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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

20 Décembre 2012

A propos du sarkoziste Depardieu

On a (suffisamment ? Voter Sarkozy ? ) analysé la pensée et les actions de la droite. Celle qui utilisait l'identité nationale pour tenter de masquer sa faillite morale.

L'exil fiscal de Depardieu montre que celle-ci n'a pas besoin d'être au pouvoir pour se révéler nuisible. Ce qui exigerait des mesures de neutralisation fortes.

La fuite de Depardieu ne doit pas masquer la forêt des exilés de plus longue date - et de plus gros poids, hé oui - que l'acteur sarkozziste...comme le rappelle La Tribune :

Le journal genevois Bilan a réalisé une étude sur le poids que représentent ces familles en Suisse. Ainsi, sur les 300 premières fortunes Suisse, 43 sont françaises, dont 14 milliardaires. La fortune accumulée par cette communauté atteint 43,5 milliards d’euros, écrit le journal suisse.

Chanel, Bic et Schlumberger en exil...

D’après ce classement, on retrouve la famille Wertheimer (Chanel, Bourjois) en première place. La famille Castel (producteur de vin) monte sur la seconde place de ce podium, suivi par les héritiers du groupe Louis-Dreyfus (négoce, transport maritime, BTP). Parmi les noms les plus connus, on retrouve également la famille Primat (groupe Schlumberger), les Peugeot, la famille du baron Bich (Bic). Ce classement qui recense les familles de plus de 100 millions d’euros de patrimoine compte deux nouveaux noms : Claude Dauphin et Eric de Turckheim fondateur de la compagnie de courtage pétrolier Trafigura.

Les Suisses redoutent que son système fiscal "attractif" s’érode sous la pression de Paris. "Le gouvernement français pourrait se rendre compte que les eldorados pour ses exilés fiscaux se situent désormais plutôt du côté de Londres, Bruxelles ou Luxembourg", écrit le journal.

 

Gérard Depardieu lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte

 

Pas de "deux poids deux mesures" entre privilégiés, comme l'indique Bernard Gensane:  

Que les choses soient claires : pour moi, l’exil fiscal est une démarche ignoble. Je n’emploierais pas le terme de « trahison », mais plutôt ceux de « perfidie », de « noirceur ».

 

La lettre ouverte de Depardieu est à son image : excessive, plutôt grossière. Un peu de sobriété lui aurait rendu service. Sur le fond, sa dernière démarche ne tient pas debout. Il sait bien, car ses avocats ont dû le lui préciser, qu’un passeport est un document qui sert simplement à passer les frontières. Il n’a rien à voir avec la nationalité. Si je suis pote avec Benoît XVI, ce qu’a dieu et la Hitler Jugend ne plaisent, je peux me faire délivrer un passeport aux armes du Vatican. Rendre son passeport n’ébranle pas le fondement de la nationalité. Par ailleurs, on peut se faire soigner gratuitement en France sans carte vitale.

Ce que je reproche à Jean-Marc Ayrault, c’est sa démagogie. Il n’a en effet jamais utilisé le mot « minable » pour qualifier l’exil fiscal belge lorsqu’il a vu partir des patrons du CAC 40. Qu’il craint, et donc qu’il sert. À ce jour, Depardieu n’avait rien fait de mal aux Français. Il ne leur a donné que du bonheur, de la culture, de l’art (de moins en moins au fil des ans), alors que les exilés patronaux exercent un pouvoir considérable sur nos concitoyens. En les mettant au chômage, en déterminant leur niveau de vie. Ce sont eux qui décident si la France fera la guerre ou ne la fera pas, si les Français payeront pour les crimes des banksters ou ne payeront pas.


Plier devant Mittal, pire encore devant une poignée de « pigeons », pour la plupart exilés fiscaux, ça c'était minable.

Voir, par ailleurs, le petit mot que son confrère Torreton lui a adressé, il me va assez bien :

Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes 
biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot…
C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche.

Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient
fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton
comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir…

Le Gérard « national », le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main 
quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un « c’est celui qui le dit qui y est »… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de
récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du
beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes
 restos, tes bars, etc.


Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de « han » de porteur d’eau que tu sèmes dans
tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences…

Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé
: celui du « je pense qu’à ma gueule », celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales…

Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière 
sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as
jouées et qui résonnent bizarrement maintenant !

Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais 
l’acteur a fait faillite…

L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 
téléphones au lieu de bosser ?

 Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, « ce silène si ventru
que son doigt n’atteint pas son nombril ! » Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé
de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… « On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. » Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu
 apprenais ton texte…


On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on
peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras,
sous les yeux des cadets médusés…

Adieu.

En attendant la déprogrammation des films de Depardieu sur les chaîne de service public (2 cette semaine !) : la redevance ne doit pas servir ses royalties.

De même qu'une banque citoyenne doit s'abstenir de financer ses films, comme ici :

https://www.labanquepostale.fr/index/groupe/le_groupe/notre_mission/clients_particuliers/les_clients_de_la/mammuth.Synopsis.html

surtout quant il s'agit d'incarner un prolétaire...la trahison est double ! 

Publié par Frédéric Maurin à 10:01am
Avec les catégories : #rupture tranquille

commentaires

Hadria RIVIERE 20/12/2012 12:05


Pour être logique jusqu'au bout :


Nous devrions boycotter tous les produits, articles etc... proposés par les milliardaires exilés?


Et, sir cela n'est guére possible à cause des licenciements alors, NATIONALISONS et utilisons cet argent pour combler les DEFICITS...


Et, si cela n'est toujours pas possible alors ANNULONS simplement cette foutue dette


REFUSONS de payer une dette dont nous ne sommes pas responsables,


REFUSONS d'engager l'avenir de nos enfants dans une dette qui n'est et ne sera JAMAIS  la NOTRE  !


 


Hadria RIVIERE

Frédéric Maurin 02/01/2013 08:31



Sacré programme pour 2013. Suivons de près le comité pour l'audit citoyen de la dette publique...


Meilleurs voeux en tous cas. Beaucoup de jours heureux !