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RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

Articles avec #m'pep catégorie

6 Mars 2016

On vaut mieux que le 9 mars ?

c'est cependant un (très, très) bon début

avant le 31 mars . On va peut-être vivre un beau printemps.

Mais la question va bien au-delà du seul projet dit (el) macronrie.

( Remarquons toutefois, au passage, que "femme, jeune et issue-de-la-diversité", c'est toujours aux mêmes que reviennent les sales boulots : à ce titre, cette pauvre Myriam suscite peut-être aussi une opposition pour des motifs qui ne relèvent pas des seuls caractères antisociaux et inefficaces de son projet...

Bon, il faudra penser celà après le 8 mars également)

Le même type de projet aurait pu être porté par SarKozy, Juppé, d'autres artistes... et pourquoi pas par un chirurgien ou n'importe quel autre boucher.

Cela n'aurait rien changé à l'affaire, ce n'est pas une affaire de personne ou de compétences.

Le problème est ailleurs.
Et le problème, ce n'est pas tant qu'ils se contre-foutent du chômage c'est que leur lutte contre le chômage n'est devenue intéressante que comme lutte contre le monde du travail...
Illustration :
Un alibi, quoi.

Illustration encore :

Tous les grands pays européens cités en exemple par les promoteurs de ce type de projet, tous, affichent des taux de pauvreté supérieurs à ceux de la France:

Tous, oui tous : il faut le rappeler car on va encore en souper du modèle allemand, britannique, des réformes de Renzi, de Rajoy...

Pour faire bref : le bon chômeur est un travailleur pauvre.

Alors, oui, le 9 mars, le 31 mars, avant ou après, et même en avril, tous ensemble contre El Macronnerie.

Mais, quand même,

"On vaut mieux que le seul retrait d'un projet de loi"

Publié par Frédéric Maurin à 23:33pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grève , #9 mars 2016 , #el khomri , #emploi , #chômage , #m'pep

7 Février 2016

Un message de Ruptures

ou comment prendre Parti pour l'Emancipation de la Presse...
UN MESSAGE DU MENSUEL RUPTURES

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 6 février 2016.

Le Parti de l’émancipation du peuple a régulièrement informé de la mise en place et du lancement du mensuel Ruptures. Il a appelé ses adhérents et sympathisants à s’abonner au seul mensuel prenant nettement position pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne, pour l’indépendance nationale, pour l’amitié et la coopération entre les peuples.

Nous transmettons ci-dessous un message de sa rédaction.

Le Parti de l’émancipation du peuple.

--------------------

Chers amis,

Cela fait désormais presque un an que notre mensuel, Bastille République Nations, a lancé une opération de financement participatif afin de devenir Ruptures. Ce successeur est bel et bien né en juin 2015, et ce, en particulier grâce à votre soutien, notamment par l’annonce de cette naissance via votre réseau.

Nous vous en remercions une nouvelle fois.

Et nous espérons que ce mensuel vous a jusqu’ici intéressé, et a répondu à vos attentes. Le questionnaire récemment envoyé à nos lecteurs – dont le nombre s’est significativement accru – témoigne d’une satisfaction de ceux-ci, avec naturellement des remarques, des critiques, des suggestions.

Le n°6 vient de paraître. Il nous faut désormais trouver un second souffle, c’est-à-dire élargir encore le nombre de nos abonnés afin d’atteindre le seuil de l’équilibre économique.

C’est pourquoi nous nous permettons de nous adresser à vous une nouvelle fois. Nous vous serions reconnaissants d’attirer l’attention des internautes et de vos contacts sur une offre promotionnelle comprenant l’envoi du précédent numéro, du numéro en cours, et de celui à paraître fin février – le tout, pour 9,80 euros.

Cette offre, qui vise à faire découvrir Ruptures à tous ceux qui n’avaient pas saisi cette chance précédemment, est limitée au 20 février. Elle est réservée aux souscriptions en ligne.

On y accède par http://ruptures-presse.fr/abonnement/

Ruptures, journal indépendant, radicalement eurocritique, a d’abord et avant tout la volonté d’informer, et ce, afin de donner aux citoyens les éléments et les moyens de penser par eux-mêmes, de s’engager efficacement dans des combats pour le progrès social, la souveraineté du peuple, l’indépendance nationale.

En ce sens, cette contribution en vue de mieux faire connaître notre mensuel rejoint probablement vos propres combats. Nous vous en remercions par avance.

Bien cordialement,
L'équipe de Ruptures

Bonne chance à Ruptures donc, on fera le point dans quelques mois.

Tiens, au hasard, prenons date pour le 9 mai prochain...

Publié par Frédéric Maurin à 07:46am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #ruptures , #parti de l'émancipation du peuple , #pep , #m'pep , #Union européenne , #ue , #euro

26 Janvier 2016

Le Plan B : de A à Z

Plus que jamais...

