Samedi 3 janvier 2009

Bonne année !

Cet article vaut carte de voeux :

http://syndicats.over-blog.com/article-26000533.html
(mettez le son, c'est musical)

Les appels à la grève se multiplient pour le 29 janvier.


Cinq fédérations de La Poste et sept syndicats de l’Education Nationale ont appelé, mardi 23 décembre, à faire grève et à participer aux manifestations du 29 janvier, à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle dans les secteurs public et privé.

Pour les organisations CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC de La Poste, l’annonce le 19 décembre du prochain changement de statut de l’entreprise en société anonyme « ne fait que confirmer la volonté du gouvernement de privatiser La Poste ». La mobilisation du 29 janvier pour la défense de l’emploi, des salaires et des services publics doit donc permettre aux postiers de « s’opposer au projet gouvernemental », écrivent-ils dans un communiqué.
(Voir Privatisation, pompe à pognon: touche pas à La Poste ! )

Sur le plan national, huit organisations (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent les salariés du privé et du public à se mobiliser le même jour avec « des grèves et des manifestations » dans tout le pays
.

Les fédérations de la fonction publique, en particulier celles de l’éducation nationale, seront également de la partie. « Cette journée doit être également pour eux l’occasion de donner un prolongement unitaire à leurs luttes et de porter avec force une nouvelle fois leurs revendications », écrivent mardi dans un communiqué les sept fédérations FAEN, FERC-CGT, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education et UNSA-Education.


L'appel du 29 janvier 2009

Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA (extraits).

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise.(…) Les seules lois du marché ne peuvent régler *tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés. (…)
Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
(…) Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires. Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés. C’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30 000 suppressions de postes (dans la fonction publique). (…)

2Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités.
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. (…) Les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités. Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.

3Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Les politiques d’interventions publiques doivent viser à la fois :
une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat ; (…)
une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires ; – une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire ; – des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics (qui) doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable ; – toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés (…)

4Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut : – abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail ; – retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche ; – respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail ; – face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social.

5Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. (…)



Et bonne santé évidemment, même si ce sera plus cher :

Extrait de : http://kamizole.blog.lemonde.fr/


Robin de Bois façon “verlan” : “pouilleder” les pauvres pour avantager les riches… ou - nettement plus élégamment dit - par Montaigne : “le profit de l’un est dommage de l’autre”

J’espère que parmi les quelques 3 % qui ont fait la différence le 6 mai 2007 - les “pôv cons” : entendre les pauvres et classes moyennes - s’en mordent les doigts jusqu’au sang aujourd’hui ! C’était tellement prévisible… Qu’ils la bouclent - et la ceinture avec !

Cela n’enlèvera rien à mes propres difficultés mais avouez qu’il fallait en tenir une sacrée couche (notamment de peaux de saucisson devant les yeux) pour ne pas savoir ce que pourraît être “la France d’après” avec un Sarkozy…

Or donc, après le “bouclier-fiscal” pour millionnaires - qui, de surcroît tout en permettant qu’ils ne payassent pas d’impôt sur le revenu et même perçoivent de substantielles ristournes ! les exonère totalement de la moindre participation à l’effort fiscal qui sera demandé au vulgum pecus des épargnants pour financer le RSA de l’inepte Martin Hirsch - d’où il suit qu’encore une fois pauvres et classes moyennes paieront pour les plus pauvres !

la valse des milliards d’euros pour les banquiers tota-lement responsables de leurs turpitudes - alors que l’ampleur exacte des dégâts de “l’Affaire Madoff” - Bernie la Grande Truanderie - reste encore très certai-nement à découvrir !

les “franchises médicales” qui permettent généreu-sement aux malades de payer pour les malades !

