Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
RUPTURE TRANQUILLE

RUPTURE TRANQUILLE

Bloc-note de rupture avec l'Union pour Minorité de Privilégiés (UMP), désormais macronisée

7 Avril 2013

Vive l'Alsace républicaine !

Vive l'Alsace républicaine !

Beaucoup d'heureux ce dimanche soir, j'en cite au moins trois:

C'est le "non" qui l'a emporté aujourd'hui lors du référendum en Alsace, a contrario de toutes les prévisions et les attentes des promoteurs du "oui" à la fusion des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Conseil Régional.

Les Alsaciens ont refusé d'être les cobayes d'une expérimentation préfigurant le démembrement de la République.

Ils ont choisi de ne pas entrer dans l'espace du "Rhin Supérieur", tant vanté par ceux qui rêvaient déjà des charmes euro-régionaux, des droits du travail allemand.
Ils ont refusé les transferts massifs de compétences de l'État à la collectivité territoriale d'Alsace.

Ce projet initié par l'UMP avec les encouragements du gouvernement socialiste, était soutenu par les régionalistes et les écologistes qui œuvrent pour le fédéralisme européen, dédaignent la nation et méprisent la République.


Les Alsaciens viennent d'infliger un coup cinglant au patronat qui agit sans relâche pour briser les frontières afin de disposer de toujours plus de liberté d'exploiter le monde du travail.

Coup d'arrêt également à tous les européistes qui n'ont de cesse de diluer la France dans un espace de libre-échange toujours plus vaste et dérégulé !

Les Alsaciens viennent d'envoyer un signal fort à tous les autres Français pour qu'ils résistent aux sirènes identitaires régionales, aux habitants de Bretagne, de Savoie et de Haute-Savoie notamment, les suivants sur la liste des référendums de même nature.

Désormais, c'est à l'acte III de la décentralisation qu'il faut s'opposer.

Frontalement.

Sans chercher à améliorer, à amender les trois textes prévus par le gouvernement Hollande, car sur le fond il vise le même objectif : détruire la nation, livrer les Français aux appétits insatiables des néolibéraux, briser les résistances populaires.

Le M'PEP, qui a organisé des brigades républicaines, se félicite de cette victoire de la démocratie.

Il a mené campagne en faveur du "non" et continuera d'agir sans relâche pour que les citoyens de France se libèrent de la tutelle de l'Union européenne, en faveur de la souveraineté nationale, monétaire, budgétaire...

Pour que demain reviennent des jours heureux !

Pour accéder au dossier "Alsace", cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique348

Référendum en Alsace : un échec cinglant infligé à « l’Europe des régions » ! Une victoire pour les Alsaciens et tous les Français !

avril 2013, par Parti Communiste Français Section de Saint-Martin d'Hères

Jamais 2 sans 3 ! Après les Corses en juillet 2003, les Guadeloupéens et Martiniquais en décembre 2003, les Alsaciens ont refusé, par référendum, ce 7 avril 2013 de valider le projet de « Collectivité unique ». Ils ont notamment rejeté la disparition des assemblées départementales, à terme, des départements eux-mêmes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Ce vote est d’une grande importance non seulement pour les Alsaciens mais pour tous les Français. Un nouveau cheval de Troie des forces décidées à démanteler les services publics nationaux, l’échelon démocratique national a été repoussé.

Une nouvelle tentative pour imposer l’Europe des régions, celle qui fait le jeu de l’UE du capital et des féodalités patronales locales, a été mise en échec.

Le désaveu frappe directement les forces politiques qui se sont regroupées derrière le Oui : UMP, PS, « verts », ces derniers se révélant plus que jamais, en Alsace en tout cas, être avant tout un lobby pro-UE bien plus que des « écologistes ».

Soutenu par Sarkozy, le projet emmené par le président UMP de la Région et ex-ministre Philippe Richert a reçu également la bénédiction de Hollande. Le changement dans la continuité !

Flairant le scepticisme de la population, certains maires UMP ou PS se sont prudemment désolidarisés du oui avant les municipales, de même que les leaders locaux du FN qui ont changé d’avis en cours de campagne…

Les promoteurs du oui ont choisi la discrétion, le profil bas pour faire passer à minima leur « réforme ». 25% des inscrits suffisaient après les lois Raffarin, mais même ça ils ne l’auront eu ni dans le Haut-Rhin où le NON l’emporte, ni dans le Bas-Rhin. Ils ont joué le passage en douce dans l’indifférence ; ils ont rencontré la défiance dans le NON et l’abstention !

Le projet est resté soigneusement flou, les dispositions les plus importantes ont été reportées à l’après-adoption. La fin de l’échelon départemental n’a pas été évoquée explicitement. La campagne du OUI est restée au niveau superficiel de la méthode Coué.

Maintenant, les partisans du oui vont expliquer que le scrutin a été parasité par des débats nationaux, que les électeurs du NON ont été trompés, qu’ils se sont trompés de vote, que ce sont les moins éduqués etc. On connaît la musique depuis Maastricht.

La vérité est tout autre.

La défaite du « OUI », c’est la défaite infligée au processus de mise en concurrence des territoires en France et en Europe au profit des capitalistes, notamment les multinationales allemandes et suisses, enclins à placer l’Alsace sous leur tutelle comme réservoir de main-d’œuvre qualifiée ou à la reléguer comme zone résidentielle.

C’est une défaite infligée aux démolisseurs du service public qui s’apprêtaient à liquider des centaines d’emplois dans les services départementaux, demain dans les sous-préfectures et préfectures, et à liquider les droits qu’ils servent.

C’est une défaite infligée aux lobbys patronaux, nationalistes, particularistes et à certains lobbys cléricaux qui se sont investis dans la campagne du oui.

Ils voulaient faire de l’Alsace le laboratoire de la casse du cadre national, cadre historique de l’expression, des luttes et des conquêtes démocratiques et sociales des travailleurs de notre pays.

Ils ont placé les Alsaciens à l’avant-garde des Français dans la résistance à « l’Europe des régions » et à l’Union européenne du capital.

Bravo à la campagne des communistes des fédérations du Bas-Rhin et du Haut-Rhin !

Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, dimanche 7 avril 2013.

Référendum en Alsace : Un "non" républicain et salutaire

Les Alsaciens se sont prononcés contre le projet de création de la Collectivité Territoriale d'Alsace à l'occasion du référendum organisé ce dimanche 7 avril.

Le Mouvement Républicain et Citoyen, qui avait appelé à voter "non", se félicite de ce résultat.

Après l’échec du référendum corse en 2003, les citoyens de la région d'Alsace ont montré à leur tour leur attachement à la République.

Ce vote de bon sens alsacien nous rappelle l'importance de l'unité de la République et l'exigence d'égalité entre les citoyens et les territoires.

C'est aussi un message contre l'Europe des régions, qui est contraire à la démocratie. Il appartient au gouvernement français et aux dirigeants de l'Union Européenne d'en tirer les conséquences par une réorientation de la construction européenne.

Publié par Frédéric Maurin à 22:31pm
Avec les catégories : #ump , #ps , #medef , #référendum

commentaires