"L'Europe marche sur la tête. Elle se drogue une fois de plus à la finance dérégulée à l'heure où plusieurs États membres de l'Union menacent d'éclater. Pendant ce temps, en France, certains débattent d'une « primaire à gauche » devant s'inscrire selon eux dans le cadre de cette Europe-là, sans la mettre en débat. Plus que jamais, il est temps de préparer un plan B..."

oui, mais...

La coordination européenne anti-euro a diffusé un communiqué dans lequel elle constate que les « Plans B » fleurissent de Paris à Madrid en passant par Berlin.

Mais A, B ou C, qu’en est-il vraiment des intentions politiques des organisateurs de ces débats ?

Le plan B de Mélenchon, c’est la méthode Syriza ?

Le point d'interrogation c'est de moi, afin de ne heurter personne...

La presse internationale a publiée plusieurs articles détaillant les propositions formulées par Yannis Varoufakis à Alexis Tsipras, propositions qui furent rejetées par le Premier ministre Grec. Elles nous éclairent sur le contenu du « plan B » qui existait en Grèce. Ces propositions montrent que, contrairement à ce que continuent à prétendre certains, l’alternative n’était pas entre la « banqueroute » et la capitulation.

Il y a eu ici un mensonge conscient quant aux raisons de la capitulation de Tsipras. Il existait bien, en effet, une autre voie et cette dernière n’était pas “rocambolesque”. Mais, celle-ci impliquait, à relativement court terme, une sortie de la Grèce de l’Euro, une position qui semble être acceptée par des collaborateurs de Varoufakis.

Il faut en tirer toutes les conséquences.

toutes les conséquences...

C'est triste mais, il y a plus de 2 ans, on parlait déjà de SYRIZA au passé :

SYRIZA avait connu une rapide ascension (et avait même failli devancer ND) en se prononçant contre les « mémorandums » (plans d’austérité imposés par la Commission européenne, la BCE et le FMI – la « Troïka »). Mais, à l’instar du Front de gauche en France, SYRIZA entend garder la monnaie unique.

Publié par Frédéric Maurin à 01:43am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #mélenchon , #pep , #m'pep , #euro , #Union européenne

15 Janvier 2016

Du haut du Mirador

Le Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea), basé en Belgique, vient de lancer une heureuse initiative qui intéressera les citoyens, journalistes, syndicalistes, enseignants, chercheurs. Le Parti de l’émancipation du peuple estime ce projet particulièrement utile et souhaite contribuer à sa promotion. Ce Groupe, en effet, a ouvert un site Internet intitulé Mirador. Son but est de donner à voir, sur la longue durée, chiffres à l'appui, comment la politique des firmes multinationales se traduit dans les faits.

Le pouvoir des multinationales, jusqu'aux moindres aspects de la vie quotidienne, n'a cessé de croître depuis trois décennies. Très rares sont les économistes qui osent se spécialiser sur le sujet, craignant peut-être de fâcher de futurs employeurs. On les appelle les économistes à gages.

Suez alias Engie, alias Electrabel, quelle politique de distribution de dividendes ? ArcelorMittal, quid de l'actionnariat et du taux de profit ? Réponses sur Mirador, via des données brutes et des graphiques qui en présentent l'évolution sur plus de 15 ans. C'est une des spécificités du projet : la longue durée, et ensuite traiter le problème au niveau qui est le sien, celui du groupe, à envergure mondiale. Telle fermeture-délocalisation d'une petite boîte locale (où les gens travaillent et qui fera un titre de presse) ne devient analysable qu'au départ du quartier général où quelqu’un a appuyé sur le bouton. Mirador a commencé avec 34 multinationales, mais le projet est en extension permanente.

Le site contient une visite guidée. Il est structuré en deux niveaux pour obtenir des informations : sur les secteurs d’activité ; sur les entreprises qui composent ces secteurs.

  • Pour accéder au site Mirador, cliquez ci-dessous :
Du haut du Mirador

Vous ne pensiez pas à cela,

j'espère...

Publié par Frédéric Maurin à 00:24am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #mirador , #pep , #m'pep , #capitalisme , #mondialisation , #presse libre , #belgique , #gresea , #multinationales

25 Novembre 2015

Elections régionales : vers un carton rouge ?

Elections régionales : vers un carton rouge ?

Il sera assurément brandi ici ou là :

mais le scénario semblé joué : à l'instar des élections départementales et municipales, et qu'il parvienne à diriger une région ou pas, le Front National a déjà gagné (et bien rempli) son rôle d'épouvantail qui va remettre l'UMP à la manoeuvre.
C'est la crise, que voulez-vous...
C'est la crise, que voulez-vous...
Banalement, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la marée UMP-FN, bleue-brune, succédera à la marée rose de 2010...
Elections régionales : vers un carton rouge ?
Si vous jugez le risque d'un carton rouge illisible trop fort - soit un bulletin de vote nul parmi les autres, alors vous pouvez tenter un vote rouge.
Comme l'aurait peut-être fait l'autre.
Avec, évidemment, les réserves d'usage...
Avec toutes mes excuses : peu de raisons d'être enthousiaste.
En attendant, des jours meilleurs, on s'y attendait. Tout était écrit...