Voilà enfin la récente (mais sûrement pas dernière !) trouvaille des Sarko’s boys du gouvernement et de la majorité : faire porter sur les mutuelles et les assurances-santé complémentaires le poids de la CMU ! Avec, bien entendu, nous annonce Le Monde de fortes augmentations de nos cotisations pour 2009…

J’avoue que cette magnifique réforme m’avait tota-lement échappé quand elle a été votée cet été. On ne saurait avoir l’oeil et l’oreille à tout. Une fois de plus le vulgum pecus est mis à contribution pour aider les plus pauvres ! Bien évidemment, ça me troue le cul mais pourquoi s’en étonner ?

“La France d’après” ne pouvait être que cela !…

L’accentuation en pire - et désormais sans plus aucune retenue - de la dégradation continue de feu “l’Etat-providence” - souhaitée et entreprise depuis une bonne trentaine d’années, à la faveur des crises économiques (1975 et 1978) avec une accélération depuis 1989 : chute du Mur de Berlin et effondrement corrélatif du communisme… plus aucune contre-référence aussi atroce qu’elle fût !

Avec bien entendu, depuis 1995-1998, la soumission totale aux impératifs de compétitivité de l’ultralibéra-lisme, aggravée par le funeste “modèle” des délocalisations.

Au-delà de ces mesures anecdotiques - quoique bien dures à digérer pour nos porte-monnaie - il reste à en analyser la nature exacte et la portée. Cela tient en peu de mots :

l’Etat ultralibéral se désengage de toutes ses missions normales, traditionnelles ou régaliennes (police, armée, prison) pour les faire supporter par les collecti-vités locales, les citoyens voire les concéder au secteur privé.

Auparavant, l’assistance aux démunis, comme la santé publique et la lutte contre les grands fléaux sanitaires et sociaux - tuberculose, cancer, alcoolisme, recherche médicale, etc… était du ressort de l’Etat.

La CMU est l’équivalent de ce qu’était “l’Aide médicale” quand je travaillais (1965- fin 1968) à la DDASS du Loiret. Toutes les dépenses étaient réglées par le Département mais celui-ci - avant les lois de décentra-lisation de 1983 - dépendait encore directement de l’Etat pour son budget.

Cette mission essentielle et traditionnelle de l’Etat s’inscrivait en même temps dans l’ensemble plus large des missions de l’Etat-providence :

HOPITAUX : dépendant du budget municipal mais largement financés par le prix de journée versé par la Sécu pour le “budget de fonctionnememt” : il en est exactement de même pour les établissements privés, à but lucratif ou non lucratif et c’est d’autant plus vrai quand ils participent aux “missions de service public”…

Auquel s’ajoutaient de nombreuses subventions (en partie versées par l’Etat ou des organismes publics) s’agissant du “budget d’investissement”.

Je ne rentrerais pas plus avant dans ces questions qui mériteraient de trop longs développements (voire un ou plusieurs articles) si ce n’est pour souligner que - sauf rares exceptions très locales - l’hôpital est en règle générale “le premier employeur” d’une commune - quelque fût sa taille - en termes du nombre de salariés comme de “masse salariale”, d’où l’enjeu de son maintien et très certainement un certain nombre d’erreurs quant aux décisions d’investissement.

POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE lato sensu - on mesure aujourd’hui ce qu’il en est advenu ! - dont les différents régimes sociaux : Sécurité sociale, allocations familiales, chômage, certes financés par les cotisations patronales et salariales mais encadrés par l’Etat.

Aujourd’hui l’Etat se défausse de toutes ces dépenses, soit sur les collectivités locales soit sur des organismes privés ou - pire - les particuliers: il ne nous reste que “l’Etat-pénitence” !

Par Frédéric Maurin - Publié dans : rupturetranquille - Communauté : Les socialistes de gauche
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Commentaires

Tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Redonnons espoir à tous les laissés pour compte et luttons pour la sauvegarde de nos acquis et contre la politique dévastatrice du gouvernement sarkozien.
Commentaire n° 1 posté par Mimile et Stef le 04/01/2009 à 21h20
bon an neuf dans la joie l'amour et le partage
santé en sus
et la paix pour tous les peuples, même malgré eux...!!
tranquille...
Commentaire n° 2 posté par mamalilou le 04/01/2009 à 23h12

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