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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

12 Février 2011

2012 : l'Union européenne hors débat ?

Vous l'aurez remarqué, j'ai mis à profit ma dernière journée de grève pour relire les derniers Bastille République Nations.

C'est par là qu'on s'abonne :  http://www.brn-presse.fr/  tant il est vrai que l'information gratuite (plus précisément financée par la gang du Fouquet's) ne vaut rien.

De même, la citoyenneté, comme l'engagement syndical, c'est un peu comme la psychanalyse: il faut payer pour que cela marche...

Chèques et cartes bleues acceptés.

En attendant, bonne lecture...

 

 

 

«2012, c’est demain », lançait Jean-François Copé, nouveau chef de l’UMP. « Tous en campagne », renchérit France Info, qui distille chaque matin une rubrique quotidienne ainsi nommée, annoncée par une voix orwellienne qui susurre sur quatre tons « 2012, 2012, 2012, 2012… ». France Culture avait consacré sa première « Rumeur du monde » de l’année à soupeser les chances des prétendants putatifs à la course présidentielle. Cette dernière n’est pourtant prévue que dans seize mois. Or chaque jour apporte un nouvel exemple de cette surréaliste fébrilité politico-médiatique.

 

Selon l’humeur, on jugera celle-ci affligeante ou risible, tant elle tranche avec ce que vit la grande masse des Français. Et l’on fera mine, demain, de s’interroger sur le fossé qui s’élargit entre le peuple et les « élites ». Cette frénésie électorale s’explique d’abord par les ambitions personnelles qui fleurissent dans les diverses écuries présidentielles.

 

Mais surtout, pendant que le petit théâtre des prétendants et le chœur des commentateurs tiennent sans désemparer le devant de la scène, les véritables enjeux peuvent aisément rester dans les coulisses. Stupéfiante schizophrénie : au moment où les « présidentiables » dissimulent de moins en moins leur irrépressible envie d’accéder à l’Elysée (ou d’y rester), se met en place le mécanisme dit du « semestre européen », dont le propos est précisément de retirer aux responsables nationaux toute liberté de manœuvre. Ce dispositif – lancé au prétexte de la crise – confère à l’Union européenne la responsabilité de fixer le cadre dans lequel la politique économique et sociale des Etats-membres devra étroitement s’inscrire. Au point que le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a qualifié de « révolutionnaire » cette nouvelle procédure. Un terme qu’il convient de ne pas prendre à la légère, même si « contre-révolutionnaire » eût probablement mieux convenu dès lors qu’il s’agit de voler aux peuples leur liberté de choix, « communauté de destin » oblige.

 

Certes, le pacte de stabilité, indissociable de la monnaie unique, ne date pas d’aujourd’hui. Mais le carcan se veut désormais bien plus opérationnel. Lors de sa présentation des exigences pour 2011, M. Barroso, a ainsi explicitement cité le renforcement des politiques de restrictions budgétaires, la poursuite du recul des âges de la retraite, de même que les réformes des marchés du travail. Encouragé par les suggestions franco-allemandes d’étendre la convergence aux domaines fiscaux et sociaux, il a également fixé l’exigence d’un « effort soutenu pour une stricte modération salariale ». Faut-il traduire ?

 

Dans l’émission de France Culture ci-dessus évoquée, les éminents politologues ont exprimé leur crainte de voir monter en puissance les « néo-souverainistes ». Brice Teinturier en particulier, de l’IPSOS, insistait sur cette étrange engeance qui, prise globalement, lui inspirait manifestement toutes les craintes, et dans laquelle il rangeait pêle-mêle Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et quelques autres.

 

« Néo-souverainiste » ? Le concept est pour le moins flou, et l’analyse approximative : les uns et les autres ne semblent pas (encore ?) avoir fait leur la reconquête de la souveraineté nationale, et a fortiori en avoir tiré les conséquences. Mais le propos, paradoxalement, touche juste : il pointe la réalité d’un sentiment populaire que nos experts jugent – à juste titre de leur point de vue – menaçant. L’un d’entre eux s’est en particulier effrayé de l’envie qu’aurait un nombre croissant de citoyens de « renverser la table », autrement dit de sortir du « cercle de la raison » européenne jadis évoqué par Jacques Delors. Dans ces conditions, on imagine que les acteurs de la « compétition officielle » (comme on dit à Cannes) s’efforceront de maintenir l’Europe hors du débat public.