Publié par Frédéric Maurin à 22:20pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #carton rouge , #m'pep , #élections régionales , #front national , #parti de l'émancipation du peuple

15 Novembre 2015

Serrer les rangs

"Les défis se situent à l’intersection des conflits du monde arabo-musulman et des tensions internes de notre société. "

Le Parti de l’émancipation du peuple partage la douleur des familles et des proches des victimes du massacre commis dans la nuit du vendredi 13 novembre à Paris sur ordre de Daesh. Il leur témoigne sa solidarité et sa compassion. La condamnation des fanatiques assassins ne peut suffire, il faut les combattre efficacement et les éliminer définitivement. Deux fronts sont nécessaires pour y parvenir : celui de la mise en place d’une large coalition internationale agissant sur mandat de l’Organisation des nations unies (ONU), et le front de la justice sociale et de la démocratie.

Les puissances occidentales, et singulièrement les États-Unis d’Amérique, sont à l’origine de la création des mouvements intégristes religieux. Ce sont eux qui, en organisant la mondialisation néolibérale, ont aggravé les inégalités entre pays riches et pays pauvres, ainsi qu’entre riches et pauvres dans tous les pays. Ce sont eux qui refusent de résoudre le conflit israélo-palestinien en interdisant au peuple palestinien d’avoir son propre État. Ce sont eux qui interviennent, la plupart du temps sans mandat de l’ONU, dans des pays où non seulement ils ont été incapables de régler le moindre problème, mais où au contraire ils ont laissé le chaos : Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen… Ce sont eux, en Syrie, qui soutiennent et arment la filiale locale d’Al-Qaïda, le Front Al-Nostra, pour abattre le régime en place, certes criminel, de Bachar el-Assad, ce sont eux qui entretiennent des liens privilégiés, notamment commerciaux et militaires, avec les États du Moyen-Orient qui financent les criminels fanatiques (Arabie saoudite, Qatar…) ainsi que la Turquie.

La prise de position de la Russie semble la plus prometteuse : mise en place d’une large coalition internationale, incluant des pays arabes, sous mandat de l’ONU, pour détruire les mouvements fanatiques criminels, création des conditions permettant la tenue d’élections libres en Syrie. La conférence de Vienne, commencée le 30 octobre, qui se tient à l’initiative de la Russie, rassemble 17 pays dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie, l’Égypte. Samedi 14 novembre se tenait la seconde réunion en présence de J.Kerry (USA) et de S.Lavrov ( Russie). Il semble qu’un premier accord ait été obtenu sur les élections en Syrie pour décembre 2016 et que la discussion ait bien été engagée sur la suite à donner contre l’État islamique. Il existe à l’évidence un lien entre cette conférence et les attentats de Paris, Daesh ayant intérêt à empêcher tout accord international à propos de la Syrie. Un lien, également, est à établir avec la victoire des forces armées du gouvernement syrien à Alep, ayant l’appui de l’aviation russe, contre Daesh et Al-Nostra. Rappelons que ce dernier groupe est soutenu militairement et financièrement par l’Arabie saoudite, la Turquie, la France, les États-Unis.

Le second front doit être celui de la justice sociale et de la démocratie. C’est sur le terreau de la misère, matérielle et morale, que prolifèrent les groupes extrémistes de toute nature. Les politiques néolibérales et néocoloniales menées depuis des décennies par les pays occidentaux n’ont fait que répandre la misère sur la planète. C’est à ces politiques que les peuples doivent s’attaquer pour mettre un terme au chômage et à la précarité, au démantèlement des services publics et de la protection sociale, sans parler des atteintes graves à l’environnement. Une mention spéciale doit être accordée à l’Union européenne pour l’ensemble de son œuvre qui, aux politiques d’austérité, a ajouté l’élimination des frontières. On en voit aujourd’hui le résultat. Chaque pays doit être maître chez lui et décider, en toute souveraineté, qui a le droit d’entrer et de séjourner sur son territoire national. La France doit sortir de Schengen. Elle doit aussi sortir de l’euro et de l’Union européenne, systèmes qui nous attirent vers le fond.

