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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

8 Mai 2012

Merci Sarkozy! Bravo l'UMP!

Merci Sarkozy !  ... je me répète mais j'avais oublié de saluer l'ensemble de la troupe...

 

 

Que les absents m'excusent...leur tour viendra...

Ce n'était hélas pas un film mais bien un drame. La musique, émouvante, est parfaite.

N'oubliez pas qu'un autre film se prépare :

40 000 euros pour Pierre Carles ! http://www.pierrecarles.org/

Pour que les lendemains de fêtes n'aient pas un goût trop amer, un petit mot de nos voisins de Grenoble et de Saint Martin d'Hères

Source : http://prcf-38.over-blog.net/

avec quelques ajouts de circonstance.

SARKO-MEDEF enfin dégagé, PLACE à la LUTTE                                                  

Le peuple français vient de signifier son licenciement à Sarkozy, l’illégitime et fascisant Président sortant. Le PRCF se réjouit de la défaite de ce personnage dont la campagne n’a été qu’une longue et répugnante surenchère sur les thèmes de l’extrême droite. 
L’éviction de ce dangereux personnage, porte-drapeau de la fraction fascisante du grand capital, est une bonne chose. Ces fondés de pouvoir de l’UE et du MEDEF ont, pendant des années, imposé une politique favorable au capitalisme de façon brutale et antidémocratique, allant jusqu’à bafouer la volonté majoritaire du souverain peuple en 2005 lors du référendum sur la « constitution » européenne. Le PRCF qui a appelé, dès le 7 mai 2007, les vrais républicains à délégitimer ce président néo-pétainiste, et dont les affiches proclamaient depuis des mois « Dégage ! » à l’encontre de Sarko, ne peut donc que saluer cette décision de notre peuple. Sarkozy pétainiste ?  

Mais si nous nous réjouissons du vote contre Sarkozy, nous devons mettre en garde contre toute illusion quant à son successeur. Non parce que nous lui ferions un procès par anticipation, mais parce que les positions politiques, le programme politique, les perspectives que François Hollande et le Parti Socialiste ont soumis au peuple français ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes auxquels les travailleurs et le peuple de France sont aux prises : rien de sérieux sur le pouvoir d’achat, rien de percutant contre le chômage de masse, rien pour s’attaquer à la domination capitaliste, rien pour mettre en cause la dictature de l’UE du capital dominée par Berlin, aucune dénonciation du « Mécanisme Européen de Stabilité » (pacte de stabilité de Maastricht en trois fois pire, véritable euro-camisole antisociale adoptée au nom d'une trompeuse "initiative de croissance" - que Berlin a, au passage, acceptée officiellement sitôt l'élection de Hollande connue), rien contre la politique belliciste de l’impérialisme français en Afrique et au Proche-Orient, rien pour sortir la France du bloc agressif de l’OTAN, rien pour une grande politique sociale débutant, à minima, par l’abrogation des lois sarkoziennes (en particulier l’abrogation de la loi sur les retraites), rien pour la défense de la souveraineté et l’indépendance de la République française. En février, dans un entretien avec le journal anglais « The Guardian », François Hollande rassurait les marchés financiers en ces termes : « Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France… La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ».   François Hollande : le vote utile !

Aucune illusion, donc, à avoir sur le nouveau Président et le Parti Socialiste. Rien de bon à attendre de Hollande, comme de ses amis politiques, les Papandréou, Blair, Zapatero, Schroeder....puisque tous ces dirigeants inscrivent leur politique dans le cadre de la « construction européenne » qui détruit notre pays en unissant la social-démocratie et la droite sur un programme néo-libéral. Cependant, une partie de la base de masse du PS n’est pas celle de la droite. Ses attentes politiques et sociales ne sont pas celle des chefs du PS. Cette contradiction ne peut être totalement ignorée par « Hollandréou » - selon une formule désormais célèbre - à moins d’accepter un suicide politique comme celui du président de l’Internationale Socialiste, le Grec Georges Papandréou. Cela dit, n’oublions pas que le PS s’apprêtait à désigner D.S.K., le patron du FMI (!), comme candidat à la présidence de la République, ce qui en dit long sur sa nature de classe. Quelle est donc la perspective que les communistes doivent ouvrir en ce moment à notre peuple ? Le Front de Gauche et le PCF doivent sortir de l’équivoque sur leur éventuelle participation à un gouvernement d’euro-austérité. Les électeurs doivent savoir AVANT les législatives quel sera le positionnement du FDG sur ce sujet. Pour le PRCF, il est absolument clair, au vu du programme de Hollande et des forces patronales déjà nombreuses qui l’ont rallié, qu’une participation « communiste » à un tel gouvernement serait une trahison qui désarmerait le mouvement populaire et qui paverait la voie à Marine Le Pen.