 

L’actualité des prochains mois pourrait bien ne pas leur en laisser le loisir.

 

Tiens, tant qu'on en parle, pour rompre avec le "cercle de la raison européenne", que je confonds facilement avec l'Union pour une Minorité de Privilégiés, voici un appel à fêter comme il se doit le sixième anniversaire du Non au Traité capitaliste (pardon constitutionnel) européen.

Puisse-t'il contribuer à lutter contre le trouble bipolaire, PS-UMP, qui affecte la France...

 

 

Appel au peuple de France : ENTRONS EN RESISTANCE !

 

Sous des formes plus insidieuses, la République française,la nation est menacée de mort aujourd’hui comme elle l’était en 1940.Même si notre pays n’est pas occupé militairement, l’oligarchie financière mondialisée qui dirige la France pour le compte du MEDEF et de l’Union européenne, démolit méthodiquement la Nation, la République et les droits des travailleurs.

 

Inféodé aux puissances d’argent, le régime vassalisé de Sarkozy

 

Casse l’indépendance et la souveraineté populaire et nationale: adoption du Traité de Lisbonne, alias constitution européenne, en violation du « Non » populaire du 29 mai 2005 ; subordination de l’armée et de la diplomatie françaises à l’OTAN dirigée par les Etats-Unis d’Amérique… 

 

·        Casse le modèle social hérité du Front populaire, du gouvernement de la Libération, du Programme du Conseil National de la Résistance : casse des retraites par répartition, de la Sécu, des statuts et conventions collectives, des services publics et des entreprises nationalisées, du logement social, humiliation permanente du monde du travail, baisse du pouvoir d’achat populaire alors que les milliardaires sont choyés…

 

·        Casse les libertés républicaines et la démocratie : pratiques dignes d’un Etat policier, mise au pas des médias, confusion des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, violation de la laïcité, pratiques indignes à l’encontre des immigrés alors que les « marchés financiers » mondialisés dirigent le pays… 

 

·        Casse le « produire en France » : délocalisations, recul de l’agriculture et de la pêche artisanale…

 

·        Maltraite la jeunesse : précarisation massive, destruction de l’Education nationale, américanisation de l’université

 

·        Substitue aux Communes, aux départements et à l’Etat-Nation des Communautés d’agglomération, des Euro Régions et  de l’Europe fédérale, dirigées par les  groupes de pression  patronaux

 

·        Casse la langue française au profit du tout anglais managérial : entreprises, armée, commerce, enseignement sup.…

 

Le régime sarkozyste porte une responsabilité écrasante dans cette mort programmée de notre pays. La manière dont Sarkozy et Fillon ont liquidé la retraite à 60 ans, alors que Sarkozy avait pris l’engagement contraire en 2007, confirme l’illégitimité démocratique de ce pouvoir que nul n’a mandaté pour défaire la République française.

 

Pourtant, les « opposants » officiels à Sarkozy ne contestent le système que sur la forme. Sur le fond, le MODEM, les euro écologistes et le Parti « socialiste » partagent l’objectif de désintégrer la France dans l’Europe supranationale et dans le mondialisme capitaliste. Ensemble, le PS et l’UMP ont soutenu Maastricht, la Constitution européenne et le Traité de Lisbonne. C’est Jospin qui a introduit l’euro et qui, en symbiose avec Chirac, a multiplié les privatisations et signé les Accords de Barcelone qui repoussent de cinq ans l’âge de la retraite en Europe.

 

Comment croire que les « socialistes », qui en Espagne, en Grèce ou au Portugal appliquent le méga plan d’austérité européen, pourraient constituer une véritable alternative ? Et comment D. Strauss-Kahn ose-t-il postuler à la présidence de la République alors qu’il propose qu’un Super ministère européen décide du budget de la France et des autres pays ? A quoi bon alors organiser des élections en France ?