L’état d’urgence décrété par le président de la République, s’il était nécessaire, ne doit pas être prorogé au-delà du délai légal de 12 jours. Il est par ailleurs parfaitement naïf et illusoire de croire que l’addition de la surveillance du territoire, même renforcée avec le plan Vigipirate rouge, qui est le niveau le plus élevé de vigilance sur le territoire national, l’état d’urgence, le contrôle des frontières, des lois « antiterroristes » – nécessaires - suffiraient à mettre le peuple français à l’abri d’attentats aveugles comme ceux de la nuit du 13 novembre. Hélas, tout indique que de tels drames vont se reproduire. On ne pourra jamais empêcher avec une certitude absolue des fanatiques munis d’explosifs de se faire sauter dans un lieu public. Dans de telles circonstances, il n’est pas rare de voir se développer des « explications » sans fondements pour tenter de comprendre la situation. C’est le cas d’une « thèse » selon laquelle ces attentats seraient le résultat d’une manipulation avant les élections régionales. C’est aussi le cas d’une autre « thèse » pour laquelle si tous les criminels fanatiques sont morts, les autorités les auraient tués pour les empêcher de parler. Nous savons désormais que ces fanatiques partent volontairement à la mort et ont actionné leur ceinture explosive. Nous dénonçons de telles élucubrations.

De nombreux dirigeants politiques, dont le Premier ministre, affirment que la France est en guerre. C’est en effet le cas dans les faits. Cependant, une déclaration de guerre relève de l’article 35 de la Constitution française qui stipule que « La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. » Il est temps que le Parlement débatte des buts et des moyens de la guerre de la France contre les groupes de criminels fanatiques qui la menacent. On comprend très bien pourquoi le gouvernement s’y refuse car il finance lui-même de tels groupes. N’est-ce pas Laurent Fabius qui faisait l’éloge de Al-Nostra pour détruire le régime syrien, selon Le Monde en décembre 2012 ? Mais si le clan maffieux Assad s’effondre, c’est l’État syrien lui-même et la Syrie qui s’effondrent, laissant confusion et barbarie comme en Irak et en Libye.

Il faut fermer les mosquées ayant des imams radicalisés et les expulser, interdire leur financement par des puissances étrangères. Contrairement à la politique des gouvernements de droite et de gauche de réduction des services publics, il faut donner les moyens à l’armée française, à la justice et à la police, de protéger efficacement les citoyens, ce qui est incompatible avec le maintien de la France dans l’OTAN, l’euro et l’Union européenne. Pour autant, l’interdiction du droit de manifester et la limitation des libertés publiques sont inacceptables. Le peuple français, au contraire, a besoin de la démocratie pour s’unir, se mobiliser et faire face à l’adversité. Les élections régionales doivent se tenir aux dates prévues. La vie politique doit reprendre son cours normal.

Nous n’avons pas peur. Serrons les rangs !

Publié par Frédéric Maurin à 22:15pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #daech , #terrorisme , #théofascisme , #démocratie , #pep , #m'pep

7 Octobre 2015

Air France : note à l'attention des journalistes à gages

C'est juste pour mémoire

Le lynchage se pratiquait d'ailleurs souvent au nom de la Sainte (Holy) Bible.

Ce rappel étant effectué, on peut passer aux choses sérieuses maintenant.

Tiens, au hasard...

une intervention du PDG d'Air France, Alexandre Marie Henry Begoügne de Juniac (eh oui!) et son modèle social qatari...

En mars 2015, le Grand Soir publiait ce saisissant article de Denis Quignard sur une prestation du PDG d'Air France. Au milieu des siens, des patrons de droite et d'extrême droite, la morgue de ce grand patron, nommé par la droite et maintenu par la gauche, s'affichait sans vergogne. On n'a pas entendu le DRH d'Air France (l'homme sans chemise mais avec pantalon), ancien du cabinet de Martine Aubry au moment de l'élaboration de la loi sur les 35 heures, exprimer publiquement la moindre distance par rapport à ces horreurs.

C’est une vidéo assez hallucinante que vient de dénicher Mediapart. On y voit Alexandre de Juniac se prononcer, lors des rencontres patronales de Royaumont les 6 et 7 décembre 2014, sur les acquis sociaux. Sans vergogne, le PDG d’Air France – KLM s’en prend aux 35 heures, à l’âge de la retraite, et semble même remettre en question l’interdiction du travail des enfants. Une intervention d’un mépris crasse dont le timing laisse songeur, alors que la compagnie traverse une crise profonde.

En demandant à de Juniac de prendre la parole sur le thème « les acquis sociaux face aux enjeux mondiaux », les organisateurs de cette petite surboum patronale à laquelle assistait le président du Medef Pierre Gattaz n’ont pas fait les choses au hasard. Probable qu’ils se doutaient qu’ils auraient affaire à un bon client, il qu’il y aurait même moyen de rire un peu. Pari gagné.

Pendant plus de 20 minutes, de Juniac régale son auditoire. La mine gourmande, le numéro 1 du groupe aérien semble oublier l’existence des caméras, et enchaîne les déclarations décomplexées. Les acquis sociaux ? Tout cela est « très flou ». Les 35 heures ? « La durée du temps de travail, qui paraît-il est un acquis social, qu’est-ce que cela veut dire ? ». L’âge de départ à la retraite ? « Est-ce que cela a un sens ? ».

