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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

14 Juin 2010

Peuples d'Europe, soulevez vous !

Pour Refuser l'austérité Sarkozy-FMI , il n'y a pas 36 solutions.

Je pense qu'il n'y en a qu'une : un scénario à la 1936, justement.

 

Manière d'affirmer notre Solidarité avec le peuple grec !  , je signale cet évènement

 

Conférence-débat

Sur la situation sociale en Grèce

  avec 4 responsables syndicaux grecs du

PAME*, dont le responsable des relations internationales

  Mercredi 16 juin à 20h30

Maison des Associations de Grenoble

 

* Front Militant des Travailleurs

  Signatures : Les Alternatifs, Centre d’Information Interpeuple, Fédération Syndicale Etudiante, Parti de Gauche, Pôle de Renaissance Communiste de France

 

 Le programme, en image, est assez engageant :

 

 

 

 

Quelques éléments sur le PAME :

 

Source : FSC http://www.frontsyndical-classe.org/

 

Le PAME est un Front Syndical Classiste, unitaire et national. Il a été fondé le 3 avril 1999, par la décision d'une Conférence nationale, en présence de 230 syndicats de base, de 18 organisations sectorielles et régionales et de 2.500 délégués syndicaux. Le PAME représente aujourd'hui 700.000 travailleurs en Grèce.

C'est la vie et l'action qui confirment que la naissance du PAME est une date historique dans le cadre du mouvement de classe et une perspective prometteuse pour les intérêts de la classe ouvrière. La grande majorité de la classe ouvrière en Grèce sans distinction de sexe, religion, langue et des préférences idéologiques, fait confiance au PAME et elle assiste à ses initiatives. Les syndicats les plus actifs en Grèce font partie du PAME. Ce sont les Organisations qui suivent la lutte de classe et la bataille contre l'exploitation de l'homme par l'homme, qui supportent le courant de lutte de classe contre le capital, l'Union européenne, les États-Unis et les gouvernements qui les soutiennent. Elles s'opposent à l'impérialisme et ses guerres.



Le PAME lutte sans compromis pour l'unité de la classe ouvrière. Il vise à recueillir et mobiliser davantage les travailleurs et les jeunes. Il
pose des revendications qui répondent aux besoins modernes de la classe ouvrière. Il lutte pour le droit au travail et à l'assurance sociale de plein droits, pour les systèmes d'éducation et de santé, pour les conditions de travail contre les risques professionnels. Le PAME soutient la lutte du peuple palestinien contre l'agression israélienne, et la lutte populaire et internationale contre toutes les attaques et les guerres impérialistes. Il indique par ses positions et ses actions que la classe ouvrière est puissante quand elle est organisée et quand elle ajoute foi à la nécessité de la lutte déterminée contre les forces du capital. Le PAME organise des grèves, des manifestations, des occupations, des protestations de façon organisée, massive, solide, active contre les forces de répression et de terrorisme de patronat.


Le PAME a révélé depuis son début que la
lutte pour les intérêts des travailleurs sont directement liés au renforcement du front contre les patronats, les gouvernements et les syndicats jaunes. Dans le mouvement syndical existe 2 courants : d'un côté, celui de la lutte de classe et de refus d'obéissance choisi par le PAME et de l'autre celui de la collaboration de classe et du dialogue social choisi par les organisations syndicales jaunes. Ces forces soutiennent et défendent le système d'exploitation. Elles soutiennent activement la stratégie du capital et des politiques anti-populaires. Elles reconnaissent les critères de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises et celui du “réalisme économique”. Elles ne peuvent pas représenter la classe ouvrière. Elles représentent des intérêts opposés. Leurs demandes et leurs actions le prouvent. A noter également que depuis sa fondation, le PAME est confronté non seulement à l'attaque du patronat et des gouvernements, mais aussi à l'attaque des forces de droite, de la social-démocratie, de l'opportunisme, mais aussi des demi-opposants de gauche.


Les manifestations grandioses en Grèce montrent que la majorité des travailleurs, des paysans pauvres et des travailleurs indépendants, est contre les mesures barbares des gouvernements, de l'UE et du FMI. Depuis le début de la crise capitaliste, le PAME a exigé que la ploutocratie paye la crise et non les travailleurs. Il a dévoilé que la crise est un phénomène mondial et pas seulement un phénomène grec. L'action du PAME contre la crise capitaliste et ses résponsables s'est intensifiée à partir de Décembre 2009. Il est le principal organisateur des luttes de la classe ouvrière. Il organise des grèves générales, des manifestations constantes dans 65 villes en Grèce et des occupations symboliques dans le ministère du Travail, dans le ministère des Finances, dans la Bourse, e.t.c. Le PAME lutte contre l'application de toutes les mesures anti-populaires, contre l'appauvrissement du peuple. Il lutte pour un développement couvrant les besoins et les intêrets populaires et non les profits de la ploutocratie.