La seule perspective immédiatement opérationnelle est l’opposition populaire, républicaine et patriotique à toute forme de politique néolibérale, bien entendu en montant la garde contre l’opposition de droite et d’ultra-droite qui n’attend qu’une occasion pour aller dans la rue ; la lutte des classes populaires et moyennes qui, seule, peut imposer des mesures de justice sociale, de progrès démocratique et d’indépendance nationale. Cette exigence vitale de la lutte se heurtera à l’inertie, voire au sabotage de la lutte, par des directions syndicales de collaboration de classe dont on a pu constater la nocivité dans la manière dont fut menée la lutte contre la démolition des retraites par Sarkozy et les siens. Rappelons que la plate-forme commune des directions syndicales refusait même de demander l’abrogation de la contre-réforme !... La lutte se développera, non seulement face au nouveau pouvoir, mais aussi à tous les états-majors syndicaux euro-formatés qui « accompagnent » l’éradication des droits et acquis du monde du travail sans appeler au « tous ensemble ». Organiser l’opposition à la collaboration de classe dans la CGT et la FSU est une tâche importante et nous saluons le Front Syndical de Classe qui travaille dans cette direction.

Les travailleurs savent que rien de bon ne viendra du nouveau Président et du nouveau pouvoir sans la lutte : toute l’histoire du mouvement ouvrier et démocratique le prouve, 1936, 1945, 1968, toutes les avancées sociales et démocratiques sont le fruit de la lutte des travailleurs. N’attendons pas ! Dès demain, partout, il faut organiser la lutte et ses modalités. Dès demain dans les entreprises, les bureaux, les facs, partout, la perspective d’une lutte de grande ampleur, le « Tous ensemble, en même temps ! » doit être à l’ordre du jour.

Cette lutte sera d’autant plus nécessaire que la droite et les néo-fascistes vont continuer à se radicaliseràs’unir et à mener un combat revanchard et violent, dans la foulée d’une campagne électorale où ils ont rivalisé d’arguments réactionnaires, xénophobes et de formules pétainistes. Le meilleur moyen de briser leurs tentatives de subversion contre le mouvement populaire sera, justement, la lutte pour nos revendications, car celles-ci portent en elles la nécessité de briser la logique du système capitaliste, la nécessité d’un autre système : le socialisme, dont le préalable est la reconquête par notre pays de sa souveraineté politique, monétaire, budgétaire, industrielle, culturelle, linguistique, avec le développement sans précédent de la démocratie populaire organisée « en bas ». Le PRCF qui se félicite de la défaite de Sarkozy ne peut, en toute responsabilité, qu’appeler la classe ouvrière et les travailleurs, notre peuple à n’entretenir aucune illusion, à refuser, avec force, tout attentisme et à engager la lutte pour leurs objectifs sociaux et politiques, à mettre radicalement en cause l’euro et l’UE, à engager la lutte révolutionnaire sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore contre le capitalisme en crise, car la menace d’une politique d’austérité à la « grecque » nous menace plus que jamais.                                                                                                                                                       L’opposition ouvrière, populaire, révolutionnaire et patriotique à la politique du nouveau pouvoir ne peut pas attendre, ne doit pas attendre.  Devant cette situation nouvelle, le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les forces authentiquement communistes, où qu’elles soient organisées : UNISSONS-NOUS DANS L’ACTION, le peuple de France a besoin d’une voix franchement communiste unie réclamant clairement la rupture de la France avec l’UE et refusant toute caution à l’euro-austérité. Le PRCF appelle également tous les progressistes et républicains non-communistes à s’unir sur la base des principes du Conseil National de la Résistance, car une vraie perspective de changement, la seule qui puisse faire échec aux forces d’euro-destruction de la nation comme aux forces de fascisation représentée par l’UM’Pen en formation, est qu’une force de gauche radicalement euro-critique émerge rapidement dans notre pays.    

 26 et 27 mai 2012 : tous au plateau des Glières !