L’œil vitreux (de Juniac est intervenu après le déjeuner), il embraye ensuite sur le sujet de l’interdiction du travail des enfants. Une interdiction dont le bien fondé semble douteux au président d’Air France – KLM : « On a d’abord interdit aux enfants de moins de huit ans de travailler, puis l’interdiction a été portée à douze ans, puis à seize. (…) Qu’est-ce que c’est qu’un enfant ? Est ce qu’il faut les faire travailler, pas travailler ? Pas sûr ».

Mais le comble est atteint lorsque de Juniac, évoquant la concurrence à laquelle sa compagnie doit faire face dans un monde globalisé, raconte une anecdote qu’il trouve manifestement croustillante : « Comme le disait mon homologue de Qatar Airways hier à propos de la grève, “M. de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison” ». Salve d’applaudissements dans la salle. Le Qatar érigé en exemple, pays où comme le rappelle Mediapart, « les salariés émigrés, traités comme des esclaves, meurent par tombereaux sur les chantiers ».

Tout au long de ces 20 minutes, de Juniac n’en rate pas une, taxant en filigrane ses employés d’ignorants : « Je pense qu’on se trompe sur le degré de conscience de nos troupes de ce qui se passe » (à propos des « enjeux mondiaux »), et empilant les maladresses. Au sujet du plan Transform 2015, qu’il a conçu à son arrivé à la tête d’Air France en 2012 et qui portait sur 10 000 suppressions d’emplois, réductions de coûts obligent, il précise qu’il a été au préalable expertisé : « Les meilleurs experts mondiaux sont venus, on a payé tout un tas de cabinets de consultants très cher. » Payer très cher des cabinets censés justifier les réductions de coûts drastiques pour cause de caisses vides, on admettra que c’est cocasse.

Cette vidéo « tourne énormément parmi les salariés d’Air France » selon Jean-Marc Quattrochi, délégué de l’UNAC, et expliquerait en partie le boycott par toutes les organisations syndicales de la réunion entre de Juniac et la direction d’Air France, lundi 16 mars, réunion censée lancer la discussion sur le plan Perform 2020, nouveau projet de cost-killing du PDG de la compagnie.

A force de provocations, de Juniac est parvenu à s’aliéner l’ensemble du tissu syndical de la compagnie aérienne, à l’image du SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes (65 % des voix) dont le président Philippe Evain regrette : « Ce dont on a besoin c’est d’un véritable capitaine d’industrie. Aujourd’hui, nous ne l’avons pas ! ». Une situation fâcheuse, alors que le dialogue social doit s’ouvrir à l’aube du lancement de Perform 2020.

Qu’à cela ne tienne, de Juniac a bon espoir d’être reconduit dans ses fonctions. Ses propos ahurissants et son recours aux licenciements plutôt qu’à un projet industriel de qualité pour sortir Air France-KLM de l’impasse n’ont pas suffit à écoeurer le comité de nomination du groupe, qui a décidé d’appuyer sa reconduction auprès du conseil d’administration, qui vient également de lui apporter son soutien. L’Etat lui-même, actionnaire à 15,9 %, semble se prononcer en faveur d’un nouveau mandat pour de Juniac. Raison invoquée : assurer la stabilité de la gouvernance du groupe en cette période de réformes. Les salariés d’Air France seront heureux d’apprendre qu’à défaut d’assurer la leur, l’Etat veille à la stabilité de l’emploi de leur patron, dont l’occupation favorite ces derniers temps semble être de les virer à tour de bras.

Voir aussi : http://www.mediapart.fr/journal/france/160315/le-pdg-dair-france-divag...

Bon, ça suffit !

On a compris ton problème, Alexandre : la concurrence doit tout écraser sauf ton patrimoine et ton plan de carrière.

Demain 8 octobre, première grève interpro de rentrée.

Après les pleureuses patronales, on devrait pouvoir entendre une autre musique.

Enfin!

Publié par Frédéric Maurin à 21:39pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #médias aux ordres , #pep , #m'pep , #alexandre de juniac , #air france , #concurrence

16 Août 2015

Le PEP charge la mule

Ils sont bien gentils au Parti de l'émancipation du peuple mais, avec des devoirs de vacances comme çà, j'ai presque hâte de retourner travailler...

C'est dur l'émancipation!

IDÉES DE LECTURES – Liste n° 3

Par le Parti de l’émancipation du Peuple (ex-M’PEP).

Le 15 août 2015.

Comme ces dernières années, nous proposons des idées de livres à lire dans différents domaines. Ces livres sont choisis parce que nous les avons trouvé utiles, nécessaires, indispensables, ou tout simplement parce que nous les avons aimé. Ils ont tous un lien, évidemment, avec le combat que nous menons : lutte contre le capitalisme et sa forme particulière prise en Europe avec l’Union européenne et l’euro ; construction d’un socialisme du XXIe siècle ; combat pour la République, la souveraineté nationale et populaire ; internationalisme ; émancipation politique, sociale, culturelle ; démondialisation… Cette année, plusieurs listes vous seront proposées, échelonnées jusqu’en septembre, cette dernière liste étant composée notamment des ouvrages que vous nous aurez signalés.