 

Malgré son discours « national », le FN de Marine Le Pen constitue un danger terrible pour la France. Encore plus ultra-libérale que Sarkozy, l’extrême droite héritière de Vichy et de l’OAS n’est là que pour diviser les Français sur la base de la xénophobie et du racisme.

 

C’est pourquoi l’Arc Républicain de Progrès appelle  les citoyens à construire eux-mêmes une alternative républicaine, patriotique et progressiste : L’UNION DU PEUPLE DE FRANCE !

 

Résister au quotidien, c’est avant tout :

 

*Exiger le retrait de la France de la zone euro, synonyme de hausse des prix, d’austérité, de recul de nos exportations, de casse des acquis sociaux et des services publics, d’étouffement de notre indépendance économique,

 

*Agir pour que de la France sorte de l’Union européenne. Celle-ci n’apporte en effet que des régressions à notre pays et à ses voisins. S’émanciper de l’Europe de la finance n’isolera pas notre pays, les peuples libérés et les nations souveraines tisseront de nouveaux traités internationaux fondés sur la coopération entre Etats.Il faut en finir avec le désastreux « libre-échange » organisé par l’OMC, avec la « concurrence libre et non faussée » qui fonde les traités européens. En Amérique latine, un traité de type nouveau, l’ALBA, permet à plusieurs pays de coopérer indépendamment des diktats de Washington et de Wall Street.

 

                *Agir pour le « produire en France » et réindustrialiser notre payscar sans production, un pays perd son savoir faire, s’endette et meurt ;

               

                *Se rassembler sur les principes, plus actuels de jamais, du Programme du Conseil National de la Résistance : indépendance nationale, progrès social et place centrale du monde du travail, démocratie, laïcité, coopération avec tous les pays, antiracisme et patriotisme républicain.

 

En 2005, notre peuple s’est montré le digne héritier de la Révolution française et de la Résistance en disant NON à la dissolution De la France dans l’Empire européen. En 2010, les jeunes et les travailleurs se sont insurgés contre la casse de la retraite à 60 ans et le recul de civilisation qu’implique cette contre-réforme. Car n’en déplaise à l’UMPS et consorts, la flamme de la Résistance française ne s’éteindra pas car jamais le peuple de France ne sera un peuple d’esclaves !

 

Comme en 1943 quand les gaullistes, les communistes, des radicaux, des syndicalistes, les antifascistes sans parti s’unirent et fondèrent le C.N.R., nous pourrons par notre union reconstruire la France républicaine sur des bases de progrès et des libertés, l’associer aux autres peuples en sortant du broyeur de l’euro mondialisation capitaliste.

 

Pour cela l’ARP propose dans l’immédiat de le rejoindre et de s’organiser :

·        de se réunir dans les département ou les localités sur la base de cet appel,

·        de préparer une manifestation nationale à Paris le 29 mai 2011.

 

Dès maintenant préparons, pour le sixième anniversaire du NON à la constitution européenne, cette mobilisation républicaine, patriotique et sociale dont nous souhaitons qu’elle marque une étape significative, sur le chemin de l’union du peuple de France.

 

-Exprimons le rejet de la politique UMPS et Cie et proclamons l’illégitimité de ce régime anti-républicain et la volonté de se libérer de l’euro et de l’Europe fédérale des Länder, néolibérale,  antisociale et atlantiste,

 

-Appelons : le peuple de France à s’unir sur les principes du programme du Conseil National de la Résistance et à s’organiser dans des comités populaires de résistance patriotique et sociale.

 

Arc Républicain de Progrès : Comité Valmy (info@comite-valmy.org), Pôle de Renaissance Communiste en France (prcf.predel@wanadoo.fr),  Résistance et Renouveau Gaulliste, (pgblache@wanadoo.fr), Comité Républicain des Gaullistes de Gauche, Rassemblement des citoyens pour la République(www.r-c-r.org),  Clubs « Penser la France » (penserlafrance@yahoo.fr ), membre associé : Front Syndical de Classe : (frontsyndical.classe@laposte.net) 

 

 

 

Publié par Frédéric Maurin à 10:56am
Avec les catégories : #rupture tranquille

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