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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

23 Octobre 2010

C'est qui les casseurs ?

Des éléments troublants circulent sur la relation casseurs - forces de l'ordre. 
Sans prétendre être exhaustif, voici un article  -qui me semble équilibré-  ici :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3473


Par ailleurs, la CGT met clairement en garde :

Bousculés par la mobilisation massive des salariés contre leur réforme des retraites, le Président de la République et le Gouvernement se murent dans une posture de déni et dérivent vers une politique de répression et de violences policières.

Ce matin, le Préfet de Seine et Marne a ordonné la réquisition des 169 salariés en grève à la raffinerie de Grandpuit. La CGT condamne cet acte juridiquement illégal et politiquement insensé. L’ordonnance détourne le contenu de la loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure, fortement encadrée par des décisions du Conseil constitutionnel et du Conseil d’Etat. L’arrêt de la production dans cette raffinerie ne porte en aucun cas atteinte à la sécurité ni à la santé publique. Il s’agit d’un interdit pur et simple du droit de grève garanti par la Constitution, en l’occurrence exercé au sein d’une entreprise privée dans un cadre démocratique et pacifique. La Confédération se joint à l’action juridique demandant l’invalidation de cette réquisition.

Dans de nombreuses villes, les forces de l’ordre ont reçu la consigne de brutaliser les manifestants. Le Gouvernement tente d’opérer un amalgame intolérable entre les manifestations et quelques actes de violence intervenus dans certaines villes.

Des militants sont poursuivis, arrêtés, placés en garde à vue, simplement pour avoir collé des affiches comme à Roanne ! Les CRS chargent des queues de manifestations, sans aucune raison, comme à Lorient.

La CGT appelle les salariés, les grévistes à la vigilance du fait de la présence de provocateurs dans les initiatives syndicales. Ils incitent à des actes violents susceptibles en retour d’alimenter la répression policière et le discrédit de la lutte.

La CGT dénonce également le « camouflage » sous des autocollants syndicaux, dont ceux de la CGT, de policiers dans les manifestations et rassemblements.

Le Président de la République et le Gouvernement sont confrontés à une mobilisation unitaire solide, déterminée et toujours soutenue par 69% de la population, selon une enquête d’opinion publiée ce matin. Ce serait une nouvelle erreur de leur part de croire que le débat puisse être détourné vers le thème de la sécurité alors que l’origine des tensions actuelles se trouve dans les injustices de la politique économique et sociale.

La CGT ne laissera pas dévoyer les revendications au cœur de la mobilisation actuelle.

Montreuil, le 22 octobre 2010

 

 

Source : http://www.cgt.fr/ 

Vigilance donc, les casseurs sont toujours en liberté :

 

 

   
Tiens, encore un autre ici : Retraites : la bancassurance et Guillaume Sarkozy en embuscade

 

Publié par Frédéric Maurin à 20:29pm
Avec les catégories : #rupture tranquille

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commentaires

tipanda 28/10/2010 10:10



Face aux manifestations d'étudiants et lycéens, beaucoup d'Anciens (ah, l'âge !) croient revoir mai 68. 


La situation est fort différente (même si la vie en 68 n'était pas aussi folichonne qu'on croit se rappeler pour les petites gens ...) Mais Il existe un point commun : les manifs, au début, ont
le soutien massif de l'opinion.


Et on se rappelle aussi comment elles ont fini, par un immense défilé de soutien au Général De Gaulle.


Là aussi, comparaison n'est pas raison, le Petit Nicolas n'est pas le Grand Charles mais il le croit, donc le risque existe.
Mettons-nous dans la peau du pouvoir.
Devant le soutien populaire, il faut mettre en action la créativité et l'imagination des " Forces de l'Ordre" ou, du moins, de leurs éminences grises.
 Que faire pour couper les manifestants de leur soutien populaire, les rendre antipathiques, les changer en adversaires, en nuisances ?
Tout le monde déteste qu'on l'empêche de mener sa vie et qu'on démolisse ses affaires. Moralité : il faut démontrer aux "braves gens" que les contestataires vont tout détruire, à commencer par
leurs biens. Cette conviction acquise, ils se retourneront contre les manifestants devenus en un instant des "émeutiers".
    Dans un premier temps, on déguise quelques jeunes flics en manifestants et on les place sur les bords du cortège, là où ils seront plus difficiles à contrôler par la masse, et
on leur donne la mission d'exciter le monde, d'encourager à la casse. Il y aura bien quelques têtes faibles avec qui l'astuce fonctionnera.
Et si ça ne suffit pas, si le service d'ordre de la manif tient bien ses troupes ?


On peut toujours demander aux flics infiltrés de passer à la casse ... mais c'est risqué ; s'ils sont arrêtés et qu'on découvre de qui il s'agit, le coup peut se retourner contre ses
organisateurs. Le mieux est d'infiltrer de vrais casseurs qui n'auraient rien à refuser à la police.
Comment cela peut-il se faire ?
     Lamentablement simple. On fait quelques descentes chez les dealers et autres voleurs du coin ; vous savez, ceux à qui, bizarrement on ne touche jamais, et on leur
explique d'une manière persuasive qu'il est temps pour eux de rendre la monnaie de l'indulgence dont ils ont bénéficié, faute de quoi on pourrait s'occuper de leur cas. Pour les convaincre, on
ajoute qu'ils vont bien s'amuser au petit travail qu'on leur demande.


     Ils n'ont qu'à se mêler aux manifestants et faire tout ce qu'il leur est interdit d'habitude : casser, voler, mettre le feu.



     Il ne reste plus qu'à lâcher dans la prochaine manif ceux que Nicolas appelle "les racailles" et le travail est fait.
On a connu ça en 1968 puis au début des années 70 avec les "autonomes". Ils ont si bien pourri la contestation que tout le monde voulait le retour de l'ordre.


Et ce fut l'ordre moral qu'on retrouvera si la peur revient.

Alors, on sait ce qu'il reste à faire : la police des manifs.


Il faut cesser de croire en l'innocence des anges maudits. Les "racailles" sont les meilleurs alliés de leur patron Nicolas.