Thèmes des ouvrages proposés :

1.- Comprendre les crises, l’économie, la finance, le capitalisme, le socialisme
2.- L’Europe, l’Union européenne, l’euro et sa crise, l’eurolibéralisme
3.- État, nation, République, souveraineté, peuple, démocratie, laïcité, sciences, culture, enseignement
4.- Politique
5.- Histoire
6.- Social
7.- Idées
8.- Monde
9.- Romans, littérature du monde

Pour retrouver la liste n° 1, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Idees-de-lectures-Lis
te-no1

Pour retrouver la liste n° 2, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Idees-de-lectures-Lis
te-no2

1.- Comprendre les crises, l’économie, la finance, le capitalisme, le socialisme
  • David Harvey, Brève histoire du néolibéralisme, traduit de l’anglais (États-Unis) par Antony Burlaud, Les Prairies ordinaires, 2014
  • Paul Jorion et Bruno Colmant, Penser l’économie autrement, Fayard, 2014
  • Steeve Keen, L’imposture économique, traduit de l’anglais (Australie) par Aurélien Goutsmedt, Les Éditions de l’Atelier, 2014
  • La Manufacture coopérative, Faire société : le choix des coopératives, Éditions du Croquant, 2014
  • Stephen Marglin, L’économie : une idéologie qui ruine la société, traduit de l’anglais par Baptiste Mylondo, Éditions du Croquant, 2014
  • Bernard Maris, Houellebecq économiste, Flammarion, 2015
  • Virginie Maris, Nature à vendre. Les limites des services écosystémiques, Éditions Quae, 2014
2.- L’Europe, l’Union européenne, l’euro et sa crise, l’eurolibéralisme
  • Alvaro Garcia Linera, Bolivie/Europe. Regards sur les gauches, Éditions du Croquant, 2014
  • Alexandra Laignel-Lavastine, La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme. Essai sur les penchants suicidaires de l’Europe, Grasset, 2015
3.- État, nation, République, souveraineté, peuple, démocratie, laïcité, sciences, culture, enseignement
  • Thierry Gadault, EDF, la bombe à retardement, First Éditions, 2014
  • Patrick Le Galès et Nadège Vezinat, L’État recomposé, PUF, 2014
  • Paul-Roger Gontard et Camille Latimier, L’essentiel du droit pénal général, Studyrama, 2015
  • Edgar Morin, Enseigner à vivre. Manifeste pour changer l’éducation, Actes Sud, 2014
4.- Politique
  • Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo, Marx politique, La Dispute, 2015
  • Freddy Gomez, Éclats d’anarchie. Conversations avec Guillaume Goutte, Rue des Cascades, 2015
  • Vincent Goulet, Média : le peuple n’est pas condamné à TF1, Textuel, 2005
  • Serge Halimi, Dominique Vidal, Henri Maler et Mathias Reymond, L’opinion, ça se travaille… Les médias et les "guerres justes", Agone, 2014
  • Salah Hamouri et Nordine Idir, Palestine-France. Quand les jeunes résistent, Le Temps des cerises, 2015
  • Valérie Igounet, Le Front national de 1972 à nos jours, Seuil, 2014
  • Hérodote n° 154, France. Pouvoirs et territoires, La Découverte, 2014
  • Jean Jaurès, Le pluralisme culturel, tome XVII, Fayard, 2014
  • Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa, La gauche et le peuple. Lettres croisées, Flammarion, 2014
  • Thomas Legrand, Arrêtons d’élire des présidents, Stock, 2014
  • Luz, Catharsis, Futuropolis, 2015
  • Jean-Luc Mélenchon, L’Ère du peuple, Fayard, 2014
5.- Histoire
  • Matti Friedman, Le Codex d’Alep, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Guillaume Marlière, Albin Michel, 2014
  • Emmanuel Fureix, Iconoclasme et révolutions. De 1789 à nos jours, Champ Vallon, 2014
  • Eduardo Galeano, Mémoire du feu, Lux, 2013
  • Émile Gente, Émile Gente. Souvenirs d’un homme libre, intègre et rassembleur, Éditions les Amis de la liberté, 2014
  • Olivier Grenouilleau, Qu’est-ce que l’esclavage ? Une histoire globale, Gallimard, 2014
  • Maurizio Gribaudi, Paris ville ouvrière, une histoire occultée, La Découverte, 2015
  • Daniel Guérin, Fascisme et grand capital, Libertalia, 2014
  • Will Hermes, New York 73/77. Des Ramones à Philip Glass, cinq ans au cœur d’une ville en feu, traduit de l’anglais (États-Unis) par Stan Cuesta, Rivages rouges, 2014
  • Bertrand Herz, Le pull-over de Buchenwald, Tallandier, 2015
  • Frédéric Heurtebize, Le péril rouge. Washington face à l’eurocommunisme, PUF, 2014
  • Catherine Horel, L’amiral Horty. Le régent de Hongrie 1920-1944, Perrin, 2014
  • Claire Judde de Larivière, La Révolte des boules de neige. Murano contre Venise, 1511, Fayard, 2014
  • Gerd Krumeich, Le Feu aux poudres. Qui a déclenché la guerre en 1914 ?, traduit de l’allemand par Claudine Layre, Belin, 2014
  • Catherine Lacour-Astol, Le genre de la Résistance. La résistance féminine dans le nord de la France, Presses de Sciences Po, 2015
  • Clive Lamming et Marie-Hélène Westphalen, La France en train. Cheminots et voyageurs (1880-1980), Éditions les Arènes, 2014
  • Christian Langeois, Mineurs de charbon à Auschwitz, Éditions du Cherche Midi, 2014
  • Sylvie Laurent, Martin Luther King. Une biographie, Seuil, 2015
  • Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre. 50 000 recrues dans les usines françaises, Vendémiaire, 2014
  • Nicolas Lebourg et Abderahmen Moumen, Rivesaltes le camp de la France, Trabucaire, 2015
  • Elérika Leroy, François Verdier. L’honnête homme, le résistant, l’unificateur, Éditions Privat, 2015
  • Marceline Loridan-Ivens, Et tu n’es pas revenu, Grasset, 2015