Le PAME est fondé sur les principes de l'internationalisme prolétarien et de la solidarité. Depuis 2000, il est membre de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). Aujourd'hui, dans des conditions de domination temporaire de l'impérialisme, il y a la nécessité grande d'une coordination et d'une action commune avec des autres mouvements syndicaux
dans les autres pays. Les forces du capital, la social-démocratie et l'opportunisme sont coordonnées par les mécanismes de la confédération européenne des syndicats (CES) et la CSI. Ces organisations sont les mécanismes et les partenaires du système capitaliste.


Nous nous trouvons au début de crises nouvelles et plus grandes. Ce système ne peut être reformé. Il devient plus brutal et il se putréfie. Dans ces conditions, la solidarité internationale et l'action coordonnée des syndicats de classe dans l'Europe sont nécessaires. La contribution de la Fédération Syndicale Mondiale est importante à cet égard. Le mouvement syndical classiste européen fixe le nouvel rendez-vous militant à la 9e Conférence du Bureau Regional Européen de la FSM à Rome le 1 et 2 octobre 2010 et au 16e Congrès de la FSM en avril 2011 à Athènes.

 

 

Austérité, demandez le programme des marchés financiers

et de leurs gouvernements aux ordres :

 

 

Le peuple Grec trinque…

Durant la crise financière, le gouvernement grec a distribué 28 milliards d’euros aux banques, soit 2 600 € par habitant. Cette dépense a considérablement augmenté la dette publique de la Grèce Voici la liste des mesures décidées par le gouvernement aux ordres de l’Union Européenne (UE) et le FMI, dirigé par le socialiste français Dominique Strauss-Kahn:

                  -Le taux principal de la TVA passe de 19% à 23%,      

                 -Les taxes sur le carburant, l’alcool et le tabac augmentent pour la deuxième fois en un mois de 10% ;

                -Les salaires pour les fonctionnaires sont amputés de l’équivalent de deux mois;

                -Les salaires et les retraites de la fonction publique seront gelés pendant 5 ans ;

                -Les départs anticipés à la retraite, liés à la pénibilité du travail, sont interdits avant 60 ans ;

                -L’âge de la retraite est retardé : il faudra 40 ans de travail, au lieu de 37, pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. De plus, cette retraite ne sera plus calculée en fonction du dernier salaire, mais selon le salaire moyen de la totalité des années travaillées !

                -Suppression des conventions collectives

                -L’État va réduire ses dépenses de fonctionnement (santé, éducation) de 1,5 milliards d’euros ;

                -Un salaire minimum jeune (650 €), inférieur à celui des adultes va être créé ;

                -Les licenciements seront facilités.

 Et les privilèges demeurent 

Ainsi, nous pouvons constater que ces mesures ne touchent aucunement les hauts revenus. Aucune mesure n’est prise pour lutter contre la fraude fiscale : la quasi-totalité des grandes entreprises déclarent leurs profits dans des pays à fiscalité plus avantageuse, notamment à Chypre. Qu’est-ce que fait l’Union Européenne pour interdire ces paradis fiscaux internes à elle-même ? Aucune mesure n’est prise non plus contre les exorbitantes exonérations fiscales sur le patrimoine et l’immobilier dont bénéficie l’Église orthodoxe.

 

Aujourd’hui la Grèce, demain la France !

La crise grecque n’est qu’un exemple avant-coureur de ce que vont connaître tous les pays de l’UE. L’Espagne, dont le gouvernement socialiste a décidé de baisser les salaires de ses fonctionnaires de 5%, le Portugal, l’Italie et le Royaume-Uni ont déjà suivi cet exemple. La France ne sera  pas épargnée.

Ces réformes prévoient aussi de réduire massivement l’emploi public. L’Espagne prévoit de ne remplacer qu’un départ de fonctionnaire à la retraite sur dix, la Grèce un sur cinq. Ce qui ne peut que dégrader les services publics, dont bénéficient surtout les couches les plus défavorisées. Cette politique, tout comme l’allongement de l’âge de la retraite, ne peuvent qu’aggraver la situation de l’emploi des jeunes.      

 

La mobilisation des peuples

Face à ces mesures injustes les Grecs descendent régulièrement dans la rue, des manifestations ont eu lieu ou sont prévues en Espagne, au Portugal, en France, en Italie et en Roumanie. De son côté l’UE fait pression sur les peuples afin que ceux ci payent la crise du capitalisme.

Au Parlement français, les socialistes ont voté, avec la droite, en faveur du plan financier « d’aide à la Grèce » sans tenir compte du fait que ce plan écrasait le peuple grec au profit du capital.

                                                               

Peuples d’Europe, soulevez-vous !

 

 

Nota Bene :
Vidéos et invitation aimablement communiqués par http://prcf-38.over-blog.net/ 

Publié par Frédéric Maurin à 03:31am
Avec les catégories : #rupture tranquille

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