 A deux pas de là...la question de la participation gouvernementale se pose aussi...avec véhémence

L’élection présidentielle a été réduite à un référendum pour ou contre Sarkozy. Tous les autres candidats ont cherché à se démarquer du bilan de son gouvernement.

Le rejet de sa politique de casse sociale s’est effectivement exprimé. Alors oui, il faut aller jusqu’au bout et faire barrage à surenchère droitière de Sarkozy. Mais non, le vote Hollande ne doit surtout pas être un vote « sans conditions » mais un vote sans illusions ! L’alternance n’amènera pas de changement de cap.

La campagne électorale a été organisée dans le but de détourner l’opinion des analyses, des propositions de rupture dont les travailleurs auront besoin pour affronter la prochaine offensive du capital.

La crise n’est pas une crise « financière », due aux « excès » du capitalisme. C’est une crise du capitalisme lui-même. Il avance ses propres solutions : liquidation des acquis sociaux, baisse des salaires d’abord, puis aides publiques massives pour reconstituer le profit des grands groupes (du pur capitalisme monopoliste d’Etat porté par la « gauche »).

L’UE est l’organisme de coordination de ces politiques dans les différents pays. L’euro est son instrument. La question n’est pas pour nous, communistes, de rentrer dans le mythe de « l’Europe sociale », du soi-disant « modèle social européen ». Elle est de continuer à porter notre opposition fondamentale au Traité de Maastricht. La contestation de ses avatars actuels, « règle d’or » ou MES, ne prend de sens que dans le refus premier de Maastricht.

Ces positions cruciales, comme tant autres, n’ont pas été portées ces derniers mois, sinon pour être caricaturées. On mesure les conséquences de l’absence de candidat (vraiment) communiste.

La candidature quasi-imposée de Jean-Luc Mélenchon s’est révélée strictement conforme à ce que nous dénoncions, quelques uns ici, même si, faute d’autre choix électoral, elle a drainé une partie de l’aspiration au changement. Il y a tromperie sur la marchandise.

Le sénateur mitterrandien honoraire, l’ancien ministre de Jospin s’est servi d’un phrasé révolutionnaire pour mieux esquiver les questions de fond, mieux canaliser vers sa maison-mère Hollande (dès 20h15 dimanche !). Les postures radicales, la façon scandaleuse de singer Georges Marchais ont cherché à masquer les axes réformistes du Front de gauche : l’adhésion à l’UE au nom de l’Europe « sociale », avec cette folle et dangereuse illusion de la réorientation de la BCE, l’insertion totale dans les institutions bourgeoises et l’électoralisme etc.

La fumeuse 6ème république prétend en finir avec la personnalisation du pouvoir : toute la campagne a été centrée sur le personnage de Mélenchon, au mépris en particulier des communistes.

Nationalement depuis des mois, le CN, direction du PCF ne fait qu’enregistrer les décisions des dirigeants autoproclamés du Front de gauche (Mélenchon, Autain, Billard, peut-être MG. Buffet). L’opacité a été totale sur le Comité national de campagne du Front. Mélenchon se permet de convoquer une convention nationale du Front sans même en référer à Pierre Laurent. Mais pour ce dernier, il faudrait que l’on continue à structurer le Front de gauche. L’opération est plus subtilement mise en œuvre qu’au moment des collectifs antilibéraux mais elle le même objectif : dissoudre le PCF dans une nouvelle organisation réformiste. Je fais partie de ceux qui s’y opposeront jusqu’au bout.

Nous avons tous constaté la complaisance, la connivence entre les journalistes et l’insulteur public Mélenchon. Elle me rappelle la phrase du dirigeant marxiste allemand August Bebel : « quand la bourgeoisie me flatte, je cherche l’erreur que j’ai commise ». Sauf que là, il n’y a pas d’erreur.

Nous allons affronter une période encore plus dure. La droitisation de la vie politique avec la campagne a préparé le terrain. Hollande mènera une politique de droite. Sarkozy lui facilite le travail en glissant vers Le Pen. Le Pen, qui n’est pas du tout « semi-démente », détourne la colère populaire. Immédiatement, appelons à battre Sarkozy. Mais refusons toute négociation électoraliste avec le PS pour les législatives, excluons toute participation à une majorité PS.

C’est la condition pour que nos idées progressent et fassent progresser les luttes, sur une ligne de classe.

Source : http://www.pcf-smh.fr/

Publié par Frédéric Maurin à 14:05pm
Avec les catégories : #rupture tranquille

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