  • Wendy Lower, Les Furies de Hitler. Comment les femmes allemandes ont participé à la shoah, traduit de l’anglais (États-Unis) par Simon Duran et Evelyne Werth, Taillandier, 2014
  • Gabriel Martinez-Gros, Brève histoire des empires. Comment ils surgissent, comment ils s’effondrent, Seuil, 2014
  • Bruno Mascle, Fusillé pour l’exemple. Abel Garçault (1894-1914), Éditions la Bouinotte, 2014
  • Chloé Maurel, Manuel d’histoire globale, Armand Colin, 2015
  • Robert Mencherini, La Libération et les années tricolores (1944-1947), Éditions Syllepse, 2014
6.- Social
  • Laura D., Mes chères études. Étudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée, Max Milo éditions, 2015
  • François Dupuy, La faillite de la pensée managériale, Seuil, 2015
  • Nathalie Ethuin et Karel Yon, La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), Éditions du Croquant, 2014
  • Didier Fassin, L’ombre du monde. Une anthropologie de la condition carcérale, Seuil, 2015
  • Fluorette, Promenade de santé, chroniques d’une jeune généraliste, Grasset et Fasquelle, 2014
  • Pierre-Yves Gomez, Le Travail invisible, enquête sur une disparition, Bourrin Éditeurs, 2014
  • Dr Jean-Paul Hamon et Daniel Rosenweg, La fin de notre système de santé ? Le trou de la sécu fait aussi des heureux, Albin Michel, 2015
  • Axel Honneth, Ce que social veut dire. II- Les pathologies de la raison, traduit de l’allemand par Pierre Rusch, Gallimard, 2015
7.- Idées
  • Axel Honneth, Le droit de la liberté. Esquisse d’une éthicité démocratique, traduit de l’allemand par Frédéric Joly et Pierre -* Rusch, Gallimard, 2015
  • Catherine et Raphael Larrère, Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique, La Découverte, 2015
  • Olivier Piron, L’urbanisme de la vie privée, L’Aube, 2014
  • Elisabeth Roudinesco, Sigmund Freud, dans son temps et dans le nôtre, Seuil, 2014
  • Marc Silberstein, Matériaux philosophiques pour un matérialisme contemporain, Éditions Matériologiques, 2014
  • François de Smet, Reductio ad Hitlerum. Une théorie du point Godwin, PUF, 2014
  • Patrick Tort, Sexe, race et culture, Éditions Textuel, 2014
  • André Tosel, Antonio Gramsci, Le Temps des cerises, 2014
  • Voltaire, Œuvres d’humour, Omnibus, 2013
8.- Monde
  • Pascal Dayez-Burgeon, La Dynastie rouge. Corée du Nord 1945-2014, Éditions Perrin, 2014
  • Dominique Decherf, Voyages sans cartes, Éditions Galodé, 2012
  • Alain Deneault, Paradis fiscaux : la filière canadienne, Ecosociété, 2014
  • Jean-François Dupaquier, Politiques, militaires et mercenaires français au Rwanda. Chronique d’une désinformation, Éditions Kartthala, 2014
  • Frédéric Farah et Thomas Porcher, TAFTA. L’accord du plus fort, Max Milo éditions, 2015
  • Dan Georgakas et Marvin Surkin, Detroit : pas d’accord pour crever. Une révolution urbaine, traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Mistral, Agone, 2015
  • Jean-Paul Guichard, L’État-parti chinois et les multinationales, L’Harmattan, 2014
  • Mathieu Guidère, État du monde arabe, Éditions De Boeck, 2015
  • Pierre Hassner, Les relations internationales, La Documentation Française, 2014
  • Naomi Klein, Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique, traduit de l’anglais (Canada) par Nicolas Calve et Geneviève Boulanger, Actes Sud, 2015
  • Miriam Lang et Dunia Mokrani, Au-delà du développement. Critiques et alternatives sud-américaines, traduction de Lucile -* Daumas, Les Éditions Amsterdam, 2014
  • Pierre-Jean Luizard, Le Piège Daech : L’État islamique ou le retour de l’Histoire, La Découverte, 2015
  • Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange, Éditions du Sextant, 2014
  • François Meyronnis, Proclamation sur la vraie crise mondiale, Les liens qui libèrent, 2014
9.- Romans, littérature du monde
  • James Ellroy, Perfidia, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Paul Gratias, Rivages, 2015
  • Youssef Fadel, Un joli chat blanc marche derrière moi, traduit de l’arabe (Maroc) par Philippe Vigreux, Sindbad - Actes Sud, 2014
  • Dan Fante, Point Dume, traduit de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd, Seuil, 2014
  • Azza Filali, Les Intranquilles, Elyzad, 2014
  • André Fortin, Le Crépuscule du mercenaire, Jigal Polar, 2014
  • Eduardo Galeano, Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, traduit de l’espagnol (Uruguay) par Claude Couffon, Poche, 2001
  • Assaf Gavron, Les Innocents, traduit de l’hébreu par Laurent Cohen, Rivages, 2014
  • Luc de Goustine, La Grande peur de Saint-Angel. Aventure d’un brigand gentilhomme, Cahiers de Carrefour Ventadour, 2013
  • Stephen Greenblatt, Will le magnifique, Flammarion, 2014
  • Simonetta Greggio, Les Nouveaux monstres 1978-2014, traduit de l’italien, Stock, 2014
  • Ernst Haffner, Entre frère de sang, traduit de l’allemand par Corinna Gepner, Presses de la Cité, 2014
  • Kiko Herrero, Sauve qui peut Madrid, POL, 2014
  • Anthony Horowitz, Moriarty, traduit de l’anglais (Angleterre) par Annick Le Goyat, Calmann-Lévy, 2014
  • Michel Houellebecq, Soumission, Flammarion, 2015
  • Ma Jian, La Route sombre, traduit de l’anglais par Pierre Ménard, Flammarion, 2014
  • Lidia Jorge, Les Mémorables, traduit du portugais (Portugal) par G. Leibrich, Métailié, 2015
  • Yanick Lahens, Bain de lune, Sabine Wespieser Éditeur, 2014

