Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

25 Novembre 2010

Aujourd'hui, je l'ai fait !

Ce n'était pas l'envie qui m'en manquait, mais je n'osais pas. Ensuite, je n'ai pas pu résister à leurs avances : "Vas-y, fais-le toi aussi !"

 

Ils et elles étaient d'horizons divers, tous et toutes engagés à des degrés divers dans le mouvement sur la contre-réforme des retraites.

 

Alors, je l'ai fait. 

 

J'ai donc signé l'appel pour un référendum sur la réforme des retraites, ici même :

 

http://www.referendumretraites.org/

 

 

Allez-y pour voir.

 

Je signe mais avec réserves : depuis le 29 mai 2005 et la "votation citoyenne" sur le statut de La Poste en 2009 (dont quelques salariés suicidaires vivent les joies d'une "économie ouverte où la concurrence et libre et non faussée", article 3 A du traité de Maastricht : putain, j'oublie rien, ils le paieront, fin de la parenthèse), on connaît la manière dont l'Union pour une Minorité de Privilégiés s'assoit sur l'expression démocratique.

 

Après une dizaine de journées de grève au compteur, demander un référendum -qui n'aura pas lieu- est une initiative qui permet  d'assurer la continuité du mouvement, au moins d'opinion, en attendant le retour des grandes marées manifestantes.

 

Cette initiative n'est pas exclusive d'autres actions au long cours.

Si celle-ci me tient à coeur : Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer" ,  la raison exige également de se syndiquer par là : http://www.cgt.fr/

 

En 1945, à l'heure de la mise en oeuvre du programme du Conseil National de la Résistance, dans une France à genoux, la CGT comptait 5 millions de syndiqués.

Imaginons ce que donnerait, dans la France de 2010, le retour  à un tel ordre de grandeur en terme de luttes et de solidarités de base. 

 

En attendant Les jours heureux , demandons donc un référendum -qui n'aura pas lieu- au moins pour démontrer  à nos concitoyens le vrai visage de la démocratie, à la sauce de la construction européenne.  

 

Et ce visage, il ressemble étrangement à çà  :

 

img058.jpg

 

Vous me suivez ? Non ? N'avez toujours pas compris ?.

Alors demandez un exemplaire de Bastille République Nations sur

 

http://www.brn-presse.fr

 

Extrait d'un de leurs articles :

 

Il est parfois d’étranges coïncidences de dates. En France, la journée du 7 septembre avait ainsi été marquée par la première grande mobilisation de la rentrée contre la réforme des retraites. Le même jour, à Bruxelles, se tenait un Conseil des ministres des Vingt-sept particulièrement crucial : la procédure dite du « semestre européen » y fut officiellement décidée : dans les faits, celle-ci consiste en un transfert substantiel du pouvoir budgétaire des États vers l’Union européenne.

 

Ce qu’a parfaitement résumé le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet : « quand on a un marché unique avec une monnaie unique, il faut être sûr que les gouvernements cèdent davantage d’influence à la Commission, et à l’UE en général, pour que la surveillance soit efficace ».

 

Le chef du patronat belge, Rudi Thomaes, a immédiatement qualifié cette perspective d’« excellente chose », et précisé : « l’Europe doit nous montrer la voie ; si nous disons cela, c’est parce que nous pensons qu’on a besoin de la pression de l’Europe ». M. Thomaes a poursuivi en appelant les gouvernements nationaux à « faire preuve de courage » en matière de réformes des retraites et de la sécurité sociale.

 

Son collègue allemand, Dieter Hundt, a plaidé en faveur de la mise en place de sanctions automatiques envers les pays qui feraient preuve d’indiscipline budgétaire. Il est à noter que ce ne sont pas seulement les prérogatives budgétaires stricto sensu qui sont en passe d’être placées sous tutelle, mais également les comptes de la protection sociale de chacun des pays, de même que les indicateurs macro-économiques (compétitivité, et donc « coût » du travail, montant des retraites…).

 

Les hourrah patronaux sont donc parfaitement logiques, et devraient achever d’éclairer la lanterne de ceux qui douteraient du sens général de la tutelle bruxelloise. Comme disait M. Thomaes, « on a besoin de la pression de l’Europe ».

 

Plus singulier est en revanche le mutisme des dirigeants syndicaux : prompts à dénoncer – certes à juste titre – la responsabilité de Nicolas Sarkozy, voire à pointer la nuisance des agences de notation, ils restent muets, et comme interdits, dès lors que l’Union européenne pourrait être mise en cause. Ce n’est pas leur faire injure que de constater l’abyssal silence qui prévaut de leur part quant au chef d’orchestre des « réformes ».

 

Comme si la concomitance des attaques contre les retraites dans nombre de pays de l’UE relevait d’une pure coïncidence. Les millions de manifestants ne sont ainsi guère éclairés sur certaines clés décisives pour évaluer la cohérence et l’origine des projets qu’ils combattent. C’est en quelque sorte le point aveugle du mouvement.

 

Tant qu’il en sera ainsi, MM. Thomaes, Hundt, leur homologue française Laurence Parisot, et leur chef de file européen, le baron Ernest-Antoine Seillière, risquent d’avoir encore de beaux jours devant eux.

Publié par Frédéric Maurin à 08:38am
Avec les catégories : #rupture tranquille

commentaires