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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

27 Juin 2012

Lenglet : à France 2 aussi le changement c'est maintenant !

Les nouveaux chiens de garde : Accueil se portent bien. Ils sont bien nourris.

Lue sur Le blog de Bernard Gensane cette note qui, sans m'étonner, n'augure rien de bon...mais il ne tient qu'à nous d'en changer la conclusion : 

Le changement, c'est maintenant

Au moment même où France 2 se sépare d’Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg, elle confie à François Lenglet la responsabilité de son service politique et économie. Pulvar est connue pour être de gauche (même si pas furieusement) ; Lenglet, qui vient de BFM TV, est de droite, totalement dans la pensée unique du capitalisme libéral. Ce journaliste très idéologisé va donc occuper une fonction tout à fait éminente au sein du service public.

Mais si l’on a suivi les grandes émissions politiques de ces derniers mois (et comment : Hollande - Sarkozy : le débat n'a pas eu lieu ! ) , on sait surtout que ses compétences en matière d’économie sont totalement surfaites. Pendant la campagne électorale présidentielle, son incompétence fut mise en lumière par plusieurs candidats.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon lui a rappelé l'ânerie qu'il avait proféré la veille de leur joute commune (« Les USA ne font pas tourner la planche a billet ») en lui fournissant la dernière statistique de la Banque fédérale (2500 milliards de dollars de monnaie sortie des imprimeries américaines). François Lenglet a tenté de lui faire dire – ce qui était faux – que la logique de son programme était de sortir de l'euro. Mélenchon a nié en lui rappelant qu'à la base de son raisonnement, il y avait sa proposition que la Banque centrale européenne prête aux États et non aux banques : « Je défends l'idée que la BCE puisse prêter directement aux États sans passer par les banques privées. J'ai tellement raison que si la BCE l'avait fait, la Grèce n'aurait pas plongé comme elle l'a fait. La BCE a prêté mille milliards d'euros aux banques privées. Où sont-ils ? Envolés dans la spéculation, hors de l'économie réelle.  »

Le 11 avril, Lenglet s’en prit au candidat Philippe Poutou, pensant ne faire qu’une bouchée de ce petit ouvrier d’extrême gauche. Il crut dénoncer, grâce à un graphique, l'amateurisme du représentant du NPA. « Vous dites qu'iI faut prendre l'argent là où il est : revenir sur les allègements de charges sociales, et vous dites que ça rapporterait 172 milliards alors qu'en fait c'est 30 ». Selon le tableau qui apparut à l'écran, le NPA chiffrait bien à 172 milliards « les allègements de charge » pour les entreprises. À côté, on voyait une petite pile avec le chiffre 30 milliards d'euros. Un chiffre provenant, affirma Lenglet « du ministère du Budget et de la Sécurité sociale ».

Poutou répondit : « tout est faux »... L'émission continua. De la même manière qu'elle avait continué lorsque Nicolas Sarkozy le 12 mars avait traité les calculs de Lenglet de « manipulateurs »...

 En octobre 2010, le Conseil des prélèvements obligatoires, placé auprès de la cour des comptes publiait un rapport intitulé « entreprises et niches sociales », dans lequel on pouvait lire : « le coût des niches sociales applicables aux entreprises est également élevé: il est évalué à plus de 66 milliards pour l'ensemble des prélèvements sociaux... ». Plus loin : « les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d'euros en 2010, et constituent une part importante des recettes fiscales et sociales. »

Certes, Philippe Poutou confondait deux données, mais il se trompait beaucoup moins que Lenglet, dont l'estimation était fausse, soit de 100% (sur les niches sociales proprement dites), soit de 570% (sur l'ensemble des niches pour les entreprises).

En fait, Lenglet n’avait retenu que les seules exonérations de cotisations sur les bas salaires (jusqu'à 1,6 fois le Smic), oubliant qu'il existait de nombreuses autres dérogations. Un exemple : celle qui  le concerne, lui, comme tous les journalistes : son employeur a le droit de déduire 7500 euros de l'assiette de ses cotisations sociales, en plus de l'avantage fiscal du même ordre dont jouissent les titulaires d'une carte de presse... Poutou, l'ouvrier, s'il est payé au-dessus de 1,6 fois le SMIC (ce qui n’est pas certain), n'a pas droit à un tel avantage.

Comme ceux de sa famille idéologique, Lenglet parle bien sûr de « charges sociales » alors que les travailleurs (dont, objectivement, il fait partie) utilisent l’expression légale de « cotisations sociales » qui, dans l’esprit de la République sociale qui est constitutionnellement la nôtre, représentent le financement du « travail différé », et font donc partie du coût du travail. Si le travail était une charge, le salaire de Lenglet serait lui-même une charge salariale.

France 2 n’a donc pas recruté Lenglet pour ses compétences mais pour son côté chien de garde.

Après avoir maltraité les enseignants en compagnie de son acolyte Allègre, Jospin a perdu l’élection de 2002. Hollande, qui vient d’accorder 6 euros d’augmentation aux smicards (une partie des 20 euros sont un à-valoir), a déjà perdu celle de 2017. 

Vers une conjonction Front National - UMP

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Publié par Frédéric Maurin à 07:18am
Avec les catégories : #rupture tranquille

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