Publié par Frédéric Maurin à 13:18pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #pep , #parti de l'émancipation du peuple , #M'PEP

13 Juillet 2015

LE GOUVERNEMENT GREC A-T-IL CAPITULÉ DEVANT LA TROÏKA ?

Une initiative pour tenter d'y voir clair...

Le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP) s’est procuré le document du gouvernement grec (remis aux députés grecs en anglais !) et en a fait la traduction en français. Il organise un grand débat national pour savoir que penser de ces propositions à partir d’un forum sur son site Internet.
Que penser des nouvelles propositions du gouvernement grec à la Troïka?
Faut-il admettre, comme le fait Alexis Tsipras, « que nous n’avons pas le choix » sinon ce sera la sortie de l’euro et de l’Union européenne ?
et, ci-dessous, l'analyse de Jacques Sapir : "Capitulation"
... sans points d'interrogation?

"L’Euro est, on en a eu la preuve aujourd’hui, indissolublement lié à la politique d’austérité. La politique économique menée dans la Zone Euro consolidée par le rôle des divers traités, et en particulier du dernier le TSCG ratifié en septembre 2012, ne peuvent que mener à l’austérité. Si on ne l’avait pas encore compris c’est aujourd’hui parfaitement clair : l’Euro c’est l’austérité. Bien sur, il peut y avoir des politiques d’austérité sans l’Euro. Mais l’Euro implique en réalité la politique d’austérité et toute politique menée dans le cadre de l’Euro conduit à l’austérité. Il faut comprendre le sens profond de cette affirmation. Aujourd’hui, tant que l’on restera dans la zone Euro, il sera impossible de mener une autre politique économique que l’austérité. Pour ne pas avoir compris cela Alexis Tsipras s’est mis de lui-même la tête sur le billot."

Publié par Frédéric Maurin à 09:41am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #grèce , #dette , #Union européenne , #syriza , #m'pep , #PEP , #Jacques Sapir , #russeurope

2 Juillet 2015

OXI ? La Grèce et la sortie de la zone euro.

OXI ? La Grèce et la sortie de la zone euro.

Au cas où, une analyse de 2012 qui aurait pu nous échapper...

et cela ne concerne pas que la Grèce...

Publié par Frédéric Maurin à 09:45am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #oxi , #grèce , #Union européenne , #m'pep , #euro , #démocratie , #référendum