liêm Hoang Ngoc socialiste affligé, Emmanuel Maurel député européen PS, Gus Massiah mouvement social, Jean-Luc Mélenchon député européen GUE-NGL, Jean-Luc Laurent président du MRC, maire du Kremlin-Bicêtre, Pierre Larrouturou Nouvelle donne, Aurélie Trouvé militante associative…

La liste complète des signataires est disponible sur le site du Parti communiste.

La place de la France est aux côtés du peuple grec

Publié par Frédéric Maurin à 22:35pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #hollande , #france , #grèce , #austérité , #Union européenne , #crise , #dette

19 Juin 2015

Quos vult perdere Jupiter dementat prius

Quos vult perdere Jupiter dementat prius
ce qui veut dire :
"Ceux que Jupiter veut perdre, il leur ôte d’abord la raison"

alors il faut tenter de garder raison :

car à défaut

Publié par Frédéric Maurin à 09:33am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #euro , #Union européenne , #Jacques Sapir

17 Juin 2015

Portrait-robot d'un salarié

Si vous tombez, par hasard, sur quelqu'un qui lui ressemblerait, merci de le signaler aux services compétents

Publié par Frédéric Maurin à 22:09pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #aliénation , #pmo , #travail , #capitalisme , #écologie

13 Juin 2015

Sortir de l'Euro...suites

on ne détruit que ce que l'on peut remplacer...
on ne détruit que ce que l'on peut remplacer...

" Il est donc important de pouvoir avoir un débat sur la question de l’Euro en dehors de tout contexte catastrophiste. C’est une nécessité pour la démocratie, mais c’est aussi une nécessité pour que l’option d’une sortie ne soit pas bloquée par avance par de fausses prédictions. "

Une analyse (remarquable) de Jacques Sapir où il est convenu de :
rappeler tout ce que l’Euro a coûté à l’économie française,
insister sur ce que l’Euro coûtera, en chômage et en austérité, pour pouvoir être maintenu
rappeler que l’Union Economique et Monétaire n’est pas principalement une monnaie, mais avant tout un système assurant la domination de la finance libéralisée, et censé « discipliner » les sociétés, c’est-à-dire les obliger à se conformer aux dogmes sociaux du néo-libéralisme.

--->

Publié par Frédéric Maurin à 22:20pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #Jacques Sapir , #chômage , #euro , #Union européenne , #M'PEP

13 Juin 2015

Merci Dominique Tian !

Grâce à lui, j'ai découvert lesriches.info :
encore un grand "Républicain" quoi !

Publié par Frédéric Maurin à 22:02pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #fiscalité , #chômage , #ump , #dominique tian

10 Juin 2015

La Grèce? Encore ?

Oui, encore et plus que jamais. Et, une fois de plus, le meilleur service à rendre au peuple grec serait de faire, ici, comme lui et mieux que lui .
Bon, en attendant de virer nos eurostéritaires à nous, on m'a demandé de faire suivre cet appel, alors voilà :

Publié par Frédéric Maurin à 21:43pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #Union européenne , #austérité , #euro , #dette , #démocratie